Le point sur les contaminations microbiologiques des viandes bovines en abattoir 1

Le point sur les contaminations microbiologiques des viandes bovines en abattoir

80 % de la viande bovine bio est vendue sous forme hachée en GMS (Grande et Moyenne Surface) et RHD (Restauration Hors Domicile) et entre 35 % et 45 % en Vente directe. Pourtant la viande hachée est un produit présentant de nombreux risques sanitaires.

Afin de maîtriser ces risques, sa fabrication est très règlementée tant au niveau de l’abattage que des ateliers de découpe et transformation. Une des règlementations qui touche tous les modes de commercialisation (de la vente directe aux filières longues en passant par les organisations collectives de commercialisation) est l’exclusion des carcasses ayant subi un accident d’éviscération à l’abattoir.

À plusieurs reprises des éleveurs, des organisations collectives et commerciales de producteurs m’ont interpellé sur les raisons des accidents d’éviscération et les difficultés de réorganisation de la commercialisation (explications clients, modification des contenus des cartons, négociations avec les sites de restauration collectives, équilibre matière…) engendrés par une non-production de viande hachée.

VOICI QUELQUES ÉLÉMENTS D’EXPLICATIONS SUR CETTE PROBLÉMATIQUE TECHNIQUE ET COMMERCIALE

Tout au long du procédé d’abattage, de nombres souillures peuvent se produire (comme des souillures par le cuir, la bile, le contenu abdominal, la graisse mécanique ou par le contact avec les passerelles et autres équipements de la chaîne ou encore issues de la plaie de saignée). Deux étapes s’avèrent plus à risque au regard de la contamination potentielle de surface des viandes au cours du procédé d’abattage : la dépouille et l’éviscération.

DÉFINITIONS

La dépouille : étape où le cuir est enlevé de la carcasse.
L’éviscération : étape où sont retirés les abats et les viscères.

ORIGINE DES CONTAMINATIONS POSSIBLES

  • Lors de la dépouille : on parle de souillures d’habillage. Elles sont engendrées lors du contact du cuir avec la carcasse au moment des opérations de pré dépouille et de dépouille ou par des contaminations croisées, notamment par l’homme, lors des manipulations. Ces souillures peuvent être par exemple de la matière fécale, des poils…
  • Lors de l’éviscération : les souillures d’éviscération sont engendrées par la rupture de l’intégrité de l’appareil digestif lors du retrait du contenu abdominal de la carcasse. Il s’agit alors du contenu digestif.

QUEL SUR-RISQUE PARTICULIER À CES ÉTAPES ?
Ces contaminations (souillures) peuvent entrainer un risque majeur pour le consommateur, par la contamination les bactéries Eschérichia. coli producteur de Shiga-toxines (E.coli STEC) et en particulier E.coli O157. Les infections causées par les E.coli O157 sont une préoccupation majeure en santé publique en raison de la sévérité des manifestations cliniques qu’ils génèrent en particulier chez les jeunes enfants et les personnes âgées (colites hémorragiques, syndrome hémolytique). La viande de boeuf haché insuffisamment cuite est un des aliments le plus souvent en cause dans la survenue de cas sporadiques ou épidémiques. Les STEC et en particulier E.coli O157 peuvent être présents dans le système digestif ou sur le cuir des bovins.

Voilà pourquoi ces 2 étapes sont particulièrement à risque et surveillées par les services vétérinaires.

Une instruction technique de la DGAL/SDSSA du 18/03/2016, classe les souillures en deux catégories :

Les souillures « mineures » ou « circonscrites » :

  • taille inférieure ou égale à la surface de la paume d’une main,
  • absence d’écoulement,
  • facilité du parage (le parage peut être réalisé en un seul geste ou deux gestes dans les zones difficiles).

Exemple : souillures par le cuir lors de l’habillage, …

Les souillures « majeures » ou « étendues » :

  • taille supérieure à la surface de la paume d’une main et/ou
  • présence d’écoulement

Exemple : souillures à la suite d’un accident d’éviscération…

Les abattoirs sont dans l’obligation d’élaborer un Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS) afin d’atteindre les objectifs de sécurité sanitaire fixés par la réglementation européenne. Pour cela, le PMS doit comporter des procédures relatives à la gestion des souillures indiquant les modalités de surveillance ainsi que les corrections sur les produits et/ou le procédé.

Généralement, le PMS de l’abattoir prévoit un parage sur chaîne dans le cas de souillures « mineures » ou « circonscrites ». Pour les souillures « majeures » ou « étendues » le parage ou douchage ne sont pas des mesures correctives suffisantes du fait de leurs étendues et pénétration. C’est pour cela que des mesures ont été prises sur la destination de ces carcasses.

CONSÉQUENCES POUR LA DESTINATION COMMERCIALE

A l’heure actuelle, la destination des carcasses ayant subi une contamination lors de la dépouille est inchangée car ces souillures sont souvent mineures.

