Pour nous, pour la planète - Pour nos producteurs d'Occitanie, Anthony Jelonch part à leur rencontre 1

Pour nous, pour la planète - Pour nos producteurs d'Occitanie, Anthony Jelonch part à leur rencontre

Nous avons le plaisir de vous présenter les deux nouveaux films présentant Anthony Jelonch qui part à la rencontre des producteurs bio d’Occitanie.

Premier arrêt chez Alban Capy, maraicher et éleveur bio dans le Lot( 46). Puis, chez Julien Franclet, producteur de vin bio dans le Gers (32).
Qu’est ce que signifie élever des animaux en bio ? Produire des légumes bio ? Du vin bio ? Et comment ça se passe après les vendanges dans une cave bio ? Anthony, passionné d’agriculture, échange avec nos producteurs bio qui vous répondront par le biais de ces deux nouvelles vidéos remplies de convivialité, de gourmandise et de fierté !

Nous en profitons pour remercier nos producteurs bio d’Occitanie qui nous ont rejoints autour d’une belle tablée composée de délicieux produits bio d’Occitanie.

Via le lien ci-dessous, vous pourrez également accéder aux photos du off des deux tournages (en bas de page).


Webinaire Référencement BIOCOOP - Jeudi 21 novembre de 13h30 à 15h 2

Webinaire Référencement BIOCOOP - Jeudi 21 novembre de 13h30 à 15h

Interbio Occitanie et ses membres vous proposent d’assister à un webinaire dédié au référencement chez Biocoop le jeudi 21 novembre de 13h30 à 15h.

L’objectif du webinaire, destiné aux entreprises et producteurs d’Occitanie, est d’en apprendre plus sur les différentes modalités de référencement sur ce réseau, du niveau direct magasin au niveau national.

Au programme :

  • Anne-Sophie DELBES, chargée du développement local Biocoop sud-ouest et Mathilde PEPIN LEHALLEUR, chargée du développement local Biocoop sud-est :
    • Le fonctionnement des plateformes régionales sud-ouest et sud-est
    • Le référencement local selon Biocoop : cahier des charges et spécificités
    • Le référencement national
  • Muriel LE SANN, chargée du développement d’OCCIBIO : présentation de la plateforme des produits locaux pour les magasins Biocoop du grand Toulouse
  • Clémentine CALVIGNAC LE GOFF, Gérante du magasin BIOCOOP BIOTERIVE à Auterive (31) : le fonctionnement du référencement, du point de vue des magasins

 

Webinaire ouvert à tous : entreprises et producteurs bio d’Occitanie

  • Gratuit pour les adhérents au réseaux membres d’Interbio Occitanie : Océbio, La Coopération Agricole Occitanie, Sud Vin Bio, GAB et Civam Bio d’Occitanie,
  • Gratuit pour les producteurs d’Occitanie (statut agricole : EIRL, SCEA, GAEC, EARL, …)
  • Payant pour les entreprises non adhérentes : 45 € HT


Créer un atelier de diversification quand on est viticulteur ? Un projet qui se construit pas à pas 3

Créer un atelier de diversification quand on est viticulteur ? Un projet qui se construit pas à pas

Ces dernières années, la diversification a le vent en poupe dans les exploitations viticoles. En adéquation avec les principes de l’Agriculture Biologique qui prône la diversité végétale, elle est surtout une manière de s’adapter aux difficultés actuelles de la filière viticole.

Créer un atelier de diversification équivaut à réorienter une partie de sa surface agricole utile, ce qui engendre une prise de risque notamment sur l’équilibre économique de l’exploitation. Il est donc indispensable de murir son projet afin d’en assurer la réussite.

Plusieurs paramètres sont à prendre en compte dans le cadre d’un projet de diversification en production végétale :

LA COMMERCIALISATION DES PRODUITS

La première approche doit être celle des débouchés et de la commercialisation. Les filières en productions végétales sont plus ou moins structurées, la valorisation peut alors se faire en circuit long ou court. En parallèle, la transformation et le stockage des produits peuvent être opportuns voire indispensables pour allonger la période de vente et valoriser au mieux les volumes… Tous ces éléments doivent orienter le choix de l’atelier de diversification et être réfléchis avant la mise en place de ce dernier, tout en restant vigilant à l’effet « mirage » que peuvent provoquer certaines filières de niche rapidement saturées.

LE FONCIER

La production doit être adaptée à la parcelle agricole choisie, à son climat local (historique de gel, sécheresse…), à son sol (profondeur, pH, texture, taux de matière organique…), à sa topographie… La réglementation phytosanitaire en vigueur est également à prendre en compte (distance avec les riverains, avec les cours d’eau…), ainsi que la réglementation sur l’épandage des matières organiques en zone vulnérable.

L’IRRIGATION

La diversification est souvent vue comme une réponse au changement climatique. Il faut cependant garder à l’esprit que la vigne est l’une des cultures les plus résilientes face à la sécheresse. En climat méditerranéen, l’absence d’irrigation limitera fortement les possibilités de diversification, notamment si l’on recherche la régularité de production et la rentabilité du nouvel atelier, c’est particulièrement le cas pour les pommiers, les pêchers, les agrumes ou le maraîchage d’été.

L’ÉQUILIBRE ENTRE COÛTS ET REVENUS

Un chiffrage prévisionnel est essentiel pour s’assurer de la rentabilité de l’atelier de diversification. Ce dernier doit prendre en compte les coûts d’implantation, de production, les rendements moyens et les prix de vente. Il faut également prendre en compte le délai d’entrée en production ; les céréales sont valorisées quelques mois après leur semis, alors que des pistachiers pourront mettre jusqu’à 7 ans avant de pouvoir être récoltés. S’investir dans un nouvel atelier, c’est aussi s’assurer de disposer de la trésorerie pour sa mise en place.

TECHNICITÉ LIÉE À LA CULTURE / MODE DE PRODUCTION

La création d’un atelier de diversification emmène à l’apprentissage d’un second métier. Chaque culture nécessite des connaissances techniques et spécifiques (maîtrise phytosanitaire, récoltes, planification des rotations…). Il est primordial de s’assurer d’une montée en compétences agronomiques, de la présence du matériel adéquat sur l’exploitation ou d’identifier des prestataires de services pour effectuer les tâches à déléguer.

LA COMPATIBILITÉ ENTRE LA CONDUITE DE LA VIGNE ET L’ATELIER DE DIVERSIFICATION

Se diversifier, c’est devoir jongler entre plusieurs productions qui ont chacune leur calendrier, leurs périodes de charge de travail, leur besoin en main d’oeuvre… Il est indispensable de vérifier la compatibilité entre l’atelier de diversification et la conduite de la vigne. Les amandes et les premières grenades sont, par exemples, à récolter durant les vendanges.

