Ma vie en Bio by Occitanie sur le Salon Région de l'Agriculture
Comme les années précédentes, Interbio Occitanie fut présent au Salon Régional de l’Agriculture du 13 au 15 décembre au MEET de Toulouse, Hall 3 – Ferme pédagogique, à La Ferme Bio !
Nous y étions avec notre grand quizz sur la Bio, notre grainothèque et de nouveaux jeux proposés par des étudiants en diététique de l’Institut Limayrac, sur les avantages des Fruits et Légumes Bio !
Ce fut également l’occasion d’accueillir Carole Delga sur notre stand et de parler de la Bio d’Occitanie sur la chaine ViàOccitanie.
Lancement du flyer "Aimez la viande, mangez-la bio !
Il est important de maintenir les fermes d’élevage bio existantes et d’accompagner la relance de la consommation de viande bio régionale, pour garantir la pérennité de ces filières.
En effet, les filières viandes bio régionales présentent de nombreux atouts, aussi bien en termes de qualité de la production, d’environnement mais aussi pour la valorisation des milieux par des systèmes d’élevage extensifs.
Interbio Occitanie et ses partenaires – La Coopération agricole, les Chambres d’agriculture d’Occitanie, Ocebio, le Biocivam de l’Aude, l’APABA, Bio Ariège Garonne et Interbev Occitanie – vous proposent un nouvel outil de communication, qui a été présenté vendredi 13 décembre 2024 sur le Salon Régional de l’Agriculture à Toulouse à l’occasion du concours de découpe.
L’objectif est de sensibiliser l’ensemble des professionnels des métiers de bouche aux critères qualitatifs et différenciants des viandes biologiques, et cet outil de communication met en avant toutes ces qualités. Des arguments qui s’appuient sur des sources scientifiques étayées que vous pouvez retrouver ci-dessous.
Le flyer “Aimez la viande, mangez-la bio !” sera diffusé dans les circuits professionnels en 2025.
Sources bibliographiques :
- “La viande bio est un atout pour la santé cardiovasculaire, grâce à ses acides gras (AG) de qualité (plus d’AG poly-insaturés type oméga 3, notamment par une alimentation plus riche en herbe et en fourrage des animaux” : voir pg 82 et 83 de l’expertise scientifique INRAE 2020, qui référence un grand nombre d’études scientifiques sur différentes productions animales bio: Prache S. et Santé-Lhoutellier V. (pilotes scientifiques), Adamiec C., Astruc T., Baeza-Campone E., Bouillot PE., Clinquart A., Feidt C., Fourat E., Gautron J., Guillier L., Kesse-Guyot E., Lebret B., Lefevre F., Martin B., Mirade PS., Pierre F., Rémond D., Sans P., Souchon I., Girard A., Le Perchec S., Raulet M., Donnars C., 2020, Qualité des aliments d’origine animale selon les conditions de production et de transformation. Synthèse de l’expertise scientifique collective, INRAE (France), 111 pages.
- “La viande de veau bio est moins grasse et plus riche en fer” : voir le dossier “Flexitarisme” paru dans Biolinéaires n°90 de juillet-août 2020
- “Meilleure teneur en vitamines et minéraux” : voir la méta-analyse de Średnicka-Tober et al., Composition differences between organic and conventional meat: a systematic literature review and meta-analysis, British Journal of Nutrition, 28 Mars 2016; 115(6):994-1011, doi: 10.1017/S0007114515005073. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26878675/
- “Des études montrent qu’une alimentation bio est associée à des profils d’AG sanguins bénéfiques, réduisant ainsi le risque de diabète, d’obésité et de cancer” : voir l’étude Bradbury KE, Balkwill A, Spencer EA, Roddam AW, Reeves GK, Green J, Key TJ, Beral V, Pirie K; Million Women Study Collaborators. Organic food consumption and the incidence of cancer in a large prospective study of women in the United Kingdom. British Journal of Cancer. 29 avril 2014;110(9):2321-6. doi: 10.1038/bjc.2014.148. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26878675/
- “Meilleure séquestration de carbone dans les sols” : voir l’étude : Dumont et al., 2016. Rôles, impacts et services issus des élevages en Europe. Rapport final. Paris : INRA, 1032 pages.
