Le marché bio Français en 2023 : un bilan mitigé mais de meilleures perspectives pour 2024
Le marché bio en France, bien que confronté à des défis, montre des signes de résilience et de croissance. Les évolutions observées au début de 2024 indiquent un avenir prometteur, soutenu par des consommateurs engagés et des politiques favorables. L’objectif est aujourd’hui de soutenir les entreprises et producteurs engagés en bio afin de les aider à passer cette étape et être prêt à renouer avec le développement du marché.

En 2023, le marché bio français voit son chiffre d’affaires se stabiliser malgré de nombreuses turbulences économiques. Selon l’Agence Bio, le marché a atteint environ 12 milliards d’euros en 2023, tous circuits de distribution compris. Le marché en valeur est stable mais les volumes écoulés reculent à nouveau en 2023 de 7 % environ.
À l’exception de la grande distribution, tous les lieux d’achat du bio enregistrent une évolution positive de la valeur des ventes. Les circuits courts et artisans connaissent une belle hausse du chiffre d’affaires de respectivement 8,7 % et 4,3 % traduisant une spécificité du bio : capitaliser sur le local et le bio par la vente directe. En circuits longs, les magasins spécialisés bio ont connu une reprise du marché au cours du second semestre, permettant de finir l’année en positif de 2,2 %. En revanche, les grandes surfaces, premier réseau de distribution en produit bio avec 50 % de parts de marché, s’est fortement désengagé en 2023. Ils perdent ainsi 3, 8 % de chiffre d’affaires en 2023. Entre 2020 et 2023, la baisse sur ce secteur s’établi à près de – 12 %.
UN MARCHÉ EN MUTATION
Les deux dernières années ont profondément changé les habitudes des consommateurs. En effet, ils ont démultiplié les stratégies pour moins dépenser. L’inflation a été très forte, en 2 ans. Elle s’établie encore en 2023 à + 11,8 % pour les produits alimentaires. A noter que l’inflation est moindre pour les produits bio sur la même période avec +7,7 %.
Première stratégie, les consommateurs ont pu changer d’enseigne de magasin de grande distribution. Ils se sont alors redirigés vers les indépendants à l’image prix plus basse. Ensuite, dans les magasins, les consommateurs ont pu faire le choix d’acheter des produits moins chers et « descendre en gamme ». Le bio a pu être délaissé au profit d’autres labels aux valeurs proches mais moins chers à l’achat (même si, en général, tous les produits de l’offre « responsable » sont en difficultés). D’autres consommateurs ont pu faire le choix de privilégier les marques de distributeurs bio aux dépends des marques nationales ou marques spécialisées bio. La valeur faciale des produits est devenue un argument de première ligne pour les consommateurs. Plus le produit à l’unité est cher, plus les consommateurs hésitent à l’acheter. Enfin, dernière stratégie : les consommateurs ont simplement moins gaspillé, provoquant une baisse de la consommation alimentaire globale des ménages français de 4,7 % en valeur en 2023


LE CHOIX DES CONSOMMATEURS N’EXPLIQUE PAS TOUT
Cependant, en grandes surfaces, un grand ménage a été fait dans les rayons afin de recentrer l’offre autour des références qui marchaient le mieux. Ce nettoyage était nécessaire après des années de forte augmentation du nombre de références bio dans les rayons. Mais aujourd’hui, la réduction des assortiments bio se poursuit de manière importante, limitant les produits disponibles à quelques références, et notamment aux références privilégiées par les enseignes comme les marques de distributeurs bio.
Il est clair aujourd’hui que ce déréférencement pénalise les achats en produits bio en grandes surfaces. Les consommateurs ne trouvant plus leurs produits bio ont plusieurs options :
- Acheter des alternatives bio dans la gamme resserrée en rayon, ce qui explique l’augmentation de la demande à la référence constatée depuis fin 2023 (achat plus important en volume des références disponibles en bio)
- Ne plus acheter de produits bio : il y a une forte corrélation constatée entre la baisse des références et la baisse des volumes d’achat. Les magasins n’ayant pas baissé leur offre bio maintiennent les volumes achetés.
- Ou alors se tourner vers les magasins offrant un plus grand choix de produits bio : les magasins spécialisés bio. Depuis l’automne 2023, le chiffre d’affaires et la fréquentation repartent en magasins bio.
