La flavescence dorée en agriculture biologique
La flavescence dorée est apparue dans les années 1980 en Occitanie. Aujourd’hui, tout le vignoble régional est touché. L’ensemble des viticulteurs sont concernés par cette problématique et ceux envisageant un passage en agriculture biologique doivent en tenir compte dans leur projet de conversion. Cette maladie est causée par un phytoplasme qui, après s’être multiplié dans la sève de la vigne, engendre le dépérissement du cep. Ce phytoplasme est véhiculé et transmis par un insecte : la cicadelle de la flavescence dorée.
L’IMPLANTATION D’UN MATÉRIEL VÉGÉTAL SAIN ET LA PROSPECTION DOIVENT ÊTRE MISES EN ŒUVRE SYSTÉMATIQUEMENT,
y compris avant que la flavescence dorée ne soit détectée sur un territoire. La prévention est le meilleur moyen pour éviter que la flavescence dorée ne s’implante dans un vignoble et donc pour limiter le recours aux insecticides. (cf témoignage de Baptiste Cartier)
1 Une maladie incurable au caractère épidémique
La flavescence dorée est une maladie fortement contagieuse : une souche contaminée non arrachée peut être à l’origine de dix souches contaminées l’année suivante. Cependant, il reste difficile d’évaluer la vitesse de propagation exacte puisqu’elle dépend à la fois de la plante hôte (cépages, clones…), du phytoplasme, du vecteur et de différents facteurs environnementaux… Une chose est sûre : une souche contaminée le restera et servira d’inoculum pour d’autres contaminations jusqu’à qu’elle soit arrachée.
légende 1 : Schéma de propagation de la flavescence dorée pour une parcelle sans prospection, sans traitement et sans arrachage (Chambre d’Agriculture Charente et Charente-Maritime, 2012).
2 Un impact économique non négligeable
La flavescence dorée peut être à l’origine d’un impact économique important pour les exploitations viticoles. Elle occasionne des pertes de récolte et peut également entraîner la mort des ceps et compromettre, à terme, la pérennité du vignoble. Une parcelle ayant plus de 20% de ceps contaminés doit obligatoirement être arrachée.
Légende 2 : Foyer de flavescence dorée sur Chenançon. Crédit FREDON OCCITANIE.
La cicadelle de la flavescence dorée : Scaphoideus titanus est observable dès le mois de mai. Elle se trouve principalement sur la face inférieure des feuilles situées sur les pampres et dans la partie basse du cœur de souche. Même si la cicadelle passe par différents stades larvaires, elle est facilement reconnaissable grâce aux deux points noirs toujours présents à l’extrémité de son abdomen.
Légende 3 : Photo de cicadelle de la flavescence dorée, larve stade L2. Crédit FREDON OCCITANIE.
Dès le mois de juillet et jusqu’à la chute des feuilles, les symptômes de la flavescence dorée peuvent être observés sur vigne. Même si ces derniers peuvent varier d’un cépage à l’autre et être exprimés à différents degrés d’intensité, on retrouve en règle générale :
▸ un rougissement des cépages rouges et un jaunissement des cépages blancs.
▸ un port retombant, une absence d’aoûtement ou un aoûtement partiel.
▸ un enroulement des feuilles vers la face inférieure.
▸ un dessèchement des inflorescences et un flétrissement des grappes.
À noter: La maladie du bois noir cause des symptômes similaires à ceux de la flavescence dorée. Seule une analyse ADN permet de distinguer ces deux maladies. En cas de doute et par mesure de précaution, la souche suspecte doit être arrachée.
Légende 4 : Photo de souche de chardonnay contaminée par la flavescence dorée. Crédit FREDON OCCITANIE.
5 Une lutte obligatoire
La flavescence dorée est une maladie de quarantaine car incurable et très contagieuse. Elle est donc soumise à une lutte obligatoire et collective. Lorsque la maladie est avérée ou fortement suspectée sur une commune, celle-ci est classée en Périmètre de Lutte Obligatoire (PLO). Dans ce cadre, chaque viticulteur est dans l’obligation de :
▸ Réaliser les traitements insecticides décrits dans l’arrêté préfectoral afin de maîtriser les populations de cicadelles vectrices.
