L'équipe de ma Vie en Bio by Occitanie sur REGAL - Salon régional de l'agriculture - du 15 au 17 décembre 2023
Toute l’équipe de Ma Vie en Bio by Occitanie aura le plaisir de vous retrouver sur la Ferme Bio (Hall 3) à REGAL – Salon régional de l’agriculture au MEET de Toulouse, du 15 au 17 décembre.
Nous nous régalons à vous préparer des animations sur la Bio : grainothèque, grand quizz sur la bio avec des cadeaux et des bons de réduction sur les stands bio participant du salon à gagner.
Alors à très vite !
Territoire Bio Engagé : labellisation des collectivités
Première démarche de labellisation bio des collectivités territoriales en France, le label Territoire Bio Engagé permet de valoriser les acteurs des territoires qui oeuvrent pour le développement de la bio. Initié par Nouvelle Aquitaine en 2012, l’Occitanie l’a rejoint en 2014. Il est aujourd’hui proposé aux collectivités dans 6 régions en France et est géré par les Interprofessions bio régionales dédiées.
Pour rappel, il est possible d’en faire la demande simplement via une plateforme en ligne. Il y a 2 critères d’accès possibles : soit sur la surface agricole utile en Bio , soit sur le taux de produits bio en restauration collective. Chaque région fixe un taux de SAU Bio comme seuil , en fonction de sa moyenne régionale.
Ce label permet de valoriser et de promouvoir les agriculteurs bio des territoires auprès de la population locale, régionale et nationale. Ce label existe grâce aux producteurs qui s’engagent dans la bio. C’est aussi une façon de valoriser les restaurants scolaires ayant déjà atteint les objectifs de la loi EGALIM ou allant au-delà, auprès des convives et des parents d’élèves. Introduire du bio implique souvent une démarche complète impliquant les équipes en cuisine, le gestionnaire de l’établissement… et c’est une belle façon de les remercier pour leur engagement.
NOUVEAU PROJET : METTRE À LA UNE LES ACTEURS DE LA BIO
Depuis quelques années, Interbio Occitanie était désireuse de mettre en place une action de promotion de la démarche Territoire Bio Engagé auprès du grand public. L’idée d’un « Roadshow » était dans les projets et a enfin vu le jour en juin 2023.
Ce projet se concrétise sous forme d’une tournée promotionnelle autour du label Territoire Bio Engagé, baptisée «Sur la route des Territoires Bio Engagés», avec pour objectif de faire connaître le label auprès du grand public en Occitanie, au travers d’une journée conviviale sur le territoire d’une commune labellisée qui désire être initiatrice et porteuse du projet.
L’événement prend la forme d’un « temps dédié à l’agriculture biologique et aux agriculteurs bio » : marché de producteurs, conférence/débats, stand de restauration, animations pour les enfants, projection de film, conférence de presse, rencontres des fournisseurs bio de la cantine avec les parents des élèves, …tous les formats et toutes les idées sont les bienvenues.
Cet événement est co-construit et coorganisé avec différents partenaires mais il est avant tout porté par la collectivité ou l’établissement initiateur du projet. Les partenaires peuvent être les GAB/CIVAM Bio, les chambres d’agriculture et Interbio Occitanie

1ere ÉDITION « SUR LA ROUTE DES TERRITOIRES BIO ENGAGÉS »
La première édition a donc eu lieu le 10 juin 2023 sur la commune de Saint Blancard dans le Gers, labellisée en avril 2022 avec plus de 30% de SAU bio. Madame La Maire , Christine Huppert, a souhaité être actrice de cette première, de par son engagement sur sa commune, et sa volonté de mettre en avant les agriculteurs bios gersois ,et de le faire valoir auprès du grand public.
Dans ce cadre, les équipes de la Commune, des Bio du Gers et d’Interbio Occitanie ont travaillé ensemble pendant plusieurs mois pour mettre sur pied ce premier événement convivial qui a eu lieu sur l’espace de loisirs et la salle des fêtes de la petite commune gersoise.
La volonté d’Interbio Occitanie est de continuer “Sur la route des Territoires Bios Engagés” sur l’ensemble du territoire occitan, tout au long de l’année , avec 3 arrêts annuels dans des communes engagées et motivées pour créer un événement dynamique.
Une manière conviviale et ludique de faire découvrir la bio locale aux citoyens et consommateurs.
Par Aude ROIG, Interbio Occitanie
Crédits photos : Interbio Occitanie
Panorama des opérateurs aval Bio d'Occitanie 2022/2023
Pour la première fois depuis la création du label bio, le nombre des entreprises de l’aval des filières bio est en recul en Occitanie avec -2 % d’opérateurs, après 6 ans de croissance à deux chiffres. Le marché compliqué fragilise les nouvelles structures qui continuent à se notifier.

LE SECTEUR AVAL BIO EN FRANCE ET EN OCCITANIE
En 2022, le secteur aval des filières bio en France comptait plus de 28 000 entreprises. Ces entreprises sont principalement situées en Auvergne Rhône Alpes, en Ile de France, en Occitanie et en Provence Alpes Côte d’Azur. Les opérateurs de l’aval des filières bio sont plus nombreux dans les zones à forte densité de population ainsi que dans certains bassins de production spécifiques comme les zones laitières ou viticoles.
