Lutter contre les bio-agresseurs en maraîchage biologique
Pour sa 3ème année, la journée régionale maraîchage Occitanie (JTMO), organisée par la Chambre départementale de l’Agriculture 31 et Interbio, s’est déroulée le 20 novembre 2018 en Haute Garonne. Comment intégrer des méthodes innovantes, quels systèmes de culture, quelles méthodes alternatives de lutte contre les bio–agresseurs ? Les tous derniers résultats des expérimentations de protection des cultures légumières étaient présentés aux 70 participants, producteurs, conseillers techniques, formateurs, enseignants, porteurs de projets.
EXPERIMENTATION N°1
Développement et intégration de méthodes innovantes pour la maîtrise des punaises phytophages en cultures de tomate et d’aubergine sous abris (IMPULSE, 2017-2020)
Les dégâts occasionnés par les punaises phytophages en cultures légumières sous abri et plein champ sont en augmentation depuis plusieurs années et peuvent conduire jusqu’à 90 % de pertes à la récolte. Ces ravageurs apparaissent comme un réel verrou et il convient de développer de nouvelles solutions de contrôle biologique et de proposer des stratégies de protection innovantes, fiables, rentables et pouvant répondre aux objectifs du plan Ecophyto II.
Le projet IMPULsE, porté par le Ctifl, cible trois cultures légumières modèles (tomate, aubergine et chou). La réalisation du projet s’appuie sur un travail en synergie entre les partenaires de la recherche (INRA, CBGP), de l’expérimentation (Ctifl, stations régionales GRAB, APREL, INVENIO), du développement (Chambres d’Agriculture 13 et 47), de l’enseignement agricole (lycée agricole 47) ainsi que d’un partenaire privé, spécialisé dans la production de produits de biocontrôle (Koppert). Les études réalisées s’appuient sur l’expérience et l’expertise des partenaires: amélioration des connaissances sur la biologie des punaises phytophages ciblées et caractérisation de l’importance des dégâts qu’elles occasionnent, mise au point de programmes de protection biologique et de stratégies de protection intégrée à la fois sur sites d’expérimentation et sur sites de production en conduite AB et en protection intégrée.
Des travaux engagés dans le cadre de ce projet ainsi que des premiers éléments de résultats concernant les cultures d’aubergine et de tomate sous abris seront présentés à l’occasion de cette journée régionale maraichage bio.
EXPERIMENTATION n°2
Lutte contre la teigne de la tomate par la confusion sexuelle en tomates sous abris bio avec ISONET T
▷ LA TUTA ABSOLUTA ET LES MOYENS DE LUTTE ACTUELS
La Tuta absoluta, teigne de la tomate, est un ravageur très problématique du Sud de la France. Arrivée dans le Roussillon en 2009, elle cause des dégâts importants sur tomate notamment en abri, entrainant un arrachage prématuré des cultures pour plusieurs producteurs. Les dégâts se caractérisent par des galeries larges et arrondies au niveau des feuilles provoquées par les larves (voir photo 1). Ces dernières peuvent aussi perforées les tiges et les fruits au niveau du calice. La tuta absoluta peut se maintenir sur plusieurs solanacées cultivées notamment sur aubergine (observations de dégâts sur feuilles uniquement) ou encore sur solanacées sauvages type morelle noire. Son expansion est importante car des dégâts ont été observés en Charente Maritime mais aussi en ex-Midi Pyrénées depuis 2016. Les moyens de lutte existants sont nombreux :
▸ Élimination des résidus de cultures et des solanacées sauvages pour éviter le maintien du ravageur.
▸ Arrachage des folioles touchés.
▸ Piégeage massif (25 pièges/ha).
▸ Introduction d’insectes auxiliaires : Macrolophus pygmaeus (3 individus/m2) ou encore Trichogramma achaeae (100 diffuseurs par ha avec 2500 individus par diffuseur).
▸ Application de Bt tous les 15 jours environ
▸ Homologation du Spinosad sur chenilles phytophages en tomate à 0.015L/hl avec 2 applications maximum (attention, risque de toxicité pour les insectes auxiliaires).
> 1 Dégâts de Tuta absoluta sur feuilles de tomate sous abris – Photo CIVAM Bio 66. Larve de Tuta absoluta – Photo CIVAM Bio 66.