Car en effet, coté magasins spécialisés bio, la situation est bien différente. Une vague de grand ménage s’est traduit cette fois par la fermeture de près de 300 magasins bio en 2023, dont 31 en Occitanie. Cette vague suit une année où déjà plus de 250 magasins avaient définitivement baissé leurs volets en 2022. Les magasins les plus fragiles, souvent récents n’avaient pas eu le temps de fidéliser leur clientèle ni d’engranger la trésorerie nécessaire pour passer la crise et payer les investissements récents. Un retournement de marché aussi rapide est totalement exceptionnel et a fragilisé toutes les structures spécialisées bio, de l’amont à l’aval.
Ainsi, le parc des magasins bio restant a pu profiter d’un report de clientèle issus des magasins fermés et de la baisse d’assortiment des grandes surfaces. Les magasins profitent donc d’une nouvelle dynamique et voient aujourd’hui leurs chiffre d’affaire augmenter de 7 % entre janvier et avril 2024 vs 2023, ainsi que la fréquentation des magasins.


EN ALLEMAGNE, LE NOMBRE DE RÉFÉRENCES AUGMENTE DANS LES RAYONS
Premier marché bio européen, devant la France, l’Allemagne est également un modèle de distribution bien diffèrent. En effet, une part importante des magasins sont des magasins discounts. Et cependant, le bio a une place prépondérante dans ce pays. Le marché bio allemand progresse de 5 % en valeur en 2023 par rapport à 2022. Les ventes en grande distribution, qui ont maintenu leur offre bio, augmentent de 7 %. La progression est de 2 % dans tous les autres circuits, à l’exception des magasins bio où les ventes stagnent. La part de marché des produits bio recule légèrement en 2023, s’établissant à 6,2 % (contre 6,3 % en 2022).
Au premier trimestre 2024, les chiffres sont toujours rassurants. D’après Ecozept, la croissance en Allemagne du marché bio est à 7 % sur cette période, tous circuits confondus. En parallèle, les prix sont en baisse, ce qui signifie que les volumes achetés sont en hausse. Le nombre de référence sont également en hausse de 5 % dans les rayons.
PASSER LE CAP EN FRANCE EN SOUTENANT LES ENTREPRISES ET PRODUCTEURS
Cependant, le marché bio n’est pas exempt de défis. La hausse des coûts de production, due à l’inflation et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement, a conduit à une augmentation des prix des produits bio. La demande moindre impose également aux filières de se réorganiser de manière plus ou moins importante.
Les entreprises spécialisées bio ont été plus touchées que les entreprises mixtes qui ont pu adapter leur circuit de commercialisation en s’appuyant sur des prix du marché conventionnel et des circuits d’écoulement plus favorables. Les initiatives gouvernementales pour soutenir l’agriculture biologique coté producteurs, bien qu’imparfaites, ont permis de combler une partie du manque. Les intermédiaires, coopératives et entreprises de transformation n’ont en revanche pas profité de ces aides exceptionnelles. Aujourd’hui les entreprises 100 % Bio souffrent d’un manque de trésorerie qui met à mal leur équilibre financier.
Au niveau régional, les acteurs bio se mobilisent autour de la relance de la consommation en diffusant des arguments auprès de la grande distribution pour remettre du bio en rayon et en se basant sur la campagne de communication #BioReflexe pour communiquer auprès du grand public. Objectif : pousser la reprise de la consommation au plus vite.

Par Ludivine Cureau, Interbio Occitanie et Amelie Berger, OCEBIO
Crédits photos : Shutterstock
Le Forum des investisseurs revient le 8 avril 2025 à Montpellier !
Rendez-vous le Mardi 8 avril 2025 à Montpellier pour une nouvelle édition du Forum des investisseurs.
Cet évènement est dédié aux entreprises, groupements de producteurs et coopératives porteurs d'un projet bio afin de les aider à trouver le financement adapté à leur besoin.
La journée s'organise en 2 parties : le matin interventions et présentations d'experts du secteur.
L'après-midi, des rendez-vous individuels préprogrammés avec différents financeurs.
Inscription et programme détaillé à retrouver prochainement.