▸ Prospecter et déclarer auprès de la FREDON Occitanie l’ensemble des souches contaminées détectées, Les campagnes de prospection doivent impérativement être coordonnées par l’OVS local (Organisme à Vocation Sanitaire). La plupart du temps il s’agit de la FEDON (Fédération départementale de lutte contre les Organismes Nuisibles). Cette coordination permet de connaître l’ampleur de la maladie à l’échelle d’un territoire et d’évaluer le risque qu’elle représente. l’organisation des prospections est différente selon les départements. Les exemples du Tarn et du Gard sont présentés dans ce dossier.
▸ Arracher rigoureusement les souches possédant les symptômes de la flavescence dorée.
La lutte contre la cicadelle en AB
Afin de limiter la propagation de la flavescence dorée, il est indispensable de maîtriser les populations de cicadelles vectrices. Pour cela, différents points sont à prendre en compte.
La vitesse de propagation de la maladie. Dans les zones contaminées, les études scientifiques ont clairement prouvé que la vitesse de propagation de la maladie est, entre autres facteurs, proportionnelle au niveau de populations de cicadelles : plus les cicadelles sont nombreuses, plus rapide est la progression de la maladie.
La faune auxiliaire. L’impact de la faune auxiliaire (parasites ou prédateurs) n’a qu’un effet négligeable sur les dynamiques de populations de cicadelles.
Mesures prophylactiques. Parmi les mesures prophylactiques, l’épamprage est celle qui présente la meilleure efficacité sur la baisse des populations de cicadelles (de l’ordre de 30 à 50%). Un épamprage soigné (manuel ou mécanique) doit précéder une application d’insecticide.
Lors de la conversion au bio, le principal changement dans la lutte contre la FD réside dans les moyens disponibles pour lutter contre la cicadelle.
Attention
Les produits à base d’huile essentielle d’orange douce (Limocide, Essen’Ciel, Prev-AM Plus), bien qu’homologués pour cet usage, n’ont pas fait la preuve de leur efficacité contre la cicadelle de la FD. À ce jour, le ministère de l’agriculture ne les autorise pas dans le cadre des traitements obligatoires. S’ils sont utilisés pour lutter contre la cicadelle, ce ne peut être qu’en complément des traitements obligatoires au pyrèthre naturel.
Le pyrèthre naturel, seule substance autorisée en AB
C’est la seule substance active autorisée en bio, homologuée contre la cicadelle de la FD et autorisée par le Ministère de l’agriculture pour les traitements obligatoires (voir encart). Le pyrèthre naturel est un insecticide d’origine végétale, extrait de fleurs séchées de Chrysanthème. Il agit par contact et pénètre rapidement dans l’organisme des insectes cibles. Il possède une action choc et agit très rapidement par effet « neurotoxique ».
Actuellement, en France, il n’existe qu’une seule spécialité commerciale sur le marché : Pyrévert® (qui existe sous deux autres noms: Cicapyr® et Pyretretio®, mais il s’agit bien du même produit). La date, le nombre, la période d’application des traitements sont définis dans le cadre de l’arrêté préfectoral et des avis de traitement. Dans les situations soumises à 3 traitements obligatoires et compte tenu de la très faible persistance d’action du pyrèthre naturel, ces trois traitements devront être réalisés sur les stades larvaires. En bio, aucun traitement n’est réalisé sur les cicadelles adultes.
En règle générale, les dates de traitement AB correspondent au programme présenté ci-contre. De nombreuses idées reçues circulent sur les conditions d’utilisation du pyrèthre naturel. En fait, elles sont moins contraignantes qu’annoncées. Les différents essais mis en place suggèrent les conditions ci-dessous.
Le pyrèthre naturel programme et condition :
De nombreux viticulteurs biologiques s’interrogent sur les effets du pyrèthre naturel sur la faune de leur vignoble. Peu d’études au vignoble sont disponibles sur ce thème et celles qui le sont ne traitent que de l’impact du produit sur les phytoseiidae (acariens).
En 2017, afin d’apporter des éléments de réponse à ces interrogations, Sudvinbio, en collaboration avec le laboratoire CBGP (Centre de Biologie et Gestion des Populations) de l’INRA de Montpellier, a réalisé un essai visant à évaluer l’impact d’une seule application de pyrèthre naturel sur les différents arthropodes présents au moment de cette application.
