Naissance d'une organisation régionale de la filière PPAM Bio en Occitanie
Traditionnellement cultivées dans certains territoires de notre région, comme le Quercy pour la lavande ou l’arc Méditerranéen pour les herbes “de Provence”, la production des plantes à parfums aromatiques et médicinales connaît une progression constante ces 10 dernières années. La part des activités de cueillettes sauvages, souvent associée à des petites exploitations en circuits courts, a, elle aussi progressé. La grande diversité des territoires et des climats d’Occitanie permet pour les cultures, comme pour les cueillettes, de pouvoir travailler sur une large palette d’espèces.
Aujourd’hui la filière compte pratiquement 1 000 producteurs et 200 entreprises. Face à cette évolution surtout marquée par des installations en circuits courts, certains départements ont mis en place des groupes de développement ou des structures économiques pour accompagner les besoins. Il manquait encore une représentation régionale à la filière.
La création d’un secteur dédié aux PPAM Bio au sein d’Inter bio Occitanie, PPAM d’Oc, vient donc combler ce vide. Cette proposition est issue de 2 années de réflexions conduites sous l’impulsion de la commission filière PPAM, par les professionnels, afin de renforcer les moyens déjà en place ou d’en apporter là où ils ne sont pas encore déployés.

PPAM D’OC, UNE ORGANISATION ANCRÉE DANS LES TERRITOIRES
La volonté de PPAM d’Oc est de s’appuyer sur les compétences locales existantes dans les groupes constitués depuis quelques années ainsi que celle des producteurs plus historiques.
Des délégués territoriaux ont donc été nommés pour constituer le bureau de la section. Ils seront les relais de PPAM d’Oc dans leurs territoires pour faire remonter les besoins et pour rencontrer les professionnels qui ont des projets en lien avec les organisations professionnelles départementales.
Tous les départements ne sont pas encore couverts mais nous y travaillons.

UNE REPRÉSENTATION DES ENTREPRISES ET DES PRODUCTEURS / CUEILLEURS
L’un des axes majeurs de PPAM d’Oc est de développer des partenariats équitables. Il était donc logique de mettre autour d’une même table les acheteurs, qu’il s’agisse de TPE, de PME ou de grands groupes, et les producteurs, qu’ils soient eux aussi cueilleurs, petits producteurs ou sur de plus grandes surfaces. La grande diversité des besoins de la filière et la dynamique des entreprises ou de la vente directe permettent aujourd’hui de “trouver chaussure à son pied” quelle que soit la taille des activités des uns ou des autres.
Enfin une représentation de l’amont et de l’aval réunis au sein d’une seule et même entité permet d’avoir une vision globale de la dynamique des marchés surtout en ces temps où ceux-ci sont agités.
Concrètement PPAM d’Oc travaillera
- Sur les questions liées aux productions et la cueillette : avec les groupements locaux qui interviennent sur les ppam (GAB, chambres d’agriculture, groupements de producteurs, CPPARM et autres structures).
- Sur les sujets plus spécifiques aux entreprises avec l’association régionale des entreprises Bio (Ocebio) et Cosmed pour les secteurs cosmétiques.

PPAM D’OC POUR QUOI FAIRE ?
Les besoins de la filière PPAM régionale sont vastes.
PPAM d’Oc a choisi en priorité de :
- Représenter les intérêts des professionnels (producteurs et entreprises), notamment dans un contexte réglementaire complexe et compte tenu de la diversité des usages des PPAM et de ses besoins de financements. Des réunions d’informations sur les réglementations seront organisées ainsi qu’une rencontre / débat sur le niveau d’utilité de celles-ci en fonction des acheteurs.
- De mettre en relation les opérateurs de l’amont et de l’aval pour leur permettre de construire des partenariats économiques éthiques et durables dans l’esprit du commerce équitable. Une rencontre acheteurs / fournisseurs sera proposée en 2024 pour discuter de la prise en compte de ces points dans des futurs accords. Des entreprises sont déjà engagées dans cette voie. Il faudra augmenter les opportunités dans les années à venir pour relocaliser une partie des productions.
- De faciliter le partage des informations et des connaissances. Une base de données destinée à regrouper et à mettre à disposition toutes les informations que nous pourrons obtenir sur les différentes PPAM, leurs processus de transformation et les valorisations commerciales. Les fruits des expériences et connaissances régionales seront aussi progressivement mises à disposition.
L’objectif global est d’arriver à construire une dynamique commune autour de la filière PPAM pour la faire connaître et faire reconnaître ses spécificités.
COMMENT INTÉGRER LA DYNAMIQUE PPAM D’OC ?