En Occitanie, qui est la troisième région de France avec 3 442 opérateurs notifiés, on enregistrait pour la première fois en 6 ans une baisse de 2% par rapport à 2021. Cette baisse enregistrée également dans toutes les régions peut être imputée au marché en crise, aux nombreuses créations d’entreprises durant la crise du Covid et au retrait de très nombreux terminaux de cuisson d’une enseigne du hard discount qui les avait fait certifier l’année passée. En 2022, de nouveaux opérateurs bio se sont quand même notifiés en Occitanie, notamment des grandes et moyennes surfaces, des commerces de gros de vin, des boulangeries et des magasins bio spécialisés. Cependant, des opérateurs ont également arrêté leur activité bio, dont des GMS, des boulangeries, des magasins bio spécialisés et des commerces de gros. Les commerçants de détail et les commerces de gros restent les catégories les plus représentées dans la région.
Les entreprises de l’aval se situent principalement dans les départements les plus peuplés et en zone de plaine : l’Hérault et la Haute-Garonne en tête grâce à l’influence de Montpellier et de Toulouse.
Le long du littoral, de nombreux commerces de gros ont leur siège social : il s’agit en grande partie des sociétés de commercialisation de vin, les plus nombreux (256 opérateurs sur les 946 commerces de gros au total).
Les entreprises agro-alimentaires sont réparties dans l’ensemble de la région. Elles sont notamment connectées aux bassins de production dans lequel elles s’approvisionnent Les zones les plus montagneuses sont relativement pauvres en opérateurs, à l’exception de l’Aveyron.
La majorité des opérateurs régionaux ne sont pas spécialisés dans une filière en particulier : cela s’explique par les commerçants de détail, les grossistes multi produits ou même les industriels fabriquant des produits issus de plusieurs filières.

La principale filière régionale est celle des grandes cultures, grâce aux boulangeries, aux brasseries et aux commerces de gros de grandes cultures en particulier. Ces entreprises sont localisées en particulier dans les zones de céréaliculture (32, 31, 81). Les opérateurs spécialisés dans la viticulture sont également nombreux : avec 449 entreprises, ils représentent la seconde filière de l’aval de la région. Ces opérateurs sont des commerces de gros, des caves coopératives, des caveaux, des cavistes… Les opérateurs spécialisés dans les fruits et légumes (288 entreprises) se trouvent plutôt dans le Gard, les Pyrénées-Orientales et le Tarn et Garonne, au plus près des zones de production.

Au niveau de la distribution bio en Occitanie, elle est principalement composée de grandes et moyennes surfaces (54%), de magasins bio spécialisés (20%) et d’autres types de commerces comme les jardineries, les épiceries, le e-commerce. La région disposait d’un réseau dense de magasins bio spécialisés, avec une grande part d’indépendants, principalement situés près des métropoles et agglomérations, Biocoop et La Vie Claire en tête.
UNE ETUDE QUALITATIVE DES OPERATEURS AVAL EN 2023, FACE A LA CRISE
OCEBIO réalise une première enquête auprès de 25 entreprises bio de la région en 2018 et la renouvelle en 2023 dans un contexte inédit de chute de la consommation en bio pendant deux années consécutives. L’échantillon, réparti sur 11 départements, est constitué en majorité de transformateurs et de grossistes et metteurs en marché. Ce panel permet de dépeindre le paysage varié des entreprises bio en Occitanie, allant de grosses entreprises mixtes aux jeunes pousses innovantes en passant par des entreprises spécialisées sur le marché bio, restant majoritairement à capitaux familiaux. Depuis 2018, il est à noter que certaines entreprises ont été rachetées par des entrepreneurs soutenus par des fonds d’investissement.
DES RÉSULTATS COMPLIQUÉS DEPUIS 2021
Les 5 dernières années ont été mouvementées du point de vue du chiffre d’affaires : la majorité des enquêtés sont en croissance sur la période 2017-2020, puis se trouvent en négatif depuis 2021, à cause de la baisse de la consommation bio. Dans la majorité des cas, le Covid a créé un pic d’activité mais n’a pas permis de sécuriser de nouveaux clients : en 2023, on observe dans la majorité des cas un retour aux niveaux d’affaires de 2019. Certains opérateurs tirent leur épingle du jeu en restant en croissance sur la période récente mais les metteurs en marché de fruits et légumes bio et les spécialisés bio souffrent beaucoup.

De sensibles hausses des charges se sont faites sentir chez tous les opérateurs sur 2022, surtout pour les plus gros outils industriels. Prix de l’énergie multiplié par 4, +70% sur le verre, des hausses sur les matières premières agricoles et emballages… Face à cela, peu de marge de manoeuvre sauf à rationaliser l’outil et répercuter ses hausses de charges sur son propre prix de vente. Ce que les entreprises n’ont pu faire que partiellement, à hauteur de 7% en moyenne sur 2022-2023.
De point de vue de l’investissement depuis 2018, 15 entreprises sur 25 ont lancé des projets d’investissement, principalement axés sur l’amélioration de leur outil de production. Cependant, en 2022, 4 projets ont été abandonnés ou mis en pause en lien avec le contexte de la filière bio et la baisse du chiffre d’affaires.
