Des Balades Bio Gourmandes en Occitanie 2

Des Balades Bio Gourmandes en Occitanie

Parce que parler de bio c’est bien, mais que s’en régaler c’est encore mieux, Interbio Occitanie et ses partenaires vous entraînent à la rencontre de celles et ceux qui travaillent au quotidien les produits bio de la région. 

Au programme : une délicieuse visite guidée dans votre ville au rythme des restaurants, boucheries, boulangeries, caves, fromageries qui subliment le travail de nos producteurs bio. Quelques heures de déambulation curieuse et conviviale, de dégustation en dégustation… 

Les balades bio et gourmandes sont en préparation pour Toulouse et Montpellier, tous les détails arrivent bientôt par ici !

 

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Communauté Territoire Bio Engagé en Occitanie _ Bilan 2024 9

Communauté Territoire Bio Engagé en Occitanie _ Bilan 2024

TOP 3 des labellisés sur le critère Surface Agricole Utile en Bio

– 1er: SAINT-JULIEN-GRAS-CAPOU (09) avec 90% de SAU Bio

– 2ème : CADEILHAN (32) avec 77% de SAU Bio

– 3ème : ESCOSSE (09) avec 68% de SAU Bio

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TOP 3 des labellisés sur le critère RHD en restauration collective

– 1er : BARJAC (30) avec 74% de produits bio

– 2ème : CUISINE CENTRALE COUSERANS PYRENEES (09) avec 35% de produits bio

– 3ème : LABEGE (31) avec 41% de produits bio

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LES TEMPS FORTS DE L’ANNEE 2024

En 2023, nous avons lancé la Tournée promotionnelle “Sur la route des Territoires Bio Engagés” avec la 1ère édition qui avait eu lieu dans le Gers.

En 2024, nous avons coorganisés 2 autres éditions :

La 2ème édition a eu lieu au mois de mai dans les Pyrénées Orientales sur deux communes engagés , Latour Bas Elne et Saint-Hippolyte. Pour cette occasion, animations pédagogiques dans les établissements scolaires , gouter 100% bio local, marché bio et spectacle humoristique “La Ferme du Bois Fleury” de Frédéric Dubonnet.

La 3ème édition a eu en octobre lieu dans le Gard, sur les communes de Tornac et Massilargues-Attuech. La journée a été rythmée par des animations diverses , ludiques et pédagogiques : découverte de l’apiculture bio, quizz de la bio, carrousel en vois de la ferme, simulateur de conduite de tracteur, projection d’un film sur l’histoire viticole du territoire, dégustation de vin des caves coopératives locales, mais aussi un marché bio local, une restauration 100% bio locale et un spectacle dans l’après midi “Le vin bio pour tous” par Soline Bossis.

Le 1er marché bio gourmand organisé par la Communauté de communes des Avant-Monts, suite à leur labellisation fin 2023 sur la commune de Magalas en juillet dernier. Le format devrait être repris en Juillet 2025 sur une autre commune du territoire, Laurens, avec des animations différentes, notamment musicale et gustative.

NOUVEAUTE 2026 !!

Dans le cadre de la loi Egalim et pour rester cohérent avec notre démarche, le seuil d’accès au label sur le critère Restauration collective sera fixé à 25 % de produits bio en restauration collective (en valeur d’achat) à partir de Janvier 2026 .

Le barème des niveaux seront également réévalués et un 4ème niveau verra le jour, pour valoriser les labellisés qui seront proche d’une part à 100%. Les concernés feront partie du groupe TBE Premium et se verront récompenser

Plus d’informations à venir d’ici fin 2025 !

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OUVERTURE DES INSCRIPTIONS - Forum des investisseurs en Occitanie 10

OUVERTURE DES INSCRIPTIONS - Forum des investisseurs en Occitanie

Rendez-vous le Mardi 8 avril 2025 à l’Agropolis de Montpellier.

Vous êtes : une entreprise agroalimentaire, un agriculteur, un viticulteur ou vigneron, un groupement de producteurs ou une coopérative et vous avez un projet de développement autour du bio ?

Cet évènement est fait pour vous aider à trouver le financement adapté à votre besoin. 

