Dossier élevages – Comment limiter le parasitisme des ruminants ?

Tous les élevages sont confrontés à des épisodes de parasitisme qui amputent la lactation, ralentissent la croissance, voire causent de la mortalité. Se débarrasser des parasites par l’allopathie pose d’autres problèmes. Certains vermifuges perdent en efficacité du fait de chimiorésistances. Leurs arrières-effets sur les espèces non-cibles (diptères, coléoptères, crustacés…) sont désormais notoires, sans oublier les collègues apiculteurs durement impactés par l’effondrement des colonies d’abeilles… Un groupe de 14 éleveurs ariégeois, accompagné par le CIVAM Bio 09, s’est constitué en GIEE (Groupement d’intérêt économique et environnemental). Une envie commune : trouver des alternatives à l’allopathie dans le traitement du poly-parasitisme.

FOCUS

LE CONTEXTE DES FERMES DU GROUPE

Les membres du GIEE sont situés dans des zones herbagères de coteaux et de montagne. L’altitude des fermes varie de 300 à 1000 mètres (hors estives). Aux accidents climatiques près, l’herbe est disponible pour le pâturage sans interruption de mars à novembre. Plusieurs hivers avec de faibles gelées ont montré que la coupure sanitaire antiparasitaire n’était plus garantie. Tous les élevages maximisent le pâturage avec des mises bas groupées en fin d’hiver pour les élevages laitiers (hormis les vaches), ou avec 2 périodes de mises bas pour les éleveurs de brebis allaitantes (printemps et descente d’estive). Les espaces naturels composent l’essentiel de l’alimentation : prairies naturelles, landes, parcours et estives. Une minorité de fermes peut produire ses céréales, les autres s’approvisionnent dans les vallées. Le contexte de production de ces fermes du piémont pyrénéen, basé sur les rythmes naturels et maximisant le plein-air, expose les animaux à vivre en contact proche avec les parasites !

IL EST POSSIBLE DE TRAITER MOINS, ET DE PRODUIRE AUSSI BIEN !

Deux point sont incontournables pour prévenir le parasitisme. Des animaux en bonne santé, qui développeront une bonne immunité antiparasitaire. Une pression parasitaire faible dans l’environnement, pour aider les animaux d’élevage. Alors comment gérer l’excès de parasitisme ? Voici le panorama des leviers mis en place dans les élevages du GIEE.

▶ DES DEGRÉS DIVERS DE DÉFENSE AUX PARASITES

Les bovins adultes résistent naturellement très bien aux strongles digestifs et respiratoires. Par contre, ils résistent moins bien à la grande douve (Fasciola hepatica) et au paramphistome (Paramphis-tomum daubneyi).

Les ovins adultes résistent naturellement aux strongles digestifs et respiratoires mais moins que les bovins. Les caprins résistent mal aux strongles. Ils sont plutôt adaptés à manger des feuilles d’arbustes, qui se trouvent loin des larves de strongles (présents dans les cinq premiers centimètres d’herbe). Aussi, la résistance ne s’est pas mise en place.

▶ LES CONDITIONS FAVORABLES AUX PARASITES

01> Les types de pacage Au sein des divers milieux d’une ferme, on rencontre toujours plusieurs para- sites, bien que tous ne soient pas forcément gênants. Une prairie fraiche est favorable à presque tous les parasites des ruminants. Seule la petite douve (Dicrocœlium lanceatum) a une préférence pour les prairies sèches.

02> Le climat et la météo. Avec l’évolution du climat, la rupture sanitaire par le gel hivernal est de moins en moins évidente. Les hivers sans périodes de gel fort augurent de printemps problématiques pour le parasitisme. Les périodes de temps chaud et
humide succédant à du temps sec seraient favorables à l’éclosion des œufs de strongles.