Par contre afin de limiter les risques pour le consommateur, les carcasses ayant fait l’objet d’un accident d’éviscération même mineur, même traitées, ne sont pas autorisées à entrer dans la fabrication de produits sensibles de type viande hachée depuis plusieurs années. Cela engendre des désorganisations pour la commercialisation que ce soit en filières longues ou courtes.

Afin de maîtriser ces risques et limiter les désagréments d’une non-production de steak haché, des actions sont à mettre en oeuvre. Sur ce plan, il convient de dissocier le rôle respectif de l’animal, des pratiques de l’élevage, des opérateurs d’abattage (mauvaise gestuelle, cadence) et celui de la technologie d’abattage (ergonomie des postes, abattage rituel, etc.).

Les abattoirs doivent régulièrement former des opérateurs mais également revoir leurs pratiques pour palier à ces contaminations. Mais les éleveurs ont un rôle à jouer pour limiter les accidents d’éviscération et faciliter l’éviscération aux opérateurs :

  • Veiller à toutes modifications de comportements alimentaires ou apparition de grosseurs au niveau de l’abdomen, durant toute la période de l’engraissement. Ces modifications peuvent traduire des affections digestives (occlusions, péritonites, déplacements de caillette…) et modifient les adhérences du réseau d’organes digestifs dans l’abdomen. Cela rend le travail de détachement du contenu abdominal délicat. En cas de doute, contactez votre vétérinaire.
  • Estimer et faire vérifier l’avancée d’une possible gestation des femelles mises à l’engraissement, afin de ne pas conduire à l’abattoir des femelles gestantes et proches du terme. Pour cela, certains éleveurs font fouiller leurs animaux. Bien que la fouille ne donne pas une date exacte de saillie, cela permet d’avoir tout de même une idée assez précise, surtout entre quatre et sept mois.
    Pour rappel, les réglementations européennes et nationales interdisent le transport de femelles gravides ayant dépassé 90 % de la durée normale de gestation (soit 257 jours).
    Si les femelles sont gestantes et proche du terme, l’abdomen est tendu ce qui rend difficile l’extraction des viscères et favorise dangereusement les déchirements des estomacs et intestins.
  • Ne pas alimenter les animaux qui seront abattus à leur arrivée à l’abattoir. En revanche, si l’animal est amené la veille de son abattage, l’animal peut être alimenté avant son départ de la ferme puisque la règlementation interdit de faire jeuner un animal plus de 12h. Si les estomacs sont pleins (cas des animaux alimentés juste avant l’abattage), ils sont lourds et ils tombent très vite lors de l’ouverture de la cavité abdominale. Dans ce cas, l’opérateur n’a pas le temps d’accompagner la descente et ne peut pas couper les membranes d’attache au bon endroit et au bon moment. Il y a alors un grand risque de déchirement des estomacs et des intestins, ce qui entraine la menace de souiller et contaminer la viande. De même, dès le début de l’ouverture du sternum, la caillette sort rapidement car pleine, elle fait pression sur la cage thoracique. Il y a alors un plus grand risque de perforation de la caillette par la scie sternum et donc de souillures et de contamination de la viande.

Nous avons tous un rôle à jouer. Chaque maillon de la filière viande est important et oeuvre pour garantir une viande bio locale de qualité aux consommateurs.

Par Corinne Amblard, Bio Ariège Garonne

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6e Colloque de la restauration collective Bio & Régionale - 27/11 à St Affrique (12) 3

6e Colloque de la restauration collective Bio & Régionale - 27/11 à St Affrique (12)

Interbio Occitanie, Bio Occitanie et la Chambre régionale d’Occitanie ont le plaisir de vous informer que la 6ème édition du Colloque de la Restauration Collective Bio & Régionale se déroulera le mercredi 27 novembre de 9h30 à 17h à la Salle des Colonnes à St Affrique (12).

A cette occasion, la ville de St Affrique recevra le Label Territoire Bio Engagé pour son engagement au sein de sa restauration collective avec une part de produits bios supérieure à 22%.

Programme Colloque 2

La vente des vins Bio en direct...ou presque 4

La vente des vins Bio en direct...ou presque

Source : Etude Circana-Millésime BIO sur un échantillon de 1054 acheteurs de vin bio français.
La question posée était : Quels sont tous les types de points de vente que vous fréquentez pour vos achats de vins bio?

La vente en direct est le 1er circuit de valorisation des vins bio (cf fig.1). Elle représente 50% des achats des vins bio par les ménages en 2023, en progression de 14% par rapport à 2022. D’après l’étude Circana-Millesime Bio réalisée fin 2023, auprès de plus de 1000 acheteurs de vins bio en France (cf fig. 2), 22% d’entre eux passent par la vente directe.

Le consommateur cherche à mieux connaitre l’origine des vins qu’il achète et certains circuits de distribution travaillent à renforcer ce lien avec les vigneron, comme les magasins bio. Avec une part de marché de 8 % en valeur, c’est le 4ème circuit de distribution des vins bio (cf fig. 1). En régression en 2022, il présente des signes de reprise en 2023 avec une légère croissance de +1% en valeur. Toujours selon l’étude Circana-Millésime BIO, les magasins bio sont fréquentés par 31% des acheteurs de vin bio (cf fig.2).