Pour assurer son lancement, PPAM d’Oc s’appuie, pour la première année, sur les professionnels qui ont contribué à sa création au sein du groupe de travail dédié.
Une campagne d’adhésions est en cours pour constituer des effectifs adhérents, (producteurs, groupements de producteurs et entreprises) afin que chacun puisse participer et ainsi directement contribuer au projet ppam d’Occitanie.
Comment adhérer ?
- Pour les producteurs : directement auprès d’Interbio Occitanie avec une réduction pour les agriculteurs adhérents à un groupement bio départemental.
- Pour les entreprises : via Ocebio, l’association des entreprises bio Occitanie qui reversera la majeure partie de chacune des adhésions à PPAM d’Oc.
LES HUILES ESSENTIELLES NE SERONT PAS CLASSÉES “PRODUITS CHIMIQUES”
Grâce à la mobilisation de la profession, portée depuis deux ans par le syndicat PPAM de France et au travers de l’Europe par le groupe Europam, les huiles essentielles bénéficieront d’un statut spécifique.
Le vote du parlement européen, le 4 octobre 2023, a mis en place une exemption pour les substances botaniques d’origine renouvelable, dont les huiles essentielles (HE).
Concrètement l’évaluation des dangers, faite dans le cadre des règlements REACH / CPL, qui constitue une nécessité reconnue par la profession, sera établie sur l’ensemble de la substance et non en fonction de chacun des composants. Cela entérine la reconnaissance des HE comme une substance complète à part entière et pas seulement comme un cocktail de molécules.
Les négociations se poursuivent au sein de l’UE et un texte sera publié en 2024 pour préciser les détails pratiques d’évaluation des dangers qui s’appliqueront.
Félicitations aux représentants de notre filière nationale. Cela illustre aussi l’intérêt de se fédérer pour défendre notre petite filière.
=> www.ppamdefrance.com
=> www.europam.net

CONTACTS
Entreprises et transformateurs : Ocebio / Amélie BERGER
-> amelie.berger@ocebio.fr
Producteurs et groupements : IBO / Gérard DELEUSE
-> gerard@sudppamservices.com
Par Gérard Deleuse, chargé de mission, PPAM IBO Occitanie
Crédits photos : Distillerie Bel Air / Gérard Deleuse / Shutterstock
Quel état des lieux de la distribution bio en 2023 et quelles perspectives pour 2024 ?
Comme chaque début d’année, BioLinéaires publie le bilan de la distribution bio spécialisée.
Participez au décryptage complet des chiffres du secteur par l’équipe de BioLinéaires.
En 1h30 suivez en ligne :
- Les résultats de la Bio en 2023 : MSB (Magasins Spécialisés Bio) et GMS (Grandes et Moyennes Surfaces),
- L’estimation du bilan en MSB par famille de produits en 2023,
- Le bilan des fermetures et ouvertures de magasins bio,
- Le bilan des principales enseignes régionales et nationales,
- Et enfin, les tendances et évolutions à prévoir en 2024…
Modalités
- Webinar gratuit pour les adhérents du Cluster Bio Auvergne et de ses partenaires :
- Cosmébio,
- Biopartenaires
- InterbioBretagne,
- BioCentre,
- Aprobio Hauts de France,
- Interbio Occitanie,
- Interbio Nouvelle-Aquitaine
- d’Interbio Pays de la Loire
- Non adhérent à l’une de ces structures : 100€ HT
Ils cuisinent Bio en Occitanie - Portrait de restaurateurs / Bistrot Galien
👨🍳
👉Nous avons le plaisir de vous présenter le premier portrait de cette nouvelle série consacrée aux restaurants qui travaillent des produits bio : le Bistrot Galien et sa cuisine du champ à l’assiette. 🤩
Installé sur l’une des plus belles places de Toulouse, le Bistrot Galien propose des plats entièrement faits maison, réalisés à partir de produits aussi bio 🌱 et locaux que possible.
Dans un cadre chaleureux et authentique (on trouve dans le bistrot des vestiges historiques datant de la construction de l’immeuble), on se régale ici d’une cuisine créative, gourmande et saine, inspirée au rythme des saisons par les légumes cultivés en bio à Ausseing près de Cazères par Béa, la compagne de Galien. À quelques dizaines de kilomètres du restaurant, c’est ainsi la production du champ qui donne le ton du contenu des assiettes ! 👍
L’attention portée à l’origine et au mode de production se prolonge sur tous les autres produits : les viandes proviennent du Tarn ou du Gers, le pain 🥖 de la boulangerie bio voisine, et le riz bio, de Camargue. En toute cohérence, la carte des boissons répond aux mêmes exigences et on trinque ici aux vins 🍷 de Gaillac ou des Corbières, à la bière artisanale et aux jus de fruits bio.
