Interbio Occitanie aux Pyrénéennes les 19 et 20 septembre
Salon agricole du sud ouest, Les Pyrénéennes fait partie des foires agricoles les plus importantes sur le plan national. Cette année, elles ont eu lieu du 19 au 22 septembre 2024 au Parc des Expositions du Comminges à Villeneuve-de-Rivières (31).
Les interprofessions régionales se sont retrouvées autour d’un stand commun, au cœur de la Halle des Pyrénées. Interbio Occitanie y était avec son GRAND quizz sur la bio d’Occitanie !
Ce fut également l’occasion d’inviter Carole Delga pour échanger sur les enjeux communs à toutes les filières : souveraineté alimentaire, renouvellement des générations, attractivité des métiers, structuration et investissements.
Une rencontre constructive pour un secteur majeur de l’économie régionale.
Les temps forts
Cette 13ème édition fut organisée sous le signe d’un travail coopératif entre tous avec pour thématique « La transmission » !
➺ Les concours bovins
En plus des concours nationaux et interdépartementaux des races bovines, le salon a également accueilli des concours dans les autres filières : chevaux de trait (interdépartemental), chiens de troupeaux (régional), ovins (régional), avicole et cuniculé (interrégionaux).
➺ Pour les enfants
Durant les 4 jours, les éleveurs, partenaires et exposants ont adapté leur contenu afin d’expliquer concrètement aux enfants leur rôle, leurs missions et leur métier. Ils ont proposé un grand nombre d’atelier et d’animation.
Retour sur la Fête des Vendanges au Domaine de Candie
L’occasion pour Interbio Occitanie de rencontrer le public familial de l’événement en invitant petits et grands à se prêter à notre « quizz » et à en apprendre davantage sur l’Agriculture Biologique dans la région. Il faut dire que le cadre s’y prêtait particulièrement puisqu’au-delà des animations nombreuses proposées ce jour-là, le Domaine de Candie, domaine municipal en régie agricole, cultive en bio la totalité de ses 250 hectares de vignes, céréales et légumineuses…
Retour sur la Journée Européenne de la Bio aux Halles de la Cartoucherie
Avec 2,5 millions de visiteurs accueillis en à peine un an d’ouverture, les restaurants et commerces des halles sont au cœur d’un lieu déjà emblématique dans le paysage culinaire toulousain !
Le 23 septembre dernier, Interbio Occitanie est allée à la rencontre de ces professionnels pour aborder avec eux la question du bio au resto. Au programme de notre intervention : présentation de nos actions en direction de la restauration commerciale, échange avec des maraichers bio, et dégustation animée de tomates, poivrons, piments.
Pour nous, pour la planète - Pour nos producteurs d'Occitanie, Anthony Jelonch part à leur rencontre
Premier arrêt chez Alban Capy, maraicher et éleveur bio dans le Lot( 46). Puis, chez Julien Franclet, producteur de vin bio dans le Gers (32).
Qu’est ce que signifie élever des animaux en bio ? Produire des légumes bio ? Du vin bio ? Et comment ça se passe après les vendanges dans une cave bio ? Anthony, passionné d’agriculture, échange avec nos producteurs bio qui vous répondront par le biais de ces deux nouvelles vidéos remplies de convivialité, de gourmandise et de fierté !
Nous en profitons pour remercier nos producteurs bio d’Occitanie qui nous ont rejoints autour d’une belle tablée composée de délicieux produits bio d’Occitanie.
Via le lien ci-dessous, vous pourrez également accéder aux photos du off des deux tournages (en bas de page).
Webinaire Référencement BIOCOOP - Jeudi 21 novembre de 13h30 à 15h
Interbio Occitanie et ses membres vous proposent d’assister à un webinaire dédié au référencement chez Biocoop le jeudi 21 novembre de 13h30 à 15h.
L’objectif du webinaire, destiné aux entreprises et producteurs d’Occitanie, est d’en apprendre plus sur les différentes modalités de référencement sur ce réseau, du niveau direct magasin au niveau national.
