Les chiffres clés de la Bio en Occitanie

En 2018 en Occitanie, d’après les chiffres de l’Agence Bio (données de certification), il y avait:

9400

producteurs bio et en conversion en 2018 en Occitanie

358231

hectares certifiés en bio

118097

hectares certifiés en bio

Ces données nous sont fournies par l’Agence Bio à partir des données de certifications, elles-mêmes fournies par les organismes certificateurs. Ces chiffres sont ceux de l’année passée car leur édition nécessite un temps de traitement pour les agréger et les traiter.

Créée en novembre 2001, l’Agence française pour le développement et la promotion de l’agriculture biologique (dite Agence Bio) est la plateforme nationale d’information et d’actions qui s’inscrit dans une dynamique de développement, de promotion et de structuration de l’agriculture biologique française.

Les chiffres clés de la bio 2018

Vous trouverez ici des informations sur la bio en région : le nombre d’exploitations, les productions, la localisation des surfaces, les données de l’aval, les données par filières et par départements… Tous les chiffres de la production, de la transformation et de la distribution bio de l’Occitanie sont regroupés sur cette page et de manière plus étoffée dans un document disponible au téléchargement.

A la fin de chaque partie, vous pourrez télécharger la version exhaustive du chapitre en question.

Vous pouvez également télécharger ci-contre le document en entier.

Les chapitres:

Données générales

En 2018 en France, 61 768 opérateurs  étaient engagés en bio, soit 14,3% de plus qu’en 2017. Ce secteur emploie 155 347 personnes (18700 de plus qu’en 2017), depuis  les fermes jusqu’au service en passant par la transformation et la distribution. Cette augmentation générale d’activité permet de répondre à la demande croissante  des consommateurs, atteignant aujourd’hui 5% des achats alimentaires des ménages français.  Il est à noter que seulement 3% des opérateurs ont arrêté leur engagement.

Données agricoles

Entre 2017 et 2018, 5 000 agriculteurs ont démarré une nouvelle activité en agriculture biologique. Avec actuellement 41 623 exploitations agricoles, l’agriculture biologique est présente dans presque 10% du total des structures. En 5 ans, le nombre de fermes ayant au moins une production bio a été multiplié par deux.

Du côté des surfaces, 2 035 024 ha étaient cultivés en bio, soit 7,5% de la SAU totale française.  Cela représente une augmentation de 300 000 ha par rapport à 2017, soit 17%.

Les trois premières régions en terme de nombre de producteurs et de surfaces bio sont l’Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes.

Les exploitations bio et leurs productions

Les surfaces bio sont principalement occupées par les fourrages (61%), les grandes cultures (25% ) et la vigne (5%).  Toutes les productions bio prennent de l’ampleur. Les cultures pérennes contribuent fortement à l’augmentation générale : plus de 23% des vergers sont bio, 21% des plantes à parfum et 12% de la vigne le sont également.

L’élevage suit aussi une belle dynamique. Bien que légèrement ralentie par rapport à 2017, la croissance des cheptels de ruminants se poursuit avec +20% de brebis laitières, +14% de vaches laitières et +15% de chèvres. Ces animaux représentent respectivement 10,8%, 6,2% et 9,1% des effectifs nationaux. Les vaches et brebis allaitantes ont également augmenté leurs effectifs de 8% et 6%. Les cheptels de poules pondeuses bio ont augmenté de 31%, atteignant 13% des effectifs nationaux. Le nombre de truies bio a augmenté de 20%, représentant 1,3% du cheptel national.

Et en Europe

A l’échelle de l’Europe, l’agriculture biologique progresse. Entre 2016 et 2017, les surfaces cultivées en bio ont augmenté de presque 6%, atteignant plus de 12,8 millions d’hectares – deux fois plus qu’il y a dix ans. Les trois premiers pays producteurs de bio sont l’Espagne ( 2,1 millions d’ha), l’Italie (1,9 million d’ha) et la France (1,7 million d’ha). Ce trio représente 45% des surfaces européennes. Cette augmentation de surfaces est liée à une augmentation du nombre d’exploitations agricoles. Entre 2016 et 2017, leur nombre a augmenté de 6,1%, dépassant les 310 000 exploitations. La France occupe la troisième place, derrière l’Italie ( 66 788 exploitations) et l’Espagne ( 37 712 exploitations).

