Sur la route des Territoires Bio Engagé 2

Sur la route des Territoires Bio Engagé

Interbio Occitanie lance sur l’année 2023 une tournée promotionnelle du label Territoire Bio Engagé.

Objectif :
Faire connaître le label au grand public d’Occitanie en organisant un événement sur une commune labellisée Territoire Bio Engagé.
L’événement prend la forme d’un « temps dédié à l’agriculture biologique et aux agriculteurs bio » : marché de producteurs, conférence/débats, stand de restauration, animations pour les enfants, projection de fillm, conférence de presse, rencontres des fournisseurs bio de la cantine avec les parents des élèves, …

Période :
1ère quinzaine de juin – durant le Printemps Bio afin de bénéficier du relais de l’Agence Bio au niveau national et dernière semaine de septembre, pendant la Semaine de la Bio.

C’est dans ce cadre, que la commune de Saint-Blancard s’est associée à Interbio Occitanie pour organiser un premier événement qui se tiendra le samedi 10 juin !

Affiche Roadshow TBE 1

Les produits bio dans la restauration commerciale 3

Les produits bio dans la restauration commerciale

Représentant seulement 2,6 % de leur approvisionnement (1), les produits bio figurent rarement à la carte des établissements de restauration commerciale. Pourtant, la demande existe (68 % des consommateurs aimeraient manger bio au restaurant (2)) et les établissements sont nombreux à afficher des pratiques plus écoresponsables.
Pour approcher ce secteur et comprendre comment développer l’achat de bio par les restaurateurs, Interbio Occitanie accueille pendant 6 mois Aurélia Courbieres, stagiaire de l’ISTHIA en M2 Sciences Sociales appliquées à l’Alimentation mention Gastronomie, Vins, Cultures et Sociétés.

L’étude menée pendant ce stage se concentre sur deux aspects fondamentaux des systèmes de restauration : l’approvisionnement et la communication. Une partie du travail porte donc sur les stratégies d’approvisionnement des établissements de restauration en regard de l’offre bio et de ses modalités de distribution dans la région. En parallèle, cette recherche aborde les pratiques de valorisation des produits bio par les restaurateurs auprès de leur clientèle.

En plus d’échanges avec les experts du secteur et de l’identification des têtes de réseaux, une vingtaine de restaurants seront interrogés. Des établissements que nous avons ciblés comme étant déjà sensibilisés aux questions environnementales et situés dans des zones représentatives de la diversité de la région : métropoles, communes rurales, zone touristique.

À l’automne, les résultats de cette recherche se présenteront sous la forme d’une proposition de plan d’action visant à l’augmentation de la part de produits bio dans l’approvisionnement des restaurants d’Occitanie.

 

(1) Agence BIO / CSA Research. (2019). Mesure de l’introduction des produits bio en restauration commerciale
(2) Agence BIO / ObSoCo. (2022). Baromètre des produits biologiques en France


Bilan du 4ème Forum des investisseurs le 18 avril 2023 en région Toulousaine 4

Bilan du 4ème Forum des investisseurs le 18 avril 2023 en région Toulousaine

La 4ème édition du Forum des investisseurs s’est tenue le mardi 18 avril 2023 à l’ENSAT, à proximité de Toulouse. Près de 70 personnes se sont retrouvées tout au long de la journée pour échanger sur le marché bio et les pistes d’améliorations pour le futur.

L’après-midi, 15 structures ayant un projet ont pu rencontrer 12 investisseurs différents. Plus de 60 rendez-vous préprogrammés se sont tenus, permettant de faire avancer rapidement les projets de chacun.

Retrouvez en téléchargement les interventions de la matinée :

Introduction – Nancy Fauré – Directrice Interbio Occitanie

Agence Bio – Agathe Paul– Chargée de mission Fond Avenir Bio

Certaines des modalités du fond Avenir Bio ont été revues cette année pour tenir compte du contexte économique.

Conseil Régional – Manon Rigal – Chargée de mission Agriculture Biologique et Agroécologie

Les dispositifs régionaux d’accompagnement de la bio et ceux des producteurs et entreprises évoluent en 2023.