PROTOCOLE
L’essai a été mis en place sur 2 parcelles: une dans l’Hérault où nous avons suivi l’évolution de l’ensemble de la faune présente au moment du traitement et l’autre dans l’Aude où nous avons centré l’étude sur la faune auxiliaire.
Nous avons comparé les effectifs d’arthropodes (insectes, araignées….) et d’acariens avant traitement et 24 heures après. Les effectifs de la partie traitée ont également été comparés à ceux d’un témoin non traité au pyrèthre naturel. Le piégeage des arthropodes s’est fait par aspiration du feuillage de la vigne et fauchage du couvert herbacé. Les acariens ont été quantifiés au laboratoire sur un échantillon de 10 feuilles prélevées par placette (soit 120 feuilles par modalité).
RESULTATS
Les résultats sont identiques sur les deux parcelles. Le traitement au pyrèthre naturel a eu un impact significatif sur les populations d’acariens (voir fig. 1). D’autres études ont montré que cet impact était peu durable dans le temps compte tenu de la faible persistance d’action du produit. Le traitement n’a pas eu d’impact sur les arthropodes auxiliaires (voir fig. 2) : la quantité d’arthropodes aspirés dans le feuillage des vignes traitées au pyrèthre est comparable à celle des vignes qui n’ont pas reçu le traitement au pyrèthre et comparable à la quantité présente avant le traitement (sur une même modalité, les aspirations avant et après traitement n’ont pas été faites sur les mêmes souches).
Figure n° 2 : moyenne du nombre d’arthropodes auxiliaires prélevés par aspiration dans la canopée de la vigne sur une placette.
Cette étude confirme l’impact du pyrèthre naturel sur les phytoseiidae, même si cet impact est peu durable dans le temps, mais indique qu’il n’entraîne pas de baisse des autres arthropodes présents dans les vignes au moment du traitement. Compte tenu de sa faible rémanence, dans les conditions du vignoble, le pyrèthre naturel est plus sélectif que les vignerons le craignaient.
Plus d’info
Le détail de cette étude est disponible sur le site internet de SudVinBio :
https://www.sudvinbio-conseil.com/fr/conseil-viticole/flavescence-doree
Synthèse
Flavescence dorée, un frein à une conduite en AB ?
La flavescence dorée est un des points à prendre en compte avant toute conversion vers l’agriculture biologique afin d’estimer le risque que peut représenter cette maladie sur la pérennité du vignoble. Deux paramètres sont à prendre en compte par les viticulteurs :
01/ la présence de souches contaminées sur l’exploitation ou sur les parcelles environnantes,
02/ le nombre moyen de cicadelles vectrices sur les parcelles.
Le schéma ci-dessous aidera les viticulteurs à se situer et à estimer ce risque.
Contact
Pour toute question ou information à faire remonter, n’hésitez pas à vous rendre sur le site de la FREDON Occitanie www.fredonoccitanie.com ou à les contacter au 04 67 75 64 48.
Focus
De nouveaux outils d’information pour aider les viticulteurs
Dans un objectif d’accompagnement des viticulteurs face à cette maladie extrêmement contagieuse, plusieurs organismes se sont mobilisés afin d’élaborer des documents auxquels les viticulteurs pourront se référer. Ainsi, les Chambres d’agriculture d’Occitanie, Sudvinbio et la FREDON Occitanie vont éditer en mars 2019 des plaquettes à destination des viticulteurs que vous pourrez trouver dans les Points Info Bio et sur les sites internet de la Chambre régionale d’Occitanie : https://occitanie.chambre-agriculture.fr/ et Sudvinbio : https://www.sudvinbio-conseil.com/fr/ conseil-viticole/flavescence-doree.
À noter dans votre agenda : la Chambre régionale d’agriculture Occitanie organise au printemps 2019 à Montpellier une conférence autour de la flavescence dorée rassemblant différents experts de Sudvinbio, IFV, FREDON, DRAAF, Chambres d’agriculture et INRA. Au programme : un état des lieux de la maladie en 2018, des retours sur les travaux et expérimentations en cours, des témoignages de GDON, des exemples de gestion de la maladie dans différents départements.
▸ Conférence «La flavescence dorée en viticulture biologique», le 11 avril 2019 à 14h00 à Montpellier SupAgro, 2 Place Pierre Viala, 34060 Montpellier.