Du bio au resto, portrait d'établissement engagé : Pickles
A la pause déjeuner, on promène donc son plateau devant un large choix de plusieurs dizaines de produits frais (légumes de saison, céréales, fromages, œufs, charcuteries, poissons fumés, légumineuses…) et on remplit son assiette selon ses goûts et son appétit. Petites ou grosses faims, végé, sans gluten, très gourmand ou à la recherche de légèreté, chacun y trouve son compte et s’assoit en toute simplicité autour de la même table… ou repart avec son plat, puisque les formules sont également proposées à emporter, dans des contenants recyclables ou consignés. Le tout donne une formule 100% personnalisable pour laquelle il faut compter environ 15€ pour un menu et 12€ pour un plat ou une salade.
Et le bio dans tout ça ? Pour Karine Gollnhofer, fondatrice de Pickles, c’est une longue histoire. Celle de son parcours d’entrepreneuse bien avant Pickles : d’abord un projet de légumerie, finalement devenu un food-truck, bien nommé « Légumerie », qui distribuait sur les parkings d’entreprises à l’heure de la sortie des bureaux les produits bio-locaux « récupérés avec [ses] petits bras chez les producteurs ». Les clients sont ravis, et la demande naît de plats cuisinés pour le midi. L’occasion pour Karine de repenser son projet autour d’une offre conçue pour répondre aux besoins des actifs à la pause déjeuner.
Pickles, Salad Bar
– 2 rue des Salenques, Toulouse Capitole
– 7 rue René Leduc, Toulouse Marengo
– 13 rue André Citroën, Balma
Les inscriptions sont ouvertes à la première édition de l’annuaire des fournisseurs bio de la restauration commerciale
Cette année, cet annuaire est destiné aux restaurateurs de Montpellier et Toulouse et concerne donc exclusivement les fournisseurs ayant une offre bio (ou en conversion) en capacité de livrer sur l’une de ces métropoles.
Le référencement dans ce guide est gratuit, il suffit de compléter ce formulaire :
Interbio Occitanie aux Pyrénéennes les 19 et 20 septembre
Salon agricole du sud ouest, Les Pyrénéennes fait partie des foires agricoles les plus importantes sur le plan national. Cette année, elles ont eu lieu du 19 au 22 septembre 2024 au Parc des Expositions du Comminges à Villeneuve-de-Rivières (31).
Les interprofessions régionales se sont retrouvées autour d’un stand commun, au cœur de la Halle des Pyrénées. Interbio Occitanie y était avec son GRAND quizz sur la bio d’Occitanie !
Ce fut également l’occasion d’inviter Carole Delga pour échanger sur les enjeux communs à toutes les filières : souveraineté alimentaire, renouvellement des générations, attractivité des métiers, structuration et investissements.
Une rencontre constructive pour un secteur majeur de l’économie régionale.
Les temps forts
Cette 13ème édition fut organisée sous le signe d’un travail coopératif entre tous avec pour thématique « La transmission » !
➺ Les concours bovins
En plus des concours nationaux et interdépartementaux des races bovines, le salon a également accueilli des concours dans les autres filières : chevaux de trait (interdépartemental), chiens de troupeaux (régional), ovins (régional), avicole et cuniculé (interrégionaux).
➺ Pour les enfants
Durant les 4 jours, les éleveurs, partenaires et exposants ont adapté leur contenu afin d’expliquer concrètement aux enfants leur rôle, leurs missions et leur métier. Ils ont proposé un grand nombre d’atelier et d’animation.