Au programme :
- Anne-Sophie DELBES, chargée du développement local Biocoop sud-ouest et Mathilde PEPIN LEHALLEUR, chargée du développement local Biocoop sud-est :
• Le fonctionnement des plateformes régionales sud-ouest et sud-est
• Le référencement local selon Biocoop : cahier des charges et spécificités
• Le référencement national - Muriel LE SANN, chargée du développement d’OCCIBIO : présentation de la plateforme des produits locaux pour les magasins Biocoop du grand Toulouse
- Clémentine CALVIGNAC LE GOFF, Gérante du magasin BIOCOOP BIOTERIVE à Auterive (31) : le fonctionnement du référencement, du point de vue des magasins
Webinaire ouvert à tous : entreprises et producteurs bio d’Occitanie
- Gratuit pour les adhérents au réseaux membres d’Interbio Occitanie : Océbio, La Coopération Agricole Occitanie, Sud Vin Bio, GAB et Civam Bio d’Occitanie,
- Gratuit pour les producteurs d’Occitanie (statut agricole : EIRL, SCEA, GAEC, EARL, …)
- Payant pour les entreprises non adhérentes : 45 € HT
Créer un atelier de diversification quand on est viticulteur ? Un projet qui se construit pas à pas
Ces dernières années, la diversification a le vent en poupe dans les exploitations viticoles. En adéquation avec les principes de l’Agriculture Biologique qui prône la diversité végétale, elle est surtout une manière de s’adapter aux difficultés actuelles de la filière viticole.
Créer un atelier de diversification équivaut à réorienter une partie de sa surface agricole utile, ce qui engendre une prise de risque notamment sur l’équilibre économique de l’exploitation. Il est donc indispensable de murir son projet afin d’en assurer la réussite.
Plusieurs paramètres sont à prendre en compte dans le cadre d’un projet de diversification en production végétale :
LA COMMERCIALISATION DES PRODUITS
La première approche doit être celle des débouchés et de la commercialisation. Les filières en productions végétales sont plus ou moins structurées, la valorisation peut alors se faire en circuit long ou court. En parallèle, la transformation et le stockage des produits peuvent être opportuns voire indispensables pour allonger la période de vente et valoriser au mieux les volumes… Tous ces éléments doivent orienter le choix de l’atelier de diversification et être réfléchis avant la mise en place de ce dernier, tout en restant vigilant à l’effet « mirage » que peuvent provoquer certaines filières de niche rapidement saturées.
LE FONCIER
La production doit être adaptée à la parcelle agricole choisie, à son climat local (historique de gel, sécheresse…), à son sol (profondeur, pH, texture, taux de matière organique…), à sa topographie… La réglementation phytosanitaire en vigueur est également à prendre en compte (distance avec les riverains, avec les cours d’eau…), ainsi que la réglementation sur l’épandage des matières organiques en zone vulnérable.
L’IRRIGATION
La diversification est souvent vue comme une réponse au changement climatique. Il faut cependant garder à l’esprit que la vigne est l’une des cultures les plus résilientes face à la sécheresse. En climat méditerranéen, l’absence d’irrigation limitera fortement les possibilités de diversification, notamment si l’on recherche la régularité de production et la rentabilité du nouvel atelier, c’est particulièrement le cas pour les pommiers, les pêchers, les agrumes ou le maraîchage d’été.
L’ÉQUILIBRE ENTRE COÛTS ET REVENUS
Un chiffrage prévisionnel est essentiel pour s’assurer de la rentabilité de l’atelier de diversification. Ce dernier doit prendre en compte les coûts d’implantation, de production, les rendements moyens et les prix de vente. Il faut également prendre en compte le délai d’entrée en production ; les céréales sont valorisées quelques mois après leur semis, alors que des pistachiers pourront mettre jusqu’à 7 ans avant de pouvoir être récoltés. S’investir dans un nouvel atelier, c’est aussi s’assurer de disposer de la trésorerie pour sa mise en place.
TECHNICITÉ LIÉE À LA CULTURE / MODE DE PRODUCTION
La création d’un atelier de diversification emmène à l’apprentissage d’un second métier. Chaque culture nécessite des connaissances techniques et spécifiques (maîtrise phytosanitaire, récoltes, planification des rotations…). Il est primordial de s’assurer d’une montée en compétences agronomiques, de la présence du matériel adéquat sur l’exploitation ou d’identifier des prestataires de services pour effectuer les tâches à déléguer.