L’organisation de la prospection dans le Tarn
DES MESURES NÉCESSAIRES
La flavescence dorée est une des maladies les plus impactantes en terme de pérennité du vignoble. Présente dans le Tarn depuis la fin des années 90, son expression fluctue au rythme de la mobilisation des vignerons et des instances de surveillance. Ainsi, dans les années 2000, cette maladie n’était quasiment plus visible. Malheureusement, elle restait latente et est réapparue de manière importante une dizaine d’années plus tard. Ce regain de symptômes a engendré une prise de conscience des professionnels et une nouvelle organisation s’est mise en place en 2014 afin de prospecter de manière efficace le vignoble tarnais.
LES BASES PRÉALABLES
Le coût évalué à 15€/ha est payé à part égale par les vignerons et la DRAAF. La prospection est réalisée par des personnes extérieures et le vignoble est assaini en même temps que prospecté c’est-à-dire qu’un pied atteint de jaunisse est aussitôt coupé (si l’autorisation a été donnée par le propriétaire) grâce à des recepeurs électriques prêtés par la société INFACO.
ENCADREMENT
Toute l’équipe est encadrée par un technicien de la Chambre d’agriculture qui organise en amont les tournées de prospection : choix des communes, des secteurs, des exploitations selon des critères de priorités. De plus, un point d’étape est réalisé de manière hebdomadaire afin de récupérer l’ensemble des données de la semaine, d’échanger et de réajuster les plans de charge pour la semaine suivante.
LES MOYENS MIS EN ŒUVRE
2 ou 3 personnes en quad sillonnent le vignoble sur des secteurs définis et cartographiés en amont. S’ils découvrent une parcelle très atteinte, ils transmettent l’information à la personne à pied pour qu’elle s’en occupe (prospection, comptage, prélèvement pour analyse si nécessaire…). Si une difficulté majeure est rencontrée : refus de prospection, refus d’arrachage…, la FREDON est contactée et intervient.
LE GÉORÉFÉRENCEMENT
Chaque parcelle prospectée est géo-référencée cela signifie qu’un point GPS est relevé auquel est associé le nombre de pieds atteints de jaunisse (flavescence dorée et/ou Bois noir). Cela permet de cartographier chaque année, le niveau de présence de la maladie.
Fig. 1 : Schéma de l’organisation de la prospection Flavescence dorée dans le Tarn (Chambre d’agriculture du Tarn)

L’ORGANISATION EN QUELQUES CHIFFRES
2700 À 3500 HECTARES prospectés sur un vignoble de 6800 ha, suivant les années
1 FOIS EN 3 ANS c’est la fréquence minimale à laquelle une parcelle est prospectée
95% D’AUTORISATION pour couper les pieds
1 À 2 JOURS d’intervention FREDON
10 À 20 analyses réalisées
100% DES FOYERS DÉTECTÉS (=parcelles à plus de 20% de flavescence dorée) ont été arrachés.

Témoignage
Acteur de la filière
BAPTISTE CARTIER,
PRÉSIDENT DU GDON DE L’UZÈGE (GARD)
« LA PROSPECTION C’EST LA BASE DE LA BASE ! »
Baptiste Cartier est le responsable technique du Domaine Deleuze-Rochetin à Arpaillargues (à côté d’Uzès) dans le Gard. Le domaine s’étend sur 22 ha, conduits en bio depuis 2009.
Depuis quand vous préoccupez-vous de la flavescence dorée ?
J’ai été sensibilisé à la question de la FD lors d’une formation à la reconnaissance des symptômes, organisée en 2015 par le conseiller viti bio à la Chambre d’agriculture du Gard. Je suis d’autant plus attentif à cette maladie qu’elle a été détectée à quelques kilomètres de chez nous.
Pourquoi avez-vous créé un GDON ?
Pour moi, dans la lutte contre la FD, la prospection c’est « la base de la base » ! En 2016, nous avons adhéré directement à la FEDON du Gard pour formaliser les prospections. Nous avons appris qu’en 2017, les territoires du Gard non couverts pas un GDON seraient soumis à un traitement insecticide obligatoire, par « principe de précaution » et comme nous n’envisagions pas de généraliser un traitement insecticide si cela n’était pas indispensable, l’idée de créer un GDON est partie de là. Sur le secteur, nous avions déjà l’habitude du travail collectif, dans le cadre d’un groupe de veille sanitaire, organisé par le Comité de Promotion agricole de l’Uzège et animé sur le terrain par un conseiller viticole de la Chambre d’agriculture du Gard. Par ailleurs, les caves coopératives de Bourdic et de Saint Maurice de Cazevieille se sont également fortement impliquées dans la création de cette association. Enfin, la FEDON nous a apporté un soutien très précieux tant dans la création que dans le fonctionnement de notre GDON.