D’autres circuits de vente, privilégient le lien entre le vigneron et le consommateur et montrent aujourd’hui un potentiel de croissance intéressant.
Ce sont, par exemple, les magasins de producteurs fréquentés par 17% des acheteurs de vin bio et la vente en ligne avec 24% des acheteurs de vin bio qui font leurs achats online.

LA VENTE EN LIGNE, POUR DES CONSOMMATEURS PLUS JEUNES !

Selon l’étude Circana-Millésime BIO, le profil des acheteurs en ligne est caractéristique: des acheteurs plus jeunes en moyenne de 45,7 ans vs 51 ans pour la moyenne de l’échantillon des acheteurs de vin bio, plus urbain avec beaucoup plus de CSP+* (51% vs 39% des acheteurs de vin bio en général)

La vente en ligne est un outil très intéressant pour communiquer et informer sur les vins, leur élaboration et sur le vigneron lui même ! Le consommateur souhaite connaitre les produits qu’il achète et l’histoire du domaine. Il trouve sur le site de vente en ligne des informations techniques ou historique essentielles à son choix et qui le rapproche du vigneron.

Selon Bénédicte Coyon, directrice des achats pour Les grappes et interviewée lors d’une table ronde sur le salon Millésime BIO 2024, la vente en ligne a de l’avenir, car elle correspond au profil des plus jeunes. Le consommateur a besoin de praticité, fait ses courses sur le web et la vente en ligne permet de proposer des outils de sélection pour faciliter son choix selon ses goûts.

Sur le site Les grappes, site de e-commerce, la demande, bien que majoritaire sur les rouges, croit sur les rosés et surtout des blancs. Les consommateurs sont aussi demandeurs de vins plus « accessibles », plus « simples » mais toujours de qualité, des vins bio ou en biodynamie et des étiquettes plus « modernes » ! L’étude Circana-Millésime BIO confirme cette tendance sur le comportement des acheteurs qui recherchent des vins (plus) faciles à boire.

 

LES MAGASINS DE PRODUCTEURS POUR CONSOMMER ET SOUTENIR L’AGRICULTURE LOCALE !

Selon l’étude Circana Millésime BIO, les acheteurs de vin bio dans les magasins de producteurs ont le même âge que la moyenne des acheteurs de vin bio, mais on retrouve plus de CSP+ (44% vs 39% pour la moyenne des acheteurs de vin bio). Ils choisissent d’abord ce circuit pour soutenir la rémunération des producteurs. 35% d’entre eux fréquentent ce circuit tous les 15 jours et 37% des acheteurs de vin bio pensent développer à l’avenir leurs achats dans les magasins de producteurs.

La force des magasins de producteurs est de répondre à une demande croissante des consommateurs pour l’achat de produits locaux. Le MAS des Agriculteurs dans le Gard en est un exemple avec un espace dédié au vin proposant plus de 700 références de 160 producteurs.

Le concept du magasin (et des magasins de producteurs plus généralement) repose sur la juste rémunération du producteur et le développement d’une offre locale. Au MAS des Agriculteurs, l’offre vin est originaire du département en majorité et pour que les clients puissent faire toutes leur course du quotidien dans un seul magasin, certains produits des rayons de l’agroalimentaire sont référencés dans les départements limitrophes. Géré par des agriculteurs, 42% de l’offre et du chiffre d’affaires du rayon vin relève de la vente de vin bio. La dynamisation des ventes passe par une programmation riche d’animation de dégustation, par les producteurs eux même et par les cavistes sur des dégustations à thème. Ces temps conviviaux de rencontre et d’échanges entre producteurs et clients sont essentiel et fidélisent les clients.

LES MAGASINS BIO : LA GARANTIE DU LABEL, DES MAGASINS ENGAGÉS POUR LE BIO !

L’étude Circana-Millésime BIO montre que les acheteurs en magasins bio spécialisés ont un profil très proche des acheteurs de vin bio en général. Les différences viennent de leur sensibilité plus forte à l’environnement (critère cité par 70% des acheteurs de ce circuit vs 50% de la moyenne des acheteurs de vin bio). Ils privilégient les magasins bio car ils ont confiance en ce type de point de vente pour leurs achats de vin. Face au retrait de références bio dans la grande distribution, les consommateurs se tournent vers les magasins bio.

Emmanuel Heck, élu référent à la commission cave chez Biocoop, participait à la table ronde sur la vente directe lors du salon Millésime BIO 2024. Selon lui, les acheteurs de Biocoop, consommateurs exclusifs de bio et donc convaincus, sont en attente de nouveautés, de découvertes, d’autres produits et recherchent aujourd’hui le plaisir avant tout!

Biocoop travaille sur la mise en avant des produits dans le rayon vin, via la « communication muette » avec des fiches d’information sur le vigneron mises à disposition auprès des clients. L’enseigne monte en puissance sur le conseil en rayon avec des employés pouvant relayer les spécificités produits ou producteurs voire un caviste dédié selon les magasins. Enfin, elle s’engage sur des démarches complémentaires comme la réduction des déchets avec le réemploi et le commerce équitable.