On retrouve ces produits de qualité à l’honneur du menu du midi pour un prix très abordable (plat du jour à 14€). Le soir, place aux tapas pour accompagner l’apéritif en toute convivialité !
Un plat emblématique ? Le risotto, à la carte toute l’année, avec une base fondante et croquante de riz de Camargue et de petit épeautre de la région, cuisinée avec de la crème et de la tomme des Pyrénées. C’est un risotto végétarien qu’on accompagne de légumes différents chaque saison.
Bon appétit !
La filière blé farine pain bio en Occitanie : état des lieux en 2023
En France, en 2023, la filière blé-farine-pain bio connaît un déséquilibre important entre l’offre et la demande. En effet, au niveau national la production de blé tendre bio s’est considérablement développée lors des 5 dernières années avec de nombreuses conversions et actuellement la production de blé tendre bio est plus de deux fois supérieure à la demande de la meunerie.
En parallèle, le secteur biologique est touché par une crise importante liée à une diminution de la consommation. Face à ces constats, Interbio Occitanie, OCEBIO et l’INRAe ont souhaité avoir une vision actualisée de cette filière blé/farine /pain bio dans notre région. Ce travail a été réalisé lors d’un stage de fin d’études, par Isia Talon, ingénieur agronome à l’Institut Agro à Montpellier.
L’OCCITANIE : UNE GRANDE RÉGION DE PRODUCTION CÉRÉALIÈRE BIO ET DES MEUNIERS ET BOULANGERS BIO BIEN CONNECTÉS À LEUR TERRITOIRE

Avec plus de 4 300 agriculteurs qui produisent du blé bio, sur 36 000 ha, l’Occitanie est une grande région de production de blé biologique. Sur la campagne 2021-2022, la collecte totale de blé bio par les organismes stockeurs (coopératives et négociants) est de 65 000 tonnes. Une partie de ce blé bio (12 000T) est vendu aux meuniers bio de la région et se retrouve ensuite dans les approvisionnements des boulangers artisanaux d’Occitanie. Le reste du blé bio occitan est vendu auprès de meuniers bio ailleurs en France ainsi que pour l’alimentation animale (avec une moindre valorisation).
Les enquêtes réalisées auprès des meuniers nous ont confirmé que les meuniers d’Occitanie s’approvisionnent en grande majorité en blé bio local, principalement auprès des coopératives régionales, mais aussi auprès des agriculteurs bio en direct.
Une diversité d’outils de meunerie est présente sur le territoire, en particulier dans les zones céréalières, mais aussi dans le Tarn et en Aveyron pour des raisons plus historiques. Avec 21 minoteries privées, 6 moulins associatifs et 50 paysans-meuniers, la capacité de meunerie est assez bonne en Occitanie.
On estime que les 21 minoteries privées écrasent 12 000 T de blé, et que les 50 paysans meuniers écrasent environ 750 T de blé. Les outils existants actuellement ne sont pas saturés, ils pourraient écraser plus de volumes, leur activité est plutôt limitée par la demande du marché qui ralentit.


Nous avons recensé 400 boulangeries ayant une activité bio en Occitanie (hors boulangeries des GMS). Une grande diversité d’acteurs est présente en région : paysans-boulangers qui transforment leur propre blé bio, artisans boulangers bio spécialisés, artisans-boulangers « classiques » ayant développé une gamme bio, boulangeries industrielles ayant une gamme bio …
Cet état des lieux quantifié confirme qu’en Occitanie la production de blé tendre bio est bien supérieure à la demande en meunerie : la collecte régionale totale est plus de 5 fois supérieure à la quantité de blé tendre écrasé par les meuniers d’Occitanie. Le secteur de la meunerie régionale représente en moyenne 25% des débouchés des coopératives alors que le secteur de la meunerie hors Occitanie en représente environ 45%. Cet état des lieux permet également de rendre compte de l’importance des filières locales portées par les paysans meuniers et les paysans boulangers dans la filière régionale : ces deux types d’acteurs représentent environ 15% du blé bio écrasé en Occitanie (environ 2 250 tonnes). Les 85% restants (12 000 tonnes) sont transformés en majorité par des minoteries privées régionales.
Enfin, les meuniers et en cascade, les boulangers artisanaux bio n’ont pas de difficulté à s’approvisionner en blé bio régional et le font très majoritairement. 73% des boulangers enquêtés (hors paysans boulangers) s’approvisionnent chez des meuniers d’Occitanie pour la totalité de leur farine. 75% s’approvisionnent en farines issues à plus de 90% de blés bio régionaux. Les meuniers et boulangers bio régionaux jouent donc le jeu de l’approvisionnement local et contribuent ainsi à valoriser ainsi le blé bio d’Occitanie.
