Le Bio Bus est de retour en Occitanie

L’Agence Bio organise la 2ème édition du #BioTour : un tour de #france en bus afin d’aller à la rencontre des citoyennes et citoyens qui se posent des questions sur la #bio !
Et il est de retour en Occitanie :
- les 23, 24 et 25 mai au Festival du Bien Manger au Grand Rond à Toulouse
- les 6 et 7 juin à Montpellier pour le Festival “Manger comme on sème” – Le lieu sera précisé prochainement !
Venez jouer pour tester vos connaissances, échanger avec nous et rencontrer des producteurs bio en #Occitanie.
Gagner en rentabilité et simplifier son quotidien sur une ferme en maraîchage biologique : Recueil d’initiatives en Occitanie
Vous êtes maraîcher en agriculture biologique ou porteur de projet agricole ? Vous cherchez des bonnes idées pour gagner en rentabilité et développer votre commercialisation, des suggestions d’équipements pour gagner en efficacité, simplifier votre quotidien ou vous équiper à moindre coût ? Des exemples d’initiatives collectives d’entraide et de mutualisation ?
Le livret « Gagner en rentabilité et simplifier son quotidien sur une ferme en maraîchage biologique Recueil d’initiatives en Occitanie » recueille un ensemble d’initiatives inspirantes, individuelles ou collectives, qui ont fait leurs preuves sur le terrain. Ces exemples collectés en 2023 et 2024 auprès de maraîchers et maraîchères en agriculture biologique d’Occitanie sont regroupés sous 3 grandes thématiques : Modes de commercialisation, Equipements & Matériels et Mutualisation – Entraide
Pour chaque fiche, vous pourrez trouver les caractéristiques principales de la ferme concernée, le fonctionnement mis en place, les avantages et limites, ainsi que les clefs de réussite.
Certaines de ces initiatives ont été mises en place durant ces 2 dernières années afin de faire face au contexte de tension des marchés, de baisse de la fréquentation de la clientèle, de diminution du chiffre d’affaires, afin d’assurer la stabilité économique de la ferme …
Les témoignages ont été collectés par diverses structures d’accompagnement des agriculteurs en Occitanie (GAB, CIVAM, Chambre d’Agriculture). Cette action a été réalisée grâce aux financements de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne et de la Région Occitanie.
N’hésitez pas à contacter les GAB, CIVAM et Chambres d’Agriculture de votre département si vous avez besoin d’être accompagné.e !
En 2025, des rencontres thématiques régionales seront organisées, certaines à destination des nouveaux installés et d’autres à destination de tous. Nous reviendrons vers vous prochainement pour vous en dire plus !
Bonne lecture !
Anthony Jelonch part à la rencontre des producteurs bio d’Occitanie
Les acteurs de la Bio régionale ont le plaisir de vous présenter les deux films tournés avec Anthony Jelonch qui part à la rencontre des producteurs bio d’Occitanie.
C’est ainsi que l’on retrouve Anthony chez Alban, maraicher et éleveur en Bio dans le Lot (46), puis chez Julien, producteur de vin Bio dans le Gers (32).
Bon visionnage 🙂
Financé avec le soutien de l’Agence Bio
Point presse de l'Agence Bio en Occitanie
Le vin bio, porte d’entrée du bio au resto ?
Alors que la Fête du Vin Bio battait son plein, cette question était le thème du point presse tenu par l’Agence BIO le 6 février à Montpellier, dans le cadre prestigieux du restaurant Reflet D’Obione.
Un sujet abordé devant une dizaine de journalistes par Laure Verdeau, directrice de l’Agence, Isabelle Touzard, déléguée à l'Alimentation et vice-présidente de la métropole, Marie Massart, adjointe au maire de Montpellier, déléguée à la politique alimentaire et à l'agriculture urbaine, Vincent Goumard vigneron au domaine bio Mas Cal Demoura , Olivier GOUE, directeur de Sudvinbio et Laurent Cherchi, chef du restaurant.
En plus d’un moment gastronomique mémorable, le déjeuner était aussi l’occasion aussi de présenter le travail qu’Interbio Occitanie mène toute l’année dans la région pour plus de bio au resto !

Filière brassicole bio d'Occitanie : point d'étape
Retour sur la réunion régionale de la filière brassicole bio qui s’est tenue le mercredi 11 septembre 2024 dans les locaux de la Malterie Occitane à Saint Sulpice La Pointe (81).