LA COMPATIBILITÉ ENTRE LA CONDUITE DE LA VIGNE ET L’ATELIER DE DIVERSIFICATION
Se diversifier, c’est devoir jongler entre plusieurs productions qui ont chacune leur calendrier, leurs périodes de charge de travail, leur besoin en main d’oeuvre… Il est indispensable de vérifier la compatibilité entre l’atelier de diversification et la conduite de la vigne. Les amandes et les premières grenades sont, par exemples, à récolter durant les vendanges.

AFIN DE VOUS AIDER À MURIR VOTRE PROJET DE DIVERSIFICATION, NOUS VOUS INVITONS À :
- Rencontrer et échanger avec des exploitants ayant déjà passé le cap.
- Participer à des journées techniques sur la thématique de la diversification.
- Contacter les conseillers techniques spécialisés.
- Se former auprès d’organismes compétents comme les Chambres d’agriculture.
- Se renseigner sur les dispositifs d’aide en cours.
D’Emma CARROT, chargée de mission Bio et Cyril SEVELY, chargé de mission Fruits et légumes, Chambre d’agriculture de l’Hérault
Crédit photo : Shutterstock
Filière volaille - L’Occitanie, 7ème région productrice d'œufs bio et 4ème région productrice de volailles de chair bio
Chaque année, l’Observatoire régional de l’agriculture biologique d’Occitanie publie un panorama d’une filière biologique régionale. En 2023, un panorama « oeufs » et un panorama « volailles de chair » ont été publiés. Retrouvez l’ensemble de nos publications sur le site internet d’Interbio Occitanie.
Le cheptel occitan de poules pondeuses bio a fortement augmenté à partir de 2018, et atteint en 2022, un cheptel de plus de 500 000 poules pondeuses pour 369 éleveurs. L’Occitanie est au septième rang des régions françaises en nombre de poules pondeuses bio et la deuxième région française en nombre d’éleveurs après l’Auvergne-Rhône-Alpes.
En 2022, l’Occitanie comptabilise 5 % du cheptel bio français. 13.6 % du cheptel régional de poules pondeuses est en bio.
Le Gers concentre la moitié du cheptel de poules pondeuses de la région avec des élevages d’une densité moyenne de 5400 poules pondeuses, supérieure à la densité moyenne nationale. L’Hérault, la Haute-Garonne et le Lot comptent entre 25 000 et 50 000 poules pondeuses. Les autres départements comptent moins de 20 000 poules pondeuses.


En 2022, l’Occitanie est la 4e région française en nombre de poulets de chair bio après les Pays de la Loire, la Nouvelle-Aquitaine et l’Auvergne-Rhône-Alpes. L’Occitanie compte 127 élevages qui produisent 1,2 millions de poulets de chair en 2022.
Les dynamiques par rapport à 2021 sont à la baisse de cheptel pour les principales régions françaises. En 2022, l’Occitanie comptabilise 9 % du cheptel bio français et 5,2 % du cheptel régional de poulet de chair est en bio.
En Occitanie, le palmarès des départements où le cheptel bio est le plus important est dominé de loin par le Gers (40 % du cheptel régional). Suivent ensuite le Lot, le Tarn-et-Garonne, et la Lozère.
Les filières avicoles sont peu structurées en région et principalement organisées vers de la vente directe, à l’exception du Gers dont les exploitations sont assez équitablement réparties entre des producteurs en filière intégrée et des producteurs indépendants pratiquant la vente directe et/ou la commercialisation en circuits courts de proximité.
LES OPÉRATEURS DE L’AVAL DES FILIÈRES AVICOLES EN OCCITANIE
Le principal opérateur intermédiaire de la filière oeuf est le centre d’emballage et de conditionnement. Cet outil, en majorité présent sur les exploitations, permet ainsi aux producteurs de diversifier les débouchés vers des épiceries, des magasins spécialisés ou encore vers la restauration collective et ainsi de développer la consommation d’oeufs bio de proximité. En 2023, en Occitanie, 77 centres agréés par les services de l’État ont une activité certifiée en bio.
Concernant les opérateurs de la filière volaille de chair, les abattoirs de volaille sont présents principalement à l’ouest de la région, proches des zones majoritaires d’élevage. Les ateliers de découpe sont répartis sur toute la région. Ceux proposant des prestations sont plus présents au centre Ouest de la région.