Le secteur aval bio est un secteur dynamique du point de vue de l’emploi, avec 17 entreprises rapportant avoir créé des emplois sur les 5 dernières années, pour une moyenne de de +40% des effectifs. Pendant la crise, la majorité d’entre elles ont réussi à maintenir leurs employés en favorisant la polyvalence et en évitant les remplacements. Seules deux entreprises ont dû réduire leur masse salariale, tandis que deux autres ont recruté pour relancer leurs activités. Un point notable est la difficulté générale à conserver les talents et à en attirer de nouveaux, en particulier dans le secteur des fruits et légumes. Certains opérateurs rapportent une grande fatigue parmi les employés, consécutive à la sur-sollicitation du secteur alimentaire durant le COVID.

En conclusion sur la santé financière du secteur, plusieurs entreprises prévoient de sérieuses difficultés l’année prochaine en cas de statu quo, si le marché ne se redresse pas et si aucune modification n’est apportée en interne. L’inquiétude des acteurs varie en fonction de la capacité de l’entreprise à rembourser sa dette, qui dépend notamment des fonds propres disponibles et de son appartenance à un groupe. Pour faire face à la crise, de nombreuses entreprises ont contracté des Prêts Garantis par l’État, ce qui leur a permis de traverser les hausses de coûts. Cependant, une inquiétude croît quant à la nécessité de commencer à rembourser ces prêts dès l’année prochaine, si le marché ne se redresse pas.
PRODUITS, FOURNISSEURS, MARCHÉS
Depuis 2018, les entreprises ont mis l’accent sur l’innovation produits en introduisant de nouvelles gammes et en révisant leurs recettes. Les ¾ des entreprises interrogées disent avoir innové. Parallèlement, elles ont aussi augmenté leurs services aux clients en proposant de nouveaux conditionnements. Par ailleurs, la croissance des labels équitables français a été observée avec 8 entreprises labellisées équitables sur au moins une filière. Depuis l’année dernière, une tendance à la simplification s’est manifestée avec la suppression des produits non performants, des offres gros formats et des recettes plus simples. Les entreprises se sont concentrées sur leur coeur de différenciation. Bien qu’il n’y ait pas eu de «déconversion» massive, l’arrêt d’une gamme bio en grande surface a été signalé, et une entreprise spécialisée dans le bio a créé une gamme conventionnelle.
Comme le soutient un transformateur du Gers, « il faudrait être fou pour ne pas faire de marque distributeur ! ». Les entreprises interrogées semblent lui donner raison, car elles sont un tiers à pratiquer la prestation pour autrui. Cela semble être un facteur de résistance à la crise : les marque de distributeur (MDD) sont moins sujettes à la crise sur les ventes en bio, cela permet d’amortir l’outil de production et de garantir des volumes en période de crise sur sa propre marque.
Les entreprises interrogées témoignent d’un fort attachement aux approvisionnements locaux dans leurs achats. Elles sont souvent bien implantées dans leur bassin de production et maintiennent des liens étroits avec les agriculteurs, que ce soit à travers des coopératives agricoles, des partenariats contractuels ou des filières labellisées équitables. Certaines contraintes, telles que l’indisponibilité ou le coût élevé de certaines matières premières, les poussent parfois à s’approvisionner à l’extérieur. Elles sont également conscientes que la crise climatique et la disponibilité de l’eau impactent fortement leurs fournisseurs et expriment leur inquiétude à cet égard. Les entreprises ne semblent pas se désengager des filières locales, réaffirmant ainsi leur engagement en faveur de la durabilité et de la résilience des chaînes d’approvisionnement bio régionales et locales.
Depuis 2018 et plus encore avec l’impact du Covid-19, les entreprises ont renforcé leur stratégie de diversification commerciale, en s’ouvrant à différents canaux de vente. Dans les magasins spécialisés bio, on observe une réduction des volumes de vente, ce qui a incité certains acteurs à s’ouvrir à la grande distribution. Dans les grandes surfaces, incontournables pour la plupart, les volumes de vente ont également diminué, avec notamment des déréférencements. La vente directe a connu une évolution avec la mise en place de colis et de services de drive pendant la période du Covid-19. Les plateformes en ligne ont également gagné en popularité, avec des initiatives telles que La Fourche et Omie pour les particuliers, et Occitalim pour la restauration hors domicile. Un intérêt accru est constaté pour l’export chez certains opérateurs.
La majorité des entreprises interrogées se disent intéressées par la restauration collective : environ un quart des entreprises expriment leur volonté de développer ce marché. Parmi elles, 1/5ème sont déjà actives sur ce marché, soit en tant que spécialistes Restauration Hors Domicile (RHD), soit en tant qu’entreprises artisanales ayant de bonnes relations avec des collectivités engagées. Certaines ont abandonné ce marché en raison d’expériences négatives. La restauration collective reste en effet un marché qui requiert une réelle expertise ; bien que la loi Egalim stimule ce débouché pour la bio, il reste des défis tels qu’un coût-matière très contraint, un manque de commandes après avoir remporté les marchés parfois, une complexité administrative et une inadéquation entre l’offre et la demande sur certains produits. La réussite dans ce domaine dépend également de la volonté des chefs et des gestionnaires d’établissement et de leur ouverture au changement.