 

Pour en savoir plus et inscription 

 

> Matin : Conférences
Les financeurs publics :

  • Les subventions de la Région Occitanie
  • Le fond Avenir Bio de l’Agence Bio
  • Les aides d’Etat par la Draaf (à confirmer)

Focus : La place de la bio dans le Financement à Impact

En conjuguant performances écologique et sociale et rentabilité économique des projets financés, le Financement à Impact vise à accélérer la transition de l’économie en s’appuyant sur un ensemble d’indicateurs, pour mesurer précisément l’impact des initiatives menées.

Dans ce cadre, où les entreprises bio se situent-elles ? Comment s’orienter parmi les acteurs du secteur ? Quelles sont les grandes tendances du financement à impact ?

Présentation des outils Impact France

Table-ronde : le financement à impact des projets agro-alimentaires

Formes de financement, typologie de projets soutenus, possibilités d’accompagnement… tour d’horizon et informations concrètes apportées par des spécialistes de l’investissement à Impact. 

 

> Après-midi : Rendez-vous d’affaires individuels 
​Des sessions de 30 minutes pour rencontrer les structures qui vous intéressent et nouer des partenariats.

D’autres financeurs à venir prochainement.


Le Bio Bus est de retour en Occitanie 16

Le Bio Bus est de retour en Occitanie

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L’Agence Bio organise la 2ème édition du #BioTour : un tour de #france en bus afin d’aller à la rencontre des citoyennes et citoyens qui se posent des questions sur la #bio !

Et il est de retour en Occitanie :

  • les 23, 24 et 25 mai au Festival du Bien Manger au Grand Rond à Toulouse
  • les 6 et 7 juin à Montpellier pour le Festival “Manger comme on sème” – Le  lieu sera précisé prochainement !

Venez jouer pour tester vos connaissances, échanger avec nous et rencontrer des producteurs bio en #Occitanie.


Gagner en rentabilité et simplifier son quotidien sur une ferme en maraîchage biologique : Recueil d’initiatives en Occitanie 17

Gagner en rentabilité et simplifier son quotidien sur une ferme en maraîchage biologique : Recueil d’initiatives en Occitanie

Vous êtes maraîcher en agriculture biologique ou porteur de projet agricole ? Vous cherchez des bonnes idées pour gagner en rentabilité et développer votre commercialisation, des suggestions d’équipements pour gagner en efficacité, simplifier votre quotidien ou vous équiper à moindre coût ? Des exemples d’initiatives collectives d’entraide et de mutualisation ?

Le livret « Gagner en rentabilité et simplifier son quotidien sur une ferme en maraîchage biologique Recueil d’initiatives en Occitanie » recueille un ensemble d’initiatives inspirantes, individuelles ou collectives, qui ont fait leurs preuves sur le terrain. Ces exemples collectés en 2023 et 2024 auprès de maraîchers et maraîchères en agriculture biologique d’Occitanie sont regroupés sous 3 grandes thématiques : Modes de commercialisation, Equipements & Matériels et Mutualisation – Entraide

Pour chaque fiche, vous pourrez trouver les caractéristiques principales de la ferme concernée, le fonctionnement mis en place, les avantages et limites, ainsi que les clefs de réussite.

Certaines de ces initiatives ont été mises en place durant ces 2 dernières années afin de faire face au contexte de tension des marchés, de baisse de la fréquentation de la clientèle, de diminution du chiffre d’affaires, afin d’assurer la stabilité économique de la ferme …

Les témoignages ont été collectés par diverses structures d’accompagnement des agriculteurs en Occitanie (GAB, CIVAM, Chambre d’Agriculture). Cette action a été réalisée grâce aux financements de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne et de la Région Occitanie.

N’hésitez pas à contacter les GAB, CIVAM et Chambres d’Agriculture de votre département si vous avez besoin d’être accompagné.e !

En 2025, des rencontres thématiques régionales seront organisées, certaines à destination des nouveaux installés et d’autres à destination de tous. Nous reviendrons vers vous prochainement pour vous en dire plus !

Bonne lecture !


Anthony Jelonch part à la rencontre des producteurs bio d’Occitanie 18

Anthony Jelonch part à la rencontre des producteurs bio d’Occitanie

Les acteurs de la Bio régionale ont le plaisir de vous présenter les deux films tournés avec Anthony Jelonch qui part à la rencontre des producteurs bio d’Occitanie.