MEUNIERS ET BOULANGERS CONSTATENT UN RALENTISSEMENT DE LA DEMANDE DE FARINE/PAIN BIO ET SOUHAITERAIENT DÉVELOPPER LEUR VENTE EN RESTAURATION COLLECTIVE
Les meuniers et boulangers bio ont été enquêtés afin de connaître leur fonctionnement, leurs problématiques et leurs besoins.
Le secteur de la meunerie rencontre actuellement des problèmes de débouchés en bio. Après plusieurs années de croissance faible mais régulière, les meuniers enquêtés constatent une baisse de la demande dans leurs différents circuits de vente : boulangeries bio artisanales, boulangeries industrielles et boulangeries de la grande distribution. Cette baisse est principalement expliquée par la décroissance globale du marché bio et de la consommation bio. Celle-ci semble plus affirmée chez leurs clients de la grande distribution et boulangeries industrielles mixtes, où les gammes conventionnelles (vendues moins chères) ont pris des parts de marché à la bio. Les meuniers expriment aussi une difficulté à trouver de nouveaux débouchés.


Le secteur de la boulangerie connaît des situations contrastées sur la demande : les boulangeries spécialisées bio et les paysans boulangers semblent avoir moins de difficultés que les boulangeries mixtes, qui voient baisser la part de leur activité bio. Récemment, de nombreuses boulangeries artisanales 100% bio se sont développées dans les zones urbaines, de la même manière, le nombre de paysans-boulangers a aussi assez fortement augmenté dans les zones rurales. Ces deux catégories d’acteurs qui étaient plutôt en développement, commencent à percevoir une forme de saturation de certaines zones de chalandise.
Le débouché de la restauration collective suscite l’intérêt de nombreux boulangers et meuniers et est souvent envisagé par les acteurs comme un relais de développement intéressant pour le pain bio régional. La restauration collective bénéficie effectivement d’un contexte favorable aux produits bio avec la Loi Egalim qui incite à introduire 20% de produits bio dans les cantines publiques. Mais ce secteur reste complexe d’accès, notamment pour le pain qui est un produit frais et quotidien ce qui nécessite une logistique exigeante.
Enfin, pour les acteurs enquêtés, l’enjeu majeur est de re-développer la demande au niveau des consommateurs, et ce sont donc les actions de communication qui sont attendues pour expliquer les bénéfices de la bio, redonner confiance et relancer la consommation bio.

QUELLES RELATIONS AU SEIN DES FILIÈRES BLÉ/FARINE/PAIN RÉGIONALES ?
Les meuniers travaillent régulièrement avec les coopératives agricoles afin de planifier les volumes, d’échanger sur les prix et les questions logistiques. Ces relations sont souvent formalisées via des contrats annuels ou pluriannuels. A contrario, lorsqu’ils travaillent avec les agriculteurs en direct, les meuniers témoignent de relations moins formalisées (absence de contrats), plutôt basées sur la confiance et l’historique. Ces relations sont jugées plus collaboratives, et permettent aux meuniers d’échanger de manière précise sur des sujets plus variés (mode de culture, variétés, impact du climat …).
De la même manière, entre les boulangeries et minoteries privées, les liens restent relativement formels et classiques d’une relation client-fournisseur : échanges commerciaux et logistiques pour planifier les commandes et les livraisons. Pour les boulangers enquêtés, les liens construits en direct avec les paysans-meuniers se traduisent souvent par davantage de discussions autour des modes de production des blés, la qualité de la farine, une meilleure connaissance des variétés, des contraintes du métier de meunier, etc.
Globalement, les acteurs déplorent un manque d’échanges et de connaissance des autres opérateurs de la filière. De par sa position dans la filière, le meunier interagit avec l’amont et avec l’aval, mais les liens entre agriculteurs et boulangers sont quasiment inexistants. Deux situations font exception :
- De réels échanges interprofessionnels existent au sein des projets de filières territorialisées (Raspaillou, Flor de Pèira, la Méjeanette…)
- et au sein des filières engagées dans le commerce équitable bio français. (label Biopartenaire, ou Bio Equitable en France).
Dans ces démarches, les agriculteurs, les meuniers et les boulangers échangent, partagent des informations et font des choix partagés pour le développement de leur filière territoriale.