Engagements et arrêts

En France en 2018, 41 623 opérateurs se sont certifiés en bio. Parmi eux, presque 5000 sont nouveaux, ce qui représente une moyenne 416 nouveaux producteurs tous les mois (13% supplémentaires par rapport à 2017). Presque un agriculteur sur 10 a au moins une activité bio. L’agriculture biologique couvre 2 millions d’ha, 17% de plus qu’en 2017.

D’après les données de la Chambre d’Agriculture Régionale d’Occitanie, la part de la bio dans les installations aidées en Occitanie est passée de 6% en 2014 à 31% en 2018.

3% des producteurs ont arrêté leur certification bio. L’Occitanie se situe  dans la moyenne nationale avec 2,9% des producteurs quittant la certification, soit 269 arrêts pour 9 425 exploitations en activité.  Les principales filières ayant subi des arrêts sont la viticulture (21% des arrêts), la production légumière (19%) et les grandes cultures (17%). Il s’agit dans 28% des cas (76 personnes) d’une cessation totale d’activité.

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Données générales

En Occitanie en 2018, 9 400 exploitations agricoles étaient engagées en bio (+15%/2017). Cela représente 13,8% des exploitations régionales. Les surfaces cultivées en bio couvrent 476 327 ha, soit 15,1% des surfaces régionales. Depuis 2008, les surfaces en bio ont été multipliées par 4 et le nombre d’exploitations par 3,4. La région se classe juste après PACA pour le poids du bio dans les surfaces totales.

L’Occitanie se classe:

  • 1ère région pour la surface en bio
  • 1ère région française pour le nombre d’exploitations bio
Une diversité d’identités territoriales

Avec ses 72 724 km2 couvrant une grande partie du Sud de la France, la région Occitanie bénéficie d’une grande variété de conditions agro-climatiques et de terroirs. Sa richesse de paysages et de reliefs permet à toutes les productions d’être conduites en bio. Les proportions et volumes varient selon les départements. Certaines productions  bio très typiques rayonnent bien au-delà des frontières de la région, à l’instar du vin ou des fromages de brebis.

Les plus importantes sont la viticulture sur le pourtour méditerranéen, les grandes cultures dans les plaines de l’ouest et les fruits et légumes.

L’occupation des sols

Concernant les surfaces, les sols bio d’Occitanie sont majoritairement occupés par des fourrages (56% pour 269 000 ha) et des grandes cultures (27% pour 127 000 ha). Les proportions sont dans les mêmes ordres de grandeur en conventionnel (respectivement 51% et 35%, représentant 1 599 000 ha et 1 116 000 ha). Le vignoble bio couvre 35 000 ha soit 7% des surfaces en bio, et sans distinction de label la vigne couvre 9% de la SAU régionale (270 000 ha).

L’élevage en région

L’élevage bio d’Occitanie se concentre dans les zones de montagne. L’Aveyron, l’Ariège, le Gers et la Lozère sont les départements accueillant le plus d’exploitations, rassemblant à eux 4 plus de la moitié du total régional. L’Aveyron rassemble près de 20% du cheptel bovin allaitant bio et 45% du cheptel bovin laitier bio. Il  compte également 20% des brebis viande bio et 76% des brebis laitières bio, ainsi que 13% des caprins.

La Lozère est la principale productrice de caprins, avec 20% du cheptel. 42% de la production de poulets bio se concentrent dans le Gers, ainsi que 49% de la production d’œufs bio.

Surfaces en herbe et cultures fourragères

La majorité des surfaces fourragères sont constituées de parcours enherbé (60% et 162 000 ha). Ces surfaces toujours en herbe se situent majoritairement dans les départements avec des reliefs relativement importants (Aveyron, Lozère, Aude et Ariège en tête). Ces surfaces escarpées difficilement valorisables sont mises à profit grâce à l’élevage extensif. Les surfaces bio représentent 17% des surfaces fourragères totales régionales.