Cette réunion réunissait tous les acteurs de la filière : céréaliers et houblonniers bio, organismes stockeurs, conseillers en développement et techniciens, malteurs et brasseurs.
Dans un premier temps, Amélie Berger d’OCEBIO (association des entreprises bio d’Occitanie) a présenté le contexte et la filière brassicole française de la production par les agriculteurs puis de la transformation par les malteurs et brasseurs, en finissant par la commercialisation et la consommation des bières bio.
Aujourd’hui, 70% des bières consommées en France sont produites sur le territoire mais 91 % du marché est détenu par des grands groupes.
L’Occitanie, comme le reste du territoire bénéficie d’une bonne implantation de brasseries artisanales avec près de 300 entreprises sur l’ensemble de la région. Parmi ces brasseries artisanales, 31 % ont une gamme bio. Dans le Tarn-et-Garonne, 9 brasseries artisanales sont implantées dont une est certifiée en bio en 2023.
Pour la récolte 2024, ce sont environ 2 315 T d’orge brassicole qui ont été collectées par 4 organismes en Occitanie. Ce volume est plus faible que les années précédentes en raison de la diminution des surfaces implantées, suite aux problématiques de possibilités de semis et rendements moindres.
L’orge brassicole est soumise à un cahier des charges spécifique pour être valorisée via cette filière. Les variétés utilisées sont principalement RGT Planet (variété 2 rangs de printemps) et Calypso (variété 2 rangs d’hiver), avec une exigence sur un taux de protéines entre 9,5 et 11,5 % et une PS spécifique.
Pour le maltage de l’orge, l’Occitanie compte deux entreprises basées dans le Tarn : la Malterie du Vieux Silo et la Malterie Occitane.
Concernant la filière houblon, environ 10 ha de houblon bio sont cultivés en Occitanie, ce qui représente 5 % de la surface totale de houblon en France. Un GIEE (Groupe d’Intérêt Economique et Environnemental) Houblon d’Occitanie accompagne la filière, avec un producteur présent dans le Tarn-et-Garonne.
L’installation d’une houblonnière demande des investissements conséquents, de l’ordre de 70 000 €/ha.
A ce jour, les producteurs d’Occitanie sont en capacité de produire, un stock de la récolte 2023 est évalué à 30 %.
La journée s’est poursuivie par la visite du site de la Malterie Occitaie : de la réception de l’orge achetée à Agri Bio Union, au triage et nettoyage du grain, aux machines de maltage : étapes de trempage du grain, puis de séchage à la chaleur puis de germination, jusqu’aux produits finis conditionnés.
Le site, en activité depuis juillet 2024 a pour objectif de transformer 120 T de malt par mois, avec des approvisionnements de 30 T d’orge brassicole par semaine.
L’après-midi a été consacrée à des groupes de travail : collaboration directe entre brasseurs et agriculteurs et filière régionale orge / malt avec les coopératives et les malteries.
Les agriculteurs, organismes stockeurs, malteries, conseillers, ont pu échanger ensemble notamment sur la répartition de la valeur. Le prix d’achat de l’orge brassicole bio ne rémunère pas suffisamment le producteur aujourd’hui, compte tenu de l’augmentation des coûts de production (intrants, carburant …) et des problématiques climatiques impactant le rendement. Un calcul, présenté par la Chambre d’Agriculture du Tarn, montrait que si la récolte d’orge brassicole était achetée à 520 €/T à l’agriculteur, cela représenterait une augmentation de 2 centimes par bière sur le prix de vente au consommateur.
Les problématiques sur les exigences des malteurs en protéines ont aussi était échangées avec les participants. La filière exige un taux de protéines minimum de 9,5 % en orge brassicole, ce qui est parfois difficile à atteindre en raison de l’augmentation du prix des matières fertilisantes utilisables en bio. En plus de la teneur en protéines, un critère de PS (Poids Spécifique) est également exigé par les malteurs pour raisons techniques.
PLUS D’INFOS
Retrouvez plus d’informations sur la filière auprès de l’association ABBIO – Association Brassicole Bio Interprofessionnelle d’Occitanie :
=> https://urlr.me/dWmG9H
Par Anne-Charlotte PENAS, Chambre agriculture Tarn et Garonne
Crédit photo : Shutterstock
Interbio Occitanie et l'ensemble de la filière bio saluent la nouvelle position du Gouvernement en faveur du maintien de l'Agence BIO
Interbio Occitanie et l’ensemble de la filière bio saluent la nouvelle position du Gouvernement en faveur du maintien de l’Agence BIO.