▷ LUTTE CONTRE LA TUTA AVEC LA CONFUSION SEXUELLE
Les moyens de lutte existants contre la tuta absoluta n’étant pas suffisants pour une réelle efficacité, le CIVAMBIO66, en partenariat avec CBC Biogard et Shin-Etsu, a testé la confusion sexuelle en moyen de lutte contre cet insecte avec le produit Isonet T (photos 4 et 5). La confusion sexuelle permet de reproduire la synthétique analogue à la phéromone femelle du ravageur, perturbant ainsi le système olfactif des mâles dans l’objectif de perturber la reproduction et de baisser les populations existantes. Le produit ISONET T est homologué depuis le 12 juillet 2018 en France à raison de 1000 diffuseurs/ha + 10% pour les bordures pour une seule application. CBC Biogard a envoyé une demande à l’ANSES dès la fin 2018 pour une nouvelle homologation permettant 3 applications par an en 2019.
La persistance d’action d’un diffuseur est de 120 jours avec une température moyenne de 25°C et de 150 jours avec une température moyenne de 18 °C. Deux applications sont donc préconisées pour des cycles de cultures de mars à septembre.
L’expérimentation s’est déroulée dans deux tunnels (tunnel témoin sans confusion et tunnel avec confusion) séparés de 150 mètres environ à Biophyto, la station expérimentale du CIVAM BIO 66. Les diffuseurs Isonet T ont été positionnés dès la plantation des tomates au 15 mars.
Une stratégie de lutte commune a été mise en place dans les 2 tunnels : Traitement biologique sur les plants avant plantation, introduction de macrolophus pygmaeus (3.75 individus/m2) à la plantation, filets anti-insecte au niveau des ouvrants et application de Bt (Bacillus thuringiensis) régulièrement.
Des pièges extérieurs et intérieurs ont été installés à Biophyto mais aussi chez les producteurs du Roussillon afin d’évaluer la pression dans le département.
Les résultats montrent que la pression augmente à partir de fin mai, dévoilant une différence significative du pourcentage de plants touchés entre le tunnel témoin : 60% au 20 juillet par rapport au tunnel avec confusion avec moins de 10% au 19 juillet (figure 3). Les dégâts sur fruits sont également plus élevés dans le tunnel témoin mais reste peu préoccupant (5% de dégâts).
L’augmentation du nombre de mines par plants a été exponentielle dans le tunnel témoin comme le montre la carte en
figure 2.
La confusion sexuelle semble être un bon moyen de lutte à combiner avec les moyens de lutte connus pour ce ravageur. Il reste primordial d’installer la confusion AVANT ou PENDANT la plantation des tomates pour avoir une efficacité notable.
Description des photos
> 2 Carte représentative du nombre de mines comptées par plant en cours de culture.
> 3 Pourcentage de feuilles affectées : comparaison entre le tunnel témoin (TT) et le témoin avec confusion (TC).
> 4 ISONET T sur plantes de tomate – Photo CIVAM Bio 66.
> 5 ISONET T – Photo : CBC Biogard.
EXPERIMENTATION n°3
Essai de lutte biologique contre pucerons en laitues sous abris biologiques
La laitue sous abri est une production phare autant en circuit court qu’en circuit long avec une production de 12 millions de pieds en bio en ex Languedoc Roussillon en 2013. Plusieurs espèces de pucerons peuvent provoquer des pertes importantes depuis plusieurs campagnes, notamment Macrosiphum euphorbiae, le puceron vert et rose de la pomme de terre qui peut avoir plusieurs cultures hôtes dont les astéracées.
Des risques de dégâts sont plus importants sur les créneaux d’automne et de printemps car les conditions pédoclimatiques peuvent être encore favorables aux pucerons et défavorables aux insectes auxiliaires parasitoïdes. En effet, les parasitoïdes de pucerons spécifiques type Aphidius spp. sont peu efficaces dans des conditions climatiques froides (inférieures à 14° C).