C’est ainsi que l’on retrouve Anthony chez Alban, maraicher et éleveur en Bio dans le Lot (46), puis chez Julien, producteur de vin Bio dans le Gers (32).

Bon visionnage 🙂

Financé avec le soutien de l’Agence Bio


Point presse de l'Agence Bio en Occitanie 19

Point presse de l'Agence Bio en Occitanie

Le vin bio, porte d’entrée du bio au resto ?

Alors que la Fête du Vin Bio battait son plein, cette question était le thème du point presse tenu par l’Agence BIO le 6 février à Montpellier, dans le cadre prestigieux du restaurant Reflet D’Obione.
Un sujet abordé devant une dizaine de journalistes par Laure Verdeau, directrice de l’Agence, Isabelle Touzard, déléguée à l'Alimentation et vice-présidente de la métropole, Marie Massart, adjointe au maire de Montpellier, déléguée à la politique alimentaire et à l'agriculture urbaine, Vincent Goumard vigneron au domaine bio Mas Cal Demoura , Olivier GOUE, directeur de Sudvinbio et Laurent Cherchi, chef du restaurant.

En plus d’un moment gastronomique mémorable, le déjeuner était aussi l’occasion aussi de présenter le travail qu’Interbio Occitanie mène toute l’année dans la région pour plus de bio au resto !


Filière brassicole bio d'Occitanie : point d'étape 20

Filière brassicole bio d'Occitanie : point d'étape

Retour sur la réunion régionale de la filière brassicole bio qui s’est tenue le mercredi 11 septembre 2024 dans les locaux de la Malterie Occitane à Saint Sulpice La Pointe (81).

Cette réunion réunissait tous les acteurs de la filière : céréaliers et houblonniers bio, organismes stockeurs, conseillers en développement et techniciens, malteurs et brasseurs.

Dans un premier temps, Amélie Berger d’OCEBIO (association des entreprises bio d’Occitanie) a présenté le contexte et la filière brassicole française de la production par les agriculteurs puis de la transformation par les malteurs et brasseurs, en finissant par la commercialisation et la consommation des bières bio.

Aujourd’hui, 70% des bières consommées en France sont produites sur le territoire mais 91 % du marché est détenu par des grands groupes.

L’Occitanie, comme le reste du territoire bénéficie d’une bonne implantation de brasseries artisanales avec près de 300 entreprises sur l’ensemble de la région. Parmi ces brasseries artisanales, 31 % ont une gamme bio. Dans le Tarn-et-Garonne, 9 brasseries artisanales sont implantées dont une est certifiée en bio en 2023.

Pour la récolte 2024, ce sont environ 2 315 T d’orge brassicole qui ont été collectées par 4 organismes en Occitanie. Ce volume est plus faible que les années précédentes en raison de la diminution des surfaces implantées, suite aux problématiques de possibilités de semis et rendements moindres.

L’orge brassicole est soumise à un cahier des charges spécifique pour être valorisée via cette filière. Les variétés utilisées sont principalement RGT Planet (variété 2 rangs de printemps) et Calypso (variété 2 rangs d’hiver), avec une exigence sur un taux de protéines entre 9,5 et 11,5 % et une PS spécifique.

Pour le maltage de l’orge, l’Occitanie compte deux entreprises basées dans le Tarn : la Malterie du Vieux Silo et la Malterie Occitane.

Concernant la filière houblon, environ 10 ha de houblon bio sont cultivés en Occitanie, ce qui représente 5 % de la surface totale de houblon en France. Un GIEE (Groupe d’Intérêt Economique et Environnemental) Houblon d’Occitanie accompagne la filière, avec un producteur présent dans le Tarn-et-Garonne.

L’installation d’une houblonnière demande des investissements conséquents, de l’ordre de 70 000 €/ha.

A ce jour, les producteurs d’Occitanie sont en capacité de produire, un stock de la récolte 2023 est évalué à 30 %.

La journée s’est poursuivie par la visite du site de la Malterie Occitaie : de la réception de l’orge achetée à Agri Bio Union, au triage et nettoyage du grain, aux machines de maltage : étapes de trempage du grain, puis de séchage à la chaleur puis de germination, jusqu’aux produits finis conditionnés.