DRAAF Occitanie – Laurent Baccella – Chef d’unité filières agricoles et agroalimentaires

Les dispositifs France 2030 sont nombreux et variés. Ils évoluent en permanence. Présentation de ceux qui concerne les IAA actuellement.

S’adapter et rebondir en 2023

Avec l’éclairage de Pierre-Christophe Adrian, Consultant en Stratégie & Marketing et le témoignage d’Emmanuel Eichner, Directeur Adjoint d’Alterbio.


Lancement de la 3ième édition du concours BIOrigine gers 5

Lancement de la 3ième édition du concours BIOrigine gers

Organisé par l’agence Gers Développement le concours BIOrigine Gers s’adresse aux entreprises agricoles et agroalimentaires valorisant des matières premières biologiques d’origine gersoise. Il a pour objectif d’encourager le développement de la filière agroalimentaire biologique gersoise et de promouvoir le Gers comme territoire pilote en matière de production et transformation de produits biologiques.

DATES CLES :
17 avril 2023 – 31 octobre 2023 : dépôt des candidatures

Inscription au concours en renseignant et renvoyant le dossier de candidature ainsi qu’une vidéo de présentation du projet.

 

Fin novembre 2023 : jury

 

20 décembre 2023 : remise des prix

CRITERES DE SELECTION

La sélection des candidats se fera sur la base des éléments communiqués dans le dossier de candidature et sur les 7 critères suivants (note de 1 à 5) :

– Produits : qualité organoleptique, présentation …

– Viabilité économique et potentiel de développement

– Emploi : Créations d’emplois dans le Gers, nbre d’emplois/ha …

– Innovation : originalité des produits/du projet, facteurs de différenciation …

– Equipe projet : compétences de l’équipe/du porteur de projet, capacité à mener à bien le projet …

– Impact environnemental : consommation énergétique, transport, emballage …

– Impact territorial : caractère structurant pour la filière, lien avec d’autres acteurs du Gers (exploitations, collectivités, distributeurs, transformateurs …), etc.


MedFEL 2023 : le rendez-vous incontournable de la filière Fruits et Légumes en France 6

MedFEL 2023 : le rendez-vous incontournable de la filière Fruits et Légumes en France

Salon professionnel medFEL
LE RENDEZ-VOUS D’AFFAIRES INTERNATIONAL DE LA FILIÈRE FRUITS ET LÉGUMES EN FRANCE !
26-27 AVRIL 2023
PARC DES EXPOSITIONS – PERPIGNAN

 

2 jours de salon et de conférences réunissant tous les professionnels d’une filière pleine d’enjeux.

Après 2 années d’absence suite la crise sanitaire, medFEL a confirmé sa légitimité et son ancrage avec une édition 2022 couronnée de succès. Cette session placée sous le signe des retrouvailles a été garante de beaux échanges commerciaux, d’échanges instructifs entre professionnels de la filière et de multiples rendez-vous d’affaires.

Avec notamment, le jeudi 27 avril à 10 H 00 la conférence : quelles perspectives pour le marché Bio ?

Durée 45 mn – Animation Florence Rabut, rédactrice en chef de Végétable

Intervenants –Alexandra Farnos (consultante spécialiste du marché biologique), Nordine Arfaoui (directeur UNI-VERT), Cédric Banelli (acheteur PROSAIN) et Vincent Martin (acheteur Fruits & Légumes NATURALIA).


Bio N'Days : 7e convention d'affaires pour les produits biologiques en 2023 à Valence ! 7

Bio N'Days : 7e convention d'affaires pour les produits biologiques en 2023 à Valence !

BIO N’Days est un événement unique pour les produits biologiques en alimentaire, cosmétique, produits d’entretien et textile, en France et à l’international. C’est le rendez-vous d’affaires pour anticiper, innover et échanger sur les produits biologiques de demain en Région Auvergne-Rhône-Alpes, organisé par Cluster Bio en partenariat avec Interbio Occitanie.

Thème 2023 : les clés pour relancer la croissance du bio

Avec 439 participants et 15 nationalités représentées lors de la dernière édition, nous vous donnons rendez-vous le 6 juin prochain pour une journée de conférences autour des enjeux de demain pour les produits biologiques.