QUELS CIRCUITS CHOISIR POUR VENDRE SES VINS BIO ?

La filière bio mise sur les modèles de vente « plus en direct » qui satisfont les attentes des consommateurs sur la connaissance des produits qu’ils achètent et leur origine. Les producteurs de vin bio savent répondre aux engagements demandés par ces circuits : des produits locaux, du bio ou de la biodynamie, une garantie qualité, contrôlée.

L’étude Circana-Millésime BIO compte 39% de nouveaux acheteurs de vin bio sur un an dont une partie plus jeune. Ces derniers sont attentifs aux enjeux environnementaux et recherchent aussi de la nouveauté dans les produits. Une opportunité à ne pas manquer pour les vignerons bio !

RETROUVER CES INFORMATIONS SUR :

  • Le replay de la conférence Millésime BIO 2024 : https://youtu.be/-3-oxTUoLGU “Vente directe : Diversité des réseaux de distribution”, animée par: Chantal Sarrazin (Journaliste – Rayon Boissons), avec la participation de Bénédicte Coyon (Directrice des achats – Les Grappes) et Emmanuel Heck (Elu référent à la commission cave – Biocoop)
  • Le dossier Économie: “Valorisez vos vins bio en vente directe ou presque”, disponible sur demande par mail: valerie.pladeau@sudvinbio.com

Par Valérie Pladeau, Sudvinbio

Crédits photos : Shutterstock


Chiffres clés de l'agriculture biologique en Occitanie en 2023 5

Chiffres clés de l'agriculture biologique en Occitanie en 2023

LES EXPLOITATIONS AGRICOLES EN BIO TOUJOURS EN PROGRESSION

Pour une année supplémentaire, en 2023, l’Occitanie reste la première région de France en nombre de producteurs et en surfaces cultivées en bio.
Le nombre de producteurs bio est en augmentation de 3% et atteint 14 125.

L’agriculture biologique continue de recruter de nouveaux producteurs en Occitanie.
Le nombre total de nouveaux notifiés (tous les nouveaux engagements : installation ou conversion et les changements administratifs de structure) de 2023 est de 1 336, il est en légère hausse par rapport à celui de 2022.

Dans les nouvelles notifications de 2023 :

  • 61% sont des exploitations totalement en bio, 39% sont des exploitations mixtes.
  • 58% sont des installations, 37% sont des conversions, 5% n’ont pas de statut connu.

Les installations comptent une proportion plus importante d’exploitations 100% bio.

Concernant le nombre d’arrêts de notification (qui comprend les arrêts totaux d’activité, les déconversions et les changements administratifs), le nombre absolu est en forte augmentation depuis 2022, il atteint 993 en 2023, dont 385 déconversions. Le pourcentage de déconversion dans le total des opérateurs a augmenté, passant de 1% en 2019 à 2.8% en 2023. Il est particulièrement important pour les filières grandes cultures et volaille de chair.

Malgré ce ralentissement des engagements et cette augmentation des arrêts, le solde de producteurs bio en Occitanie en 2023 reste positif pour tous les départements à l’exception du Gers.

UNE BAISSE DES SURFACES CULTIVÉES EN BIO

L’Occitanie compte plus de 600 000 hectares conduits en bio, qui représentent 19% de la SAU régionale. Les surfaces cultivées en bio sont pour la première fois en baisse de 2%, suite à la baisse importante des surfaces en conversion.

Concernant les productions végétales, la région Occitanie est la première région pour les surfaces en bio des filières suivantes : viticulture, grandes cultures et fourrages.

Pour les productions biologiques animales, la région Occitanie est leader en cheptel sur les filières ovins viande, ovins lait et caprins.

L’Occitanie doit sa place de première région bio de France aux surfaces fourragères (surfaces toujours en herbe et cultures fourragères) qui représentent 333 185 ha soit 55% des surfaces bio régionales. Les grandes cultures (céréales, oléagineux, protéagineux et légumes secs) en représentent 26%, et la viticulture complète le podium avec 10% des surfaces bio régionales.

EVOLUTION DES SURFACES ET DU NOMBRE D’EXPLOITATIONS D’OCCITANIE ENGAGÉES EN BIO SUR LES 10 DERNIÈRES ANNÉES
Source : Agence Bio / OC 2023

Les palmarès des départements d’Occitanie sont dominés par le Gers pour la surface et le nombre de producteurs, par les Pyrénées- Orientales pour la part de la SAU en bio.

 

L’AVAL DE LA FILIÈRE SE STABILISE
L’Occitanie compte plus de 3 200 opérateurs de l’aval en 2023, soit une diminution de 1% par rapport à 2022. Ce recul des opérateurs de l’aval ralentit par rapport à l’année dernière pour laquelle la baisse était de 3%.

Cette diminution est expliquée par le ralentissement des nouveaux engagements depuis 2022. L’année 2022 avait été marquée par une hausse importante des arrêts, suite à la déconversion d’un réseau de distributeurs. En 2023, nous enregistrons un recul des arrêts et déconversions par rapport à 2022.