PERSPECTIVES ET ACTIONS À MENER POUR DÉVELOPPER LE PAIN BIO EN OCCITANIE
En Occitanie, la production de blé bio est cinq fois supérieure à la demande dans le secteur de la meunerie. Il existe un bon réseau d’acteurs de la transformation, à la fois meuniers et boulangers, qui travaillent avec les blés bio d’Occitanie. Tout l’enjeu est donc de développer la production et la consommation de plus de pain bio dans notre région.
Plusieurs pistes ont été discutées avec les acteurs de la filière, lors d’une journée régionale, organisée par Interbio Occitanie, le 28 novembre 2023, à Carcassonne :
- Introduire plus de pain bio en restauration collective.
- Communiquer sur la bio en général et sur le pain bio pour encourager sa consommation.
- Inciter plus de boulangers artisanaux conventionnels à développer une gamme bio, pour déployer une offre bio auprès d’une clientèle plus large.
- Former les boulangers aux process de panification au levain (farine de meule, fermentation longue, utilisation de levain…).
- Étudier plus en détail le fonctionnement de la boulangerie bio de la grande distribution, qui pourrait être aussi un débouché pour nos farines bio régionales.
Les filières de farine/pain bio territorialisées connaissent un essor important dans le paysage régional, avec des opérateurs économiques de plus en plus motivés pour créer des relations de proximité avec leurs fournisseurs ou clients. Ces démarches pourraient être encouragées, car elles permettent une meilleure collaboration entre les acteurs, ce qui semble avoir des effets favorables sur la répartition de la valeur au sein de la filière et la résilience de ces filières (capacité à agir collectivement pour résister à une crise).
+ D’INFO
Synthèse de l’étude complète : https://urlz.fr/p1b7
Par Amélie Berger et Isia Talon, OCEBIO
Crédits photos : Shutterstock et Fotolia
Comment diversifier son assolement avec le chanvre AB industriel ?
Jeudi 8 aout 2024, la Chambre d’Agriculture du Tarn-et-Garonne a organisé une demi-journée technique sur le terrain consacrée au chanvre industriel bio à Saint Vincent d’Autéjac.
Le chanvre est cultivé ici pour sa fibre qui sera transformée par la chanvrière Virgocoop et valorisée ensuite dans la construction (isolant) ou le textile.
Plante économe en intrant et bonne tête de rotation, cette culture présente de nombreux atouts pour diversifier son assolement en agriculture biologique.
Les agriculteurs présents ont pu échanger avec le producteur qui nous accueillait sur la parcelle, ainsi qu’avec le responsable de la chanvrière Virgocoop, Julien Bonnet.
L’itinéraire technique de la culture a été étudié : préparation du sol pour implanter au mieux la culture, variétés de chanvre en fonction des débouchés, mode de fertilisation, etc. Un focus a été réalisé sur la récolte et l’étape de rouissage nécessaire lors du défibrage à la chanvrière (voir photo de la boule de la récolte 2023).
Il est obligatoire de contractualiser les surfaces avec la chanvrière, en effet la filière est en émergence. Malgré une forte demande en aval, l’usine n’est pas encore entrée en rythme de croisière et les surfaces semées en 2025 seront stables par rapport à cette campagne.
PLUS D’INFOS SUR LE CHANVRE INDUSTRIEL EN AB
Retrouvez la fiche diversification n°1 de la Chambre d’agriculture du Tarn-et-Garonne
Journée organisée avec l’appui financier du CAS DAR et de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne
Par Anne-Charlotte PENAS,, Conseillère Agriculture Biologique et Diversification, Chambre d’agriculture de Tarn-et- Garonne
Crédit photo : Shutterstock
Principales évolutions réglementaires en AB
ÉBOURGEONNAGE ET ÉCORNAGE DES BOVINS, OVINS ET CAPRINS
Le 17 juillet 2023, l’INAO a mis à jour le Guide de Lecture et fait paraître une note de lecture à propos des opérations mutilantes sur les animaux. Le formulaire de demande de dérogation a aussi évolué pour tenir compte de ces changements.
- L’ébourgeonnage (ablation des bourgeons de corne) est possible sur demande de dérogation. Il peut être demandé pour un individu ou pour un cheptel, sur la base d’un protocole de soin établi annuellement par un vétérinaire. C’est une pratique à réaliser avant l’âge de 2 mois pour les bovins et 2 semaines pour les ovins/caprins.
- L’écornage (coupe de la corne) est possible sur demande de dérogation. Il peut être demandé individuellement ou pour un groupe d’animaux identifiés individuellement. C’est une pratique qui doit rester exceptionnelle.
- L’épointage ou éboutage (coupe de la partie supérieure non vascularisée de la corne) est possible sans demande de dérogation.