Des zones comme l’Hérault, le Gard et la Lozère sont vides. Cette absence ne favorise pas le développement de la filière, et inversement, les très faibles cheptels ne permettent pas l’investissement dans de nouveaux opérateurs aval. Des tueries individuelles permettent aux éleveurs de commercialiser leurs productions en vente directe en autonomie.
CONSOMMATION LE MARCHÉ FRANÇAIS
En 2022, l’évolution brutale du marché a généré une baisse des achats de produits bios en valeur de –4,6 %, la baisse étant encore plus importante en volume, du fait de l’inflation.
Tous les produits ont été impactés mais les viandes font partie des produits qui ont le plus souffert. La consommation de volaille bio diminue de 15 % en valeur en 2022 par rapport à 2021. La volaille a connu des hausses de prix de 8, si bien que l’ordre de grandeur du recul des volumes est de l’ordre de 22 %. La volaille bio occupe la deuxième place des ventes de viande bio toujours dominées par la viande bovine. En France, la volaille bio provient presque exclusivement d’élevages nationaux (0,6 % d’imports en 2019).
La consommation d’oeufs bio en 2022 a très légèrement augmenté en valeur par rapport à 2021 (+ 1 %) pour atteindre 611 millions d’euros, mais cela reste un niveau inférieur à celui de 2020. L’inflation cache une baisse en volume de 7 %, en raison d’une progression de 8 % du prix moyen. Les différents calculs (approche par le volume d’aliment et analyse du marché) permettent d’estimer une production d’oeufs bio en 2022 comprise autour de 2 milliards. En France, les oeufs bio proviennent presque en totalité d’élevages nationaux (0,5 % d’imports en 2019, exclusivement d’origine UE).
Les oeufs sont principalement vendus au détail pour 95 % des volumes (1 907 millions d’oeufs), 5,7 % partent à la transformation en ovoproduits. Les oeufs sont commercialisés principalement dans les réseaux de la grande distribution qui représentent 64 % de parts de marché en 2022. Les trois autres circuits se partagent ensuite le marché, avec 29 % pour la distribution spécialisée bio, 6 % pour la vente directe et 1 % pour les artisans bouchers. En 2022, les ventes ont baissé de 3 % en magasins spécialisés, mais ont augmenté de 1,5 % en GMS et surtout de 10 % en vente directe.
La volaille bio est commercialisée principalement dans les réseaux de la grande distribution qui représentent en 2021 plus de 52 % de parts de marché. La distribution spécialisée bio et la vente directe représentent ensuite 23 % de part de marché, les artisans sont minoritaires (2 %). La baisse la plus importante en valeur est enregistrée dans les magasins bios (-20 %) alors que la vente directe limite la diminution (6 %). Les ventes ont baissé de 15 % en GMS.
Les prix de vente des viandes et oeufs bio restent le premier frein à l’achat. Le mode de production bio justifie cet écart entre conventionnel et bio. Pour le consommateur, qui fait face à une forte inflation, les arbitrages ne se font pas en faveur du bio, surtout que l’ensemble des prix (bio et conventionnel) ont augmenté en 2022. Toutefois, les prix en vente directe sont inférieurs à ceux pratiqués par les distributeurs : à dire d’expert, le poulet prêt à cuire biologique est en moyenne compris entre 8,5 et 9,5€/Kg en vente directe dans le Gers, contre plus de 14€/ Kg dans les circuits spécialisés, et plus de 11€/kg dans les GMS.
UN CONTEXTE DIFFICILE POUR LA FILIÈRE AVICOLE BIO
La filière avicole, en croissance forte sur les dernières années (particulièrement en pondeuses), subit les effets d’une relative baisse de consommation depuis 2021, visible sur les oeufs et les poulets de chair. Parallèlement, un cumul de facteurs entre 2022 et 2023, impacte les producteurs, avec quelques différences selon les types de systèmes de production, mais reste très problématique pour une bonne pérennisation des productions bio.
LES COÛTS DE PRODUCTION ET LA PRÉVALENCE D’AUTRES LABELS
Comme pour toutes les autres filières, l’élevage avicole bio est encore très dépendant du coût de l’énergie, que ce soit pour l’aliment, le démarrage, le fonctionnement des structures… Les hausses du coût de l’énergie, tout comme la hausse des matières premières bio en 2022, ont un impact très fort sur les coûts de production et rendent la volaille bio moins attractive vis-à-vis d’un label rouge ou plein air plus économique pour les consommateurs.