LE MARCHÉ BIO FRANÇAIS EN 2023 EST STABLE À 12 MDS D’EUROS, LA HAUSSE DES PRIX DUE À L’INFLATION MASQUE UNE CHUTE DES VOLUMES VENDUS

Selon l’évaluation de marché menée par l’Agence Bio et AND-International, en 2023, la part des dépenses alimentaires allouées au bio se réduit, et passe de 6 à 5,6 % de leurs dépenses. Le marché bio enregistre toutefois 5 millions d’euros de chiffres d’affaires supplémentaires, soit une quasi-stabilité par rapport à 2022, et atteint 12 milliards d’euros.

La hausse de 7,7 % des prix des produits alimentaires bio causés par l’inflation compense la diminution de 7 % des ventes en volume. Tous les circuits de vente sont en croissance en 2023 sur la valeur de leurs ventes en bio, à l’exception de la grande distribution :

  • Seul circuit toujours en hausse en 2022, la vente directe est en forte croissance en 2023 avec une augmentation de 8,7% de son chiffre d’affaires. Sa part de marché dans le marché bio de la consommation à domicile (hors restauration hors domicile) passe de 13 à 14%.
  • Suite à une année 2022 en léger recul, les artisans-commerçants enregistrent une croissance de 4,3% en 2023, notamment grâce au dynamisme des vins bio chez les cavistes et à l’essor des épiceries alternatives de proximité dont l’assortiment comporte 50 % de produits bio en moyenne.
  • Après une année 2022 très compliquée pour les magasins bios spécialisés dont le chiffre d’affaire avait été le plus en chute (-8,6%), en 2023, celui-ci est en hausse de 2,2%.
  • Comme en 2022, la grande distribution généraliste enregistre un recul en valeur, de 3,8% en 2023. Celle-ci s’explique notamment par la réduction du nombre de références bio proposées dans les 18 000 magasins nationaux. La grande distribution est toujours le débouché principal des produits bio mais sa part de marché descend de 53 à 50%.

DES DYNAMIQUES TERRITORIALES ASSEZ CONTRASTÉES

Malgré la crise qui touche le secteur depuis 2022, tous les départements d’Occitanie ont connu une croissance de leur nombre de producteurs à l’exception du Gers qui enregistre une baisse de 1%. Les baisses de SAU bio concernent la moitié des départements, particulièrement la Lozère (-8%), le Gers (-6%) et le Tarn-et- Garonne (-6%), au contraire, les Hautes-Pyrénées (+9%) et les Pyrénées-Orientales (+6%) enregistrent des hausses.

DES FILIÈRES GLOBALEMENT EN DIFFICULTÉ

Les baisses de surfaces cultivées en bio concernent l’ensemble des filières à l’exception des plantes à parfum, aromatiques, et médicinales (PPAM), portées par le développement de la coriandre (+16%), et des fruits (+0,5%). Ce sont les surfaces en conversion très fortement en baisse pour l’ensemble des filières qui causent principalement ce recul. Les nombres d’exploitation bio sont en augmentation pour la majorité des filières, sauf pour les grandes cultures (-2%) et les légumes (-1%).

Les filières animales majoritaires en Occitanie sont les filières viande avec 1 187 exploitations ayant un atelier de vaches allaitantes et 690 exploitations ayant un atelier de brebis viande, suivi par les filières laitières et principalement les brebis (332 exploitations) et les chèvres (330 exploitations). L’ensemble de ces filières voient une diminution de leur cheptel en 2023, à l’exception des brebis viande (+3%), cependant le nombre d’exploitations concernées continue d’augmenter, sauf pour les vaches laitières (-6%).

Les filières bio font face à une crise (baisse de la consommation et hausse des coûts de production dans un contexte inflationniste) et la situation est particulièrement compliquée pour les filières grandes cultures, légumes, volaille de chair, et porc en Occitanie. Les filières fruits, apiculture, et ovin viande sont encore dynamiques.

+ D’INFO
Vous pouvez consulter les publications de l’Observatoire de l’agriculture bio d’Occitanie sur le site

Par Sara Brunel, Interbio Occitanie

Crédits photos : Shutterstock


"Agir pour rebondir" : une journée dynamique dans le Tarn 6

"Agir pour rebondir" : une journée dynamique dans le Tarn

La Chambre d’agriculture du Tarn (CA81) a organisé le 19 mars dernier à Albi une journée agriculture biologique afin de réfléchir ensemble sur le contexte de crise traversée par la filière depuis presque 2 ans.

Au total, près d’une quarantaine de participant-es se sont mobilisés pour échanger ensemble et y voir plus clair sur l’avenir : producteurs bio, mais aussi techniciens, conseillers d’organismes agricoles et acteurs économiques. La journée s’est articulée en 2 temps : une matinée centrée sur des témoignages d’acteurs avec leur vision et manière d’appréhender les crises, et une après-midi en ateliers de travail sur des points stratégiques (commercialisation, communication, gestion des risques etc). La journée s’est clôturée par un débriefing collectif animé par Bernard Barrieu, élu Chambre d’agriculture et référent bio.