PLANTS BIO ARBO ET VITI :
Une évolution du statut dérogatoire est actée depuis le 31 juillet 2023 : lors de l’achat de matériel de reproduction végétale non bio, une procédure est obligatoire sur la base de données SEMAE :
- Espèces classées « Dérogation possible » : demande de dérogation.
- Espèces classées « Autorisation générale » : enregistrement des besoins. En effet, il est important de pouvoir recenser les besoins en plants bio pour l’arboriculture et la viticulture afin de mettre en place une filière de production.
- Le 28 juin 2023, le Conseil d’Etat a enjoint l’INAO de supprimer la mesure prise dans le guide de lecture interdisant la commercialisation entre le 21 décembre et le 30 avril de tomates, courgettes, aubergines, poivrons et concombres issus de serres chauffées sur le territoire métropolitain. Le guide de lecture a été corrigé en conséquence.
- Le 27 juillet 2023, l’INAO a fait évoluer les modalités de contrôle de groupes d’opérateurs : adaptation des fréquences de contrôle applicables aux sites de stockage temporaire de céréales, oléagineux et protéagineux en vrac.
Par Anne Glandières, Chambre Régionale d’Agriculture Occitanie
Crédit photo : EC Organic
Signature du nouveau Plan Bi'O
Les acteurs de la Bio d’Occitanie se sont retrouvés le lundi 18 septembre, au GAEC du Camp de la Salle à Montégut-Bourjac (31) afin d’échanger avec Pierre-André Durand, Préfet de la Région Occitanie, Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie, et les directeurs des Agences de l’Eau régionales, sur les difficultés rencontrées par le secteur bio en Occitanie. Les élus d’Interbio Occitanie ont proposé une série de mesures pour faire face à la crise (soutien aux producteurs, relance de la consommation, renforcer la structuration des filières).
Une visite de l’exploitation a ensuite été organisée avant la signature du nouveau Plan Bi’O 2023-2027 qui a pour objectif de consolider la production en Occitanie, 1ère région bio de France et meilleure Région bio d’Europe, tout en soutenant la distribution et la consommation de produits bio, après deux années de tassement du marché lié aux inquiétudes des consommateurs concernant leur pouvoir d’achat. Ce plan est un cadre qui a été construit à partir des attentes exprimées par les acteurs des filières bio de la région. La crise s’étant aggravée ces derniers mois, il devra être complété par des mesures conjoncturelles fortes pour aider les producteurs et les entreprises à passer ce cap difficile.
POUR ATTEINDRE CES OBJECTIFS, PLUSIEURS AXES D’ACTIONS ONT ÉTÉ DÉTERMINÉS :
- Axe 1 : soutenir la consommation de produits bio dans tous les circuits, en valorisant les atouts de l’agriculture biologique pour l’environnement et la santé auprès des consommateurs et en développant les débouchés vers les marchés régionaux, nationaux et internationaux ;
- Axe 2 : faire de l’agriculture biologique un atout pour les territoires, en valorisant les bonnes pratiques des territoires engagés dans un projet de développement de l’agriculture biologique, ou en développant l’offre agritouristique dans les exploitations engagées ;
- Axe 3 : favoriser l’accès à l’agriculture biologique pour tous, en augmentant la part de produits bio et locaux dans les établissements scolaires et en renforçant les liens entre les acteurs de la solidarité alimentaire et les filières bio régionales ;
- Axe 4 : consolider la filière bio et structurer ses filières pour garantir un juste partage de la valeur ajoutée, en soutenant les conversions et les transmissions d’exploitations en agriculture biologique, en favorisant le partage de connaissances et pratiques entre agriculture biologique et conventionnelle ;
- Axe 5 : développer l’offre de formation et de recherche-expérimentation, en augmentant la part d’exploitations agricole bio au sein des lycées agricoles, en soutenant les expérimentations menées en agriculture biologique au sein de centres de recherche, ou en favorisant les partenariats entre les acteurs de l’enseignement supérieur et le secteur de la recherche ;
- Axe 6 : consolider l’animation et la gouvernance de la filière Agriculture Biologique régionale, en renforçant la représentation de l’Occitanie au sein des instances de décisions qui concernent l’agriculture biologique, en mutualisant les outils et partage d’informations au sein des filières professionnelles.
TÉMOIGNAGE DE CHRISTIAN SOLER PRÉSIDENT D’INTERBIO OCCITANIE
La profession se félicite d’avoir pu mener ce travail de co – construction du nouveau plan Bio : les axes, les actions correspondent aux besoins des acteurs de la filière que nous avons défini préalablement. Alors que la crise touche toutes les femmes et les hommes engagés en bio dans notre région, ce nouveau Plan Bi’O va nous permettre de mener les actions nécessaires pour consolider nos filières.