LA NOUVELLE RÉGLEMENTATION DE 2022 MAL ANTICIPÉE
Deux mises en application de modifications marquantes du cahier des charges bio en janvier 2022 impactent la filière :
1. La fin de l’autorisation d’utilisation de matières premières non bio riches en protéines à hauteur de 5 % (MS) lorsque des aliments bio ou en conversion ne sont pas disponibles pour les volailles, qui cause une difficulté pour équilibrer des rations très riches en protéines, et donc une augmentation du prix de l’aliment.
2. La fin de la dérogation permettant de rentrer des poulettes non biologiques qui respectaient simplement les articles du cahier des charges, à savoir le volet alimentation et prophylaxie. Désormais les poulettes prêtes à pondre doivent être élevées en bio avec des limites de densité par bâtiment, des aménagements dans les bâtiments et des parcours minimum avec obligation de sorties sur au moins un tiers de leur phase élevage de poulettes.
Les élevages de poulettes n’ont pas anticipé pour choisir d’arrêter d’approvisionner la filière bio ou de rentrer dans le processus de mise aux normes causant un creux momentané dans l’approvisionnement des élevages bio en poules pondeuses avec des augmentations de prix.
GRIPPE AVIAIRE
La grippe aviaire et les mesures qui découlent de sa présence dans les élevages ne sont pas nouvelles (l’ouest de l’Occitanie est touché depuis 2016). Pour autant, depuis 2022, ce sont dorénavant des secteurs comme les Pays de la Loire qui sont très touchés, or ce sont les régions où sont concentrés les élevages de reproducteurs, multiplicateurs et souvent d’élevages de poulettes.
Comme la majorité des poules pondeuses utilisées en élevage sont produites par des exploitations hors région Occitanie, les impossibilités de flux d’animaux dans les régions touchées ont donc fortement impacté la région.
Mais le problème de la grippe aviaire reste surtout structurel avec un manque d’adaptation des mesures de biosécurité des petits ateliers. Cela se matérialise par un manque d’installation dans certains secteurs très touchés (notamment l’ouest du Gers).
Par Sara Brunel, Interbio Occitanie
Crédit photos : Shutterstock
Une belle journée pour les Rencontres Appro. Bio d'Occitanie
Lundi 14 Octobre dernier, le M.I.N de Toulouse a accueilli une édition fusionnée du Salon Régional des Épiciers Indépendants et des Rencontres Appro. Bio d'Occitanie marquant un tournant pour les deux événements. Avec près de 70 exposants et une centaine d’acheteurs professionnels présents, ce rendez-vous a parfaitement atteint son objectif : rapprocher les acteurs de l'épicerie indépendante et magasins bio de la région, tout en offrant une plateforme accessible aux petits producteurs.
Pour retrouver tous les fournisseurs et producteurs présents, suivez le lien : Catalogue exposants 2024 VDEF
La bio d'Occitanie continue sa lancée avec la nouvelle vague de sa campagne régionale "Pour nous, pour la Planète - Pour nos producteurs bio #BIORÉFLEXE"

CONTEXTE
Depuis le milieu de l’année 2021, une baisse de la consommation des produits bio en France est constatée. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette tendance :
- Une mauvaise connaissance du cahier des charges de l’AB malgré un capital sympathie toujours présent chez les consommateurs
- Une préférence des consommateurs pour les produits locaux
- Une concurrence engendrée par l’apparition d’autres « labels » : Zéro résidus de pesticides, HVE, Bleu Blanc Coeur, Fabriqué en Aveyron,…
Le Conseil d’Administration d’Interbio Occitanie a ainsi décidé qu’il était nécessaire de redonner confiance en la bio et de relancer la consommation de produits bio d’Occitanie.
C’est dans ce cadre, qu’Interbio Occitanie a souhaité contribuer activement en créant une campagne de communication régionale grand public, s’inscrivant dans le prolongement de la campagne nationale, le «#BioRéflexe ». Le lancement de la première campagne s’est déroulé sur le Printemps 2023, le rebond sur l’Automne 2023. La 3ème vague de la campagne a été lancée le 22 mai, premier jour du Printemps Bio.