> Matin : Plénière
Evolution des subventions pour les projets bio : Région, Etat, Europe
Interventions d'experts, témoignages et table ronde
> Après-midi : Rendez-vous d’affaires individuels
Des sessions de 20 minutes pour rencontrer les structures qui vous intéressent
et nouer des partenariats.
- Banques traditionnelles du marché agricole, agroalimentaire et des projets d'utilité social et écologique
- Plateformes de financement participatif du monde agricole et agroalimentaire (Prêts, dons, investisseurs)
- Structure et outils de garantie de prêts
- Société de Capital investissement
- Business Angels : investissement au capital d'entreprises innovantes en phase de création ou début d'activité
- Les partenaires publics régionaux et nationaux
- Les structures d'accompagnement
Pour plus d'information, n'hésitez pas à nous contacter.
ludivine.cureau@interbio-occitanie.com / 06 12 05 35 57
Pour en savoir plus, sur les éditions précédentes, vous pouvez consulter le site Internet d'Interbio Occitanie :
Bilan des éditions précédentes - C'est par ici !
Du Bio au resto' à la table des restaurants engagés
Alors que les produits bio ne représentent en moyenne qu’1 à 2 % de l’approvisionnement de la restauration commerciale, nous partons à la rencontre de ces professionnels de la région qui choisissent de leur faire la part belle dans les menus de leurs établissements.
Au Bistrot Galien à Toulouse, c’est en circuit ultra court qu’on s’approvisionne. Il faut dire que Béa, la compagne du patron, s’est installée en maraîchage AB il y a quelques années et que les deux entreprises, restaurant et exploitation agricole se développent en parallèle. Ainsi, le bistrot est le principal débouché pour les légumes de Béa, en regard de quoi la grande majorité des légumes cuisinés chez Galien proviennent du Jardin D’Ausseing. Un système certes atypique, mais efficace !
La qualité de ces produits est reconnue par la clientèle, maintenant fidélisée après deux années d’ouverture par cette cuisine créative, variée et accessible. Dans les assiettes, ces légumes et herbes 100 % bio côtoient des produits sourcés avec attention. En dehors de certaines grandes marques incontournables en brasserie, la sélection pour la carte des vins et des boissons s’établit en suivant ce même modèle de la recherche de bio et de local.
Le Bon Sens, c’est le nom de ce tout petit restaurant situé dans une ruelle du centre-ville de Montpellier, et c’est aussi ce qui guide Emilie, cheffe et patronne, dans ses choix d’approvisionnement. Dans cet établissement, l’offre se décline autour de produits de snacking 100 % faits maison et personnalisables selon les goûts des clients. Émilie a tissé autour du restaurant un réseau de nombreux fournisseurs : agriculteurs ou artisans en direct (fromages, vins, tofu), plateforme de producteurs locaux (fruits et légumes), commerce bio de proximité (épicerie) et même les rayons bio d’une grande surface professionnelle (cash n carry) pour le sucre et la farine. En fil rouge : l’exigence portée à la qualité gustative des produits, mais aussi le mode de production, l’origine, le type de conditionnement.
C’est dans une zone commerciale en lisière de la ville que nous avons rencontré Johanna Bralley, propriétaire et cheffe de l’Aromate à Albi. À la fois restaurant et épicerie, l’établissement s’approvisionne presque totalement en bio local, excepté pour le poisson. Ici aussi les fournisseurs “en direct” sont nombreux, repérés par le biais d’AMAP ou de magasins de producteurs.
Le menu, unique et différent chaque jour, est inspiré par le stock de l’épicerie et dans l’esprit d’une cuisine volontairement simple et axée autour des saveurs naturelles des ingrédients : les cuissons sont courtes et les sauces justement dosées. Un modèle bien rodé depuis 8 ans et qui est parvenu à séduire une clientèle variée et nombreuse.