Témoignage d'Aurélie Genolher, Maire de Marsillargues-Atuech (30) 8

Témoignage d'Aurélie Genolher, Maire de Marsillargues-Atuech (30)

Témoignage d’Aurélie Genolher, Maire de Marsillargues-Atuech (30)

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“Conseillère Régionale d’Occitanie déléguée à l’Agriculture Biologique sur la précédente mandature régionale, j’ai défendu la création du Label Territoire Bio Engagé et j’ai été ravie de sa mise en place. Quel honneur d’être la première commune gardoise a avoir obtenu ce label ! Cela a eu de belles répercussions sur la dynamique de mon équipe municipale (fonctionnaires et élu.es).

Depuis des années, la commune travaille sur ses valeurs et la mise en place de partenariat avec les agriculteurs en conversion bio. Je me suis toujours dit qu’à plusieurs, nous étions plus forts !

Territoire Bio Engagé, 3 beaux termes de valorisation pour la commune et la population de Massillargues-Atuech !”


Bio&Pro - Forum des Investisseurs : Investir pour s'adapter et rebondir en 2023 ! 9

Bio&Pro - Forum des Investisseurs : Investir pour s'adapter et rebondir en 2023 !

Le Forum des Investisseurs revient le mardi 18 avril à Auzeville-Tolosane.

Cet évènement s’adresse aux entreprises, coopératives ou groupes d’agriculteurs d’Occitanie souhaitant développer ou consolider un projet ou une gamme de produits bio. Il permet de rencontrer en peu de temps de nombreux partenaires financiers potentiels, qu’ils soient du secteur privé ou public.


Résultats des couverts végétaux d'automne/hiver en maraîchage diversifié 10

Résultats des couverts végétaux d'automne/hiver en maraîchage diversifié

Le groupe de maraîchers qui travaille sur les couverts végétaux souhaite élargir la gamme de choix des espèces à cultiver en automne/hiver. Dans cet objectif, neuf fermes et le CFPPA de Pamiers ont mis en place les mélanges phacélie/moutarde brune et phacélie/fèverole Scuro en comparaison au mélange déjà validé phacélie/radis asiatique Daïkon CS. Les difficultés liées à la réussite d’un couvert végétal ont fait que les résultats n’ont été exploitables que sur quatre sites. Les semenciers Antoine BEDEL de Lidea (fusion de Caussade Semences et d’Euralis Semences) et Amaury JACQUIER de Barenbrug ont accompagné ces essais. Les relevés au champ sont effectués grâce à l’application Amiculteurs.

PROTOCOLE
Pour créer des références locales, les maraîchers s’entendent sur un protocole commun. Le but qui les unit est la recherche d’un couvert végétal qui protège le sol en hiver, libère les parcelles tôt au printemps pour implanter les légumes primeurs en plein champ et qui soit facile à détruire. La date de semis des couverts testés doit être comprise entre mi-août et mi-septembre. Les densités sont : phacélie Lilla 10 Kg/ha, radis Daïkon CS 4 Kg/ha, moutarde brune Etamine 8 Kg/ha et fèverole Scuro 40 Kg/ha.

A l’aide de la méthode MERCI (Méthode d’Estimation des Restitutions par les Cultures Intermédiaires), développée en 2010 par la Chambre Régionale d’Agriculture Nouvelle-Aquitaine, nous avons comparé différentes caractéristiques des couverts cultivés sur les quatre fermes. Quelques-unes sont présentées ci-dessous. En fonction de ses objectifs de production, des besoins des cultures suivantes et de ses autres questionnements, chaque maraîcher va regarder en détails les indicateurs qui y répondent.

GRAPHIQUE 1 : COMPARAISON DES TAUX DE MATIÈRES SÈCHES ET DU RAPPORT C/N DES DIFFÉRENTS MÉLANGES

Matières sèches aériennes et racinaires (T/Ha) et rapport C/N

C/N est le rapport entre le carbone organique et l’azote total. C’est un indicateur du potentiel humigène du produit, qui permet de juger du degré d’évolution de la matière organique, c’est-à-dire de son aptitude à se décomposer plus ou moins rapidement dans le sol.Il est couramment admis que, plus le rapport C/N d’un produit est élevé, plus il se dégrade lentement dans le sol et fournit de l’humus stable. Il est également souvent cité comme indicateur de la maturité des composts : un C/N compris entre 15-20 serait l’indicateur d’un compost mûr. Attention, les références évoluent et se complètent? Actuellement de nombreuses études démontrent les limites d’utilisation de ce paramètre par la mise en évidence de vitesses de décomposition rapides pour des produits à C/N élevé ou une décomposition lente pour des produits ayant un C/N faible (< 15).