LES PLANS MÉDIAS SUCCESSIFS PRENNENT DE L’AMPLEUR GRÂCE AU SOUTIEN DE LA RÉGION OCCITANIE

POUR RÉUSSIR À SENSIBILISER LES OCCITANS AU CONSOMMER BIO LOCAL : 3 CONVICTIONS

CAMPAGNE #BIORÉFLEXE PLAN MÉDIA
PÉRIODE : Printemps bio du 22 mai au 21 juin dont la Semaine de la bio en Occitanie du 8 au 15 juin puis à l’automne
Afin de valoriser les hommes et les femmes qui s’engagent et oeuvrent quotidiennement en faveur de l’agriculture biologique et afin d’encourager la consommation des produits bio régionaux, la Région Occitanie et Interbio Occitanie ont décidé de mettre en place un plan média de grande envergure. Ce plan visait à atteindre un large public sur toute l’Occitanie. Les divers médias sélectionnés, complémentaires entre eux, ont ainsi permis de diffuser largement le #BioRéflexe.
DÉTAILS DU PLAN MÉDIA
- AFFICHAGE ÉCRANS DIGITAUX
810 panneaux digitaux répartis dans toute la région
Objectif : diffuser la vidéo générique de nos ambassadeurs près des entrées des centres commerciaux en Occitanie afin de favoriser et provoquer l’acte d’achat des produits bio régionaux. - PRESSE
Presse Hebdomadaire Régionale et Presse Quotidienne Régionale dont le Groupe La Dépêche
Objectif : toucher largement toute la population Occitane par l’insertion presse de notre affiche #BioRéflexe dans des supports largement lus et relus sur notre région
Publi-rédactionnels dans la Presse Hebdomadaire Régionale permettant de couvrir l’ensemble de l’Occitanie ainsi que dans la presse magazine spécialisés (Marmiton / Neo Cuisine / Saveurs Greens)
Objectif : rédiger un contenu éditorial sur l’agriculture biologique régionale : des témoignages, portraits et articles de fond ont ainsi été rédigés et diffusés auprès du grand public - ACHAT DIGITAL
Facebook/ Instagram / Linkedin
Objectif : être présent sur le digital, média incontournable, via notre vidéo générique - SPOT RADIO SUR RADIOS COMMERCIALES ET ASSOCIATIVES
Objectif : média complémentaire de l’affichage digital et de la presse. Notre spot radio avait pour objectif de rappeler les fondamentaux de la Bio : 30 % de biodiversité en plus, bien-être animal, préservation de la qualité de l’eau,… - JOURNAL DE LA RÉGION OCCITANIE
Ce support a été distribué à plus de 3 millions d’exemplaires en Occitanie - RELATIONS PRESSE
La presse a été informée de tout ce qui s’est déroulé sur notre territoire durant cette période : Printemps BIO et Semaine de la Bio - INFOS DIGITALES
Différentes actualités ont été diffusées sur les sites Internet et réseaux sociaux de la Région Occitanie et d’Interbio Occitanie - RELAIS DE COMMUNICATION DES 18 MAISONS DE MA RÉGION
Les Maisons de ma Région ont également participé a diverses opérations et événements locaux afin de promouvoir la Bio locale.
2ÈME ÉDITION DE LA SEMAINE DE LA BIO RÉGION OCCITANIE / 8 AU 15 JUIN 2024
La Semaine de la Bio est une initiative annuelle de la Région Occitanie visant à promouvoir l’agriculture biologique en Occitanie. Cet événement permet de mettre en lumière les pratiques durables des agriculteurs bio et d’encourager les consommateurs à adopter le #BioRéflexe. En participant à ces diverses activités, le public pourra mieux comprendre les bénéfices environnementaux, économiques et sociaux de l’agriculture bio.
Pour cela, différentes actions ont été menées par les acteurs de la Bio en Occitanie et la Région Occitanie :
- Mobilisation par des acteurs de la Bio en Région pour l’organisation d’événements grand public
- Page dédiée sur les sites Internet d’Interbio Occitanie et de la Région Occitanie
- Menu Bio dans les Lycées et webinaire dédié aux gestionnaires
- Réalisation d’outils de communication #BioRéflexe pour les producteurs, magasins, entreprises bio d’Occitanie par Interbio Occitanie (sacs réutilisables, présentoirs magasins, tabliers, panneaux d’affichage, autocollants, …)
#BIOREFLEXE EN MAGASINS BIO : POUR DÉCOUVRIR LES ENTREPRISES ET LES PRODUITS D’OCCITANIE !