▶ LES LEVIERS AU PÂTURAGE

01> Éviter tout surpâturage
La durée de présence : Plus la densité d’animaux est forte, plus la densité des œufs (ou des larves) de parasites est forte. Si 20 brebis excrètent 10000 œufs sur 5 ha, cela représente 2000 œufs par ha; si elles sont sur 2 ha, il y a 5000 œufs par ha ! Et si elles stationnent sur cette parcelle, permettant aux strongles de boucler leur cycle, leur croissance devient exponentielle…

La hauteur d’herbe : Les larves de parasites vivent dans les premiers centimètres d’herbe. Plus la densité des animaux est forte et plus on racle la prairie, plus les chances de contamination sont élevées.

02> Éviter les zones à risque. Lorsque la grande douve et/ou le paramphistome occasionnent des dommages sur les animaux, il devient nécessaire de se questionner sur leurs réservoirs biologiques. Toutes les zones humides, plus ou moins grandes, leur sont favorables: prairies humides, sources, mais aussi alentours des abreuvoirs. Ces zones devraient être évitées, mises en défend par des clôtures.

Photo 1 : Élevage bovin viande pratiquant le pâturage au fil en Ariège. Crédit photo Civam Bio 09

Photo 2 : Zone humide drainée. Crédit photo Civam Bio 09

03> Attention sur les animaux les plus sensibles

Les animaux sensibles ont peu d’immunité, leur résistance est faible. Les parasites de ces animaux vont contaminer le pâturage : [1] les jeunes de première année, qui n’ont pas d’immunité, [2] les femelles autour des mises-bas, qui excrètent à ce moment là de fortes quantités d’œufs ou de larves, [3] les animaux malades ou affaiblis.

Les parcelles réservées aux animaux sensibles doivent être «saines» c’est-à-dire : pas de pâturage depuis au-moins 6 semaines, un assainissement (fauche, gel ou sécheresse sur une longue période).

Les agneaux doivent être absolument séparés des adultes sensibles. Les jeunes peuvent aller sur un pacage qui leur sera réservé où la pression est faible; ils peuvent également suivre le lot des mères en bonne santé parasitaire.

04> Utiliser l’effet aspirateur du pâturage mixte

Le pâturage mixte permet de baisser la pression parasitaire par « effet aspirateur». Les espèces non sensibles ingèrent les larves mais les empêchent de se reproduire : ils contribuent ainsi à assainir la prairie.

Les strongles des petits ruminants ne sont pas les mêmes que les strongles des bovins, ni des chevaux. Lorsqu’un cheval avale une larve de strongle de bovin (digestif ou respiratoire), cette larve meurt. Par contre, les paramphistomes sont communs aux ruminants, mais le cheval, n’ayant pas de panse, ne peut pas en héberger.

Seules les douves sont communes aux ruminants et aux chevaux, même si la sensibilité de chaque espèce est différente. Le passage d’équidés après (ou avec) les ruminants est très favorable dans tous les cas.

Photo 3 : Les parcelles réservées aux animaux sensibles doivent être « saines ». Crédit photo Civam Bio 09

Photo 4 : Exemple de pâturage mixte permettant de baisser la pression parasitaire. Crédit photo Civam Bio 09

OUTIL

LES CALENDRIERS DE PÂTURAGE

Moins d’une minute par jour pour suivre la croissance de l’herbe…. et celle des parasites ! Ce calendrier vous sera utile non seulement pour suivre la pousse de l’herbe dans les parcelles, mais aussi pour voir les corrélations avec la pression parasitaire observée. Y seront consignés tous les usages (fauches, pacages, broyage), les différents lots d’animaux ayant successivement pacagé, la complémentation, la météo… Pour garder une mémoire précise on peut noter les sommes de température lors des dates clés (diffusées par les Bulletins Fourrages). Les situations à risque parasitaire élevé (ex: concomitance de lots d’animaux sains et sensibles, stationnement sur une parcelle…) seront immédiatement identifiées… et si possible évitées! C’est un outil autant pour le court terme que pour anticiper la gestion des années suivantes.

▶ COMMENT FAVORISER L’IMMUNITÉ ANTIPARASITAIRE DES RUMINANTS ?