AFIN DE VOUS AIDER À MURIR VOTRE PROJET DE DIVERSIFICATION, NOUS VOUS INVITONS À :

  • Rencontrer et échanger avec des exploitants ayant déjà passé le cap.
  • Participer à des journées techniques sur la thématique de la diversification.
  • Contacter les conseillers techniques spécialisés.
  • Se former auprès d’organismes compétents comme les Chambres d’agriculture.
  • Se renseigner sur les dispositifs d’aide en cours.

D’Emma CARROT, chargée de mission Bio et Cyril SEVELY, chargé de mission Fruits et légumes, Chambre d’agriculture de l’Hérault

Crédit photo : Shutterstock


Filière volaille - L’Occitanie, 7ème région productrice d'œufs bio et 4ème région productrice de volailles de chair bio 4

Filière volaille - L’Occitanie, 7ème région productrice d'œufs bio et 4ème région productrice de volailles de chair bio

Chaque année, l’Observatoire régional de l’agriculture biologique d’Occitanie publie un panorama d’une filière biologique régionale. En 2023, un panorama « oeufs » et un panorama « volailles de chair » ont été publiés. Retrouvez l’ensemble de nos publications sur le site internet d’Interbio Occitanie.

Le cheptel occitan de poules pondeuses bio a fortement augmenté à partir de 2018, et atteint en 2022, un cheptel de plus de 500 000 poules pondeuses pour 369 éleveurs. L’Occitanie est au septième rang des régions françaises en nombre de poules pondeuses bio et la deuxième région française en nombre d’éleveurs après l’Auvergne-Rhône-Alpes.

En 2022, l’Occitanie comptabilise 5 % du cheptel bio français. 13.6 % du cheptel régional de poules pondeuses est en bio.

Le Gers concentre la moitié du cheptel de poules pondeuses de la région avec des élevages d’une densité moyenne de 5400 poules pondeuses, supérieure à la densité moyenne nationale. L’Hérault, la Haute-Garonne et le Lot comptent entre 25 000 et 50 000 poules pondeuses. Les autres départements comptent moins de 20 000 poules pondeuses.

En 2022, l’Occitanie est la 4e région française en nombre de poulets de chair bio après les Pays de la Loire, la Nouvelle-Aquitaine et l’Auvergne-Rhône-Alpes. L’Occitanie compte 127 élevages qui produisent 1,2 millions de poulets de chair en 2022.

Les dynamiques par rapport à 2021 sont à la baisse de cheptel pour les principales régions françaises. En 2022, l’Occitanie comptabilise 9 % du cheptel bio français et 5,2 % du cheptel régional de poulet de chair est en bio.

En Occitanie, le palmarès des départements où le cheptel bio est le plus important est dominé de loin par le Gers (40 % du cheptel régional). Suivent ensuite le Lot, le Tarn-et-Garonne, et la Lozère.

Les filières avicoles sont peu structurées en région et principalement organisées vers de la vente directe, à l’exception du Gers dont les exploitations sont assez équitablement réparties entre des producteurs en filière intégrée et des producteurs indépendants pratiquant la vente directe et/ou la commercialisation en circuits courts de proximité.

LES OPÉRATEURS DE L’AVAL DES FILIÈRES AVICOLES EN OCCITANIE

Le principal opérateur intermédiaire de la filière oeuf est le centre d’emballage et de conditionnement. Cet outil, en majorité présent sur les exploitations, permet ainsi aux producteurs de diversifier les débouchés vers des épiceries, des magasins spécialisés ou encore vers la restauration collective et ainsi de développer la consommation d’oeufs bio de proximité. En 2023, en Occitanie, 77 centres agréés par les services de l’État ont une activité certifiée en bio.

Concernant les opérateurs de la filière volaille de chair, les abattoirs de volaille sont présents principalement à l’ouest de la région, proches des zones majoritaires d’élevage. Les ateliers de découpe sont répartis sur toute la région. Ceux proposant des prestations sont plus présents au centre Ouest de la région.
Des zones comme l’Hérault, le Gard et la Lozère sont vides. Cette absence ne favorise pas le développement de la filière, et inversement, les très faibles cheptels ne permettent pas l’investissement dans de nouveaux opérateurs aval. Des tueries individuelles permettent aux éleveurs de commercialiser leurs productions en vente directe en autonomie.

CONSOMMATION LE MARCHÉ FRANÇAIS

En 2022, l’évolution brutale du marché a généré une baisse des achats de produits bios en valeur de –4,6 %, la baisse étant encore plus importante en volume, du fait de l’inflation.

Tous les produits ont été impactés mais les viandes font partie des produits qui ont le plus souffert. La consommation de volaille bio diminue de 15 % en valeur en 2022 par rapport à 2021. La volaille a connu des hausses de prix de 8, si bien que l’ordre de grandeur du recul des volumes est de l’ordre de 22 %. La volaille bio occupe la deuxième place des ventes de viande bio toujours dominées par la viande bovine. En France, la volaille bio provient presque exclusivement d’élevages nationaux (0,6 % d’imports en 2019).

La consommation d’oeufs bio en 2022 a très légèrement augmenté en valeur par rapport à 2021 (+ 1 %) pour atteindre 611 millions d’euros, mais cela reste un niveau inférieur à celui de 2020. L’inflation cache une baisse en volume de 7 %, en raison d’une progression de 8 % du prix moyen. Les différents calculs (approche par le volume d’aliment et analyse du marché) permettent d’estimer une production d’oeufs bio en 2022 comprise autour de 2 milliards. En France, les oeufs bio proviennent presque en totalité d’élevages nationaux (0,5 % d’imports en 2019, exclusivement d’origine UE).

Les oeufs sont principalement vendus au détail pour 95 % des volumes (1 907 millions d’oeufs), 5,7 % partent à la transformation en ovoproduits. Les oeufs sont commercialisés principalement dans les réseaux de la grande distribution qui représentent 64 % de parts de marché en 2022. Les trois autres circuits se partagent ensuite le marché, avec 29 % pour la distribution spécialisée bio, 6 % pour la vente directe et 1 % pour les artisans bouchers. En 2022, les ventes ont baissé de 3 % en magasins spécialisés, mais ont augmenté de 1,5 % en GMS et surtout de 10 % en vente directe.

La volaille bio est commercialisée principalement dans les réseaux de la grande distribution qui représentent en 2021 plus de 52 % de parts de marché. La distribution spécialisée bio et la vente directe représentent ensuite 23 % de part de marché, les artisans sont minoritaires (2 %). La baisse la plus importante en valeur est enregistrée dans les magasins bios (-20 %) alors que la vente directe limite la diminution (6 %). Les ventes ont baissé de 15 % en GMS.