« Franchement on peut dire merci aux collectivités, cela permet de soutenir notre activité » – une entreprise de charcuterie
En synthèse, il est possible de dégager quelques facteurs de résistance à la crise dans le secteur des IAA et grossistes en Occitanie :
- Sur le plan du marché, la présence sur un marché de niche tel que la restauration collective, la diversification vers des produits avec des leviers d’achat autres que le bio (ex : bière artisanale) ou encore la prestation pour des MDD peuvent jouer un rôle favorable. De plus, un fort engagement des collectivités à travers des commandes publiques dans le secteur de la RHD peut contribuer à maintenir l’activité.
- Sur le plan interne à l’entreprise, des facteurs tels que la nature de l’activité (ex : la transformation permettant de capter plus de la plus-value que la simple mise en marché), l’appartenance à un groupe offrant une assise financière, une bonne capacité d’endettement et de trésorerie, une gestion efficace des stocks, la rationalisation des coûts et les gains de productivité, la capacité à faire appel au travail temporaire, la possibilité de diversifier les canaux de distribution, ainsi que la capacité à innover sur les produits et les services peuvent être des avantages.
Les entreprises qui ne se retrouvent dans aucune de ces catégories sont certainement celles qui souffrent le plus actuellement.
ÉTAT D’ESPRIT, VISION DU SECTEUR ET ATTENTES EXPRIMÉES PAR LES ENTREPRISES BIO RÉGIONALES INTERROGÉES
Il existe une forte incertitude sur la reprise : la plupart des entreprises alimentaires espèrent seulement stabiliser leur activité pour la fin 2023 et retrouver une croissance plutôt en 2024. Certaines entreprises en croissance aujourd’hui anticipent un recul en année glissante.
Les chefs d’entreprise affichent une attitude plutôt positive, avec les deux tiers d’entre eux se montrant confiants et optimistes malgré l’incertitude qui règne quant à l’avenir. Certains préparent déjà l’après-crise et considèrent le contexte actuel comme passager, car « le bio fonctionne par crise successive » pour l’un d’entre eux. Cependant, une part importante exprime bien évidemment des sentiments d’inquiétude et de prudence. Leurs objectifs prioritaires sont donc l’augmentation des volumes de vente, la diversification des produits et des activités, ainsi que l’amélioration de la productivité et de la marge.
Ils restent convaincus de la nécessité de défendre l’agriculture biologique, considérant que c’est l’ADN de leur entreprise et la forme la plus résiliente d’agriculture. Cependant, ils perçoivent que la bio est remise en question par les consommateurs, en particulier en ce qui concerne la bio « industrielle » et les produits bio importés par rapport aux produits locaux. Ils s’interrogent également sur la pertinence de la bio « augmentée », se demandant si le bio seul est désormais suffisant. Ils estiment que le secteur de la bio est en phase de restructuration : après la multiplication rapide des magasins bio et des brasseries artisanales, ils observent une professionnalisation et une rationalisation du secteur.
« Être en bio est moins un argument commercial qu’une conviction, donc nous n’arrêterons pas la bio. » – une IAA grandes cultures
QUELS BESOINS DE LA PART DE LA FILIÈRE BIO ? ATTENTES ET INQUIÉTUDES
- Certains transformateurs font face à des manques de certaines productions bio dans la région, tels que le porc découpé, le beurre, les amandes et les outils de première transformation de fruits et légumes.
- Il est attendu un soutien pour développer les débouchés, notamment avec les grandes surfaces, la restauration collective et les réseaux spécialisés, en encourageant le dialogue collectif pour promouvoir les produits bio et rappeler les intérêts de l’agriculture biologique.
- Une évolution du cahier des charges de l’agriculture biologique est parfois souhaitée pour prendre en compte les préoccupations actuelles et gagner en crédibilité, notamment en intégrant des critères tels que le caractère local et l’éthique. Il sera également important d’unifier les labels bio équitables.
- Les acteurs aval expriment leur inquiétude quant au manque de soutien du gouvernement, notamment dans le contexte de la crise en cours pour les maillons intermédiaires. Ils soulignent le besoin d’un soutien politique et des collectivités pour renforcer la résilience alimentaire.
CONCLUSION
En conclusion de cette enquête qualitative auprès de 25 entreprises bio d’Occitanie, nous pouvons dire que :
- Les entreprises de transformation et les grossistes / metteurs en marché du secteur bio souffrent des crises successives de ces dernières années et mois, et sont encore dans la tourmente (en juin 2023) ;
- La majorité a trouvé un ou des moyens pour résister à une crise de la filière bio perçue comme conjoncturelle ;
- Mais il y a urgence à retrouver du chiffre d’affaires : si le contexte ne s’améliore pas nous déboucherons sur des situations critiques ;
- Les opérateurs restent convaincus de la pertinence de l’agriculture et des filières bio locales équitables.
Par rapport à 2018, le panorama de l’aval est chamboulé. Bien qu’attirant toujours de nouvelles conversions, la bio, entre un marché en recul, des hausses de coûts, un contexte économique incertain et des inquiétudes climatiques semble traverser une vraie crise existentielle. L’Occitanie, 2ème région en nombre d’entreprises bio et vaste bassin de productions bio diversifiées, a un intérêt direct à préserver son secteur agro-alimentaire, très souvent interconnecté avec les filières bio locales. A l’image des préconisations que donnait la Cour des Comptes il y a tout juste un an dans son rapport sur le soutien à la bio, il semble nécessaire que la force publique joue son rôle protecteur de la filière à tous les échelons, car la bio reste le label le plus intéressant pour opérer la transition agroécologique et alimentaire dans les territoires.