Retour sur la Fête des Vendanges au Domaine de Candie
L’occasion pour Interbio Occitanie de rencontrer le public familial de l’événement en invitant petits et grands à se prêter à notre « quizz » et à en apprendre davantage sur l’Agriculture Biologique dans la région. Il faut dire que le cadre s’y prêtait particulièrement puisqu’au-delà des animations nombreuses proposées ce jour-là, le Domaine de Candie, domaine municipal en régie agricole, cultive en bio la totalité de ses 250 hectares de vignes, céréales et légumineuses…
Retour sur la Journée Européenne de la Bio aux Halles de la Cartoucherie
Avec 2,5 millions de visiteurs accueillis en à peine un an d’ouverture, les restaurants et commerces des halles sont au cœur d’un lieu déjà emblématique dans le paysage culinaire toulousain !
Le 23 septembre dernier, Interbio Occitanie est allée à la rencontre de ces professionnels pour aborder avec eux la question du bio au resto. Au programme de notre intervention : présentation de nos actions en direction de la restauration commerciale, échange avec des maraichers bio, et dégustation animée de tomates, poivrons, piments.
Pour nous, pour la planète - Pour nos producteurs d'Occitanie, Anthony Jelonch part à leur rencontre
Premier arrêt chez Alban Capy, maraicher et éleveur bio dans le Lot( 46). Puis, chez Julien Franclet, producteur de vin bio dans le Gers (32).
Qu’est ce que signifie élever des animaux en bio ? Produire des légumes bio ? Du vin bio ? Et comment ça se passe après les vendanges dans une cave bio ? Anthony, passionné d’agriculture, échange avec nos producteurs bio qui vous répondront par le biais de ces deux nouvelles vidéos remplies de convivialité, de gourmandise et de fierté !
Nous en profitons pour remercier nos producteurs bio d’Occitanie qui nous ont rejoints autour d’une belle tablée composée de délicieux produits bio d’Occitanie.
Via le lien ci-dessous, vous pourrez également accéder aux photos du off des deux tournages (en bas de page).
Webinaire Référencement BIOCOOP - Jeudi 21 novembre de 13h30 à 15h
Interbio Occitanie et ses membres vous proposent d’assister à un webinaire dédié au référencement chez Biocoop le jeudi 21 novembre de 13h30 à 15h.
L’objectif du webinaire, destiné aux entreprises et producteurs d’Occitanie, est d’en apprendre plus sur les différentes modalités de référencement sur ce réseau, du niveau direct magasin au niveau national.
Au programme :
- Anne-Sophie DELBES, chargée du développement local Biocoop sud-ouest et Mathilde PEPIN LEHALLEUR, chargée du développement local Biocoop sud-est :
• Le fonctionnement des plateformes régionales sud-ouest et sud-est
• Le référencement local selon Biocoop : cahier des charges et spécificités
• Le référencement national - Muriel LE SANN, chargée du développement d’OCCIBIO : présentation de la plateforme des produits locaux pour les magasins Biocoop du grand Toulouse
- Clémentine CALVIGNAC LE GOFF, Gérante du magasin BIOCOOP BIOTERIVE à Auterive (31) : le fonctionnement du référencement, du point de vue des magasins
Webinaire ouvert à tous : entreprises et producteurs bio d’Occitanie
- Gratuit pour les adhérents au réseaux membres d’Interbio Occitanie : Océbio, La Coopération Agricole Occitanie, Sud Vin Bio, GAB et Civam Bio d’Occitanie,
- Gratuit pour les producteurs d’Occitanie (statut agricole : EIRL, SCEA, GAEC, EARL, …)
- Payant pour les entreprises non adhérentes : 45 € HT
Créer un atelier de diversification quand on est viticulteur ? Un projet qui se construit pas à pas
Ces dernières années, la diversification a le vent en poupe dans les exploitations viticoles. En adéquation avec les principes de l’Agriculture Biologique qui prône la diversité végétale, elle est surtout une manière de s’adapter aux difficultés actuelles de la filière viticole.
Créer un atelier de diversification équivaut à réorienter une partie de sa surface agricole utile, ce qui engendre une prise de risque notamment sur l’équilibre économique de l’exploitation. Il est donc indispensable de murir son projet afin d’en assurer la réussite.