Les prix de vente des viandes et oeufs bio restent le premier frein à l’achat. Le mode de production bio justifie cet écart entre conventionnel et bio. Pour le consommateur, qui fait face à une forte inflation, les arbitrages ne se font pas en faveur du bio, surtout que l’ensemble des prix (bio et conventionnel) ont augmenté en 2022. Toutefois, les prix en vente directe sont inférieurs à ceux pratiqués par les distributeurs : à dire d’expert, le poulet prêt à cuire biologique est en moyenne compris entre 8,5 et 9,5€/Kg en vente directe dans le Gers, contre plus de 14€/ Kg dans les circuits spécialisés, et plus de 11€/kg dans les GMS.

UN CONTEXTE DIFFICILE POUR LA FILIÈRE AVICOLE BIO

La filière avicole, en croissance forte sur les dernières années (particulièrement en pondeuses), subit les effets d’une relative baisse de consommation depuis 2021, visible sur les oeufs et les poulets de chair. Parallèlement, un cumul de facteurs entre 2022 et 2023, impacte les producteurs, avec quelques différences selon les types de systèmes de production, mais reste très problématique pour une bonne pérennisation des productions bio.

LES COÛTS DE PRODUCTION ET LA PRÉVALENCE D’AUTRES LABELS

Comme pour toutes les autres filières, l’élevage avicole bio est encore très dépendant du coût de l’énergie, que ce soit pour l’aliment, le démarrage, le fonctionnement des structures… Les hausses du coût de l’énergie, tout comme la hausse des matières premières bio en 2022, ont un impact très fort sur les coûts de production et rendent la volaille bio moins attractive vis-à-vis d’un label rouge ou plein air plus économique pour les consommateurs.

LA NOUVELLE RÉGLEMENTATION DE 2022 MAL ANTICIPÉE

Deux mises en application de modifications marquantes du cahier des charges bio en janvier 2022 impactent la filière :
1. La fin de l’autorisation d’utilisation de matières premières non bio riches en protéines à hauteur de 5 % (MS) lorsque des aliments bio ou en conversion ne sont pas disponibles pour les volailles, qui cause une difficulté pour équilibrer des rations très riches en protéines, et donc une augmentation du prix de l’aliment.
2. La fin de la dérogation permettant de rentrer des poulettes non biologiques qui respectaient simplement les articles du cahier des charges, à savoir le volet alimentation et prophylaxie. Désormais les poulettes prêtes à pondre doivent être élevées en bio avec des limites de densité par bâtiment, des aménagements dans les bâtiments et des parcours minimum avec obligation de sorties sur au moins un tiers de leur phase élevage de poulettes.

Les élevages de poulettes n’ont pas anticipé pour choisir d’arrêter d’approvisionner la filière bio ou de rentrer dans le processus de mise aux normes causant un creux momentané dans l’approvisionnement des élevages bio en poules pondeuses avec des augmentations de prix.

GRIPPE AVIAIRE

La grippe aviaire et les mesures qui découlent de sa présence dans les élevages ne sont pas nouvelles (l’ouest de l’Occitanie est touché depuis 2016). Pour autant, depuis 2022, ce sont dorénavant des secteurs comme les Pays de la Loire qui sont très touchés, or ce sont les régions où sont concentrés les élevages de reproducteurs, multiplicateurs et souvent d’élevages de poulettes.

Comme la majorité des poules pondeuses utilisées en élevage sont produites par des exploitations hors région Occitanie, les impossibilités de flux d’animaux dans les régions touchées ont donc fortement impacté la région.

Mais le problème de la grippe aviaire reste surtout structurel avec un manque d’adaptation des mesures de biosécurité des petits ateliers. Cela se matérialise par un manque d’installation dans certains secteurs très touchés (notamment l’ouest du Gers).

Par Sara Brunel, Interbio Occitanie

Crédit photos : Shutterstock


Une belle journée pour les Rencontres Appro. Bio d'Occitanie 5

Une belle journée pour les Rencontres Appro. Bio d'Occitanie

Lundi 14 Octobre dernier, le M.I.N de Toulouse a accueilli une édition fusionnée du Salon Régional des Épiciers Indépendants et des Rencontres Appro. Bio d'Occitanie marquant un tournant pour les deux événements. Avec près de 70 exposants et une centaine d’acheteurs professionnels présents, ce rendez-vous a parfaitement atteint son objectif : rapprocher les acteurs de l'épicerie indépendante et magasins bio de la région, tout en offrant une plateforme accessible aux petits producteurs.

Pour retrouver tous les fournisseurs et producteurs présents, suivez le lien : Catalogue exposants 2024 VDEF

 


La bio d'Occitanie continue sa lancée avec la nouvelle vague de sa campagne régionale "Pour nous, pour la Planète - Pour nos producteurs bio #BIORÉFLEXE" 6

La bio d'Occitanie continue sa lancée avec la nouvelle vague de sa campagne régionale "Pour nous, pour la Planète - Pour nos producteurs bio #BIORÉFLEXE"

CONTEXTE
Depuis le milieu de l’année 2021, une baisse de la consommation des produits bio en France est constatée. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette tendance :

  • Une mauvaise connaissance du cahier des charges de l’AB malgré un capital sympathie toujours présent chez les consommateurs
  • Une préférence des consommateurs pour les produits locaux
  • Une concurrence engendrée par l’apparition d’autres « labels » : Zéro résidus de pesticides, HVE, Bleu Blanc Coeur, Fabriqué en Aveyron,…

Le Conseil d’Administration d’Interbio Occitanie a ainsi décidé qu’il était nécessaire de redonner confiance en la bio et de relancer la consommation de produits bio d’Occitanie.
C’est dans ce cadre, qu’Interbio Occitanie a souhaité contribuer activement en créant une campagne de communication régionale grand public, s’inscrivant dans le prolongement de la campagne nationale, le «#BioRéflexe ». Le lancement de la première campagne s’est déroulé sur le Printemps 2023, le rebond sur l’Automne 2023. La 3ème vague de la campagne a été lancée le 22 mai, premier jour du Printemps Bio.

LES PLANS MÉDIAS SUCCESSIFS PRENNENT DE L’AMPLEUR GRÂCE AU SOUTIEN DE LA RÉGION OCCITANIE

 

POUR RÉUSSIR À SENSIBILISER LES OCCITANS AU CONSOMMER BIO LOCAL : 3 CONVICTIONS

CAMPAGNE #BIORÉFLEXE PLAN MÉDIA

PÉRIODE : Printemps bio du 22 mai au 21 juin dont la Semaine de la bio en Occitanie du 8 au 15 juin puis à l’automne

Afin de valoriser les hommes et les femmes qui s’engagent et oeuvrent quotidiennement en faveur de l’agriculture biologique et afin d’encourager la consommation des produits bio régionaux, la Région Occitanie et Interbio Occitanie ont décidé de mettre en place un plan média de grande envergure. Ce plan visait à atteindre un large public sur toute l’Occitanie. Les divers médias sélectionnés, complémentaires entre eux, ont ainsi permis de diffuser largement le #BioRéflexe.