Pleinement mobilisée depuis le 17 janvier dernier, la filière bio appelle les Parlementaires de la prochaine Commission Mixte Partiaire du 30 janvier à confirmer la position en s’opposant à l’amendement supprimant l’Agence BIO.
Impacts des couverts végétaux sur le sol et la physiologie de la vigne en climat méditerrannéen
Le changement climatique intensifie les défis auxquels sont confrontés les viticulteurs bio, notamment en climat méditerranéen, où les épisodes de sécheresse et les températures élevées deviennent de plus en plus fréquentes. Dans ces régions, les vignes sont soumises à des stress thermique et hydrique, menaçant la croissance, le rendement et la qualité des raisins. Les couverts végétaux, bien que traditionnellement utilisés pour limiter l’érosion des sols et améliorer leur fertilité, sont désormais envisagés comme une solution pour renforcer la résilience des vignobles face à des conditions climatiques extrêmes.
Cette étude, basée sur l’expérimentation Expé Bio menée par le Biocivam de l’Aude, examine l’impact des modalités de gestion et de destruction des couverts végétaux sur la structure du sol et la physiologie de la vigne. L’objectif est de fournir aux viticulteurs bio des stratégies pratiques pour mieux s’adapter au réchauffement climatique tout en préservant la productivité de leurs vignobles.
MISE EN PLACE DES DISPOSITIFS EXPÉRIMENTAUX
L’expérimentation Expé Bio, lancée en 2021, vise à modéliser l’impact de différentes méthodes et dates de destruction des couverts végétaux sur la santé du sol, la physiologie de la vigne et la qualité des moûts. Réalisée sur deux parcelles du département de l’Aude, au Domaine Fontanille Haut (Laure-Minervois) et au Château Maris (La Livinière), l’étude a testé cinq modalités de gestion des couverts végétaux :
1. TNT (témoin non traité)
2. DP (Disque précoce)
3. DT (Disque tardif)
4. RP (Rouleau précoce)
5. RT (rouleau tardif)
Ces modalités ont été choisies pour évaluer l’impact de la temporalité et de la méthode de destruction des couverts sur la structure du sol et la croissance des vignes.


IMPACTS DES COUVERTS VÉGÉTAUX SUR LE SOL
Température et humidité du sol :
Les résultats de l’expérimentation ont révélé des différences significatives entre les modalités en ce qui concerne la température et l’humidité du sol. Les modalités disques (précoce et tardif) ont permis de maintenir des températures de surface plus basses durant les mois d’été, par rapport aux modalités rouleaux et au témoin non traité. Cette réduction de la température est essentielle pour limiter le stress thermique subi par les racines des vignes, particulièrement dans des climats où les périodes de canicule sont de plus en plus fréquentes.
Concernant l’humidité du sol, les modalités disques, et plus particulièrement le disque tardif (DT), ont montré une meilleure rétention d’eau. Cela est crucial en période de sécheresse, car une humidité accrue du sol permet de prolonger l’accès à l’eau pour les racines. En revanche, les sols traités avec les rouleaux (RP et RT) se sont révélés plus secs, ce qui pourrait aggraver le stress hydrique des vignes dans les années particulièrement arides
Structure du sol :
L’analyse des fosses pédologiques a montré que les modalités disques, notamment DT, ont amélioré la porosité du sol, favorisant une meilleure infiltration de l’eau et un développement racinaire plus profond. Un sol bien structuré, avec une bonne porosité, est essentiel pour la rétention d’eau et la disponibilité des nutriments, surtout en agriculture biologique où la fertilité repose sur l’activité biologique et la santé globale du sol.
À l’inverse, les modalités rouleaux ont eu tendance à compacter le sol, limitant ainsi l’infiltration de l’eau et la capacité des racines à puiser les ressources en profondeur. Cette compaction rend les sols plus vulnérables aux périodes de sécheresse et pourrait entraîner une perte de productivité à long terme si ces pratiques ne sont pas adaptées.
IMPACTS SUR LA PHYSIOLOGIE DE LA VIGNE :
Fertilité des bourgeons et rendement :
Les résultats montrent que les modalités disques, en particulier le disque tardif (DT), ont favorisé une meilleure fertilité des bourgeons, mesurée par un plus grand nombre de grappes par cep. Cette observation s’explique probablement par la réduction du stress hydrique et thermique grâce à une meilleure gestion de l’eau dans le sol et à des températures de surface plus basses. Pour les viticulteurs bio, cela se traduit par une augmentation du potentiel de rendement, même dans des conditions climatiques défavorables.