S’APPROVISIONNER EN BIO TOUT EN PRÉSERVANT SA MARGE : À CHACUN SON ÉQUILIBRE
En restauration, l’enjeu majeur du travail du bio réside dans l’équilibre à trouver entre approvisionnement de qualité et maintien de la rentabilité de l’établissement. Un équilibre qui demande souvent de considérer l’ensemble de l’établissement, même les domaines qui semblent loin de ces questions. À cette question centrale, chacune et chacun trouvent leurs propres réponses :
CARTE RÉDUITE ET CUISINE INVENTIVE
Dans une optique de recherche du meilleur rendement possible, c’est une gestion du stock en flux tendu que pratiquent ces restaurants. Si la cuisine zéro déchet et ses fameux pestos de fanes ont le vent en poupe depuis quelques années, c’est sur la longueur des cartes et menus que cet aspect de l’approvisionnement a le plus d’impact. Ainsi, pour se fournir en produits frais et de saison, tout en évitant au maximum les pertes, de nombreux établissements réduisent leur offre au minimum, allant même comme à l’Aromate jusqu’au menu unique (avec des adaptations possibles en fonction des demandes particulières des clients bien sûr).
Mais manier une carte aussi courte impose d’en varier régulièrement, d’une part pour ne pas lasser la clientèle mais aussi pour “faire tourner” le stock. Aussi, la cuisine de produits frais et bio est avant tout le terrain de jeu de cuisiniers et cuisinières tout en créativité et dotés d’un sens aigu de l’adaptation.
TRAVAILLER DES PRODUITS BIO… ET LE FAIRE SAVOIR
Une fois passé en revue l’organisation du stock pour assurer le moins de déchets possibles, la question suivante est celle de la valorisation des produits vis-à-vis de la clientèle. En effet, le prix des produits est une variable qui entre pour une part importante dans le prix du repas facturé au client. Encore faut-il que ce dernier ait connaissance de la qualité des aliments servis.
La communication autour du mode de production est de manière générale encore mal appréhendée par les restaurateurs qui lui préfèrent la mise en avant d’informations liées au lieu d’origine des ingrédients qui composent le menu. Sur ce sujet, nos restaurateurs friands de produits bio adoptent différentes stratégies : au Bistrot Galien, on affiche le lien entre le restaurant et l’exploitation agricole par la mention “restaurateur maraîcher” sur l’enseigne et les équipes de service sont formées pour pouvoir répondre aux questions des clients portant sur l’origine des ingrédients.
Emilie fait le choix du label FiG (Food Index for Good) pour indiquer que son établissement Le Bon Sens adopte un ensemble de pratiques éco-responsables. Enfin, si l’on ne peut pas passer à côté de l’immense “BIO” peint à même la façade de l’Aromate, il n’est plus question de le rappeler par écrit sur le menu, tant la mention “bio” sur la carte soulevait de discussions de la part des clients…
Entre fierté et anticipation de crispations en salle, démêler cette question de la communication, centrale dans la valorisation du travail du bio par les restaurateurs est sans doute une des clés de l’augmentation de la part de produits bio dans l’approvisionnement du secteur, pour plus de bio au resto.

LA RESTAURATION COMMERCIALE : UN DÉBOUCHÉ POUR L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE ?
Alors que la restauration hors-domicile dite commerciale ou privée représente un marché de 69 M€ en 2023 (chiffres Gira Food 2024), la part de produits bio dans ses approvisionnements n’est évaluée qu’à 1 ou 2 % des achats du secteur.
Pourtant la demande existe et l’ObSoCo mesure les attentes des consommateurs à plus de 70 % d’entre eux qui souhaiteraient trouver des produits issus de l’agriculture biologique sur la table des restaurants qu’ils fréquentent.
En regard de l’offre réelle, ce chiffre a de quoi questionner et présage une ouverture possible pour les produits bio dans les cafés, hôtels et restaurants. L’Agence Bio partage ce point de vue et place les acteurs de la RHD au centre de sa nouvelle campagne “Cuisinons plus Bio”, lancée en septembre dernier.
En région Occitanie, Interbio et ses partenaires mènent depuis six mois une série d’actions (en test pour cette première année) pour une meilleure introduction du bio sur ce marché.
Par Aurélia Courbieres, Interbio Occitanie
Crédits photos : Shutterstock et Interbio Occitanie
Ma vie en Bio by Occitanie sur le Salon Région de l'Agriculture
Comme les années précédentes, Interbio Occitanie fut présent au Salon Régional de l’Agriculture du 13 au 15 décembre au MEET de Toulouse, Hall 3 – Ferme pédagogique, à La Ferme Bio !