DÉTAILS DU PLAN MÉDIA

  • AFFICHAGE ÉCRANS DIGITAUX
    810 panneaux digitaux répartis dans toute la région
    Objectif : diffuser la vidéo générique de nos ambassadeurs près des entrées des centres commerciaux en Occitanie afin de favoriser et provoquer l’acte d’achat des produits bio régionaux.
  • PRESSE
    Presse Hebdomadaire Régionale et Presse Quotidienne Régionale dont le Groupe La Dépêche
    Objectif : toucher largement toute la population Occitane par l’insertion presse de notre affiche #BioRéflexe dans des supports largement lus et relus sur notre région
    Publi-rédactionnels dans la Presse Hebdomadaire Régionale permettant de couvrir l’ensemble de l’Occitanie ainsi que dans la presse magazine spécialisés (Marmiton / Neo Cuisine / Saveurs Greens)
    Objectif : rédiger un contenu éditorial sur l’agriculture biologique régionale : des témoignages, portraits et articles de fond ont ainsi été rédigés et diffusés auprès du grand public
  • ACHAT DIGITAL
    Facebook/ Instagram / Linkedin
    Objectif : être présent sur le digital, média incontournable, via notre vidéo générique
  • SPOT RADIO SUR RADIOS COMMERCIALES ET ASSOCIATIVES
    Objectif : média complémentaire de l’affichage digital et de la presse. Notre spot radio avait pour objectif de rappeler les fondamentaux de la Bio : 30 % de biodiversité en plus, bien-être animal, préservation de la qualité de l’eau,…
  • JOURNAL DE LA RÉGION OCCITANIE
    Ce support a été distribué à plus de 3 millions d’exemplaires en Occitanie
  • RELATIONS PRESSE
    La presse a été informée de tout ce qui s’est déroulé sur notre territoire durant cette période : Printemps BIO et Semaine de la Bio
  • INFOS DIGITALES
    Différentes actualités ont été diffusées sur les sites Internet et réseaux sociaux de la Région Occitanie et d’Interbio Occitanie
  • RELAIS DE COMMUNICATION DES 18 MAISONS DE MA RÉGION
    Les Maisons de ma Région ont également participé a diverses opérations et événements locaux afin de promouvoir la Bio locale.

2ÈME ÉDITION DE LA SEMAINE DE LA BIO RÉGION OCCITANIE / 8 AU 15 JUIN 2024

La Semaine de la Bio est une initiative annuelle de la Région Occitanie visant à promouvoir l’agriculture biologique en Occitanie. Cet événement permet de mettre en lumière les pratiques durables des agriculteurs bio et d’encourager les consommateurs à adopter le #BioRéflexe. En participant à ces diverses activités, le public pourra mieux comprendre les bénéfices environnementaux, économiques et sociaux de l’agriculture bio.

Pour cela, différentes actions ont été menées par les acteurs de la Bio en Occitanie et la Région Occitanie :

  • Mobilisation par des acteurs de la Bio en Région pour l’organisation d’événements grand public
  • Page dédiée sur les sites Internet d’Interbio Occitanie et de la Région Occitanie
  • Menu Bio dans les Lycées et webinaire dédié aux gestionnaires
  • Réalisation d’outils de communication #BioRéflexe pour les producteurs, magasins, entreprises bio d’Occitanie par Interbio Occitanie (sacs réutilisables, présentoirs magasins, tabliers, panneaux d’affichage, autocollants, …)

#BIOREFLEXE EN MAGASINS BIO : POUR DÉCOUVRIR LES ENTREPRISES ET LES PRODUITS D’OCCITANIE !

Du 22 mai au 29 juin, 68 jours d’animations en magasins bio ont été organisés sur toute la région Occitanie. Au bilan :

  • 44 magasins spécialisés bio
  • 17 entreprises participantes
  • 60 produits proposés en dégustations, dont des biscuits, du pain, des conserves, des fruits frais, des produits vegan, des épices, du tofu, du fromage, des yaourts, de la bière, du chocolat

La clientèle des magasins a été séduite par la démarche de l’opération #BioRéflexe ! Ils ont apprécié découvrir ou redécouvrir des producteurs de leur région.

Par Laureline Terris, d’Interbio Occitanie


Qui sont les acheteurs de vin bio ? 7

Qui sont les acheteurs de vin bio ?

Sources : d’après l’étude Millésime BIO-Circana 2023 sur « Les acheteurs de vin bio en France : quelles dynamiques? Quelles attitudes? »

 

L’Observatoire européen de laconsommation de vin bio* révélait en 2021 que 77 % des français interrogés (soit 1000 personnes) avaient consommé du vin au moins une fois au cours des 6 derniers mois, soit un recul de 6 % par rapport à 2015. En parallèle, on observait une progression de la consommation de vin bio de 18 % par rapport à 2015 : 54 % des français interrogés avaient déjà consommé du vin bio, dont 11 % de consommateurs réguliers et 43 % d’occasionnels.

En 2023, le marché du vin bio continue de croître. Selon l’Agence Bio, il a progressé de 9 % en valeur et de 3 % en volume par rapport à 2022, au sein d’un marché du bio alimentaire dont le chiffre d’affaires se stabilise après un recul en 2022 et alors que le marché du vin est toujours touché par la déconsommation.

L’étude Millésime BIO-Circana, présentée dans cet article, vise à mieux connaitre les acheteurs de vin bio aujourd’hui et à caractériser leurs habitudes d’achat. Celle-ci a été menée du 5 au 9 septembre 2023 sur 1054 consommateurs de vin bio français.

(*) Etude Millésime BIO-IPSOS réalisée auprès de 3000 personnes en France, au Royaume-Uni et en Allemagne du 22 septembre au 08 octobre 2021

QUEL EST LE PROFIL DES ACHETEURS DE VIN BIO ?

On retrouve autant de consommateurs que de consommatrices (50 % d’hommes et 50 % de femmes). L’âge moyen des consommateurs de vin bio correspond à celui des acheteurs de vin en général, 51 ans, avec une répartition équilibrée sur les tranches d’âge de 35 à 64 ans. (cf fig. 1)

Ce sont plutôt des consommateurs aisés (39 % sont des CSP+* contre 28 % de la population française), à tendance plutôt urbaine (37 % vivent en centre-ville, 34 % en périphérie d’une grande ville et 29 % en milieu rural).

La répartition géographique des acheteurs de vin bio selon les régions est semblable à celle de la population française. Cependant, 57 % des acheteurs de vin bio interrogés sont des personnes seules ou en couple et 56 % d’entre eux sont sans enfant.