Le site, en activité depuis juillet 2024 a pour objectif de transformer 120 T de malt par mois, avec des approvisionnements de 30 T d’orge brassicole par semaine.

L’après-midi a été consacrée à des groupes de travail : collaboration directe entre brasseurs et agriculteurs et filière régionale orge / malt avec les coopératives et les malteries.

Les agriculteurs, organismes stockeurs, malteries, conseillers, ont pu échanger ensemble notamment sur la répartition de la valeur. Le prix d’achat de l’orge brassicole bio ne rémunère pas suffisamment le producteur aujourd’hui, compte tenu de l’augmentation des coûts de production (intrants, carburant …) et des problématiques climatiques impactant le rendement. Un calcul, présenté par la Chambre d’Agriculture du Tarn, montrait que si la récolte d’orge brassicole était achetée à 520 €/T à l’agriculteur, cela représenterait une augmentation de 2 centimes par bière sur le prix de vente au consommateur.

Les problématiques sur les exigences des malteurs en protéines ont aussi était échangées avec les participants. La filière exige un taux de protéines minimum de 9,5 % en orge brassicole, ce qui est parfois difficile à atteindre en raison de l’augmentation du prix des matières fertilisantes utilisables en bio. En plus de la teneur en protéines, un critère de PS (Poids Spécifique) est également exigé par les malteurs pour raisons techniques.

PLUS D’INFOS
Retrouvez plus d’informations sur la filière auprès de l’association ABBIO – Association Brassicole Bio Interprofessionnelle d’Occitanie :
=> https://urlr.me/dWmG9H

Par Anne-Charlotte PENAS, Chambre agriculture Tarn et Garonne

Crédit photo : Shutterstock


Interbio Occitanie et l'ensemble de la filière bio saluent la nouvelle position du Gouvernement en faveur du maintien de l'Agence BIO 21

Interbio Occitanie et l'ensemble de la filière bio saluent la nouvelle position du Gouvernement en faveur du maintien de l'Agence BIO

Interbio Occitanie et l’ensemble de la filière bio saluent la nouvelle position du Gouvernement en faveur du maintien de l’Agence BIO.

Pleinement mobilisée depuis le 17 janvier dernier, la filière bio appelle les Parlementaires de la prochaine Commission Mixte Partiaire du 30 janvier à confirmer la position en s’opposant à l’amendement supprimant l’Agence BIO.


Impacts des couverts végétaux sur le sol et la physiologie de la vigne en climat méditerrannéen 22

Impacts des couverts végétaux sur le sol et la physiologie de la vigne en climat méditerrannéen

Le changement climatique intensifie les défis auxquels sont confrontés les viticulteurs bio, notamment en climat méditerranéen, où les épisodes de sécheresse et les températures élevées deviennent de plus en plus fréquentes. Dans ces régions, les vignes sont soumises à des stress thermique et hydrique, menaçant la croissance, le rendement et la qualité des raisins. Les couverts végétaux, bien que traditionnellement utilisés pour limiter l’érosion des sols et améliorer leur fertilité, sont désormais envisagés comme une solution pour renforcer la résilience des vignobles face à des conditions climatiques extrêmes.

Cette étude, basée sur l’expérimentation Expé Bio menée par le Biocivam de l’Aude, examine l’impact des modalités de gestion et de destruction des couverts végétaux sur la structure du sol et la physiologie de la vigne. L’objectif est de fournir aux viticulteurs bio des stratégies pratiques pour mieux s’adapter au réchauffement climatique tout en préservant la productivité de leurs vignobles.

MISE EN PLACE DES DISPOSITIFS EXPÉRIMENTAUX

L’expérimentation Expé Bio, lancée en 2021, vise à modéliser l’impact de différentes méthodes et dates de destruction des couverts végétaux sur la santé du sol, la physiologie de la vigne et la qualité des moûts. Réalisée sur deux parcelles du département de l’Aude, au Domaine Fontanille Haut (Laure-Minervois) et au Château Maris (La Livinière), l’étude a testé cinq modalités de gestion des couverts végétaux :
1. TNT (témoin non traité)
2. DP (Disque précoce)
3. DT (Disque tardif)
4. RP (Rouleau précoce)
5. RT (rouleau tardif)

Ces modalités ont été choisies pour évaluer l’impact de la temporalité et de la méthode de destruction des couverts sur la structure du sol et la croissance des vignes.