POUR + D’INFO :
Consultez les publications de l’observatoire régional de la bio : www.interbio-occitanie.com/connaitre-la-bio/chiffres-cles-de-la-bio/

Par Pauline FOURNIS, Ocebio
Crédit photo : Shutterstock
Les arrêts des exploitations bio au 1er semestre 2023
Entre février et juillet 2023, IBO a mené une étude sur le profil des exploitants ayant arrêté leur activité agricole bio et les motifs qui les y ont poussé. Voici la synthèse de ce travail.
CONTEXTE
Dans un contexte général marqué par l’inflation et les crises, la filière bio n’est pas épargnée et connaît aujourd’hui un ralentissement de sa croissance. Un sentiment de doute sur l’avenir de la filière semble s’installer au sein de certaines exploitations bio. Cette situation pourrait mener vers une augmentation des déconversions dans les mois à venir, c’est-à-dire des agriculteurs qui arrêtent le bio pour continuer leur activité en conventionnel. Face à ces problématiques, Interbio a jugé important de prendre la température des filières bio régionales. Pour cela, une étude a débuté en février dernier s’intéressant aux agriculteurs ayant cessé leur activité bio afin de mieux connaître leurs profils.
La première phase de cette étude a concerné la base de données des notifications de l’Agence Bio, qui recense tous les agriculteurs qui ont été en bio pendant leur carrière. Le premier constat concerne les agriculteurs recensés comme arrêtés : il ne s’agit pas toujours de déconversions. En effet il existe trois grandes catégories d’arrêts :
- Arrêt total : lorsqu’un agriculteur met fin à son activité.
On retrouve principalement dans ce cas des départs à la retraite, mais aussi des reconversions professionnelles ou des liquidations. - Arrêt administratif : lors d’un changement dans le dossier de l’exploitant. Cela concerne les changements d’organismes certificateurs ou les changements de statuts.
- Arrêts bio : lorsque l’agriculteur arrête le bio mais continue son activité agricole en conventionnel ou sous un autre label. On peut parler ici de déconversions.
En 2022, 817 arrêts ont été recensés en Occitanie mais seulement 296 sont des déconversions (36%).


Le nombre d’arrêts en Occitanie était stable depuis 2015, il oscillait entre 350 et 400. Le nombre d’arrêt a commencé à augmenter en 2020 (512 arrêts), cette tendance s’est poursuivie en 2021 (563 arrêts) et le phénomène s’est accentué en 2022 (817 arrêts). Cette augmentation est justifiée par le nombre d’engagements qui a fortement augmenté sur cette période. On ne retrouve pas le phénomène de déconversions massives ressenti sur le terrain: le nombre total d’agriculteurs bio en Occitanie continue d’augmenter.
L’étude de ces données a aussi permis de calculer le taux de déconversions au sein des différentes filières afin de repérer celles qui seront étudiées plus en détail par la suite, en fonction de leur taux de déconversion et de leur importance dans la région.
On remarque une augmentation générale du taux de déconversions toutes filières confondues (Total). Cette augmentation se retrouve aussi dans certaines filières, Grandes cultures, Viticulture, Arboriculture et Élevage bovin. D’autres filières ne présentent pas particulièrement d’augmentation mais ont des taux de déconversions importants depuis plusieurs années, comme le Maraichage. (*Volaille de chair : 8,5% de déconversions en 2022 engendré par seulement 9 arrêts, filière à petit effectif).
ENQUÊTE
Le coeur de l’étude pour connaitre les motivations des agriculteurs qui ont pris la décision d’arrêter le bio s’est déroulée en deux phases. Dans un premier temps, une étude quantitative sous la forme d’un questionnaire en ligne pour avoir des informations plus générales sur les arrêts sur un plus grand échantillon. Puis, une étude qualitative composée d’entretiens individuels pour obtenir des informations détaillées sur ce qui a motivé leur choix d’arrêter le bio.
PHASE 1 : QUESTIONNAIRE
La première phase de l’enquête se présente sous la forme d’un questionnaire en ligne. La diffusion du questionnaire a été effectuée par l’Agence Bio. Ce questionnaire a été envoyé à tous les producteurs d’Occitanie ayant été recensés comme arrêtés depuis 2018 à mars 2023, ce qui représente 2156 envois. Le but de ce questionnaire était de traiter les 3 types d’arrêts (Arrêt total, Arrêt administratif, Arrêts bio. Nous avons obtenu 315 réponses, ce qui représente 14,6 % de réponses. La répartition des répondants selon leur filière principale est concordante avec leur importance en région mais aussi avec la charge de travail à cette période de l’année (Plus de maraichers que de viticulteurs, ce qui peut s’expliquer par la charge de travail moins importante en maraichage à la sortie de l’hiver).
Pour les arrêts administratifs (85 répondants), ce sont des changements d’organismes certificateurs ou des changements de statuts, ce ne sont pas des agriculteurs qui arrêtent le bio. Cependant, plus d’un tiers des répondants ne savent pas pourquoi ils ont été considérés comme arrêtés.