Mais le profil des acheteurs de vin bio tend à se rajeunir et à se diversifier ! 39 % ont commencé à acheter du vin bio au cours des 12 derniers mois (cf fig. 2) et parmi les acheteurs de moins de 6 mois on rencontre davantage de CSP–* (33 % vs 26 % en moyenne des acheteurs de vin bio), d’inactifs 42 % (vs 35 % en moyenne) et d’acheteurs de moins de 25 ans (12 % vs 5 % en moyenne).

QUELLES SONT LES HABITUDES D’ACHATS DES ACHETEURS DE VIN BIO AUJOURD’HUI ET À L’AVENIR ?

Aujourd’hui, 54 % des acheteurs de vin bio en achètent au moins une fois par mois et plus d’un acheteur sur 4 en achète au moins 2 fois par mois (cf fig.3).

Que ce soit depuis un an ou en prévision pour l’avenir, on note une dynamique positive d’achat (ou de prévision d’achat) de vin bio (cf fig. 4). En effet, 37 % de ces acheteurs pensent avoir augmenté leurs achats depuis un an (contre 11 % qui pensent les avoir diminués) et 32 % pensent augmenter leurs achats de vin bio à l’avenir (contre 12 % qui pensent les diminuer).

Outre les vins bio, 4 acheteurs sur 5 sont également friands d’autres catégories de boissons alcoolisées bio, en particulier le cidre et la bière bio.

Beaucoup d’acheteurs sont mixtes : 92 % achètent des vins bio et non bio et les vins bio représentent 42 % de leurs achats de vin (cf fig. 5). Il existe donc un potentiel de croissance important pour la filière vin bio chez ces consommateurs !

(*) catégories socioprofessionnelles : + ou -, sous-entendu disposant d’un pouvoir d’achat plus ou moins élevé que la moyenne.

QUELS CIRCUITS DE DISTRIBUTION FRÉQUENTENT LES ACHETEURS DE VIN BIO ET POURQUOI ?

Les acheteurs de vins bio fréquentent plus de circuits pour leurs achats de vin bio (3,2 circuits) que pour leurs achats de vins non bio (2,5 circuits). Les cavistes (fréquentés par 44 % des acheteurs), la vente directe (39 % des acheteurs) et les magasins bio (31 % des acheteurs) sont plus fréquentés pour l’achat de vin bio que de vin non bio contrairement à la GSA, qui accueille tout de même 82 % des acheteurs de vin bio. Ce dernier circuit est pratique, attractif pour les prix et présente une large offre de produits et de conditionnement. Cependant il est mal noté par les acheteurs en termes de satisfaction globale car il propose peu de conseil.

Au contraire, la vente directe au domaine, qui permet de déguster, de découvrir le vignoble, le domaine et d’échanger avec le vigneron est le circuit généralement le mieux évalué et celui en lequel les acheteurs ont le plus confiance. Chez les cavistes, les acheteurs de vin bio vont apprécier la sélection des vins proposés, la qualité des produits et le conseil personnalisé de leur caviste.

Dans les magasins bio, les acheteurs apprécient dans le rayon vin les sélections, la diversité des appellations et la qualité des produits. Enfin, les circuits onlines se démarquent pour leur offre plus large que sur les circuits cavistes et les magasins bio.

La figure 6 présente par circuit, le classement des raisons pour lesquelles les acheteurs de vin bio choisissent un point de vente.

Quel que soit le circuit, 1 acheteur sur 3 plébiscite les vins bio de petits producteurs locaux mais aussi les vins bio sans sulfites ajoutés. Interrogés sur leurs attentes pour chaque circuit de distribution, les acheteurs souhaitent également plus d’informations sur les producteurs et ce quel que soit le circuit !

Enfin côté prix, les acheteurs de vin bio considèrent qu’à partir d’un certain montant, le vin doit être bio : Entre 5 et 10 euros, 27 % des acheteurs de vin bio estiment qu’il est indispensable qu’un vin soit bio. Au-dessus de 15 euros, ils sont 36 %. La filière bio se doit de promouvoir l’existence d’une offre complète de vin bio à tous les prix. En effet, le prix reste encore un frein à la fréquentation de certains circuits de distribution pour l’achat de vin bio, notamment les magasins bio et les cavistes.

UN DYNAMISME NOTABLE SUR LA CONSOMMATION DE VIN BIO

En résumé on peut retenir que le bio continue à recruter avec 39 % de néo acheteurs de vin bio avec un profil qui tend à se rajeunir et se diversifier.

Les acheteurs de vins bio ont développé leurs achats et pensent continuer à les développer. Ils achètent aujourd’hui majoritairement des références non bio mais représentent un « réservoir » de croissance important pour le marché des vins bio en France. En effet, si le vin qu’ils achètent leur plait, ils font le choix du bio !

La qualité adaptée au goût des consommateurs et la mise en avant des références bio dans chacun des circuits de distribution fréquentés contribueront au développement des marchés de vin bio.

Les attentes des acheteurs de vins bio sont claires : du local, des vins de qualité, du conseil, le contact avec les producteurs. Chaque circuit a sa spécificité et ses atouts pour répondre à ces attentes, mettre en avant une offre bio et garantir un bon rapport qualité-prix.

POUR ALLER PLUS LOIN
Retrouvez le replay de la conférences Millésime BIO « Les acheteurs de vin bio en France : Quelles dynamiques ? Quelles attitudes ? » sur le site : www.millesimebio.com

Par Valérie Pladeau, Sudvinbio

Crédits photos : Shutterstock


Enquête production et commercialisation du miel en Occitanie 2023 8

Enquête production et commercialisation du miel en Occitanie 2023

Chaque année, l’ADA Occitanie diffuse auprès des apiculteur·rices de la région une enquête portant sur la production et la commercialisation du miel. Cette enquête permet d’acquérir des références régionales et d’avoir des données chiffrées permettant d’objectiver les retours de terrain dès la fin d’année puisque l’enquête est clôturée au mois d’octobre. En 2023, 72 personnes y ont répondu dont 37 en agriculture bio ou en cours de conversion. Les éléments présentés ici ne portent que sur l’échantillon de réponses pour la bio et conversion.

Sur les 37 réponses, 19 venaient de personnes ayant entre 150 et 399 colonies (51%), 8 avaient entre 50 et 149 colonies, 6 (dont 2 en conversion) avaient moins de 50 colonies et 4 avaient 400 colonies et plus. Les réponses proviennent de 12 des 13 départements occitans (pas de retours du Tarn-et-Garonne).