Part de la bio par rapport à l’agriculture conventionnelle

Il existe une grande disparité dans la représentativité du bio en fonction des filières. Pour les plantes à parfum, aromatiques et médicinales, la bio  représente 89% de la production totale de la région alors que pour les céréales, seulement 9% de la production est bio. Pour l’ensemble des filières et de manière générale dans le paysage agricole, la part du bio augmente de manière continue depuis plus de 10 ans. Au niveau national, la bio représente 10% des surfaces.

Concernant les productions animales, les écarts sont moins importants. La filière pour laquelle la bio est le mieux représenté est l’apiculture (22%). L’élevage porcin ferme la marche avec seulement 2,5% du cheptel en bio. Les autres filières d’élevage ont autours de 10% de leurs effectifs en bio. Les poules pondeuses, les chèvres et les brebis laitières sont en bio pour plus de 10% du cheptel.

Installation et conversion

En Occitanie, la tendance de conversions depuis 10 ans est globalement à la hausse.   Il est à noter néanmoins que les surfaces en conversion subissent cette année une diminution de près de 6 000 ha, majoritairement imputables aux surfaces fourragères.  Depuis 2013, la croissance était soutenue, avec 100 000 ha en conversion supplémentaires entre 2013 et 2017. Le total de la SAU en bio ainsi que le nombre d’exploitation sont eux toujours en hausse.

En 2018, 1 480 exploitations ont déclaré une nouvelle activité en bio. Parmi elles, on dénombre 1023 conversions (68%) et 373 installations (25%). La situation de départ est inconnue pour 82 d’entre elles et 2 sont des exploitations qui sont revenues au bio.

En 2018, les nouveaux producteurs engagés sont pour la moitié d’entre eux des viticulteurs ou des céréaliculteurs. Les légumes, la viande et les PPAM sont également des filières attractives.

Les installations se font très majoritairement en fruits et légumes (37% des installations), en grandes cultures (17%) et en viticulture (13%).

Les conversions se font dans les filières grandes cultures pour 30% d’entre elles, en viticulture pour 28% et en fruits et légumes (15%).

Les arrêts de certification

Pour 44 exploitations (16%), l’activité agricole est maintenue mais sans la certification. Les motifs évoqués sont très variables (maladie, règlementation, pénibilité, administratif,…) mais certains reviennent à quelques reprises. L’insatisfaction du cahier des charges et/ou de l’organisme certificateur, la disparition des aides, le coût de la certification, des problèmes techniques, liés à une baisse de qualité ou encore des problèmes de structuration de filières ont été évoqués par plusieurs exploitants.

Pour 27 chefs d’exploitations (36% des cas), la certification cesse en même temps que l’activité agricole de manière volontaire, lors d’un départ à la retraite. 16% évoquent des raisons personnelles et 10% des difficultés économiques. Dans 1/3 des cas, les surfaces restent en bio lors de la reprise. Les reprises en conventionnel sont très rarement évoquées, mais les surfaces dont le devenir est inconnu restent majoritaires.

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Chiffres-clés et dynamiques
  • En France

Le secteur aval bio français est présent majoritairement dans cinq régions : Auvergne-Rhône-Alpes (2755 entreprises), Ile-de-France (2561 entreprises), Occitanie (2527entreprises), Nouvelle-Aquitaine  (2213 entreprises) et PACA (1919 entreprises). La région Occitanie se place donc troisième pour son nombre d’opérateurs aval.

A l’échelle nationale, l’année 2018 a été marquée par une croissance très prononcée des engagements des entreprises de transformation et de distribution, de l’ordre de 16%. En 2017, cette hausse était de 16,9%. Comme pour 2017, les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Ile-de-France, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d’Azur enregistrent les plus fortes progressions du nombre d’entreprises bio de l’aval.

  • En Occitanie

De façon générale, la dynamique de croissance que l’on observe au niveau de la production bio est également notable sur le secteur aval. Le nombre d’opérateurs notifiés en Occitanie a été multiplié par 1,5 sur les cinq dernières années. Sur l’année 2018, on observe en Occitanie une recrudescence d’engagements en bio d’opérateurs aval (+ 17% d’opérateurs / 2017).