IMPACTS DES COUVERTS VÉGÉTAUX SUR LE SOL

Température et humidité du sol :
Les résultats de l’expérimentation ont révélé des différences significatives entre les modalités en ce qui concerne la température et l’humidité du sol. Les modalités disques (précoce et tardif) ont permis de maintenir des températures de surface plus basses durant les mois d’été, par rapport aux modalités rouleaux et au témoin non traité. Cette réduction de la température est essentielle pour limiter le stress thermique subi par les racines des vignes, particulièrement dans des climats où les périodes de canicule sont de plus en plus fréquentes.

Concernant l’humidité du sol, les modalités disques, et plus particulièrement le disque tardif (DT), ont montré une meilleure rétention d’eau. Cela est crucial en période de sécheresse, car une humidité accrue du sol permet de prolonger l’accès à l’eau pour les racines. En revanche, les sols traités avec les rouleaux (RP et RT) se sont révélés plus secs, ce qui pourrait aggraver le stress hydrique des vignes dans les années particulièrement arides

Structure du sol :
L’analyse des fosses pédologiques a montré que les modalités disques, notamment DT, ont amélioré la porosité du sol, favorisant une meilleure infiltration de l’eau et un développement racinaire plus profond. Un sol bien structuré, avec une bonne porosité, est essentiel pour la rétention d’eau et la disponibilité des nutriments, surtout en agriculture biologique où la fertilité repose sur l’activité biologique et la santé globale du sol.

À l’inverse, les modalités rouleaux ont eu tendance à compacter le sol, limitant ainsi l’infiltration de l’eau et la capacité des racines à puiser les ressources en profondeur. Cette compaction rend les sols plus vulnérables aux périodes de sécheresse et pourrait entraîner une perte de productivité à long terme si ces pratiques ne sont pas adaptées.

IMPACTS SUR LA PHYSIOLOGIE DE LA VIGNE :
Fertilité des bourgeons et rendement :
Les résultats montrent que les modalités disques, en particulier le disque tardif (DT), ont favorisé une meilleure fertilité des bourgeons, mesurée par un plus grand nombre de grappes par cep. Cette observation s’explique probablement par la réduction du stress hydrique et thermique grâce à une meilleure gestion de l’eau dans le sol et à des températures de surface plus basses. Pour les viticulteurs bio, cela se traduit par une augmentation du potentiel de rendement, même dans des conditions climatiques défavorables.

Stress hydrique :
Les mesures de l’indice de stress hydrique ont révélé que les modalités disques permettent de réduire la contrainte hydrique par rapport aux modalités rouleaux. À Château Maris, les vignes des modalités rouleaux ont présenté un stress hydrique plus important, ainsi qu’un plus grand nombre d’apex en arrêt de croissance, signe que la vigne ne parvient plus à maintenir sa croissance active sous ces conditions.

CONCLUSION
Les résultats de l’expérimentation Expé Bio montrent que l’utilisation de disques pour la gestion des couverts végétaux, en particulier avec une destruction tardive, présente des avantages significatifs pour la structure du sol, la rétention d’eau et la physiologie de la vigne en viticulture biologique. Ces pratiques permettent de maintenir une meilleure humidité du sol, de réduire le stress thermique et hydrique des vignes, tout en favorisant une fertilité des bourgeons plus élevée, contribuant ainsi à un rendement optimal.

Il est important de souligner que cette expérimentation a également été menée simultanément dans deux autres départements, les Pyrénées Orientales et l’Hérault. Les résultats obtenus dans ces régions vont dans le même sens que ceux observés dans l’Aude, renforçant encore davantage la robustesse des conclusions. Le fait que trois années d’étude sur trois départements distincts arrivent à des résultats cohérents et significatifs offre une base solide pour évaluer les bénéfices et les inconvénients de la gestion des couverts végétaux en climat méditerranéen.

Ces expérimentations fournissent des éléments concrets et fiables pour aider les viticulteurs bio à adopter des pratiques qui améliorent la résilience de leurs vignobles face aux défis croissants du changement climatique.

Par Sarah Martin, Biocivam de l’Aude

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