Stress hydrique :
Les mesures de l’indice de stress hydrique ont révélé que les modalités disques permettent de réduire la contrainte hydrique par rapport aux modalités rouleaux. À Château Maris, les vignes des modalités rouleaux ont présenté un stress hydrique plus important, ainsi qu’un plus grand nombre d’apex en arrêt de croissance, signe que la vigne ne parvient plus à maintenir sa croissance active sous ces conditions.

CONCLUSION
Les résultats de l’expérimentation Expé Bio montrent que l’utilisation de disques pour la gestion des couverts végétaux, en particulier avec une destruction tardive, présente des avantages significatifs pour la structure du sol, la rétention d’eau et la physiologie de la vigne en viticulture biologique. Ces pratiques permettent de maintenir une meilleure humidité du sol, de réduire le stress thermique et hydrique des vignes, tout en favorisant une fertilité des bourgeons plus élevée, contribuant ainsi à un rendement optimal.
Il est important de souligner que cette expérimentation a également été menée simultanément dans deux autres départements, les Pyrénées Orientales et l’Hérault. Les résultats obtenus dans ces régions vont dans le même sens que ceux observés dans l’Aude, renforçant encore davantage la robustesse des conclusions. Le fait que trois années d’étude sur trois départements distincts arrivent à des résultats cohérents et significatifs offre une base solide pour évaluer les bénéfices et les inconvénients de la gestion des couverts végétaux en climat méditerranéen.
Ces expérimentations fournissent des éléments concrets et fiables pour aider les viticulteurs bio à adopter des pratiques qui améliorent la résilience de leurs vignobles face aux défis croissants du changement climatique.

Par Sarah Martin, Biocivam de l’Aude
Crédit photo : Shutterstock
La viticulture Bio d'Occitanie
Chaque année, l’Observatoire régional de l’agriculture biologique d’Occitanie publie un panorama d’une filière biologique régionale. En 2024, un panorama Viticulture va être publié en partenariat avec SudVinBio. Retrouvez l’ensemble de nos publications sur le site internet d’Interbio Occitanie.

L’OCCITANIE PREMIÈRE RÉGION VITICOLE BIO FRANÇAISE
Avec ses 58 808 ha répartis sur 3 397 exploitations, l’Occitanie est de loin la première région viticole bio de France. Elle représente un tiers des surfaces nationales. Plus de 99% de ces surfaces sont destinées à la production de raisins de cuves. La viticulture bio représente 23% des surfaces viticoles régionales.
Il existe une grande disparité entre les départements : plus de 90% des vignes bio sont concentrées dans les territoires méditerranéens (Gard, Hérault, Aude et Pyrénées Orientales).
Après une augmentation exponentielle des surfaces viticoles biologiques entre 2017 et 2021, les surfaces et nombre de producteurs se stabilisent entre 2021 et 2023.
Les arrivées de nouveaux viticulteurs continuent mais sont plus limitées.
Comme au niveau national, les surfaces en conversion chutent fortement depuis 2022.
En terme d’évolution en 2023 par rapport à 2022, les situations sont contrastées dans les départements occitans :
- Le nombre d’exploitations viticoles augmente dans le Gard et l’Hérault (+1%) mais diminue dans l’Aude (-1%) et les Pyrénées-Orientales (–1%).
- Les surfaces en bio et en conversion augmentent dans le Gard et les Pyrénées-Orientales (+1%) mais diminuent dans l’Aude (-3%) et restent stable dans l’Hérault (-0,2%).
LES VIGNERONS ET NÉGOCIANTS EN OCCITANIE
D’après les notifications de l’Agence bio 2024, plus de 1 300 caves particulières vinifient leur vin bio, soit 38 % des viticulteurs bio.
En 2023, les caves particulières représentent 81% de la surface viticole bio d’Occitanie et plus de 70% du volume de vin bio d’Occitanie (près de 1,1 Mhl). Selon l’observatoire SudVin- Bio (basé sur un échantillon de 413 caves particulières, soit 27% de la surface viticole bio d’Occitanie et 33% des caves particulières régionales), la surface moyenne du vignoble d’une cave particulière en Occitanie est de 31 ha en 2023 (28 ha sur les trois dernières années de 2020 à 2022). Le volume moyen produit en 2023 est de 1006 hl ce qui correspond à un rendement moyen de de 33 hl/ha avec de fortes variabilités selon les territoires.