Pour les arrêts totaux d’activité (112 répondants), dans la majorité des cas il s’agit de départ à la retraite (64%), suivi de liquidations ou problèmes financiers (12%) et de reconversions professionnelles (12%), maladies (6%) et autres cas particuliers (6%). Dans 70% des cas, les exploitations sont reprises en bio. Ce pourcentage atteint même les 86% lorsque le repreneur est un proche de l’exploitant qui a arrêté ou une personne installée par le biais d’un organisme (Chambre d’agriculture, Terre de liens, …). Plus l’exploitation est en agriculture biologique depuis longtemps, plus elle a tendance à être reprise en bio.

Pour les arrêts bio (118 répondants), il s’agit des arrêts de certification bio (véritables déconversions). La première question traite des principales raisons d’arrêt, les deux raisons mises en avant par les répondants (toutes filières confondues) sont les suivantes : « Coûts de la certification et des contrôles » ; « Mauvaise valorisation de la production ». Cependant, lorsqu’on regarde les résultats filière par filière, d’autres motifs se démarquent : « Coût du travail et de la main d’oeuvre » en maraîchage ; « Contraintes techniques » en arboriculture ; « Contraintes liées à la réglementation » en bovin viande ; « Mauvaise valorisation de la production » en grandes cultures.
Quant aux autres labels, on remarque que les exploitants ont tendance à abandonner les autres labels en quittant le bio. Le nombre de personnes ayant une AOC, AOP, IGP ou Label Rouge diminue après avoir arrêté le bio. Seule la mention HVE augmente, principalement en viticulture et grandes cultures. Pour justifier ce choix la raison qui est la plus citée est « Meilleure valorisation de la production ». Dans notre échantillon, les agriculteurs qui choisissent d’arrêter le bio pour un autre label se tournent donc vers un label moins exigeant.
PHASE 2 : ENTRETIENS
La deuxième phase de l’enquête est la phase terrain. Le but est d’aller à la rencontre d’agriculteurs qui ont arrêté le bio pour chercher à connaître les motivations qui les ont poussés à prendre cette décision. Le guide d’entretien est commun à toutes les filières étudiées.
La campagne d’entretiens s’est déroulée de mars à juin et a concerné des agriculteurs dans les filières suivantes : grandes cultures, viticulture, maraichage, arboriculture, bovin lait et bovin viande, en essayant d’échantillonner au mieux dans les différents bassins de production propres à chaque filière.
La seconde partie de l’entretien sur la période en agriculture biologique a permis de classer les personnes enquêtées en deux catégories en fonction de leurs motivations à se lancer dans le bio. D’un côté, on retrouve les agriculteurs ayant débuté le bio pour l’aspect économiques et de l’autre, les agriculteurs ayant débuté le bio pour des raisons éthiques.
En ce qui concerne les motivations d’avoir arrêté le bio, les quatre points principaux se détachant lors des entretiens sont:
- Problèmes économiques (prix, marché, marge, …)
- Problèmes techniques
- Problèmes liés au temps de travail
- Problèmes liés à l’administratif, relation avec les OC


Les résultats ont été compilés dans un tableau et analysés à l’aide d’une analyse des correspondances multiples (ACM). L’ACM est une méthode utilisée pour visualiser simultanément les individus et les variables d’un tableau de données. Dans notre cas, cela permet mettre en évidence les liens entre les individus en fonction des raisons d’avoir arrêté le bio. Cette analyse donne une représentation des résultats avec 63,76% de représentativité et permet de déceler 4 profils différents.
On retrouve dans cette classification des problèmes communs aux filières, des difficultés économiques en grandes cultures, des problèmes techniques en arboriculture. Cela vient conforter les tendances mises en lumière par les résultats du questionnaire. On remarque aussi des difficultés économiques en viticulture, les problèmes avec les OC en maraichage.
Selon cette analyse et les autres parties de l’entretien, ces 4 profils peuvent être agrégés en deux groupes. Le groupe des profils 1 et 2 sont souvent des agriculteurs ayant débuté le bio pour l’aspect économique mais aussi des convaincus ayant débuté le bio pour des raisons éthiques. Il s’agit d’un groupe moins résilient, qui a plus de facilité à la déconversion face à quelques difficultés. Dans ce groupe, on retrouve les agriculteurs en grandes cultures, en arboriculture et une partie des viticulteurs. Le groupe des profils 3 et 4, est un groupe avec une résilience plus élevée, où la déconversion est souvent vécue comme un échec. C’est un groupe composé de convaincus du bio ayant débuté pour des raisons éthiques qui ont rencontrés beaucoup de difficultés et qui arrêtent le bio pour des problèmes économiques importants ou par manque de plus-value de leur production. Dans ce groupe, on retrouve principalement les agriculteurs en maraichage et une partie des viticulteurs.
CONCLUSION
Il est intéressant de noter que la majorité des agriculteurs interrogés conservent certaines pratiques du bio après leur déconversion. Il ne s’agit pas d’un changement radical de mode de production. La décision d’arrêter le bio est souvent le résultat d’une accumulation de difficultés rencontrées. Les leviers à court terme pour empêcher ce phénomène des déconversions pourraient être une aide financière et/ou de l’accompagnement technique, et à plus long terme une meilleure structuration des filières pour apporter davantage de valorisation par de la communication.
Cette étude présente des limites dans sa réalisation et son analyse, notamment dues au faible échantillon, mais les tendances qu’elle révèle permettent de donner une vision du phénomène des déconversions tel qui est aujourd’hui.