LA COMMERCIALISATION DU MIEL

Les tarifs de vente des miels dépendent bien sûr du circuit de commercialisation : vente directe (de l’apiculteur·rice au consommateur·rice final·e), demi-gros (vente dans le conditionnement final à un intermédiaire) ou vrac (vente en fût ou en seau). Les tarifs dépendent également du miel, les miels de colza, tournesol et printemps sont globalement moins bien valorisés. Afin de prendre un cas comparable et avec le plus de réponses possibles, on peut faire un focus sur le miel de châtaignier. Pour ce miel, le prix de vente TTC moyen en vente directe est de 19€/kg, 15€ en demi-gros et 11€ en vrac. Depuis 2 ans, les ventes et les cours des produits bio ont chutés. Cependant, dans notre panel de 37 réponses en apiculture biologique et 35 en non-labellisé, les tarifs en bio restent supérieurs aux ventes sans label bio. Ainsi, en vente directe pour l’exemple du miel de châtaignier, la plus-value du bio est de 19%, en demi-gros de 15% et en vrac la plus-value du bio est de 38%. Attention, il s’agit des retours pour 2023 avec une enquête close avant une baisse des tarifs et des volumes rapportés par des apiculteur·rices professionnel·les à l’automne 2023 pour le marché du vrac. Sur les volumes de vente, les retours sur les baisses des livraisons concernent surtout le demi-gros et le vrac, la vente directe se maintenant davantage grâce à la relation directe avec les consommmateur·rices et la confiance sur les produits et les modes de production.

En moyenne, les apiculteur·rices ayant entre 150 et 400 colonies vendent plus de la moitié de leur production en vente directe, pour les moins de 150 colonies ce sont près des 3/4 de la production qui sont vendus par ce circuit. Pour les plus de 400 colonies, moins d’1/4 de la production est vendue en direct. Le demi-gros représente autour d’1/3 des volumes de vente pour les plus de 150 colonies. La vente en vrac représente presque la moitié des volumes vendus pour les apiculteur·rices de plus de 400 colonies. Ces moyennes cachent de grandes disparités avec par exemple une personne avec moins de 50 colonies vendant l’intégralité de sa production en vrac alors que les autres personnes avec moins de 50 colonies vendent 100% en vente directe.

LA PRODUCTION DE MIEL

En 2023, les rendements en miel étaient sensiblement supérieurs à 2022 avec une moyenne de 15,74 kg de miel par colonie d’abeille mise en production de miel contre 14,13 l’année précédente. On notera toutefois que l’augmentation est plus marquée pour les apiculteur·rices de loisir et en pluri-activité que pour les apiculteur·rices détenant plus de 150 colonies en production. En effet, les apiculteur·rices détenant entre 150 et 399 ont une moyenne de production de 1kg de miel en plus par colonie mais les apiculteur·rices de 400 colonies et plus ont une moyenne inférieure de 1kg.

Si on regarde le nombre de personne plaçant leurs colonies sur chacune des miellées, on constate que la miellée de châtaignier est la plus sollicitée avec 23 réponses sur les 37 de l’échantillon. Viennent ensuite le Montagne (19 réponses), acacia et printemps (16 réponses), le miel d’été (14) et de bruyère blanche (13 réponses soit plus d’1/3 des répondant·es). 21 autres miels ont été mentionnés mais chacun par moins de 10 apiculteur·rices.
Cela met en avant la grande diversité des paysages et des ressources florales de la région. En effet, l’ensemble des miels cités sont produits en Occitanie même si l’acacia, le châtaignier et surtout la lavande sont aussi produits dans des régions limitrophes, Nouvelles-Aquitaine pour le châtaignier et l’acacia, PACA et AURA pour la lavande.

Les quantités moyennes de miel produit par colonie mise en production sur la miellée les plus importantes sont observés sur lavande (16kg/colonie), le miel de causse et de tilleul (environ 12,50kg/colonie). Les miels de châtaignier, de montagne et de tournesol, 3 miellées majeures en Occitanie, donnent en moyenne autour de 10kg de miel par colonie apportée sur ces miellées.

Lorsqu’on regarde les départements pour lesquels de nombreuses miellées sont possibles, les Pyrénées-Orientales se démarquent avec 19 miellées. Néanmoins, considérant les conditions de sécheresse extrême que le département a connu en 2022-2023, certaines miellées ont donné des rendements très faibles voire dans certains cas pas de récolte de miel du tout. Suivent l’Hérault et la Haute-Garonne avec 11 miellées chacun.

Les 2/3 des répondant·es estiment que leur production de miel en 2023 est en baisse par rapport à une année « normale », parmi lesquels près de 2/3 l’estiment même en forte baisse. Pour 20% des répondant·es il s’agit d’une année moyenne et 15% estiment avoir une production en légère augmentation. Néanmoins, il ressort que pour maintenir les volumes de miel produits, cela demande beaucoup plus de travail et de charge mentale qu’auparavant car les miellées sont incertaines et il faut savoir s’adapter au fil de la saison en fonction des conditions météorologiques en adaptant son circuit de transhumance et éventuellement en multipliant les miellées. De plus, même si de mauvaises conditions printanières peuvent être compensées par des miellées tardives, cela implique un allongement de la saison apicole et peut obliger de réorganiser la stratégie de lutte contre le varroa.

Par Anne Charlotte Metz, ADA Occitanie

Crédits photos : Shutterstock


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Interbio Occitanie partenaire d'Agri Agro Pro - 4 décembre 2024

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Des résultats innovants dans la protection intégrée de l'amandier en AB 12

Des résultats innovants dans la protection intégrée de l'amandier en AB

SYNTHÈSE DES TRAVAUX MENÉS POUR LUTTER CONTRE LES RAVAGEURS ET MALADIES DANS LE CADRE DU PROJET LEVEAB (1)

La filière Amande française connaît ces dernières années un renouveau. Les projets de plantation se multiplient, notamment en AB, sur tout le bassin de production. En bio, les producteurs.rices doivent faire face à de nombreux défis techniques. Les moyens de lutte contre les ravageurs et les maladies sont peu nombreux et présentent des efficacités relatives. C’est pourquoi la relance de la filière nécessite le concours de la recherche.

Plusieurs programmes d’expérimentation sont actuellement en cours. Parmi eux, le projet LEVEAB, Lauréat du CasDAR (2), a été présenté le 6 février 2024 à l’INRAE d’Avignon aux acteurs de la filière, lors d’un Colloque dédié à l’amande bio française. Mené sur 3 régions (PACA, Occitanie et Sud Rhône-Alpes), le projet a mobilisé 13 partenaires (3) pour une durée de 3 ans et demi (2021-2024). Parmi eux, 3 organismes d’Occitanie étaient mobilisés : la Chambre Régionale d’Agriculture, le CivamBio 66 (Pyrénées-Orientales) et le Biocivam 11 (Aude).