En parallèle, environ 120 caves coopératives vinifient en bio sur la région d’Occitanie. Les départements qui en comptent le plus sont le Gard, l’Hérault et l’Aude. Moins d’une quinzaine ont une production qui dépasse 5 000 hl.
La production de vin bio des caves coopératives a doublé depuis 2021. En 2023, la surface en bio des coopératives est estimée à 8 900 ha soit 19% de la surface viticole bio d’Occitanie en progression de +22% vs 2022. Le volume de récolte est estimé à 460 000 hl, c’est à dire environ 30% du volume de vin bio produit en région et une croissance de +5.6% vs 2022. Le rendement moyen est de 51hl/ha (Source : LCAO et AND-I Agence Bio).
En 2023, on estime la production de vin bio en Occitanie à environ 1.7 Mhl soit une progression de 13% vs 2022, en tenant compte de la baisse de rendement mais aussi de l’augmentation des surfaces en bio. L’Occitanie contribue à environ 35% de la production de vin bio nationale.
En 2024, SudVinBio recense près d’une quarantaine d’entreprises de négoce ayant une activité de sourcing (principale ou majoritaire) auprès de producteurs d’Occitanie. Plus de 75% présentent un chiffre d’affaires supérieur à 1 million d’euros. 37.5% des entreprises se situent dans l’Hérault, 25% dans l’Aude et 12.5% hors Occitanie.
Source : Observatoire Sudvinbio à partir des données de 38 entreprises de négoce adhérentes à SudVinBio.
VOLUME PRODUIT ET MISE EN MARCHÉ DES VINS BIO FRANCAIS
La récolte nationale de raisins de cuve bio représentait 3,95 Mhl en 2022 (mise en marché en 2023), pour un rendement de 41hl/ ha (+40% vs 2021). 92% des surfaces certifiées sont considérées en production.
Pour les vinifications 2022, la quasi-totalité du raisin de cuve bio a été vinifiée en bio (95 %) mais le taux de commercialisation en bio a baissé, de 95% l’année précédente à 81% pour 2023, en raison de difficultés sur le marché du vin bio. En lien avec ces difficultés, on observe une forte augmentation des stocks. Le volume final mis sur le marché était de 2,67 Mhl, soit une croissance de 6% par rapport à l’année précédente (et qui correspond à environ 68% du volume de récolte).
Le marché des vins bio est en progression, +21% sur les 5 dernières années. Mais les surfaces et le niveau de production ont connu une croissance exponentielle, +62% en 5 ans (récoltes 2018 à 2022).
Les vins bio consommés en France sont principalement d’origine nationale, l’import est assez limité (15 millions d’euros en 2023).
L’exportation représente un part significative des débouchés. En 2023, 44% des volumes de vins bio produits en France ont été exportés. Cette proportion reste assez stable et représente 8,3% des volumes de vins exportés par la France. Le volume de vin bio exporté est en croissance de 9% vs 2022.
38% de la valeur des ventes de vins bio se réalisent à l’export. Les exportations de vin bio atteignent 590 millions d’euros (HT départ chai) en 2023, soit une progression de 5% vs 2022. Les ventes de vin bio à l’export, représentent 5% de la valeur du marché d’exportation des vins pour la France.
En 2023 54% des volumes de vin bio exportés proviennent des domaines (et 67% de la valeur) et 46% du négoce et des coopératives (et 33% de la valeur).
Source : Agence Bio- AND-I
MISE EN MARCHÉ DES VINS BIO D’OCCITANIE
Selon l’observatoire SudVinBio, l’équivalent de 73% des volumes produits en 2023 ont été commercialisés sur la campagne 2023/2024 (61% pour les coopératives et 82% pour les caves particulières) et les 27% restant rentrent dans les stocks ou sont déclassés à la commercialisation.
Selon l’enquête de La Coopération Agricole d’Occitanie (LCAO), 80% du volume commercialisé par les coopératives est en vrac, 20% en conditionné alors que côté caves particulières, selon l’observatoire SudVinBio, ce sont 35% des volumes commercialisés qui sont en vrac et 65% en conditionné.