- Soutenir les producteurs pour éviter qu’ils se détournent de la bio,
- Expérimenter pour progresser encore dans nos pratiques pour amener la bio vers encore plus de durabilité,
- Accompagner les entreprises pour que ces filières construites dans la région perdurent,
- Relancer la consommation en communiquant sur les bienfaits de la bio qui sont nombreux,
- Valoriser les atouts de nos produits bio régionaux parce que nous avons la chance d’avoir une belle diversité de produits bio locaux,
Il faut actionner tous les leviers pour que cette production de qualité, gage de protection de notre environnement, de notre santé, poursuive son développement en Occitanie.
Nous sommes engagés pour sa réussite et serons exigeants sur les moyens donnés à ce plan pour que la région Occitanie soit une terre bio.
LE TEXTE COMPLET DU PLAN B’IO : https://urlz.fr/oUUa
Nancy FAURÉ, directrice, Interbio Occitanie
Crédits photos : Région-Occitanie-Leo-Arcangeli et Interbio Occitanie
Signature du nouveau Plan Bi'O
Les acteurs de la Bio d’Occitanie se sont retrouvés le lundi 18 septembre, au GAEC du Camp de la Salle à Montégut-Bourjac (31) afin d’échanger avec Pierre-André Durand, Préfet de la Région Occitanie, Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie, et les directeurs des Agences de l’Eau régionales, sur les difficultés rencontrées par le secteur bio en Occitanie. Les élus d’Interbio Occitanie ont proposé une série de mesures pour faire face à la crise (soutien aux producteurs, relance de la consommation, renforcer la structuration des filières).
Une visite de l’exploitation a ensuite été organisée avant la signature du nouveau Plan Bi’O 2023-2027 qui a pour objectif de consolider la production en Occitanie, 1ère région bio de France et meilleure Région bio d’Europe, tout en soutenant la distribution et la consommation de produits bio, après deux années de tassement du marché lié aux inquiétudes des consommateurs concernant leur pouvoir d’achat. Ce plan est un cadre qui a été construit à partir des attentes exprimées par les acteurs des filières bio de la région. La crise s’étant aggravée ces derniers mois, il devra être complété par des mesures conjoncturelles fortes pour aider les producteurs et les entreprises à passer ce cap difficile.
POUR ATTEINDRE CES OBJECTIFS, PLUSIEURS AXES D’ACTIONS ONT ÉTÉ DÉTERMINÉS :
- Axe 1 : soutenir la consommation de produits bio dans tous les circuits, en valorisant les atouts de l’agriculture biologique pour l’environnement et la santé auprès des consommateurs et en développant les débouchés vers les marchés régionaux, nationaux et internationaux ;
- Axe 2 : faire de l’agriculture biologique un atout pour les territoires, en valorisant les bonnes pratiques des territoires engagés dans un projet de développement de l’agriculture biologique, ou en développant l’offre agritouristique dans les exploitations engagées ;
- Axe 3 : favoriser l’accès à l’agriculture biologique pour tous, en augmentant la part de produits bio et locaux dans les établissements scolaires et en renforçant les liens entre les acteurs de la solidarité alimentaire et les filières bio régionales ;
- Axe 4 : consolider la filière bio et structurer ses filières pour garantir un juste partage de la valeur ajoutée, en soutenant les conversions et les transmissions d’exploitations en agriculture biologique, en favorisant le partage de connaissances et pratiques entre agriculture biologique et conventionnelle ;
- Axe 5 : développer l’offre de formation et de recherche-expérimentation, en augmentant la part d’exploitations agricole bio au sein des lycées agricoles, en soutenant les expérimentations menées en agriculture biologique au sein de centres de recherche, ou en favorisant les partenariats entre les acteurs de l’enseignement supérieur et le secteur de la recherche ;
- Axe 6 : consolider l’animation et la gouvernance de la filière Agriculture Biologique régionale, en renforçant la représentation de l’Occitanie au sein des instances de décisions qui concernent l’agriculture biologique, en mutualisant les outils et partage d’informations au sein des filières professionnelles.
TÉMOIGNAGE DE CHRISTIAN SOLER PRÉSIDENT D’INTERBIO OCCITANIE
La profession se félicite d’avoir pu mener ce travail de co – construction du nouveau plan Bio : les axes, les actions correspondent aux besoins des acteurs de la filière que nous avons défini préalablement. Alors que la crise touche toutes les femmes et les hommes engagés en bio dans notre région, ce nouveau Plan Bi’O va nous permettre de mener les actions nécessaires pour consolider nos filières.