01> Par une gestion réfléchie du pâturage

Les jeunes animaux doivent se créer une immunité naturelle de contact en douceur. Leur réserver des parcs peu contaminés. Les sortir une à deux semaines puis les rentrer à nouveau en bergerie, afin d’éviter une sur infestation, le temps de la mise en place de l’immunité. (minimum trois semaines à partir du premier jour de sortie).

02> Par l’alimentation

Assurer la stabilité de la flore ruminale par l’équilibre fibres – énergie – azote. Apporter des plantes alimentaires à action vermifuge : sainfoin, lotier, chicorée, plantes riches en tanins présentes dans le milieu naturel. Les animaux faibles sont moins aptes à lutter contre les infestations. Les animaux parasités ont des besoins beaucoup plus forts en protéines.

Les méthodes d’observation des signes alimentaires exprimés par les animaux invitent à revoir certaines pratiques. Éviter les changements brusques alimentaires : la transition est importante. Une alimentation riche en tanins diminue l’infestation par les parasites. C’est notamment le cas des sainfoins et lotiers.

03> Par la salubrité du logement

Résoudre l’excès d’humidité, éviter l’application de produits toxiques… Suspendre du buis pour éviter la gale et du houx pour éviter les dartres. Les parasites d’intérieur (trichures, strongyloides…) n’aiment pas les litières sèches. Un soin particulier est à apporter au drainage du sol, à la respiration des murs et du toit pour éviter la condensation.

04> Par la sélection des mères

Peu de races ont été sélectionnées sur le critère de résistance parasitaire. Souvent même, les meilleures laitières sont celles qui excrètent beaucoup d’œufs. Il est possible de sélectionner à la ferme sur ce critère. Les animaux résistants sont ceux qui n’ont pas eu de problèmes de santé, qui ont eu des petits tous les ans, qui n’ont pas (ou peu) eu besoin de traitements anthelminthiques… D’où l’intérêt d’un suivi individuel des traitements par animaux et des résultats de production : [1] garder les agnelles des brebis les plus âgées, n’ayant pas été réformées; [2] éviter de sélectionner les jeunes nées de primipares, car leur potentiel de résistance ne s’est pas encore exprimé. Une telle sélection est propre à un troupeau, à un environnement. Elle n’est souvent plus valable dans un autre lieu.

05> Par un apport complémentaire

Le magnésium est fortement sollicité lors de tout stress affaiblissant le système immunitaire. Au printemps, l’oxyde de magnésium (non toxique pour les reins et non laxatif) sera choisi. En fin de gestation, le chlorure de magnésium est recommandé. Pour les deux formes de magnésium: 2 g par petit ruminant et par jour pendant 10 jours, ou 10g par bovin et par jour pendant 10 jours.

Oligo-éléments: Stimulant immunitaire général. Des cures d’oligo-élements augmentent le niveau immunitaire. (Éventuellement suite à une analyse de minéraux dans le poil ou la laine).

Compléments alimentaires à base de plantes: L’utilisation des seaux à lécher permet une distribution régulière sur de longues périodes en utilisant si on le souhaite les plantes disponibles sur la ferme. Certaines d’entre elles ont des vertus stimulantes de l’immunité.

Homéopathie : Le remède homéopathique n’est pas un vermifuge. L’homéopathie donne une information aux animaux afin d’obtenir une réponse adaptée lors d’un déséquilibre. Le remède le plus approprié correspond aux différents symptômes physiques et comportementaux du groupe de ruminants.

QUELQUES REMÈDES HOMÉOPATHIQUES À RETENIR

✓ Cina 30K (ou 9CH): les animaux sont plus sensibles au parasitisme intestinal; ils présentent de l’anxiété et de la nervosité, plutôt l’été.

✓ Spigelia 30K (ou 9CH) : les animaux sont plus sensibles aux strongles respiratoires et digestifs; expriment des troubles neurologiques, surtout par temps humide.

✓ Teucrium 30K (ou 9CH) : les animaux présentent des démangeaisons, notamment au niveau du nez; ils sont plus sensibles aux œstres.