Nous y étions avec notre grand quizz sur la Bio, notre grainothèque et de nouveaux jeux proposés par des étudiants en diététique de l’Institut Limayrac, sur les avantages des Fruits et Légumes Bio !
Ce fut également l’occasion d’accueillir Carole Delga sur notre stand et de parler de la Bio d’Occitanie sur la chaine ViàOccitanie.
Lancement du flyer "Aimez la viande, mangez-la bio !
Il est important de maintenir les fermes d’élevage bio existantes et d’accompagner la relance de la consommation de viande bio régionale, pour garantir la pérennité de ces filières.
En effet, les filières viandes bio régionales présentent de nombreux atouts, aussi bien en termes de qualité de la production, d’environnement mais aussi pour la valorisation des milieux par des systèmes d’élevage extensifs.
Interbio Occitanie et ses partenaires – La Coopération agricole, les Chambres d’agriculture d’Occitanie, Ocebio, le Biocivam de l’Aude, l’APABA, Bio Ariège Garonne et Interbev Occitanie – vous proposent un nouvel outil de communication, qui a été présenté vendredi 13 décembre 2024 sur le Salon Régional de l’Agriculture à Toulouse à l’occasion du concours de découpe.
L’objectif est de sensibiliser l’ensemble des professionnels des métiers de bouche aux critères qualitatifs et différenciants des viandes biologiques, et cet outil de communication met en avant toutes ces qualités. Des arguments qui s’appuient sur des sources scientifiques étayées que vous pouvez retrouver ci-dessous.
Le flyer “Aimez la viande, mangez-la bio !” sera diffusé dans les circuits professionnels en 2025.
Sources bibliographiques :
- “La viande bio est un atout pour la santé cardiovasculaire, grâce à ses acides gras (AG) de qualité (plus d’AG poly-insaturés type oméga 3, notamment par une alimentation plus riche en herbe et en fourrage des animaux” : voir pg 82 et 83 de l’expertise scientifique INRAE 2020, qui référence un grand nombre d’études scientifiques sur différentes productions animales bio: Prache S. et Santé-Lhoutellier V. (pilotes scientifiques), Adamiec C., Astruc T., Baeza-Campone E., Bouillot PE., Clinquart A., Feidt C., Fourat E., Gautron J., Guillier L., Kesse-Guyot E., Lebret B., Lefevre F., Martin B., Mirade PS., Pierre F., Rémond D., Sans P., Souchon I., Girard A., Le Perchec S., Raulet M., Donnars C., 2020, Qualité des aliments d’origine animale selon les conditions de production et de transformation. Synthèse de l’expertise scientifique collective, INRAE (France), 111 pages.
- “La viande de veau bio est moins grasse et plus riche en fer” : voir le dossier “Flexitarisme” paru dans Biolinéaires n°90 de juillet-août 2020
- “Meilleure teneur en vitamines et minéraux” : voir la méta-analyse de Średnicka-Tober et al., Composition differences between organic and conventional meat: a systematic literature review and meta-analysis, British Journal of Nutrition, 28 Mars 2016; 115(6):994-1011, doi: 10.1017/S0007114515005073. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26878675/
- “Des études montrent qu’une alimentation bio est associée à des profils d’AG sanguins bénéfiques, réduisant ainsi le risque de diabète, d’obésité et de cancer” : voir l’étude Bradbury KE, Balkwill A, Spencer EA, Roddam AW, Reeves GK, Green J, Key TJ, Beral V, Pirie K; Million Women Study Collaborators. Organic food consumption and the incidence of cancer in a large prospective study of women in the United Kingdom. British Journal of Cancer. 29 avril 2014;110(9):2321-6. doi: 10.1038/bjc.2014.148. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26878675/
- “Meilleure séquestration de carbone dans les sols” : voir l’étude : Dumont et al., 2016. Rôles, impacts et services issus des élevages en Europe. Rapport final. Paris : INRA, 1032 pages.
Du bio au resto, portrait d'établissement engagé : Pickles
A la pause déjeuner, on promène donc son plateau devant un large choix de plusieurs dizaines de produits frais (légumes de saison, céréales, fromages, œufs, charcuteries, poissons fumés, légumineuses…) et on remplit son assiette selon ses goûts et son appétit. Petites ou grosses faims, végé, sans gluten, très gourmand ou à la recherche de légèreté, chacun y trouve son compte et s’assoit en toute simplicité autour de la même table… ou repart avec son plat, puisque les formules sont également proposées à emporter, dans des contenants recyclables ou consignés. Le tout donne une formule 100% personnalisable pour laquelle il faut compter environ 15€ pour un menu et 12€ pour un plat ou une salade.