L’objectif de cet essai est de tester deux insectes auxiliaires généralistes: la chrysope, Chrysopa carnea, et une espèce de syrphe, Sphaerophoria ruepellii, pour lutter contre les pucerons en laitues sous abris. Ces insectes sont adaptés à des conditions plus froides (efficacité à partir de 10 à 12°C). Cet essai est mis en place dans le cadre du programme Ravageurs avec plusieurs partenaires comme la Chambre d’agriculture Occitanie, Sud Expé et la SICA CENTREX.
L’essai sera réalisé lors des deux créneaux durant lesquels les pucerons présentent un risque important : le début de saison (récolte d’automne) et la fin de saison (récolte de printemps) sous abris froid en agriculture biologique. L’essai est réalisé dans des tunnels de 400 m2 (8*50m) à Biophyto, station expérimentale du CIVAM BIO 66, sur une variété de type laitue batavia qui ne possède pas de gène de résistance pucerons.
Dix foyers artificiels de pucerons ont été créés dans les 2 tunnels à partir de pucerons retrouvés sur des laitues biologiques de producteurs du Roussillon. Les insectes auxiliaires ont été lâchés environ 15 jours après infestation par les pucerons sur 5 foyers chacun (200 m2). Les chrysopes ont été lâchées sous forme de larves donc directement disponibles pour la prédation des pucerons en raison de 5 individus/m2, ce qui correspond à la dose « curatif léger » indiquée par Biobest.
Les syrphes ont été lâchées sous forme de pupe dans des tentes à émergence afin de maintenir les adultes émergents et les larves issues des accouplements des adultes. Un plant d’alysson maritime (lobularia maritima) a été planté dans chaque tente permettant de nourrir les adultes syrphes pollinisateurs.
Les résultats sur les 2 créneaux montrent que les foyers de pucerons ont été mieux régulés lorsqu’une diversité d’insectes auxiliaires sont présents (contamination extérieure de larves de syrphes, champignons pathogènes de pucerons, parasitoïdes…). En effet, les conditions pédoclimatiques de l’automne ont été particulièrement favorables aux insectes auxiliaires, entraînant une bonne régulation des foyers de pucerons. Les conditions du printemps ont été surtout favorables aux entomophthorales, champignons parasites de pucerons qui ont pu réguler quasiment tous les foyers.
Les chrysopes semblent avoir un effet plus rapide que les syrphes mais il convient de refaire l’essai avec une introduction plus précoce des syrphes afin qu’elles puissent se reproduire et être efficace sur les foyers.
L’essai sera remis en place en 2018-2019.

EXPERIMENTATION n°4
Évaluations de moyens de lutte contre le taupin en culture de melon, patate douce et asperge
Les problématiques de ravageurs du sol sont en recrudescence depuis l’arrêt des traitements de sol insecticides. Le taupin est l’un de ces ravageurs du sol pour lequel on note, depuis une dizaine d’années, une augmentation des dégâts sur de nombreuses cultures. Dans le Sud-Est de la France, Agriotes sordidus est l’espèce de taupin la plus courante. Son cycle de développement court (24 à 36 mois) entraîne une augmentation rapide de la population. Il se développe en particulier dans les parcelles restées en friche, ou non cultivées pendant plusieurs années. Ces terres représentent pourtant un atout pour les maraîchers qui souhaitent démarrer une production en agriculture biologique certifiable dès la première année. Dans cette configuration la maîtrise du taupin à la reprise de culture est un facteur majeur de la réussite de la démarche.
Ainsi plusieurs essais ont été mis en place à Sudexpé (34) en culture de melon, patate douce et asperge afin de tester différentes techniques alternatives à base de produits répulsifs et champignons ento-mo-pathogènes. L’intervention fait la synthèse des travaux menés depuis 2015 sur ces trois espèces. Aucune solution testée (dont tourteau de ricin, son de moutarde, Metarhizium anisopliae var. anisopliae F52) n’a montré une efficacité satisfaisante.

EXPERIMENTATION n°5
Essai Trisoil dans la lutte contre le Sclérotinia sur salade
Objectif de l’essai : tester l’efficacité de Trisoil (Trichoderma atroviride souche I-1237) dans la lutte contre le Sclerotinia et le Rhizoctonia sur salade. L’essai a été conduit à l’automne 2017 sur salade batavia sous abri. Le Trisoil a été appliqué sur sol frais avant plantation à 5 kg/ha et comparé à une modalité de référence et un témoin non traité. Les résultats de cet essai, montrent une efficacité de Trisoil dans la lutte contre Sclérotinia et Rhizoctonia.