RÉSULTATS
Bien que les couverts ne se soient pas développés de la même manière sur les différentes fermes, des grandes tendances apparaissent :

  • Dans le mélange phacélie/moutarde brune, la moutarde a étouffé la phacélie et le rapport C/N est élevé, donc la décomposition est plus longue. La forte production de biomasse de la moutarde brune et sa capacité plus importante à couvrir le sol et à étouffer les plantes présentes par rapport au radis asiatique Daïkon CS en font tout de même un couvert végétal intéressant. Cf Photo 2
  • Le mélange phacélie/fèverole a besoin d’être testé une seconde année, en augmentant peut-être un peu la densité de la fèverole afin qu’elle tuteure un peu mieux la phacélie et qu’elle assure la couverture du sol lorsque la phacélie gèle. Cf Photos 3 et 4

GRAPHIQUE 3 : COMPARAISON DES DEUX DENSITÉS DE RADIS DAÏKON CS EN ASSOCIATION AVEC LA PHACÉLIE
En parallèle à ces essais communs, Alban REVEILLE a testé une modalité phacélie/radis asiatique en doublant la densité du radis. Il cherchait à diminuer le calibre des racines de radis afin d’accélérer leur décomposition.

INTERPRÉTATIONS
A la lecture des graphiques 1 et 3, on observe que l’objectif est atteint. En effet, la production de Matières Sèches aérienne et souterraine est équivalente dans les deux modalités, de même que le rapport C/N. La différence réside dans le nombre de racines qui est bien deux fois plus important et leur poids qui est plus de trois fois plus faible dans la modalité doublée. Les racines, plus nombreuses et plus petites sont ainsi plus rapidement décomposées. Cela a été observé lors de la préparation des planches pour la culture suivante. Pour la modalité doublée un rapide passage au râteau a suffi à pousser dans les allées les quelques restes pas encore dégradés. Cf Photos 5 et 6. Pour cet automne Alban renouvellera la culture de cette modalité doublée.

Pour conclure ces essais, nous notons que la forte production de biomasse et le côté plus couvrant et plus étouffant de la moutarde brune par rapport au radis asiatique Daikon CS, en font un couvert végétal intéressant. Cependant son rapport C/N plus élevé qui induit une décomposition plus longue fait que la moutarde brune n’est pas adaptée aux fermes peu mécanisées et sans travail du sol, comme culture précédent les primeurs. En revanche, dans le cadre de fermes mécanisées et avec un travail de sol important et soigné, la moutarde peut être intéressante avant primeur… à condition d’avoir le créneau météo pour la détruire tôt en sortie d’hiver.

Pour les fermes peu mécanisées sans travail du sol, la moutarde brune pourrait aussi être implantée sur une parcelle disponible tôt à l’automne, en précédent de culture estivale.

Une autre possibilité intéressante derrière les cultures de pommes de terre, oignons et courges précoces, avec pour objectif de couvrir la parcelle et de produire de la matière organique sur le créneau de septembre à mai, pourrait être d’enchainer de la moutarde brune semée au 15 août, puis détruite au rolofaca fin octobre pour ensuite semer un couvert végétal graminée/légumineuse, laissé en place jusqu’à mai. Pour faire avancer l’expérimentation paysanne, Alban REVEILLE tentera peut-être de valider cet itinéraire sur 100 m² cet l’automne.

D’autre part, en semences pures, le radis asiatique Daikon pourrait être comparé, de manière plus poussée à la moutarde brune. En effet, la moutarde brune est plus couvrante, elle produit plus de biomasse globalement dont beaucoup de biomasse aérienne et elle monte plus rapidement à graine donc son semis pourrait être décalé de 15 jours, soit fin août. L’avantage est que la semence est plus facile à se procurer.