ETAT DES LIEUX ET PERSPECTIVES DE L’AB

L’agriculture biologique a bénéficié d’une forte croissance ces dernières années, avec un doublement de la SAU consacrée à la bio au national. En Occitanie, près de 20% de la SAU est engagée en bio. Or, depuis 2 ans, on observe un repli du marché bio avec une baisse globale des ventes dans l’ensemble des circuits de distribution. Plusieurs facteurs en cause : l’inflation de près de 20 % en 2 ans qui a incité les consommateurs à réduire leurs dépenses alimentaires ; la grande distribution qui a déréférencé un grand nombre de produits bio de ses rayons. Cet abandon de la bio pèse lourd car elle représente plus de 50% du chiffre d’affaires du marché bio !
La restauration collective reste un débouché porteur d’espoir mais elle n’est pas la solution pour sortir la bio de l’ornière. De nombreuses études montrent que l’agriculture biologique est une des clés pour réussir la transition agroécologique. Parmi elles, citons notamment les travaux INRAE ITAB* en cours pour chiffrer les bénéfices environnementaux et sociétaux de l’AB.

(*) Institut Technique de l’AB

A L‘OCCASION DE LA JOURNÉE DU 19 MARS, LA CHAMBRE D’AGRICULTURE DU TARN A FAIT APPEL À UN ILLUSTRATEUR PROFESSIONNEL POUR CROQUER LES NOTIONS CLÉS DE LA JOURNÉE ET RENDRE LE DISCOURS PLUS VIVANT

Quelques moments forts de la journée en images !

Crédit dessins : Sylvain Pongi

L’Agence bio dans son dernier « Baromètre consommateurs » révèle un basculement dans les motivations des consommateurs à manger bio. La notion de plaisir devient prioritaire au regard des notions de santé et de préservation de l’environnement. Les producteurs bio doivent prendre en compte ce changement de paradigme dans leur communication.

Dans un contexte de crise, il est important de prendre de la hauteur pour analyser la situation et identifier les leviers à mobiliser sur son exploitation. La participation à des formations, à des actions collectives telles que la journée du 19 mars contribuent à cette prise de recul.

TÉMOIGNAGE D’UN CHEF D’ENTREPRISE PAS COMME LES AUTRES

La CA81 a choisi de donner à la parole à Nicolas Pomarède, PDG de la Nouvelle Fonderie Gillet à Albi pour son parcours exceptionnel. Pourquoi faire intervenir un chef d’entreprise « hors agriculture » ? Pour prendre du recul par rapport à son activité, et transposer à son propre cas en cherchant les points de similitude. Son témoignage a particulièrement marqué les esprits. Il y a quelques années, il a participé au rachat de l’entreprise par ses salariés pour la sauver de la faillite et créer une SCOP. Devenu dirigeant, il a su donner une direction claire et réorganiser l’entreprise en profondeur afin de surmonter les difficultés (perte de marchés, flambée du prix de l’énergie …). La diversification des débouchés de la fonderie ainsi que l’internalisation du process de fabrication constituent deux leviers essentiels de la résilience. L’importance accordée aux valeurs humaines et de solidarité est un pilier de la réussite de l’entreprise et de sa pérennité.

TABLE RONDE D’AGRICULTEURS BIO RÉSILIENTS

Quatre agriculteurs bio se sont prêtés au jeu des questions / réponses autour du thème clé de la résilience. La résilience est définie par l’INRAE par la « capacité d’un système à surmonter des perturbations pour retrouver un fonctionnement souhaité ». Un viticulteur, un éleveur bovin lait, et deux polyculteur-éleveurs ont ainsi témoigné de leur parcours de vie et de leur propre stratégie de réussite. Patrick Nouvel viticulteur bio à Cestayrols a mis en avant la qualité du produit comme fondement de sa démarche. Josian Nègre, éleveur à Verdalle, a choisi de faire un lait bio économe en misant sur l’herbe et le pâturage. Régis Paulin à St Gauzens, s’est orienté vers la diversification de ses ateliers et de ses circuits de vente, pour fournir une alimentation de qualité au plus près du consommateur. Enfin, Jean-François Roques à Lombers, en bio depuis près de 30 ans, transforme la quasi-totalité de ses productions et les vend en direct grâce à une équipe de 4 personnes.

Les producteurs bio ayant participé à la table-ronde ont partagé autour de leurs « facteurs de résilience » : des valeurs fortes et une vision claire de ce qui est important pour eux, la fierté de produire en bio, l’importance accordée à la qualité des produits et une stratégie commerciale basée sur la diversification des circuits de vente et la relation clients.

Mieux communiquer sur ses savoir-faire, son métier, sur la production biologique est au coeur des préoccupations des acteurs de la bio, dans un contexte marché en crise. Le consommateur a besoin de réassurance sur les véritables bénéfices qu’apporte le label bio parmi la multiplicité des marques existantes. Il est important d’objectiver les pratiques, de clarifier les bénéfices réels qu’apporte la production biologique sur la santé, l’environnement, la biodiversité… Mais il s’agit d’un exercice délicat tel que l’illustre ce dessin.