EXPERIMENTATION n°6
Alternatives de désherbage dans la lutte contre Cyperus Rotundus bilans 2016 et 2017
Le souchet, Cyperus rotundus, est une plante envahissante, difficile à maîtriser en culture. Elle se multiplie par bulbilles. Les essais de désherbage alternatif menés par la SICA Centrex ont visé à comparer l’efficacité de différentes méthodes sur la diminution du nombre de bulbilles du sol : l’occultation des parcelles par paillage d’épaisseurs variées, la solarisation, l’inondation et enfin l’élevage de poules sur la parcelle infestée. Les résultats montrent une efficacité supérieure à 80 % de l’occultation et de l’inondation, bien supérieure à la solarisation (efficacité < 23 %). Les poules ont aussi montré un intérêt dans le ralentissement du développement du Cyperus (voir photo ci-dessous).

EXPERIMENTATION n°7
Des systèmes de culture pour maîtriser les populations de nématodes à galles : résultats du GRAB dans le projet
Le projet GEDUBAT (Gestion Durable des BioAgresseurs Telluriques), coordonné par le Ctifl et financé par Ecophyto, visait à tester, sur 6 ans (2012-2017), des techniques alternatives permettant la réduction des pathogènes telluriques sur les cultures sous abri. La lutte contre les nématodes est une des priorités du projet compte tenu de l’importance de ce problème en maraîchage. Dans le cadre de GEDUBAT, le GRAB a mis en place un essai «système» sur un site producteur pour comparer différentes stratégies de combinaisons de leviers visant à maîtriser les problèmes telluriques.
Les 2 systèmes expérimentés visaient principalement à réguler les populations de nématodes à galles (Meloidogyne spp.) en combinant le choix du matériel végétal (plus ou moins grande sensibilité), le calendrier cultural (périodes chaudes plus à risque), la stimulation de l’activité biologique (par apports de matière organique et engrais verts) et la solarisation (régulation par désinfection thermique).
Le système n°1, le plus proche du système de l’exploitation, alterne des cultures d’été plutôt sensibles, avec des cultures peu sensibles sur le créneau d’automne. Pour réguler les populations de nématodes, la solarisation est privilégiée comme traitement d’été.
Le second système vise à diminuer la prise de risque nématodes liée aux successions culturales en adoptant une stratégie d’évitement avec des plantes peu hôtes, à diversifier la rotation et à stimuler l’activité biologique du sol par des engrais verts d’été et des apports de matière organique (MO).
Dans le système n° 2, l’indice de galles racinaires (IG) moyen est resté inférieur à 1 pendant la quasi-totalité de l’essai, confirmant l’efficacité de la stratégie d’évitement.
Le dénombrement des nématodes à galles dans le sol confirme cette évolution, avec des populations quasi nulles entre 2013 et 2015. La coupure réalisée pendant 4 ans n’est cependant pas suffisante pour réguler durablement les populations, qui augmentent rapidement à partir de l’été 2016, avec la réintroduction de cultures sensibles. Dans le système n°1, le niveau d’infestation moyen est plus élevé pendant la durée de l’essai, notamment sur les cultures sensibles de printemps-été (persil, courgette) malgré des solarisations annuelles les trois premières années. L’évolution des populations de nématodes à galles montre une nette diminution dans les 2 systèmes sur la durée de l’essai, mais une ré-augmentation sur la culture sensible finale de courgette en 2017.
Par ailleurs, on a observé que la solarisation limite l’ensemble des nématodes phytophages, qui réapparaissent après l’arrêt de cette pratique. L’effet dépressif de la solarisation est moins net (ou de courte durée) sur les indicateurs d’activité biologique : nématodes libres (non phytophages) et biomasse microbienne du sol, qui sont également favorisés par les engrais verts et les apports de matière organique. Enfin, la reconception des systèmes a eu peu d’incidence sur les performances économiques, les résultats sur les 5 années étant assez proches pour les 2 systèmes, avec en moyenne environ 12 €/m2/an de marge brute.
EXPERIMENTATION n°8
La rouille de l’ail : y a-t-il des solutions ?