Du 22 mai au 29 juin, 68 jours d’animations en magasins bio ont été organisés sur toute la région Occitanie. Au bilan :
- 44 magasins spécialisés bio
- 17 entreprises participantes
- 60 produits proposés en dégustations, dont des biscuits, du pain, des conserves, des fruits frais, des produits vegan, des épices, du tofu, du fromage, des yaourts, de la bière, du chocolat
La clientèle des magasins a été séduite par la démarche de l’opération #BioRéflexe ! Ils ont apprécié découvrir ou redécouvrir des producteurs de leur région.
Par Laureline Terris, d’Interbio Occitanie
Qui sont les acheteurs de vin bio ?
Sources : d’après l’étude Millésime BIO-Circana 2023 sur « Les acheteurs de vin bio en France : quelles dynamiques? Quelles attitudes? »
L’Observatoire européen de laconsommation de vin bio* révélait en 2021 que 77 % des français interrogés (soit 1000 personnes) avaient consommé du vin au moins une fois au cours des 6 derniers mois, soit un recul de 6 % par rapport à 2015. En parallèle, on observait une progression de la consommation de vin bio de 18 % par rapport à 2015 : 54 % des français interrogés avaient déjà consommé du vin bio, dont 11 % de consommateurs réguliers et 43 % d’occasionnels.
En 2023, le marché du vin bio continue de croître. Selon l’Agence Bio, il a progressé de 9 % en valeur et de 3 % en volume par rapport à 2022, au sein d’un marché du bio alimentaire dont le chiffre d’affaires se stabilise après un recul en 2022 et alors que le marché du vin est toujours touché par la déconsommation.
L’étude Millésime BIO-Circana, présentée dans cet article, vise à mieux connaitre les acheteurs de vin bio aujourd’hui et à caractériser leurs habitudes d’achat. Celle-ci a été menée du 5 au 9 septembre 2023 sur 1054 consommateurs de vin bio français.
(*) Etude Millésime BIO-IPSOS réalisée auprès de 3000 personnes en France, au Royaume-Uni et en Allemagne du 22 septembre au 08 octobre 2021
QUEL EST LE PROFIL DES ACHETEURS DE VIN BIO ?
On retrouve autant de consommateurs que de consommatrices (50 % d’hommes et 50 % de femmes). L’âge moyen des consommateurs de vin bio correspond à celui des acheteurs de vin en général, 51 ans, avec une répartition équilibrée sur les tranches d’âge de 35 à 64 ans. (cf fig. 1)
Ce sont plutôt des consommateurs aisés (39 % sont des CSP+* contre 28 % de la population française), à tendance plutôt urbaine (37 % vivent en centre-ville, 34 % en périphérie d’une grande ville et 29 % en milieu rural).
La répartition géographique des acheteurs de vin bio selon les régions est semblable à celle de la population française. Cependant, 57 % des acheteurs de vin bio interrogés sont des personnes seules ou en couple et 56 % d’entre eux sont sans enfant.
Mais le profil des acheteurs de vin bio tend à se rajeunir et à se diversifier ! 39 % ont commencé à acheter du vin bio au cours des 12 derniers mois (cf fig. 2) et parmi les acheteurs de moins de 6 mois on rencontre davantage de CSP–* (33 % vs 26 % en moyenne des acheteurs de vin bio), d’inactifs 42 % (vs 35 % en moyenne) et d’acheteurs de moins de 25 ans (12 % vs 5 % en moyenne).

QUELLES SONT LES HABITUDES D’ACHATS DES ACHETEURS DE VIN BIO AUJOURD’HUI ET À L’AVENIR ?
Aujourd’hui, 54 % des acheteurs de vin bio en achètent au moins une fois par mois et plus d’un acheteur sur 4 en achète au moins 2 fois par mois (cf fig.3).
Que ce soit depuis un an ou en prévision pour l’avenir, on note une dynamique positive d’achat (ou de prévision d’achat) de vin bio (cf fig. 4). En effet, 37 % de ces acheteurs pensent avoir augmenté leurs achats depuis un an (contre 11 % qui pensent les avoir diminués) et 32 % pensent augmenter leurs achats de vin bio à l’avenir (contre 12 % qui pensent les diminuer).