Produire des amandes, notamment en bio, est tout sauf facile. Certes, l’arbre est bien adapté à la région méditerranéenne, mais il est aussi victime de maladies et de ravageurs, plus présents avec le changement climatique.

Diverses méthodes et produits alternatifs innovants, visant à lutter contre les bioagresseurs en vergers d’amandiers, ont été expérimentés durant le projet, aussi bien en laboratoire que sur le terrain, par des essais conduits en stations expérimentales et chez les producteurs.rices.

ESSAIS DE PRODUITS ALTERNATIFS POUR LUTTER CONTRE EYYTOMA AMYGDALI EN AB

Les dégâts provoqués par la guêpe de l’amandier, Eurytoma amygdali, peuvent affecter jusqu’à 80% de la production en l’absence d’interventions. Eurytoma est réparti sur l’ensemble du bassin Méditerranéen français, de la Provence aux Pyrénées-Orientales, et sévit également dans le sud de l’Espagne depuis 2010. Son cycle se caractérise par des émergences en France autour de la mi-avril, date qui dépend fortement des conditions climatiques (DHILLIT-LEMONNIER et al, 2021).

Les traitements contre Eurytoma sont raisonnés en fonction des données météo locales et du cycle du ravageur (dispositif de suivi de boîtes/bouteilles d’émergences des adultes). Les partenaires de LEVEAB ont testé plusieurs stratégies de lutte reposant principalement sur l’utilisation de barrières physiques, notamment l’argile (Kaolinite calcinée). En cas de forte pression du ravageur, la stratégie recommandée est de faire un premier traitement à 50 kg/ha d’argile, suivi de une à deux autres applications dosées à 30 kg/ha espacées d’environ 1 à 2 semaines (selon les conditions de lessivage). Le premier traitement est positionné dès l’apparition des premiers individus femelles dans les boîtes ou bouteilles d’émergence.

Après des dizaines d’essais de différents produits, voire de combinaisons de produits, tels que l’argile, les huiles essentielles ou encore des insecticides naturels, une première conclusion apparaît : l’argile semble tirer son épingle du jeu. Encore faut-il respecter le nombre et la fréquence des applications.

L’efficacité de l’argile semble diminuer lorsque la pression sanitaire augmente. Un essai comparant 2 passages en sens inverse à 25 kg/ha de produit chacun, au lieu d’un seul passage à 50 kg/ha ne met pas en évidence de différences significatives. Il n’y a pas suffisamment de références sur le gain d’efficacité éventuel avec l’ajout d’un adjuvant.

D’autres types de barrières physiques ont été testées (Chaux éteinte Ca(OH)2 : BNA Pro (liquide, 600 g/l) et CALCIBLANC (poudre, 95 %). Sur un essai (avec DECCOSCREEN et CALCIBLANC), nous n’obtenons pas de différence significative avec la référence Argile : efficacité comparable.

3 essais comprenant 2 applications d’argile (à 50 kg/ha) associées au Success (à 0,2 l/ha) apportent des gains d’efficacité par rapport à l’argile seule, gain allant de 17 à 48 %.

Enfin, l’argile a été testée avec des huiles essentielles (HE) dosées à 60 ml/ha en majorité. Parmi 11 huiles essentielles testées, ce sont le Géranium et le Palmarossa (géraniol), ainsi que l’oignon et le romarin qui paraissent les plus efficaces. Les mélanges d’HE ne semblent pas apporter de plus-value par rapport aux huiles seules. Nous n’observons pas non plus d’effet supplémentaire en augmentant la dose d’HE de 60 ml/ha à 120 ml/ ha

D’AUTRES ALTERNATIVES À L’UTILISATION DE BARRIÈRES PHYSIQUES :

3 volets de recherche sont développés en laboratoire :
1. L’identification de molécules de kairomones (4), substances émises par l’amandier qui pourraient attirer le ravageur Eurytoma amygdali et qui seraient utilisées pour un piégeage de masse du parasite.
2. La recherche de phéromones de marquage de ponte (substances chimiques émises par Eurytoma) comme molécules répulsives.
3. La recherche de parasitoïdes. Actuellement il n’existe pas de parasitoïdes inféodés à Eurytoma et les travaux de recherche sont chronophages, notamment sur le développement des stratégies de lâchers de ces parasitoïdes oophages (5).

Plusieurs expérimentations ont été menées en vergers avec :
-> Des essais préliminaires d’utilisation de COV (Composés Organiques Volatiles (6)). Un essai préliminaire a été effectué avec 3 COV identifiés comme  répulsifs ou attractifs. Le dispositif de l’essai n’a pas été suffisant pour mettre en évidence un effet attractif ou répulsif des molécules testées en application directe à la concentration de 50 μl/ml.
-> 3 essais préliminaires d’hormones anti-oviposition (7). Les 2 essais avec pulvérisation au solo à dos n’ont pas donné de résultats concluants. A l’inverse 1 essai où l’application est réalisée manuellement sur fruit (vaporisateur) soit avec une solution directe PAO à 1mg/l soit avec une solution avec extrait de macérat d’abdomen d’Eurytoma, nous obtenons des efficacités respectives de 77 et 88%. Ce constat peut s’expliquer par une concentration insuffisante des dépôts sur le fruit avec les essais en pulvérisation au solo à dos.

La piste la plus prometteuse semble être la recherche de kairomones. En effet, lorsque l’insecte pond, il laisse des phéromones pour indiquer que l’amande est occupée. Les autres pondeuses s’en détournent alors. Les chercheurs vont mettre au point un « cocktail » qui devra avoir le même effet.

La pose de filets est aussi une méthode intéressante dans un contexte réglementaire proposant moins de disponibilité de molécules. Celle-ci permet une protection contre les divers autres ravageurs : Monosteira (faux-tigre), cicadelles, … Cependant, l’investissement est lourd et le filet ne s’adapte qu’aux amandiers plantés en haies fruitières.

RÉSULTATS ET PISTES D’ÉTUDES SUR FAUX TIGRE ET CICADELLES

En cours de projet, le faux tigre de l’amandier et la cicadelle verte ont été intégrés aux essais, car dans certains vergers ils se sont révélés bien plus problématiques. L’ensemble des essais ont révélé la kaolinite comme une stratégie pertinente pour limiter les dégâts. Appliquée avant l’arrivée du faux tigre, on obtient une efficacité moyenne de 50% sur la présence de dégâts importants par au témoin non traité (TNT). L’ajout d’une huile essentielle (HE) à l’argile n’a pas montré d’efficacité supplémentaire. L’application foliaire de nématodes au printemps peut être efficace, seulement lorsque l’on dispose des bonnes conditions d’application (humidité prolongée).

Dans un contexte de faible pression, la kaolinite peut aussi être une solution contre la cicadelle. Cependant, les essais ont montré la nécessité de bonnes conditions d’application.