Les métiers des opérateurs aval bio

Les opérateurs régionaux de l’aval des filières bio sont essentiellement des IAA et commerces de gros (42%dont coopératives) et des commerces de détail (40% – dont 53% de GMS et 29% de magasins bio spécialisés). Suivent les artisans-commerçants qui représentent 10% des opérateurs aval (dont 77% de boulangers), les fournisseurs pour les professionnels (distributeurs d’intrants pour l’agriculture, de produits œnologiques, etc.) qui comptent pour 3% des opérateurs bio aval et les façonniers (3%). Enfin, l’Occitanie compte un petit nombre de restaurants et traiteurs. A noter que les détaillants et restaurants sont en réalité plus nombreux que les chiffres affichés car tous ne sont pas encore notifiés. La règlementation indique que seuls les distributeurs ayant un rayon vrac ont l’obligation de se faire certifier en bio. De nombreux magasins ou cavistes commercialisent ainsi des produits bio sans être notifiés.

Localisation des opérateurs aval bio

Les opérateurs de l’aval des filières bio sont présents sur tout le territoire de la région Occitanie. Les IAA et commerces de gros sont surtout situés autour des pôles d’activité et des pôles logistiques et les commerces de détails sont quant à eux proches des bassins de consommation des métropoles et agglomérations du territoire régional.

En Occitanie, l’Hérault (avec Montpellier), la Haute-Garonne (avec Toulouse) et le Gard (avec Nîmes) comptabilisent le plus grand nombre d’opérateurs aval avec respectivement 506, 459 et 376 entreprises.

FOCUS – IAA et commerces de gros bio

La région Occitanie comptabilise 1210 opérateurs de la transformation industrielle et du commerce de gros ayant une activité bio. On estime que cela représente 17% des IAA et commerces de gros en région. Ces entreprises couvrent tous les secteurs d’activités.

Les opérateurs du secteur viticole et ceux des fruits à noyaux sont plus présents sur le pourtour méditerranéen.

Les opérateurs des filières lait et viande se développent en zone montagneuse. Enfin, les opérateurs de grandes cultures se situent dans les zones céréalières, de l’Aude au Gers. Les opérateurs de seconde transformation et multi produits sont quant à eux  présents sur tout le territoire régional.

Par ailleurs, on dénombre parmi ces entreprises bio d’Occitanie 150 coopératives, 36 filiales de coopératives et 12 unions de coopératives ayant une activité bio.

FOCUS – La coopération régionale bio

Coop de France Occitanie, fédération régionale des coopératives agricoles et agro-alimentaires, a pour vocation de représenter et défendre les intérêts des coopératives et de leurs filiales, auprès des tiers, des pouvoirs publics régionaux et des instances nationales.

Elle assure également la promotion du modèle coopératif auprès des agriculteurs et de la société civile, et contribue à la structuration et à l’animation des filières régionales.

Grâce à une équipe de 46 salariés, répartis sur 5 sites (Auzeville, Maurin, Nîmes, Narbonne et Perpignan), Coop de France Occitanie dispose de pôles de compétence majeurs et de proximité, pour les 520 entreprises (coopératives et filiales) de la région Occitanie.

Les coopératives ont un rôle très important de structuration des filières, et donc des filières biologiques. En Occitanie, la coopération agricole représente ainsi 23% de la collecte nationale de céréales bio, ¼ des ventes d’agneaux bio en circuit long, ¾ des brebis bio et près de 20% du vin bio produit en Région.

Coop de France Occitanie a constitué une Section Bio qui représente aujourd’hui les 166 coopératives et filiales développant une activité bio sur la Région, et leur permet de définir ensemble les orientations et priorités pour le développement des filières bio régionales.

Dans le contexte actuel de très fort développement des filières bio en région, le rôle principal de cette section est d’organiser une concertation au niveau régional pour piloter la production et veiller à préserver l’équilibre offre/demande, afin de garantir des prix rémunérateurs aux producteurs.

Pour cela, Coop de France Occitanie a créé des observatoires bio de la production céréalière, ovine et viticole bio, qui permettent de mieux connaître nos productions futures. Ces résultats sont ensuite partagés au sein de l’interprofession bio Interbio Occitanie, dont Coop de France Occitanie est un des membres fondateurs.

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La consommation des produits bio

En France, la consommation de produits biologiques a cette année encore connu une belle croissance de plus de 1,2 milliard pour atteindre 9,7 milliards €, représentant 5% des achats des ménages français.

