Moins de bio dans les caddies : Qu’est-ce qui freine les consommateurs ? – Communiqué de presse de la Fondation pour la Nature et l’Homme

Alors que la loi d’orientation agricole vise 21 % de surfaces agricoles utiles en bio d’ici 2030, la consommation des ménages, elle, ne suit pas. Entre 2020 et 2023, les ventes de produits bio ont chuté de 12 % en grande distribution. Mais est-ce vraiment le consommateur le seul responsable ? Pas si simple, selon la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH).

Dans une étude approfondie menée avec le cabinet CERESCO, la FNH a étudié les stratégies des 8 principaux groupes français de distribution représentant, à eux seuls, près de 60 % des ventes alimentaires en France. Résultat : les distributeurs influencent directement les comportements d’achat via l’offre disponible, les prix et la communication.

👉 Pour inverser la tendance, la FNH formule 6 recommandations, dont :

  • Atteindre au moins 12 % de ventes alimentaires bio d’ici 2030.

  • Renouer des liens avec les filières bio pour créer des engagements solides.

  • Renforcer la communication et la formation sur le label bio.

Ces engagements sont à compléter par un appui de l’Etat :

  • Ancrer l’objectif de 12 % de ventes alimentaires bio dans la loi,

  • Exiger plus de transparence sur la construction des prix bio envers les industriels et distributeurs,
  • Doter les structures du secteur bio de moyens suffisants pour la promotion, la pédagogie et la production de données concernant le label (en particulier l’Agence Bio).

Crédit photo : Adobestock