LCAO confirme les difficultés de commercialisation pour les coopératives depuis 2023 avec une augmentation significative des stocks et un ralentissement des sorties de chai : 30% des vins bio ont été vendus en conventionnel en 2023.
Selon les données SudVinBio sur ses adhérents sur la campagne 2023-2024, les caves coopératives commercialisent majoritairement leurs vins en IGP et AOP, cependant la part des SIG progresse depuis 4 ans. La part des AOP fluctue entre 20 et 30% selon les années.
La répartition par qualité de la production des caves particulières est estimée à 51% d’AOP, 39% d’IGP et 10% de SIG. Pour la campagne 2023-2024, la proportion d’AOP mis sur le marché est de 47%, elle diminue au profit des SIG.
Source : Enquête LCAO et Observatoire SudVinBio
CONSOMMATION DU VIN BIO LE MARCHÉ FRANÇAIS
Le vin bio représente 11% de la vente en valeur des produits bio en France. La part de vin bio (en volume*) commercialisé en 2023 représente 6% de la consommation de vin en France.
En 2023, la consommation des vins bio en France par les ménages (hors RHD) est en croissance en valeur de +9% et atteint 1.3 milliards d’€ (TTC). C’est la filière qui progresse le plus en valeur en 2023 au sein d’un marché bio stable (0% vs 2022). Cette augmentation en valeur relève en partie de l’inflation, même si celle-ci est moins marqué en bio (+7.7%) et estimée à 7.5% pour la filière vin que sur le reste de l’agroalimentaire (+11.8%).
Selon l’enquête Agence Bio-AND-I, en 2023, les vins bio sont principalement écoulés via la vente directe (35% des volumes), suivie par la GMS (23%), la RHD (20%), les cavistes (16%) et les magasins bio (7%). Les volumes vendus en GMS et magasins bio diminuent (-8% en GMS et -1% en magasins bio) mais progressent en vente directe (+10%) et en caviste (+8%).
(*) vente de vin bio 2023 en volume départ chai.

Les volumes vendus en vente directe et en caviste sont mieux valorisés : la vente directe représente la moitié de la valeur des ventes, alors que la GMS n’en représente que 13%. Tous les circuits progressent à l’exception de la GMS (-4,6% en valeur). La vente directe à la plus forte croissance (+14,3% en valeur). Les magasins bio retrouvent une croissance à +1,8%.
Le prix moyen d’un vin bio en 2023 (tout circuit de distribution hors RHD) est de 8.3€/col TTC, en augmentation de 5,4% vs 2022. Le principal circuit pour les caves particulières est la vente directe qui représente 50% de leur vente en volume sur la France. Elles contribuent à 85% des volumes de vins bio distribués via ce circuit.
Les coopératives et le négoce sont plutôt tournés vers la vente en GMS, qui représente environ 56% de leur vente en volume en France. Ils contribuent à près de 80% des volumes de vins bio distribués via ce circuit.
Or, c’est en GMS que l’on constate une dégradation des ventes, qui impacte surtout les ventes en vrac et expose plus fortement les coopératives aux difficultés du marché.

COMMUNICATION ET EVENEMENTS REGIONAUX
BioRéflexe
Interbio Occitanie et ses membres fondateurs ont souhaité contribuer activement à la promotion de la Bio régionale en créant une campagne de communication de grande envergure s’inscrivant dans le prolongement de la campagne nationale #BioRéflexe. C’est ainsi qu’en 2023 est lancée la 1ère campagne à destination du grand public pour faire de la bio régionale leur nouveau réflexe “Pour nous, pour la planète – Pour nos producteurs d’Occitanie #BioRéflexe”. Soutenue par la Région Occitanie, la campagne consiste en la création de supports et vidéos, repris par de l’affichage média, des spots radio, de la presse, de l’achat digital et des animations/ dégustation en magasin bio.
=> https://urlr.me/JWwhDz
Millésime BIO
Organisé par l’association SudVinBio est le plus grand salon professionnel dédié aux vins et boissons alcoolisées bio. 1 500 exposants de toutes les régions viticoles françaises et internationales, 50 pays représentés (dont 20% d’étrangers) ainsi que 11 000 acheteurs français et internationaux attendus en 2025 pour la 32ème édition. Dès 2025, les visiteurs accèderont également à une offre toujours plus complète avec l’arrivée sur le salon des boissons No-Low et toujours les espaces Beer&Bio, Cider&- Bio, Spirit&Bio ainsi que des zones dans l’oenothèque dédiées aux vins en vrac de la Région Occitanie et pour la première fois aux vins issus de cépages résistants. En 2025, c’est également la 2ème édition du concours “La biodiversité, c’est mon domaine”, qui récompense les initiatives des vignerons bio visant à renforcer la vitalité des écosystèmes.