En Occitanie, le budget que les ménages consacrent aux produits bio est globalement resté stable, non sans lien avec la crise sociale. En Occitanie, les tendances sont les mêmes qu’au niveau national: 56% ont gardé le même budget et 36% l’ont augmenté (54% et 38% en France). 29% des ménages sont prêts à payer plus cher pour des produits bio (34% au national), les jeunes étant les plus enclins à dépenser (47% déclaratifs).

85% de la population d’Occitanie pense que l’agriculture biologique contribue à préserver l’environnement et les ressources en eau ( 87% au national), 77% que les produits biologiques sont meilleurs pour la santé (83% en France), 79% qu’ils favorisent la biodiversité (83%) et 64% qu’ils ont meilleur gout (64%).

La connaissance de la bio est globalement bonne. Les labels bio France et bio européens sont biens connus du public (95% et 60% de reconnaissance en Occitanie pour 97% et 59% en France). Plus de la moitié des ménages d’Occitanie estiment avoir suffisamment d’informations sur les lieux de vente, les impacts sur la santé et l’environnement des produits biologiques. La population est également au fait sur les contrôles, les résidus de pesticides et l’utilisation de substances actives naturelles.

Le marché des produits bio
  • En France

En 2018, le marché des produits alimentaires issus de l’agriculture biologique a été estimé à 9,7 milliards d’euros, dont 9,1 milliards € de consommation à domicile par les ménages (5% de leur consommation) et 555 millions € d’achats de produits bio par la restauration collective. Les achats de produits bio se font majoritairement en GMS (49%). Le secteur de la RHD affiche un taux de croissance important (+28% en 2018), imputables aux annonces de la loi EGalim et aux attentes des consommateurs. Les canaux de distribution « émergeants » des GMS comme les drives et les magasins de proximité sont ceux qui enregistrent les taux de croissance les plus importants.

Depuis 3 ans, la répartition des achats par famille de produits est stable, ainsi que la croissance de celles-ci. En 2018, les produits animaux bio ont connu un développement plus important (> +20% pour tous les rayons viandes, crèmerie et produits laitiers).

Depuis 2015, en France, la consommation de produits bio augmente de plus de 1,2 milliards d’€ chaque année. Entre 2017 et 2018, la consommation a augmenté de 1,4 milliards , soit 15,7% (9,7 M€ au total). Les achats des ménages ont progressé de 15,4%.

  • En Occitanie

En Occitanie, les GMS sont le lieu privilégié d’achat des produits bio (76% en région, 81% au national). Les ventes directes y sont un peu mieux développées qu’en France, en partie du fait de la vente de vin au caveau. L’Occitanie est la région où l’on consomme le plus de légumes secs (39% contre 31% en France). C’est également celle où les ménages consommateurs de produits bio font le plus appel aux paniers de type AMAP (27% pour 20% en France). Enfin 70% des ménages consommant des produits bio souhaitent maintenir leurs habitudes, 18% augmenter leurs dépenses et 12% les diminuer (69%,21% et 10% au niveau français).

La distribution des produits bio en Occitanie
  • Les magasins bio spécialisés

La distribution de détail recensée par l’Observatoire régional de la bio est composée essentiellement de GMS (53%), de magasins bio spécialisés (29%) et d’autres types de commerces (18% – Jardineries, épiceries, magasins de thés, E-commerces, diététique, etc.). Avec ses 347 magasins bio spécialisés, la région Occitanie dispose d’un réseau dense de distributeurs de détail spécialisés dans l’agriculture biologique. Ces opérateurs sont essentiellement présents près des bassins de consommation des métropoles et agglomérations. Une grande part des magasins sont indépendants. Pour les magasins franchisés, Biocoop rassemble le plus grand nombre de magasins bio en Occitanie avec 75 magasins, loin devant La Vie Claire (25 magasins).

  • Les artisans-commerçants

Sur les 274 artisans-commerçants certifiés bio d’Occitanie, on dénombre 210 boulangeries, 21 boucheries-charcuteries, 28 ateliers de cuisson de produits de boulangerie et 15 autres artisans (chocolat, glaces, pâtes). La surreprésentation de la boulangerie est très liée au développement de la filière locale Raspaillou qui fédère plus d’une cinquantaine de boulangers artisanaux bio sous la même bannière de boulangerie bio 100% régionale. Ce segment de marché gagne du terrain d’année en année.