A l’occasion de ces témoignages, les producteurs ont partagé leurs ressentis sur la crise actuelle et des messages forts ont clôturé cette table ronde : « Pour maîtriser les fluctuations de prix, il faut maîtriser son produit du début à la fin » « Bio et local marchent ensemble » « La maîtrise des coûts est essentielle » « il faut réintroduire de l’élevage dans les systèmes de culture pour assurer la fertilité des sols et pérenniser nos fermes ».

QUELLES PERSPECTIVES ?

Cette journée orientée « stratégie d’entreprise » était un pari pour éclairer le contexte de crise et fournir des éléments de méthodes aux participants pour faciliter la prise de recul. L’objectif n’était pas de donner des solutions puisque celles-ci sont propres à chaque entreprise en fonction de ses objectifs, priorités, modes de valorisation etc. Les témoignages inspirants ont résonné chez certains participants, heureux d’entendre des messages positifs qui encouragent à aller de l’avant. Parions que la richesse des échanges de la journée aura nourri les réflexions de chacun et permis de trouver des ressources pour y avoir plus clair. La CA81 se tient à disposition des agriculteurs pour aller plus loin.

Avec la participation financière du FEADER.

Par Stéphanie Camazon, Chargée de mission AB, Chambre d’agriculture du Tarn

Crédit photo : Shutterstock


Interbio Occitanie aux Pyrénéennes les 19 et 20 septembre 8

Interbio Occitanie aux Pyrénéennes les 19 et 20 septembre

bandeau les pyrénéennes 7

Salon agricole du sud ouest, Les Pyrénéennes fait partie des foires agricoles les plus importantes sur le plan national. Cette année, elles auront lieu du 19 au 22 septembre 2024 au Parc des Expositions du Comminges à Villeneuve-de-Rivières (31).

Nous serons au cœur de la Halle des Pyrénées avec notre GRAND quizz sur la bio d’Occitanie !

Les temps forts

Cette 13ème édition sera organisée sous le signe d’un travail coopératif entre tous avec pour thématique « La transmission » !

➺ Les concours bovins

En plus des concours nationaux et interdépartementaux des races bovines, le salon accueille également des concours dans les autres filières : chevaux de trait (interdépartemental), chiens de troupeaux (régional), ovins (régional), avicole et cuniculé (interrégionaux).

➺ Pour les enfants

Durant les 4 jours, les éleveurs, partenaires et exposants adapteront leur contenu afin d’expliquer concrètement aux enfants leur rôle, leurs missions et leur métier. Ils proposeront également un grand nombre d’atelier et d’animation.

Infos pratiques

  • Parc des Expositions du Comminges à Villeneuve-de-Rivières.
  • Entrée gratuite


RDV le lundi 14 octobre au MIN de Toulouse pour référencer vos produits locaux 10

RDV le lundi 14 octobre au MIN de Toulouse pour référencer vos produits locaux

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Venez au rendez-vous des pro de l’épicerie, du bio et des produits locaux, le lundi 14 octobre au MIN de Toulouse. Vous retrouverez 60 fournisseurs et producteurs locaux pour compléter votre offre. Participez au cocktail offert à 13h pour déguster les produits des exposants.

Interbio Occitanie et Les Indep s’unissent pour organiser le Salon Régional des produits locaux au Marché d’Intérêt National de Toulouse. Ce salon est la fusion de la 6ème édition des Rencontres Appro. Bio Régional en Occitanie et du Salon Régional des Epiciers Indépendants.

Un objectif : mutualiser le visitorat pour un salon encore plus réussi !

Les détaillants d’Occitanie – magasins spécialisés bio, épiceries fines et vrac, primeurs, cavistes et restaurateurs – sont invités à rencontrer les producteurs et transformateurs bio d’Occitanie. Le référencement de proximité de produits de qualité est la priorité de ce salon.

60 fournisseurs et producteurs locaux seront présents pour achalander votre magasin : fruits et légumes, épicerie salée et sucrée, crèmerie, charcuterie, vrac, traiteur, boissons … Vous pourrez compléter également votre offre de produits non alimentaires et cosmétiques.

Dégustez et échangez avec vos confrères

A partir de 13 h, participez au cocktail offert pour déguster les produits des exposants. Et profitez d’un moment convivial pour échanger avec vos confrères de la région.

Inscription gratuite mais obligatoire pour accéder au MIN de Toulouse.

Pour en savoir + et télécharger votre badge, cliquez sur l’un des deux boutons ci-dessous :


Des dispositifs d'urgence pour répondre à la situation de crise traversée par les producteurs bio : premier bilan en Occitanie 11

Des dispositifs d'urgence pour répondre à la situation de crise traversée par les producteurs bio : premier bilan en Occitanie

Dès la fin d’année 2021, la contraction de la demande en produits biologiques a secoué les marchés bio, plutôt habitués à une croissance annuelle à deux chiffres. Les années 2022 et 2023 ont été particulièrement délicates pour l’ensemble des filières bio, avec des difficultés de commercialisation des produits, générant une augmentation des stocks de denrées bio et un effondrement des cours dans certains secteurs. Les distributeurs ont fermé des magasins ou réduit le nombre de références bio en rayon. Tous les maillons des filières biologiques ont été touchés par cette régression brutale de la consommation, activée par le retour de l’inflation.