✓ Stannum 30K (ou 9CH) : les animaux sont sensibles aux strongles respiratoires; leur toux caverneuse les épuise.

QUELQUES SOINS POUR LE SOUTIEN DES ANIMAUX AVEC LES PLANTES

Une formation en phytothérapie et l’accompagnement par un vétérinaire et un phytothérapeute sont indispensables.

01> Strongles digestifs

L’aromathérapie proposée doit être réalisée de façon répétée, et sans attendre que les cas s’aggravent. Utilisation d’H.E. d’écorce de Cannelle (famille chimique des aldéhydes aromatiques) et H.E. Girofle (phénol). Pour les animaux non gestants, on peut ajouter l’H.E. d’armoise blanche (Artemisia herba alba, cétone). L’administration a lieu de préférence à la pleine lune ou à la nouvelle lune, à l’aide d’un pistolet drogueur.

Le principe : une nuit de diète, 3 jours de cure le matin, un jour de diète laxative.

Brebis et chèvres : 0,1 ml de chaque Huile Essentielle diluée dans 4 ml d’huile de tournesol par brebis ou par chèvre, le matin avant le repas, 3 jours de suite. Le 4ème jour, 5 g de chlorure de magnésium.

Vaches : 0,5 ml de chaque Huile Essentielle diluée dans 20 ml d’huile de tournesol par vache, le matin avant le repas, 3 jours de suite. Le 4ème jour, 20 g de chlorure de magnésium.

02> Strongles pulmonaires

Même protocole que pour les strongles digestifs. Pour un accès plus direct au poumon, préférer une administration en intra-rectale (suppositoires à fabriquer).

03> Petite douve

La petite douve est souvent liée à des déséquilibres alimentaires. Il faut alors soutenir le foie. Soit avec une teinture mère de pissen- lit, Taraxacum officinale, 1 ml matin et soir pour un petit ruminant, 5 ml matin et soir pour un grand ruminant, 10 jours de suite. Soit, par défaut, reprendre le protocole des strongles en remplaçant remplacer l’H.E. d’Artemisia herba alba, par l’H.E. de romarin à verbénone.

04> Ténia

Les anneaux de ténia restent contaminants même après un vermifuge. Pendant le traitement, il faut impérativement garder les agneaux en bergerie ou les mettre sur une parcelle où ils ne reviendront pas de la saison. Utiliser de l’huile essentielle d’ail (0,4 mL par agneau; 1mL par veau) diluée à environ 10% dans une huile végétale de courge. Administrer 3 jours de suite, si possible autour de la pleine lune ou de la nouvelle lune. Terminer le 4° jour par une dose laxative de chlorure de magnésium. Exemple pour un lot de 20 agneaux :

Traitement à l’huile : 20 agneaux x 0,4mL d’huile essentielle d’ail = 8 mL. Rajouter environ 72 mL d’huile de courge pour arriver à une concentration en ail de 10%. Administrer 4 mL du mélange à chaque agneau, pendant 3 jours

Laxatif: Mélanger 100 à 200 g de chlorure de magnésium dans un litre d’eau et administrer environ 50mL du mélange par agneau, en drogage.

05> Coccidiose

Vinaigre de cidre en traitement: 1ml par kg de poids vif à faire boire 3 jours de suite et/ou au moment du sevrage.

Argile à volonté (Ou extrait de pépins de pamplemousse : 1 ml matin et soir pendant 5 jours.)

+ Homéopathie : Mercurius solubilis 9 CH, ce remède correspond à une diarrhée avec du sang par temps humide, aggravé par la chaleur de la litière, avec de la faiblesse.

06> Quel que soit le parasite, lors d’infestations importantes, ajouter du charbon végétal activé dans l’alimentation, ou en libre service ou dans
l’eau de boisson pour capter les toxines libérées par les parasites «stressés» .