La restauration hors domicile bio

En France, l’introduction des produits bio dans la restauration collective  connait une forte croissance depuis le Grenelle de l’Environnement de 2008 et le programme Ambition bio de 2017. 61% des établissements proposent des produits bio en 2018, +4% par rapport à  2017.

85% des consommateurs sont intéressés par du bio dans les cantines scolaires, 76% dans les hôpitaux et 74% dans les restaurants d’entreprise.

44% des établissements proposent au moins une fois par mois un plat bio complet.

Les principaux produits proposés sont:

  •  Les fruits frais (86% des établissements proposant du bio). Produit phare: les pommes (80% des acheteurs)
  • Les produits laitiers (80% des établissements acheteurs). Produit phare: les yaourts (77% des acheteurs)
  • Les légumes frais (79% des acheteurs). Produit phare: les carottes (16%)

Les principaux moyens mis en œuvre pour éviter le surcout:

  • 92% limitent le gaspillage
  • 71% créent des partenariats locaux
  • 69% substituent certains produits par d’autres moins couteux
  • 68% groupent les achats, travaillent sur l’éducation et achètent plus de produits bruts

En Occitanie, la RHD bénéficie de vrais leviers de développement.

Les atouts:

+Grande diversité des productions agricoles: 2ème région agricole et 1ère en  bio

+Présence d’une offre bio structurée et diversifiée: du direct producteurs, groupement et plates-forme bio en passant par les entreprises de la transformation et de la distribution en bio

+Une offre en produits bio et locaux disponibles et suffisante pour atteindre l’objectif fixé des 20% de la loi Egalim

Des opportunités

+ Des retours d’expérience et des appuis aux restaurants collectifs  permettant la concrétisation de l’achat bio en toute sérénité

+ La restauration collective représente un débouché important

+ Fort intérêt des opérateurs de restauration collective pour développer un approvisionnement local et bio

+ Une offre bio en constante progression et organisation

Il existe un besoin de sensibilisation et d’accompagnement des établissements pour favoriser la transition en maîtrisant les coûts et en s’adaptant à l’offre bio locale disponible en région.

Les craintes et besoins :

‒Une offre bio restant à structurer pour le débouché de la RHD et notamment sur certaines productions et/ou secteur géographique

‒Une restauration collective vécue parfois comme « contraignante » par le monde de la production (exigences particulières, compression des prix, etc.)

La restauration traditionnelle

En 2018, 78% des consommateurs nationaux et 77% des régionaux se disaient intéressés par des produits bio au restaurant et 66% en France et 63% en région  en restauration rapide.

En Occitanie, le nombre de restaurants notifiés bio ne retranscrit pas la dynamique réelle de la restauration commerciale bio. Beaucoup de restaurants utilisent en effet des matières premières et ingrédients issus de l’agriculture biologique sans pour autant déclarer leur activité auprès de l’Agence Bio et d’un organisme certificateur. L’une des raisons à ce phénomène est que cette règlementation récente peut s’avérer assez contraignante pour les restaurants, notamment quand les recettes varient régulièrement.

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L’Occitanie compte 13 filières bio, aussi bien dans les productions animales que végétales.

Ce site internet leur consacre à chacune une page détaillée, que vous pouvez consulter en cliquant ici.

Vous pouvez néanmoins télécharger l’intégralité de la compilation des fiches filières 2018-2019 grâce au bouton ci dessous.

Télécharger les fiches filières complètes

Dans le document que vous pouvez télécharger ci-dessous regroupe les fiches de la bio dans les départements de la région.

Pour chaque département, vous trouverez des chiffres cartes et infographies sur la production agricole bio du département, la répartition des exploitations par activité dominante, les surfaces & cheptels, la part de la bio dans l’agriculture ainsi que les données concernant le secteur aval.

Télécharger les fiches de la bio dans les départements

En 2019, d’après les premières estimations de l’Observatoire Régional de la Bio d’Occitanie (données de notification), il y avait fin juin:

10200

Exploitations agricoles bio et en conversion

2850

opérateurs de l'aval bio