Et le bio dans tout ça ? Pour Karine Gollnhofer, fondatrice de Pickles, c’est une longue histoire. Celle de son parcours d’entrepreneuse bien avant Pickles : d’abord un projet de légumerie, finalement devenu un food-truck, bien nommé « Légumerie », qui distribuait sur les parkings d’entreprises à l’heure de la sortie des bureaux les produits bio-locaux « récupérés avec [ses] petits bras chez les producteurs ». Les clients sont ravis, et la demande naît de plats cuisinés pour le midi. L’occasion pour Karine de repenser son projet autour d’une offre conçue pour répondre aux besoins des actifs à la pause déjeuner.
Pickles, Salad Bar
– 2 rue des Salenques, Toulouse Capitole
– 7 rue René Leduc, Toulouse Marengo
– 13 rue André Citroën, Balma
Les inscriptions sont ouvertes à la première édition de l’annuaire des fournisseurs bio de la restauration commerciale
Cette année, cet annuaire est destiné aux restaurateurs de Montpellier et Toulouse et concerne donc exclusivement les fournisseurs ayant une offre bio (ou en conversion) en capacité de livrer sur l’une de ces métropoles.
Le référencement dans ce guide est gratuit, il suffit de compléter ce formulaire :
Interbio Occitanie aux Pyrénéennes les 19 et 20 septembre
Salon agricole du sud ouest, Les Pyrénéennes fait partie des foires agricoles les plus importantes sur le plan national. Cette année, elles ont eu lieu du 19 au 22 septembre 2024 au Parc des Expositions du Comminges à Villeneuve-de-Rivières (31).
Les interprofessions régionales se sont retrouvées autour d’un stand commun, au cœur de la Halle des Pyrénées. Interbio Occitanie y était avec son GRAND quizz sur la bio d’Occitanie !
Ce fut également l’occasion d’inviter Carole Delga pour échanger sur les enjeux communs à toutes les filières : souveraineté alimentaire, renouvellement des générations, attractivité des métiers, structuration et investissements.
Une rencontre constructive pour un secteur majeur de l’économie régionale.
Les temps forts
Cette 13ème édition fut organisée sous le signe d’un travail coopératif entre tous avec pour thématique « La transmission » !
➺ Les concours bovins
En plus des concours nationaux et interdépartementaux des races bovines, le salon a également accueilli des concours dans les autres filières : chevaux de trait (interdépartemental), chiens de troupeaux (régional), ovins (régional), avicole et cuniculé (interrégionaux).
➺ Pour les enfants
Durant les 4 jours, les éleveurs, partenaires et exposants ont adapté leur contenu afin d’expliquer concrètement aux enfants leur rôle, leurs missions et leur métier. Ils ont proposé un grand nombre d’atelier et d’animation.
Retour sur la Fête des Vendanges au Domaine de Candie
L’occasion pour Interbio Occitanie de rencontrer le public familial de l’événement en invitant petits et grands à se prêter à notre « quizz » et à en apprendre davantage sur l’Agriculture Biologique dans la région. Il faut dire que le cadre s’y prêtait particulièrement puisqu’au-delà des animations nombreuses proposées ce jour-là, le Domaine de Candie, domaine municipal en régie agricole, cultive en bio la totalité de ses 250 hectares de vignes, céréales et légumineuses…
Retour sur la Journée Européenne de la Bio aux Halles de la Cartoucherie
Avec 2,5 millions de visiteurs accueillis en à peine un an d’ouverture, les restaurants et commerces des halles sont au cœur d’un lieu déjà emblématique dans le paysage culinaire toulousain !
Le 23 septembre dernier, Interbio Occitanie est allée à la rencontre de ces professionnels pour aborder avec eux la question du bio au resto. Au programme de notre intervention : présentation de nos actions en direction de la restauration commerciale, échange avec des maraichers bio, et dégustation animée de tomates, poivrons, piments.
