Les déconversions ne sont pas aussi importantes que les discours ambiants le laissent entendre. Mais l’ampleur de la crise et surtout sa durée vont forcément jouer sur les décisions des agriculteurs. Les mois à venir, la réaction des marchés, le soutien des acteurs économiques et des pouvoirs publics seront déterminants.
Par Jean-Roch CAZALS, Interbio Occitanie
Crédit Photo : Shutterstock
Les chiffres clés de la Bio en Occitanie en 2022
Comme chaque été, les chiffres de la bio de l’année précédente sont publiés. Voici donc les chiffres clés de la bio régionale d’Occitanie de 2022, qui proviennent de l’Agence Bio et des Organismes certificateurs.
En 2022, les faits marquants sont les suivants :
- Pour la première fois, le nombre d’entreprises est en baisse ;
- Pour plusieurs filières (surtout en élevage), le nombre de structures a plus augmenté que les surfaces / cheptels (décapitalisation, déconversions de parcelles, diminution de la taille des nouvelles structures…) ;
- Malgré tout, le solde est positif : la vague de déconversions annoncée n’a pas eu lieu en 2022 mais l’impact de la crise est tout de même visible.
LA BIO EN OCCITANIE
13 658 exploitations bio
648 324 ha bio
114 802 ha en conversion
+ 4 % d’augmentation des surfaces et des exploitations bio et en conversion / 2021






LA CONSOMMATION BIO 2022
Baisse nette de consommation de produits bio en France car forte baisse du budget alloué par les français à leurs dépenses alimentaires et déréférencement des produits bio par les Grandes et Moyennes Surfaces : Les achats des ménages de produits alimentaires biologiques pour leur consommation « à domicile » baissent de 4.6% soit près de 600 millions d’euros de perte. La part des produits bio dans le panier est en baisse avec 6% en valeur en 2022. (Vs 6.4% en 2021)
- Hausse inédite de la défiance des français envers les labels en général, dont l’AB.
- Les français restent pour autant convaincus des bienfaits de l’agriculture et l’alimentation biologiques.
- Le frein du prix des produits bio reste stable malgré l’inflation (71% des répondants)
- Très forte progression de la remise en question de la réalité du bio
- L’intérêt pour le bio subsiste malgré une confiance qui s’étiole dans le bio et aggravé par la concurrence
- La vente directe tire son épingle du jeu : +3.9% des ventes bio et local, c’est l’idéal !

1ère TENDANCES 2023
Les premières tendances sont mal orientées :
- Déréférencement
- Forte inflation (+15% sur l’alimentaire)
Le rebond de consommation annoncé pour le début 2023 ne semble pas vraiment avoir lieu, sauf peut-être pour les fruits et légumes
L’inflation semble moins forte sur les produits bio (moins d’intrants et filière françaises contractualisées…)
EN SAVOIR +
Sur les chiffres clés de la région et pour retrouver toutes nos publications, rendez vous sur www.interbio-occitanie.com
Par Lucie Poline, Interbio Occitanie, Observatoire
Crédit photo : Shutterstock
Mode d’emplois et clés de réussite pour introduire plus de bio local dans sa restauration !
Nous vous proposons de visionner la web-conférence suivante, organisée par l’Agence Bio et les InterBios Régionales, dont Interbio Occitanie, afin d’expliquer comment introduire plus bio par l’analyse de son service de restauration, le décorticage minutieux de ses budgets pour maîtriser ses coûts et la recherche de solutions avec des structures d’accompagnement pour s’approvisionner localement.
La loi Egalim adoptée en 2018 avait pour ambition de porter la part de bio en valeur d’achat à 20 % de l’ensemble des achats dans la restauration collective publique au 1er janvier 2022. En 2022, l’Agence BIO l’estime à 7 % portée principalement par le secteur de l’enseignement, soit un marché de 445 millions d’euros. Avec l’inflation, garantir une alimentation saine et de qualité bio pour tous, peut relever de la prouesse mais nous verrons que les solutions existent et peuvent être source d’inspiration.
PROGRAMME & OBJECTIFS
1/ Pour dépasser l’objectif de 20 % de produits Bio en valeur d’achat HT, la première étape consiste à adopter une analyse fine de son système de restauration afin d’élaborer une stratégie en adéquation avec les motivations (importance de la concertation, de s’interroger sur les modifications des installations, des pratiques existantes, l’organisation du travail, la formation du personnel…) On ouvre le champ des possibles. Cette partie aura pour objectif de mettre en avant le travail exploratoire de la faisabilité du projet.
2/ La seconde étape porte sur l’analyse des différents postes de dépenses afin d’identifier les marges de main d’œuvre permettant l’intégration progressive de produits Bio dans ses menus (Choix des produits, maîtrise des coûts,…) dans un contexte d’augmentation générale des prix. Cette partie permettra de définir des objectifs concrets en mettant en avant des acteurs qui se sont lancés dans l’aventure de la Bio dans ce contexte particuliers de maîtrise des coûts.
3/ La dernière étape met en lumière au travers de trois témoignages le rôle des collectivités locales et des structures de l’accompagnement pour promouvoir des produits bios locaux. Adopter les produits bio de proximité dans sa restauration collective est le fruit d’un long travail de réflexion, de préparation, de mise en relation avec les fournisseurs et de structuration de filière de proximité. La restauration collective est un levier essentiel de résilience alimentaire sur un territoire donné permettant d’associer souvent des acteurs qui n’ont pas forcément pour habitude de construire des projets communs.