Le radis asiatique Daikon CS est plus bas, il produit plus de biomasse racinaire, cela est intéressant pour une gestion manuelle de cette biomasse et pour laisser le sol moins couvert donc moins isolé au printemps.

Concernant la comparaison des deux densités de radis Daïkon CS, pour une production de biomasse équivalente et une meilleure facilité de destruction, Alban REVEILLE valide la densité doublée de radis Daïkon CS.

A propos de l’essai avec la fèverole à petit PMG (Poids de Mille Grains), les Jardins du Buréou souhaitent augmenter la densité de la fèverole afin qu’elle soutienne mieux la phacélie.

À SUIVRE…
Pour poursuite et affiner ces recherches sur le terrain, une commande groupée des couverts d’automne est organisée et pour aider à obtenir des références locales, ces essais seront accompagnés par une apprentie en licence professionnelle qui viendra renforcer l’équipe dès septembre

Par Delphine DA COSTA, relecture Alban REVEILLE, Bio Ariège Garonne

Crédit photo : Shutterstock


L’arboriculture fruitière à l'honneur du 1er RDV Tech&Bio en Occitanie 11

L’arboriculture fruitière à l'honneur du 1er RDV Tech&Bio en Occitanie

Le 22 juin 2022, l’Occitanie accueillait son premier Rendez-vous Tech&Bio consacré à l’arboriculture à Montauban. Le Rendez-vous Tech&Bio est une déclinaison régionale du Salon international Tech&Bio, à l’initiative des Chambres d’agriculture qui se tient dans la Drôme depuis 2007.

Ces manifestations professionnelles se déroulent à tour de rôle d’une année sur l’autre et suivant les régions. Elles souhaitent favoriser la transition des systèmes vers la multi-performance et répondre aux enjeux de développement de l’agriculture biologique.

TECHN&BIO ARBORICULTURE EN TARN ET GARONNE
L’objectif pour l’Occitanie d’atteindre les 30% des surfaces en AB en 2050 représente pour certaines filières un vrai challenge, c’est le cas pour l’arboriculture. Aussi, la Chambre régionale d’agriculture a décidé de mettre en avant cette filière. Le Tarn-et-Garonne, département leader en production fruitière, était tout désigné pour accueillir ce premier Rendez-Vous Tech&Bio dans un site remarquable, au coeur des vergers expérimentaux du CEFEL et du Lycée agricole du Tarn-et-Garonne.

Les Rendez-Vous Tech&Bio visent à diffuser et partager les connaissances, les savoir-faire et les dernières nouveautés en matière de pratiques bio et alternatives, pour encourager la transition vers des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Pour cela, le salon professionnel Tech&- Bio fait une large place aux démonstrations, aux ateliers d’échanges techniques et aux conférences, en plus d’un village exposants permettant de présenter les dernières nouveautés.

L’innovation technique et le numérique étaient au coeur de cette édition pour répondre aux enjeux actuels rencontrés par les arboriculteurs et proposer des réponses, que ce soit le changement climatique, la gestion de l’enherbement, des maladies et ravageurs des vergers, la pénibilité du travail et donc la problématique de main d’oeuvre, la robotique, etc.

LE VILLAGE DES EXPOSANTS
Ce sont plus de 80 entreprises qui ont présenté leurs matériels, produits, services dans le village des exposants, réparti par pôle d’activité : un Pôle Services (Certifications, Commerce de gros, Institutionnels, Organisations de Producteurs, Expéditeurs Fruits et Légumes), un Pôle Protection et Nutrition du verger (sociétés et distributeurs de produits phytos, d’engrais utilisables en AB), un Pôle Infrastructures du verger (Photovoltaïque, filets, irrigation), un Pôle Mécanisation du verger (Fournisseurs de matériel de pulvérisation, entretien du sol, récolte), un Pôle Conservation et Qualité (matériels de conservation) un Pôle Plants et Semences (Pépiniéristes et semenciers) et un Pôle Innovation (robotique et numérique).