- Soutenir les producteurs pour éviter qu’ils se détournent de la bio,
- Expérimenter pour progresser encore dans nos pratiques pour amener la bio vers encore plus de durabilité,
- Accompagner les entreprises pour que ces filières construites dans la région perdurent,
- Relancer la consommation en communiquant sur les bienfaits de la bio qui sont nombreux,
- Valoriser les atouts de nos produits bio régionaux parce que nous avons la chance d’avoir une belle diversité de produits bio locaux,
Il faut actionner tous les leviers pour que cette production de qualité, gage de protection de notre environnement, de notre santé, poursuive son développement en Occitanie.
Nous sommes engagés pour sa réussite et serons exigeants sur les moyens donnés à ce plan pour que la région Occitanie soit une terre bio.
LE TEXTE COMPLET DU PLAN B’IO : https://urlz.fr/oUUa
Nancy FAURÉ, directrice, Interbio Occitanie
Crédits photos : Région-Occitanie-Leo-Arcangeli et Interbio Occitanie
Participez au "Bio January"
Organisé par SudVinBio, le Bio January propose de nombreux événements autour du vin bio. Alors à vos agendas :
Millésime BIO
Rendez-vous sur le salon Millésime BIO les 29, 30 et 31 Janvier 2024.
Trois journées consacrées à la filière vitivinicole, brassicole bio et aux tendances du marché et de la consommation des vins bio.
Nouveauté pour cette édition 2024 : les conférences Millésime BIO sont accessibles à tous les professionnels de la filière vitivinicole, brassicole, cidricole, spiritueux ou de l’agriculture biologique, même les « non acheteurs » qui ne sont pas acceptés sur le salon.
Un badge Conférence est disponible pour les professionnels non admis sur le salon, Millésime BIO étant strictement réservé aux professionnels des métiers du commerce du vin et des boissons alcoolisées.
Les visiteurs ou les exposants du salon ayant un badge pourront accéder aux conférences avec leur badge.
Programme, Inscription et badge : c’est ici >>
Aussi, dans un contexte marché assez tendu, Sudvinbio a souhaité s’investir cette année sur des évènements plus proches des consommateurs et communiquer auprès du grand public, en marge des grands évènements pro que sont le concours Challenge et le salon Millésime BIO.
C’est ainsi que nous lançons 3 nouveaux temps forts :
1/ Participez à la Fête du vin bio !
Du 27 janvier au 3 février 2024 à Montpellier et sa métropole !
SudVinBio est heureux de vous présenter la 1ère édition de La Fête du Vin Bio, une animation commerciale organisée dans la métropole Montpellieraine et destinée au grand public ! Durant cette semaine de fête, les amateurs de vins pourront partir à la découverte des vins bio en se rendant chez nos établissements partenaires : restaurants, cavistes, bars à vins, épiceries fines, etc… Cumulez 3 visites chez différents établissements partenaires et gagnez une surprise bio à récupérer à l’Office du Tourisme de Montpellier !
Participez à la Fête du Vin Bio >>
2/ La Grande conférence de la Fête du Vin Bio
Rendez-vous le 30 janvier 2024 de 19H00 à 20H30, au Salon du Belvédère du Corum de Montpellier – Entrée en libre accès
« Biodiversité, sols, climat… Vin : Faut-il avoir le #BIO Réflexe? »
Animée par Ophélie Neiman (Journaliste, Le Monde) avec la participation exceptionnelle de :
– Marc André Selosse (Professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris)
– Serge Zaka (Conférencier et consultant en agroclimatologie)
– Gaby Benicio (Sommelière au restaurant Äponem, désignée sommelière de l’année par le guide Michelin et Présidente du jury du concours Challenge MillésimeBIO);
– Laure Verdeau (Directrice de l’Agence Bio)
Un cocktail avec dégustation de vins bio clôturera cette conférence.
3/ Le nouveau site de référence sur les vins bio : levinbio.fr
SudVinBio vient de lancer levinbio.fr, un site web à vocation pédagogique à destination des consommateurs et des professionnels, pour tout savoir et tout comprendre sur les vins bio !
Un décryptage sur : les différences avec la viticulture non bio, les chiffres de production et de commercialisation, la valeur du label Bio face aux autres labels…
Objectif : montrer les externalités positives du bio, un mode de production qui, couvrant 21,46 % du vignoble français, permet de préserver à la fois la biodiversité, les sols et la qualité de l’eau et la santé humaine.
Rendez-vous sur levinbio.fr pour tout savoir sur le vin bio
Tout au long de l’année, le site sera enrichi d’articles, de vidéos, d’infographies et d’infos pour promouvoir le vin bio auprès d’une cible élargie allant du consommateur à la presse, en passant par les influenceurs etc…