RÉSULTATS ET PISTES D’ÉTUDES SUR MALADIES

Un critère important à considérer dans le contrôle des maladies est la résistance variétale : le programme LEVEAB a permis aux amandiculteurs et aux techniciens d’apprécier le comportement des variétés vis-à-vis des maladies dans les conditions pédoclimatiques du sud de la France. Quel que soit le niveau de résistance, la protection sanitaire reste indispensable.

STRATÉGIE SUR LES MALADIES DE BLESSURE : MONILIOSE ET FUSICOCCUM
Elle repose sur des méthodes de lutte prophylactiques. Il est recommandé de choisir une parcelle exposée au vent (éviter les zones humides et les bas fonds). Éviter de trop densifier la plantation sur le rang et optimiser la conduite de la taille en favorisant des puits de lumière. Enfin, en cas de premiers foyers détectés, il est indispensable d’éliminer l’inoculum présent par la taille, puis le brûlage des rameaux atteints par le fusicoccum (opération indispensable en verger à fort inoculum).

STRUCTURER LA FILIÈRE POUR FAIRE EXISTER UNE AMANDE BIO OCCITANE

Relancer une filière agricole n’est pas simplement synonyme de maîtrise technique. Il s’agit également d’organisation, de matériels et d’équipements adéquats, de prix rémunérateurs, de visibilité sur les marchés, … C’est pourquoi en parallèle de leur participation au projet LEVEAB, le CivamBio66 et le Biocivam 11, accompagnent depuis 2018, un groupe régional de producteurs.rices d’amandes bio regroupé.e.s au sein d’un GIEE nommé «Initiative Bio Amandes». L’accompagnement de ce collectif a permis d’initier la structuration d’une filière locale en Occitanie à travers : la relance de l’UPARO (Union des Producteurs d’Amandes du Roussillon et d’Occitanie), l’organisation de journées d’échanges techniques, de démonstrations de matériels, de visites de terrain et d’un voyage d’étude en Catalogne Sud, de formations spécifiques (taille, prix de revient), … Aujourd’hui, cette dynamique se poursuit autour d’un collectif resserré de 6 producteurs/trices , principalement situées dans l’Aude et le Tarn ayant pour objectif de poursuivre le travail de structuration précédemment engagé par la création d’une marque collective afin d’ améliorer la visibilité d’une amande bio occitane de qualité, en vue d’une meilleure valorisation par un prix juste et rémunérateur. Les producteurs sont également en train de s’équiper afin de pouvoir réaliser le cassage de leurs amandes dans leurs fermes respectives en mutualisant du matériel. D’autre part, la création d’un nouveau GIEE Amandes Bio Occitanie pour 2024/2025 permettra aux producteurs de consolider leurs pratiques, mais également de continuer à structurer la filière bio.

Contacts :
Margaux ALLIX (CivamBio 66) et Gwenaëlle DIDOU (Biocivam 11)

Protection du verger : lutte conjointe de ces maladies avec 2 à 3 interventions selon conditions climatiques pendant la période de floraison, du stade E à H. Les spécialités à base de cuivre ne sont autorisées que contre la bactériose. Jusqu’au stade G, de nombreuses spécialités à base de sulfate de cuivre peuvent être utilisées ou encore l’usage de l’oxyde cuivreux (NORDOX 75 WG® est un fongicide de contact à effets préventifs et curatifs)…

Le polysulfure de calcium (Curatio®) en curatif juste après une pluie présente une efficacité sur monilia (références abricotier), donc il est possible de compléter les cuivres avant pluie par du Curatio® après pluie puisqu’il y a la dérogation d’emploi sur amandier en 2024. Cependant, en cas d’attaque importante de fusicoccum sur une parcelle, ces interventions en AB ne sont pas suffisantes. Par contre, elles devraient permettre à un verger propre de ne pas décrocher.

STRATÉGIE SUR LES MALADIES DE CONTACT : ROUILLE ET CORYNEUM
Pour ces maladies du feuillage, 2 essais BPE (Bonnes Pratiques Expérimentales) conduits sur coryneum, montrent la phytotoxicité du cuivre sur amandier, d’où l’importance des conditions et des doses d’utilisation. Curatio® montre une efficacité sur rouille sur des espèces fruitières (avec une dérogation sur amandier). On connait également sur rouille l’importance du Manganèse et du Zinc (essais sur abricotier notamment), d’où la possibilité de faire 2 ou 3 application d’un engrais foliaire, surtout en cas de déficit dans les feuilles de ces deux éléments minéraux.

1. Lever les Verrous à la culture de l’Amandier en Agriculture Biologique
2. Compte d’affectation spécial pour le développement agricole et rural
3. CETA de Cavaillon, Biocivam11, CivamBio66, Chambre d’agriculture 13, Chambre d’agriculture 26, Chambres régionales d’agriculture d’Occitanie et de PACA, GRAB Avignon, GRCETA Basse-Durance, INRAe, La Compagnie des amandes, LEGTA d’Aix Valabre, Station expérimentale La Pugère
4. Substance, parfois odorante, produite par les individus d’une espèce, qui induit, chez ceux d’une autre espèce, un comportement défavorable à l’espèce émettrice, mais parfois bénéfique à l’espèce réceptrice.
5. Les parasitoïdes oophages se développent aux dépens d’oeufs d’insectes ou d’araignées et sont parasites de l’oeuf à la nymphe. Il s’agit le plus souvent d’insectes de l’ordre des Hyménoptères (telles que les micro-guêpes de la famille des Trichogrammatidae).
6. Les composés organiques volatils, ou COV sont des composés organiques pouvant facilement se trouver sous forme gazeuse dans l’atmosphère terrestre. Ces médiateurs chimiques permettent aux insectes et aux plantes de communiquer.
7. Hormones anti-oviposition : hormones ayant pour effet d’empêcher le dépôt d’oeufs (ici dans l’amandon)

BIBLIOGRAPHIE :

  • DHILLIT-LEMONNIER, Cora, JALOTO, Pedro, LEVEQUE, Apolline, et al (2021). Rapport technique-Projet d’élèves ingénieurs n [9] Recensement de l’impact et des méthodes de lutte du ravageur de l’amandier Eurytoma amygdali (guêpe de l’amande).
  • Guide SudArbo® – Guide de la protection raisonnée et biologique en Languedoc Roussilon – 2024
    https://vu.fr/ZIult
  • Fiche SudArbo® 2012 : Chancre à Fusicoccum du pêcher et de l’amandier
    https://vu.fr/CQfUJ
  • BSV Amandier Provence

Par Margaux ALLIX, CivamBio66, Carole CALCET et Gwenaëlle DIDOU, Biocivam11 et Cédric PORTAL, Chambre régionale d’agriculture d’Occitanie

Crédits photos : Shutterstock