Environ 750 visiteurs ont participé à ce Rendez-Vous Tech&Bio Arboriculture, avec une majorité d’agriculteurs (plus de 60%), de conseillers agricoles et d’étudiants.

En complément des démonstrations et pour faciliter les échanges et transmissions de connaissances, la manifestation a proposé 4 conférences et 11 ateliers. Traitant de sujets techniques au coeur des préoccupations des agriculteurs, ces temps forts étaient animés par des experts venus de toute la France. Des témoignages d’agriculteurs et d’entreprises régionales ont ancré les propos pour faciliter les discussions et les débats. Ces temps de rencontres privilégiés ont été particulièrement appréciés par le visitorat.

Les thèmes des conférences concernaient la lutte contre les maladies de conservation et maîtrise des modes de stockage pour les fruits conduits en AB, les méthodes de gestion des pucerons en verger biologique, le marché des fruits biologiques : point sur la situation actuelle et les perspectives, l’adaptation des vergers au changement climatique et à la gestion de l’eau.

Les thèmes des ateliers balayaient un large champ pour permettre la diffusion des avancées régionales selon les sujets. Ils ont concerné alternativement la conversion et la réglementation bio, les stratégies de gestion de l’enherbement des vergers, l’évolution des systèmes arboricoles grâce aux innovations autour du numérique avec Occitanum, le raisin de table en bio : présentation de la forme de conduite « mini gable », la méthode alternative de lutte contre la mouche de l’olive, la noix bio de demain : Optimiser la santé des noyers par la nutrition, réussir la production de noisette biologique, lever les verrous à la culture de l’amandier en agriculture biologique (CasDAR LEVEAB), le grenadier en culture biologique, le Kaki en culture biologique, le pistachier en culture biologique.

L’ensemble des conférences et des ateliers sont disponibles en vidéo et podcast sur le site :
=> https://bit.ly/3hLdzWc

RETROUVEZ LES POSTERS DES ATELIERS :
=> https://bit.ly/3HBvXLA

VIDÉOS DES CONFÉRENCES ET ATELIERS :
=> https://bit.ly/3hLdzWc

LES DÉMONSTRATIONS, LES CONFÉRENCES ET LES ATELIERS TECHNIQUES
Véritable ADN de la marque Tech&Bio, la manifestation a proposé des démonstrations tout au long de la journée sur quatre zones dédiées dans les vergers. Elles sont un moyen pratique pour les visiteurs de pouvoir vérifier « en direct » l’efficacité de certains outils et techniques. Sous la coordination des partenaires de la Fédération régionale des CUMA, elles se répartissaient en 5 rubriques :
1. Outils intercep
2. Exosquelettes pour réduire la pénibilité du travail, animés par la MSA Midi-Pyrénées Nord
3. Travail du sol
4. Gestion de l’enherbement
5. Protection des vergers et pulvérisation

LES PARTENAIRES
Initié par la Chambre régionale d’agriculture, de nombreux partenaires se sont mobilisés pour contribuer à la réussite de ce premier Rendez-Vous tech&Bio

  • ses partenaires techniques : les Chambres d’agriculture du Tarnet- Garonne et des Pyrénées Orientales, le CEFEL, la FRCUMA, le Lycée Agricole Campus Terre et Vie
  • ses partenaires financiers : Europe, Région Occitanie, Agence de l’Eau Adour-Garonne, Etat
  • ses sponsors : MSA MPN, Crédit Agricole NMP, Banque Populaire Occitane, Ville de Montauban, Grand Montauban, Blue Whale, Vergers Cancel, Etablissements Boyer, Qualisol

À SUIVRE…
Malgré toutes les tensions de ces dernières années, le monde agricole s’adapte constamment pour répondre aux enjeux environnementaux, de production, sociétaux, climatiques. Les agriculteurs répondent toujours présent.

Fort du succès de cette première édition riche d’enseignements, d’autres filières importantes dans notre région qui ont aussi besoin d’un moment dédié à leurs problématiques et solutions pourraient dans deux ans se lancer dans l’aventure d’un Rendez-Vous Tech&Bio.

Par Jean-Michel THEVIER et Anne GLANDIERES, Chambre Régionale d’Agriculture d’Occitanie

Crédits photos : Shutterstock