Comment fonctionne le GDON ?
Grâce à l’accompagnement de la directrice de la FEDON du Gard, le GDON a été créé au printemps 2017 et s’étend sur 14 communes, qui représentent 2067 ha de vignes cotisant au GDON. Le suivi des populations de cicadelles au mois de juin est assuré par la Chambre d’agriculture. Le GDON organise les prospections pour détecter d’éventuels symptômes de la maladie en août – septembre. Chaque année, nous prospectons rang/rang environ 20% du vignoble adhérent au GDON. Lors des deux années de prospection, nous n’avons pas trouvé de symptôme de FD, ce qui nous permet de ne pas être soumis à traitement insecticide obligatoire.
La cotisation au GDON est de 5 €/ ha, incluant les frais de fonctionnement du GDON, de prospection, les frais d’une analyse en cas de doute de présence de FD…. Compte tenu des services rendus, ce montant est faible et très nettement inférieur au coup d’un traitement insecticide !

CONFÉRENCE
Fertilisation et Enherbement dans les vignobles en AB
La conférence a eu lieu le mardi 06 novembre 2018 à Dionysud (34).
Emma Carrot, conseillère viticulture bio de la Chambre d’agriculture de l’Hérault et Nicolas Constant, ingénieur conseil à Sudvinbio ont introduit cette conférence en présentant le contexte régional du marché et les particularités de la viticulture biologique. En effet, portée par un marché en demande, la viticulture bio se développe en Occitanie et il est indispensable d’accompagner les viticulteurs en conversion ou déjà certifiés bio sur les enjeux importants que sont la fertilisation et l’enherbement.
FERTILITÉ DES SOLS
Maintenir et augmenter la fertilité des sols est un principe fort de l’agriculture biologique, qui autorise seulement la fertilisation via des engrais organiques et des engrais minéraux d’origine naturelle. La fertilisation organique étant parfois plus difficile à gérer, il est donc nécessaire de former les viticulteurs à bien la comprendre et la maîtriser. Les enjeux et principes de la fertilisation organique en viticulture biologique ont été présentés par Aurélie METAY, enseignant-chercheur à Montpellier SupAgro suivis des 8 leçons pratiques de Cyril Cassarini, conseiller en viticulture bio de la Chambre d’agriculture du Gard : quelle stratégie suivre ? Que mettre en place pour raisonner sa fertilisation ? Vers quels types de produit s’orienter en fonction de leur efficacité et de leur prix?
ENHERBEMENT
L’autre enjeu que représente l’enherbement pour les viticulteurs répond lui aussi aux principes de l’agriculture biologique sur la fertilité des sols et la biodiversité animale et végétale. L’intervention de Léo Garcia, doctorant à Montpellier Supagro, sur l’intérêt des cultures de service dans les vignes et la nécessité de les piloter (de l’implantation à la destruction) a été complétée par 2 approches plus terrain. L’une présentée par Thierry Massol de la Chambre d’agriculture du Tarn était basée sur les 7 années d’expériences accumulées grâce à l’animation d’un groupe Ecophyto de 12 viticulteurs.L’autre était présentée par Nicolas Dubreil, animateur technique du civambio 66, sur les premiers impacts mesurés des couverts végétaux sur l’hygrométrie, le rendement, le statut azoté des feuilles constatés au sein d’un GIEE des Pyrénées-Orientales.

Plus d’info
Toutes les interventions sont téléchargeables à l’adresse suivante https://occitanie.chambre-agriculture.fr/productions-techniques/agriculture-biologique/les-rencontres-regionales/rencontres-viticulture-bio/rencontre-viticulture-bio-2018/

Par Nicolas CONSTANT de Sudvinbio, Emma CARROT de la Chambre d’Agriculture de l’Hérault et coordonné par Marie LARGEAUD de la Chambre Régionale d’Agriculture Occitanie
Crédit photo : Interbio Occitanie