Aussi, le ministère de l’agriculture a réagi en 2023 avec la mise en place de dispositifs de soutien ciblant plus particulièrement les agriculteurs bio. Un premier plan d’urgence de 10 M€ a été débloqué en mars 2023, suivi d’une seconde enveloppe de 94 M€ vers les exploitations bio connaissant de graves difficultés liées à la réduction de la demande. Début 2024, une nouvelle enveloppe de 105 M€ a été déployée. Nous allons nous attacher à faire le bilan régional et départemental de ces aides exceptionnelles à la trésorerie, en sachant que les critères d’accès aux dispositifs étaient plutôt sélectifs, compte tenu de l’origine européenne des fonds (dispositif Ukraine).

PREMIER FOND D’URGENCE 2023

Le premier fonds d’urgence 2023 de 1,835 M€ pour l’Occitanie a concerné 516 agriculteurs bio.

Les crédits provenant de dispositifs de crise, chaque département avait mis en place une cellule d’examen des dossiers selon les critères retenus de sélection. Cela explique les différences de montant moyen par dossier. De plus, ces fonds entraient dans les aides de minimis, plafonnées à 5000€ par ferme.

SECOND FOND D’URGENCE 2023

Le second fonds de soutien 2023 a mobilisé des crédits européens à hauteur de 17,648 M€ pour l’Occitanie et a concerné 844 agriculteurs bio. Les critères d’accès assez stricts, cumulant baisse d’EBE (excédent brut d’exploitation) et perte de trésorerie avec attestation comptable, ont généré 77 dossiers refusés.

TROISIÈME FOND D’URGENCE 2024

Le troisième fonds de soutien 2024 a concerné 1314 agriculteurs en Occitanie pour près de 18,6 M€. Toutefois le tableau ci-après détaille les dossiers instruits au 19/06/2024 par les DDTs, d’où l’écart avec les chiffres du ministère qui devrait se combler d’ici fin juin.

BILAN GLOBAL

Le bilan global de ces 3 dispositifs affiche un soutien total aux agriculteurs bio de la région de près de 38 M€, avec des différences selon les départements et les systèmes de production.

La précision sur la typologie des systèmes de production bio concernées par ce soutien n’a été possible que sur le dernier fonds 2024 (cf schéma) et révèle le malaise généré par la crise du bio dans les exploitations de grandes cultures, mais aussi de fruits et légumes, d’élevage bovin viande et d’ovins-caprins, de polyculture élevage et de bovins lait notamment.

Les critères d’accès variables à ces dispositifs sont malheureusement loin d’avoir permis d’apporter un soutien nécessaire à toutes les exploitations biologiques en difficulté financière.
Nous espérons que les signaux positifs de reprise de la consommation qui émergent sur 2024 ainsi que les campagnes de communication régionales vont porter leurs fruits pour ramener rapidement de la valeur ajoutée sur les fermes bio et éviter des sorties du signe de qualité.

Par Anne Glandières, Chambre régionale d’agriculture Occitanie

Crédit photo : Shutterstock


Invitation à la Conférence régionale Viticulture Bio Occitanie organisée en 2 webinaires - jeudis 10 et 17 octobre de 16h à 17h15 13

Invitation à la Conférence régionale Viticulture Bio Occitanie organisée en 2 webinaires - jeudis 10 et 17 octobre de 16h à 17h15

La Chambre d’agriculture de l’Hérault et la Chambre régionale d’agriculture d’Occitanie ont le plaisir de vous inviter à la Conférence régionale Viticulture Bio Occitanie organisée en 2 webinaires :

Les jeudis 10 et 17 octobre 2024 de 16h00 à 17h15

Thématique : “Comment redonner de fertilité à nos sols ?

 

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ATTENTION, INSCRIPTION OBLIGATOIRE


Le nashi bio d'Occitanie s'invite au pique-nique des Qualivores 14

Le nashi bio d'Occitanie s'invite au pique-nique des Qualivores

Le prochain Pique- Nique des Qualivores aura lieu dimanche 15 septembre au Seuil de Naurouze (11) !
Et comme tous les ans, un produit Bio composera ce beau panier gourmand : le Nashi bio produit dans les Pyrénées-Orientales de la marque Couleur Midi d’Alterbio.

Mais qu’est-ce que le nashi ?
Un fruit mystérieux, à deux facettes : « Pomme – Poire »
• Originaire d’Extrème Orient, aussi appelé «Poire Asiatique»
• Le nashi a la forme d’une pomme, sa peau et sa texture évoquent la poire

Une dégustation étonnate, très agréable en été :
• A consommer frais, pour son «croquant désaltérant »
• Un arôme délicat de poire, une saveur sucrée, équilibrée et suave