Pour accéder au fiches techniques des travaux du GIEE sur l’immunité, la détection des symptômes, la phytothérapie, les plantes à tanins, la méthode Panse-Bête …
▶ contacter le CIVAM Bio 09 cecile.cluzet@bio-occitanie.org

TUTO

FABRIQUER SON BLOC À LÉCHER MAISON

À partir de matières premières (sel, argile, calcaire, plantes séchées), on peut confectionner un complément alimentaire pour tous les jours ou pour cibler une période sensible des animaux.

▶Les ingrédients
✓ 1 dose de lithotamne
✓ 1 dose de plantes sèches à action antiparasitaire : sommités fleuries de tanaisie, ail, thym, camomille, serpolet, feuilles riches en tanins : fraisiers, noyer…)
✓ 4 doses de sel
✓ 1⁄2 dose d’argile blanche (kaolin)
✓ 1 dose d’eau ou d’hydrolat de plantes

▶La préparation [1] Cueillir à la bonne saison les plantes et les faire sécher. [2] Mélanger la poudre de lithotamne et les plantes sèches (réduites en poudre par passage au tamis) dans un seau. [3] Ajouter le sel, l’argile. L’argile apporte des minéraux et présente une action anti-infectieuse. [4] Hydrater le mélange avec de l’eau ou un hydrolat de plantes. On peut inclure une petite quantité d’une teinture-mère. Il faut mettre suffisamment d’eau pour former une pâte homogène mais sans excès sous peine d’allonger le temps de séchage. [5] Bien tasser avec les mains. [6] Placer le seau dans un endroit sec pendant plus d’un mois, jusqu’à ce qu’il soit sec. [7] Supprimer les apports en sel quelques jours avant l’administration du bloc en améliorera l’appétence.

▶ L’ALLOPATHIE : CIBLER LES TRAITEMENTS

Cette théorie du ciblage des traitements contredit des années de pratique des traitements systématiques dans les campagnes… Alors pourquoi aujourd’hui préconiser l’inverse ? La connaissance scientifique a évolué. Bien entendu, les traitements sont parfois indispensables… Alors comment les utiliser au mieux ?

01> Maintenir l’immunité de contact acquise

Comme le prévoit le cahier des charges bio, un traitement anti-parasitaire ne doit pas être systématique.

Un ruminant en bon état de santé, vivant avec un peu de strongles, n’a pas besoin de vermicide. Lui imposer une molécule rémanente revient à lui supprimer son immunité de contact vis à vis des strongles.

Dans un troupeau de brebis, on admet qu’environ 30% des animaux sont sensibles au parasitisme et 70% ont acquis une immunité de contact.

02> Préserver une population de strongles sensibles

Comme nous l’explique le Docteur Chartie , le fait de traiter l’intégralité du troupeau conduit à relarguer dans la prairie spécifiquement des strongles résistants à la molécule. Ce phénomène est accentué par :

▪ la fréquence élevée de recours à une molécule ou une famille de molécules;

▪ le sous-dosage (cas des caprins, cas du léchage sur l’application en pour-on) ;

▪ le traitement à des périodes où il y a peu parasites sensibles dans les prairies;

▪ les traitements systématiques de tout le troupeau.

Cibler les traitements sur les animaux qui en ont le plus besoin permet de préserver des populations de strongles sensibles, qui diluent la population des strongles résistants, et ainsi de retarder l’apparition des résistances.

03> Comment cibler les traitements ?

Le concept du ciblage est d’appliquer un traitement curatif pour les animaux à risque, ce qui permet aussi de renforcer la prévention pour le reste du troupeau. En traitant 40 % du troupeau, (les plus excréteurs) on réduit l’infestation au pâturage de 70%.

Seuls les individus présentant des symptômes sont traités. Pour changer progressivement de pratique, on peut aussi partir du principe suivant : les animaux qui vont bien ne sont pas traités.

Éviter la famille des avermectines, toxiques pour l’environnement et rémanents…

Par Cécile Cluzet, animatrice du GIEE, CIVAM Bio 09 et Nathalie Laroche, vétérinaire-conseil, membre du GIE Zone Verte

Crédit photo : Adobe stock et Interbio Occitanie