La rouille de l’ail est la maladie foliaire la plus répandue et la plus préjudiciable pour cette culture. Les premiers symptômes débutent sur les feuilles de la base et prennent ensuite de l’extension en fonction des conditions climatiques. Pour la seconde année, le CEFEL conduit un essai visant à limiter l’impact de cette maladie fongique qui représente un frein important au développement des surfaces du fait de l’importance des pertes qu’elle peut occasionner. Le manque de solutions amène la station d’expérimentation à tester différentes modalités (produits seuls ou en association), dont certaines sont utilisées à titre expérimental (produits non autorisés pour l’usage rouille). Les résultats obtenus cette année confirment les observations de l’année dernière mais doivent cependant être validés en cas de forte attaque (pression faible sur témoin non traité). D’autre part, avec l’évolution des produits de lutte contre les maladies, de nouvelles solutions sont à étudier (biocontrôle…).

EXPERIMENTATION n°9
Impact des filets anti-insectes en navet, céleri branche et oignons de printemps
Dans le cadre des réseaux DEPHY-FERME, la Chambre d’agriculture de Haute-Garonne a évalué l’impact des filets anti-insectes sur l’IFT 1, la pénibilité, les coûts de production et la marge dégagée. Sur navet, plusieurs stratégies sont possibles suivant les objectifs de rendement commerciaux et les circuits de commercialisation.
Pour notre région, ces chiffres révèlent que :
▸ sur navet, le recours au filet est incontournable du fait des fortes pertes liées aux différents vols de mouches ;
▸ le circuit de gros, sur lequel la concurrence européenne est très présente, ne valorise pas la baisse des insecticides et donc le coût d’un filet « haut de gamme » ;
▸ économiquement, le filet contre mouches et altises présente un intérêt dans le cadre de la vente directe qui autorise un prix de vente plus fort (> 1,50€/kg) et une prise de risque plus élevée (petite surface) permettant de rechercher un IFT chimique2 égal à 0 ainsi que l’acceptation d’un niveau qualitatif moindre (lié à l’IFT=0). Sur oignon de printemps les filets sont utilisés, sur arceaux, sur petites surfaces paillées avec du plastique biodégradable. Sur parcelle de grande taille, les essais ont été stoppés faute de pouvoir contrôler efficacement le mildiou et les adventices. Sur céleri branche, le filet n’est rentable que sur une forte attaque de mouches et sous réserve de planter et de commercialiser aussi les bouts de planche qui ne sont pas protégés par les filets.
1IFT = Indice de Fréquence de Traitement, il est exprimé en nombre de doses homologuées par hectare, appliquées pendant une campagne culturale.
2 IFT chimique = IFT hors produits de la liste de biocontrôle
3 Marge brute : De cette marge, il faut encore déduire le temps de commercialisation et les charges de structure non comptabilisées.


CONCLUSION
▷ La diversité des sujets abordés lors de cette rencontre technique de qualité témoigne des terrains d’investigation qu’il reste encore à poursuivre. Pour autant, les intervenants sont unanimes pour affirmer que ces projets sont complémentaires et que c’est la combinaison de ces leviers qui offrira la meilleure réponse à la lutte contre les bio-agresseurs… dès lors que chaque levier aura été optimisé. Renseignés de toutes ces informations techniques, les participants se sont rendus au Grand Marché, MIN Toulouse Occitanie où ils ont rencontré des grossistes Pronatura Toulouse et Biocash. Ils ont pu échanger autour de la question de l’approvisionnement en légumes bio.
PLUS D’INFO
Le détail de ces interventions est disponible sur https://hautegaronne.chambre-agriculture.fr/actualites/detail-de-lactualite/actualites/3eme-journee-technique-maraichage-bio-occitanie/

Par Prisca PIERRE de CTIFL Balandran, Célia DAYRAUD de CIVAM BIO 31, Lucille GUIGAL-MERLE de Sudexpé/CA34, Aude LUSETTI de Sica Centrex, Hélène VEDIE de GRAB, F. HENRY-LEIX du CEFEL et Valérie GINOUX du Réseau Dephy fermes, coordonné par Laurence ESPAGNACQ de la Chambre d’Agriculture 31.
Crédit photo : Interbio Occitanie et Adobe stock