Plusieurs paramètres sont à prendre en compte dans le cadre d’un projet de diversification en production végétale :
LA COMMERCIALISATION DES PRODUITS
La première approche doit être celle des débouchés et de la commercialisation. Les filières en productions végétales sont plus ou moins structurées, la valorisation peut alors se faire en circuit long ou court. En parallèle, la transformation et le stockage des produits peuvent être opportuns voire indispensables pour allonger la période de vente et valoriser au mieux les volumes… Tous ces éléments doivent orienter le choix de l’atelier de diversification et être réfléchis avant la mise en place de ce dernier, tout en restant vigilant à l’effet « mirage » que peuvent provoquer certaines filières de niche rapidement saturées.
LE FONCIER
La production doit être adaptée à la parcelle agricole choisie, à son climat local (historique de gel, sécheresse…), à son sol (profondeur, pH, texture, taux de matière organique…), à sa topographie… La réglementation phytosanitaire en vigueur est également à prendre en compte (distance avec les riverains, avec les cours d’eau…), ainsi que la réglementation sur l’épandage des matières organiques en zone vulnérable.
L’IRRIGATION
La diversification est souvent vue comme une réponse au changement climatique. Il faut cependant garder à l’esprit que la vigne est l’une des cultures les plus résilientes face à la sécheresse. En climat méditerranéen, l’absence d’irrigation limitera fortement les possibilités de diversification, notamment si l’on recherche la régularité de production et la rentabilité du nouvel atelier, c’est particulièrement le cas pour les pommiers, les pêchers, les agrumes ou le maraîchage d’été.
L’ÉQUILIBRE ENTRE COÛTS ET REVENUS
Un chiffrage prévisionnel est essentiel pour s’assurer de la rentabilité de l’atelier de diversification. Ce dernier doit prendre en compte les coûts d’implantation, de production, les rendements moyens et les prix de vente. Il faut également prendre en compte le délai d’entrée en production ; les céréales sont valorisées quelques mois après leur semis, alors que des pistachiers pourront mettre jusqu’à 7 ans avant de pouvoir être récoltés. S’investir dans un nouvel atelier, c’est aussi s’assurer de disposer de la trésorerie pour sa mise en place.
TECHNICITÉ LIÉE À LA CULTURE / MODE DE PRODUCTION
La création d’un atelier de diversification emmène à l’apprentissage d’un second métier. Chaque culture nécessite des connaissances techniques et spécifiques (maîtrise phytosanitaire, récoltes, planification des rotations…). Il est primordial de s’assurer d’une montée en compétences agronomiques, de la présence du matériel adéquat sur l’exploitation ou d’identifier des prestataires de services pour effectuer les tâches à déléguer.
LA COMPATIBILITÉ ENTRE LA CONDUITE DE LA VIGNE ET L’ATELIER DE DIVERSIFICATION
Se diversifier, c’est devoir jongler entre plusieurs productions qui ont chacune leur calendrier, leurs périodes de charge de travail, leur besoin en main d’oeuvre… Il est indispensable de vérifier la compatibilité entre l’atelier de diversification et la conduite de la vigne. Les amandes et les premières grenades sont, par exemples, à récolter durant les vendanges.

AFIN DE VOUS AIDER À MURIR VOTRE PROJET DE DIVERSIFICATION, NOUS VOUS INVITONS À :
- Rencontrer et échanger avec des exploitants ayant déjà passé le cap.
- Participer à des journées techniques sur la thématique de la diversification.
- Contacter les conseillers techniques spécialisés.
- Se former auprès d’organismes compétents comme les Chambres d’agriculture.
- Se renseigner sur les dispositifs d’aide en cours.
D’Emma CARROT, chargée de mission Bio et Cyril SEVELY, chargé de mission Fruits et légumes, Chambre d’agriculture de l’Hérault
Crédit photo : Shutterstock