Outre les vins bio, 4 acheteurs sur 5 sont également friands d’autres catégories de boissons alcoolisées bio, en particulier le cidre et la bière bio.
Beaucoup d’acheteurs sont mixtes : 92 % achètent des vins bio et non bio et les vins bio représentent 42 % de leurs achats de vin (cf fig. 5). Il existe donc un potentiel de croissance important pour la filière vin bio chez ces consommateurs !
(*) catégories socioprofessionnelles : + ou -, sous-entendu disposant d’un pouvoir d’achat plus ou moins élevé que la moyenne.



QUELS CIRCUITS DE DISTRIBUTION FRÉQUENTENT LES ACHETEURS DE VIN BIO ET POURQUOI ?
Les acheteurs de vins bio fréquentent plus de circuits pour leurs achats de vin bio (3,2 circuits) que pour leurs achats de vins non bio (2,5 circuits). Les cavistes (fréquentés par 44 % des acheteurs), la vente directe (39 % des acheteurs) et les magasins bio (31 % des acheteurs) sont plus fréquentés pour l’achat de vin bio que de vin non bio contrairement à la GSA, qui accueille tout de même 82 % des acheteurs de vin bio. Ce dernier circuit est pratique, attractif pour les prix et présente une large offre de produits et de conditionnement. Cependant il est mal noté par les acheteurs en termes de satisfaction globale car il propose peu de conseil.
Au contraire, la vente directe au domaine, qui permet de déguster, de découvrir le vignoble, le domaine et d’échanger avec le vigneron est le circuit généralement le mieux évalué et celui en lequel les acheteurs ont le plus confiance. Chez les cavistes, les acheteurs de vin bio vont apprécier la sélection des vins proposés, la qualité des produits et le conseil personnalisé de leur caviste.
Dans les magasins bio, les acheteurs apprécient dans le rayon vin les sélections, la diversité des appellations et la qualité des produits. Enfin, les circuits onlines se démarquent pour leur offre plus large que sur les circuits cavistes et les magasins bio.


La figure 6 présente par circuit, le classement des raisons pour lesquelles les acheteurs de vin bio choisissent un point de vente.
Quel que soit le circuit, 1 acheteur sur 3 plébiscite les vins bio de petits producteurs locaux mais aussi les vins bio sans sulfites ajoutés. Interrogés sur leurs attentes pour chaque circuit de distribution, les acheteurs souhaitent également plus d’informations sur les producteurs et ce quel que soit le circuit !
Enfin côté prix, les acheteurs de vin bio considèrent qu’à partir d’un certain montant, le vin doit être bio : Entre 5 et 10 euros, 27 % des acheteurs de vin bio estiment qu’il est indispensable qu’un vin soit bio. Au-dessus de 15 euros, ils sont 36 %. La filière bio se doit de promouvoir l’existence d’une offre complète de vin bio à tous les prix. En effet, le prix reste encore un frein à la fréquentation de certains circuits de distribution pour l’achat de vin bio, notamment les magasins bio et les cavistes.
UN DYNAMISME NOTABLE SUR LA CONSOMMATION DE VIN BIO
En résumé on peut retenir que le bio continue à recruter avec 39 % de néo acheteurs de vin bio avec un profil qui tend à se rajeunir et se diversifier.
Les acheteurs de vins bio ont développé leurs achats et pensent continuer à les développer. Ils achètent aujourd’hui majoritairement des références non bio mais représentent un « réservoir » de croissance important pour le marché des vins bio en France. En effet, si le vin qu’ils achètent leur plait, ils font le choix du bio !
La qualité adaptée au goût des consommateurs et la mise en avant des références bio dans chacun des circuits de distribution fréquentés contribueront au développement des marchés de vin bio.
Les attentes des acheteurs de vins bio sont claires : du local, des vins de qualité, du conseil, le contact avec les producteurs. Chaque circuit a sa spécificité et ses atouts pour répondre à ces attentes, mettre en avant une offre bio et garantir un bon rapport qualité-prix.
POUR ALLER PLUS LOIN
Retrouvez le replay de la conférences Millésime BIO « Les acheteurs de vin bio en France : Quelles dynamiques ? Quelles attitudes ? » sur le site : www.millesimebio.com
Par Valérie Pladeau, Sudvinbio
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