Interbio Occitanie, partenaire de La Dépêche Events pour la 2e édition de REGAL Pro Sud de France - L'Occitanie
La deuxième édition de Regal Pro Sud de France – l’Occitanie, l’événement dédié aux professionnels de la filière agricole et agroalimentaire, se déroulera le vendredi 15 Décembre 2023 à Toulouse (MEETT).
Cet événement, entièrement gratuit, est organisé dans le cadre de Regal Sud de France – l’Occitanie, salon régional de l’agriculture organisé par la Région Occitanie.
Après une 1ère édition qui a rencontré un vif succès, et avec le soutien et la contribution de la Région Occitanie, Regal Pro Sud de France – l’Occitanie souhaite favoriser les échanges et partages d’expériences.
La diversité des intervenants permet une mise en commun d’expertise, une convergence de perspectives mais aussi une divergence de points de vue. Producteurs, industriels, entreprises innovantes, startups, collectivités publiques, chercheurs et bien d’autres acteurs se réunissent pour réfléchir à notre agriculture et à notre alimentation autour de six grands chapitres :
● Formation, Emploi & Reconversion
● Revenus : être agriculteur et gagner sa vie
● Produire à l’heure de la transition énergétique et écologique
● L’eau, qualité et quantité
● De la fourche à la fourchette
● Sécurité responsabilité et responsabilisation de la filière alimentaire
Tous les professionnels du secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire ont rendez-vous le vendredi 15 décembre 2023 à Toulouse, pour cet événement inédit !
Les inscriptions à l’événement sont désormais ouvertes sur le site de l’événement : www.regal-pro.fr.
Synthèse de l'étude de la filière blé farine pain bio en Occitanie
La filière blé-farine-pain bio connaît un déséquilibre entre l’offre et la demande au niveau national. Le secteur biologique est touché par une crise importante liée à une diminution de la consommation tandis que l’offre continue de croître. Face à ces constats nationaux, l’INRAE et INTERBIO Occitanie se sont interrogés sur la situation au niveau de la région Occitanie. Cette synthèse rend compte des principaux résultats de l’étude menée sur la filière régionale en 2023.
Inscriptions ouvertes pour le 5e Colloque de la restauration collective Bio & Régionale
Interbio Occitanie, Bio Occitanie et la Chambre régionale d’Occitanie ont le plaisir de vous informer que le prochain Colloque de la Restauration Collective Bio & Régionale se déroulera le 15 novembre de 9h30 à 17h à l’Inéopole Formation à Brens (81).
Veuillez trouver ci-joint le programme détaillé :
PROGRAMME
9h – Accueil des participants
9h30 – 10h – Introductions de la journée
10h – 12h – Table ronde « Cuisiner bio local à l’heure de l’inflation, est-ce vraiment plus cher ? »
> Halte aux préjugés ! La bio en resto’Co, c’est plus cher?
- Vidéo Interbio Occitanie
> Une approche globale, un levier de maîtrise du budget pour une démarche bio locale engagée dans :
- une commune à Ste Céré (46)
- un collège à Séverac le Château (12)
- une ville moyenne à Pamiers (09)
> Le dispositif Lait et Fruits à l’école, un complément financier au développement de la bio locale en resto’co :
- Mairie de Castelnau-d’Estretefonds (31)
- Mairie de Carcassonne (11)
12h – 13h10 – Déjeuner bio > sur inscription
13h10 – 13h30 – Remise du Label Établissement Bio Engagé à la MFR Inéopole Formation
13h30 – 17h – Ateliers sur inscription sur la base de témoignages, relevés d’astuces et échanges en petits groupes sur 3 grandes thématiques :
2 sessions d’1h30 pour chaque atelier / sur inscription : à 13h30 et à 15h30
> Atelier de démonstration cuisine en bio locale
“Quelles adaptations en cuisine pour réussir sa démarche bio locale ?”
= Animation Association Cuisines Nourricières
> Atelier Pain Bio
“Le pain bio local en resto’co : comment s’y prendre ?”
= Animation par Ocebio / Bio46 / Civam Bio 11 & FD Civam30
> Atelier Approvisionnements bios locaux
“Réussir son sourcing en bio et local”
= Témoignages de fournisseurs et collectivités + animation Bio Ariège Garonne et Chambre régionale d’agriculture d’Occitanie
17h – Clôture de la journée
Pour toutes demandes d’informations complémentaires, n’hésitez pas à nous contacter sur contact@interbio-occitanie.com
La FD CIVAM 30, le nouveau contact de la bio dans le Gard
Les activités d’appui à l’agriculture biologique sont :
– Relocaliser l’approvisionnement en fruits et légumes bio en demi-gros
– Appuyer le développement de l’apiculture bio
– Appuyer le développement de la filière Plantes à parfum aromatiques et médicinales dans le Gard
– Favoriser le développement de la Bio sur les territoires gardois
– Animer l’association de producteurs de blé “Biocéréagard” apporteurs pour la filière de pain bio et local «Raspaillou»
* Suite à l’accumulation de difficultés financières ces dernières années, aggravées par la crise COVID, le CIVAM Bio Gard a été contraint de cesser ses activités en fin d’années 2021