Challenge Millésime BIO
Le concours mondial des vins et bières Bio, organisé par SudVinBio est le plus grand concours mondial de vins et bières biologiques. Créé en 2007, il compte quelques 2 000 vins et 150 bières pour l’édition 2025. Les médaillés sont à retrouver en libre dégustation sur le “Bar Challenge” du salon Millésime BIO bio. En 2024 ce sont 537 vins et 42 bières qui ont été médaillés.
Fête du vin
L’événement grand public, qui se déroule du 1er au 15 février prend ses quartiers à Montpellier et sa Métropole pour sa 2ème édition en 2025. Au programme : des animations autours des vins bio (dégustations, ateliers, conférence…) et un vitinéraire urbain durant lequel les cavistes, restaurants, bars à vin et magasins spécialisés bio font découvrir une sélection de vins bio rouges, blancs, rosés, oranges, effervescents. Cette année, les domaines viticoles bio de la métropole intègrent le vitinéraire. Plus d’infos :
=> https://www.lafeteduvinbio.com/fr/index
Site levinbio.fr
S’intéresser au vin bio, c’est découvrir ses vignerons et leurs pratiques viticoles, ses bienfaits sur l’environnement, son système de labellisation et de législation. La plateforme dédiée au vin biologique vous invite à une «vinodyssée» du raisin au verre :
=> https://www.levinbio.fr/

Par Valérie Pladeau, Sud Vin Bio et Sara Brunel, Interbio Occitanie
Crédits photos : Shutterstock
Semaine des Légumineuses
Interbio Occitanie est partenaire cette année de la Semaine des Légumineuses, organisée par Fileg, l’association régionale de la filière légumineuses à graines et Cisali, centre d’innovation sur l’alimentation.
Du 10 au 16 février, une semaine pour valoriser ces produits en restauration collective et commerciale : pour cette seconde édition, la Semaine des Légumineuses se déploie à Toulouse et à Montpellier à travers la mise en avant des recettes des établissements partenaires. L’occasion festive et gourmande de rappeler les vertus de ces produits sur l’environnement et sur la santé. Miam !
Toutes les informations : https://www.fileg.org/lasemainedeslegumineuses
Comment diversifier son assolement avec le chanvre Bio industriel ?
Jeudi 8 aout 2024, la Chambre d’Agriculture du Tarn-et-Garonne a organisé une demi-journée technique sur le terrain consacrée au chanvre industriel bio à Saint Vincent d’Autéjac.
Le chanvre est cultivé ici pour sa fibre qui sera transformée par la chanvrière Virgocoop et valorisée ensuite dans la construction (isolant) ou le textile.
Plante économe en intrant et bonne tête de rotation, cette culture présente de nombreux atouts pour diversifier son assolement en agriculture biologique.
Les agriculteurs présents ont pu échanger avec le producteur qui nous accueillait sur la parcelle, ainsi qu’avec le responsable de la chanvrière Virgocoop, Julien Bonnet.
L’itinéraire technique de la culture a été étudié : préparation du sol pour implanter au mieux la culture, variétés de chanvre en fonction des débouchés, mode de fertilisation, etc. Un focus a été réalisé sur la récolte et l’étape de rouissage nécessaire lors du défibrage à la chanvrière (voir photo de la boule de la récolte 2023).
Il est obligatoire de contractualiser les surfaces avec la chanvrière, en effet la filière est en émergence. Malgré une forte demande en aval, l’usine n’est pas encore entrée en rythme de croisière et les surfaces semées en 2025 seront stables par rapport à cette campagne.
PLUS D’INFOS SUR LE CHANVRE INDUSTRIEL EN AB
Retrouvez la fiche diversification n°1 de la Chambre d’agriculture du Tarn-et-Garonne
=> https://urlr.me/DSECH4
Journée organisée avec l’appui financier du CAS DAR et de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne
Par Anne-Charlotte PENAS, Conseillère Agriculture Biologique et Diversification, Chambre d’agriculture de Tarn-et- Garonne
Crédit photo : IBO et Shutterstock













