La production agricole bio continue sa croissance en France en 2021. Dépassant la part symbolique des 10 % de la SAU, les surfaces bio ont augmenté de 9 % depuis 2020. Les surfaces en conversion se maintiennent malgré une légère baisse de 1 %. Les presque 2,8 millions d’hectares cultivés en bio et les 57 139 exploitations génèrent 200 000 Equivalents Temps Pleins, avec 2,4 ETP par structure en moyenne.
Les premières régions productives sont l’Occitanie, la Nouvelle Aquitaine et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Les premiers départements sont le Gers (116 561 ha bio et en conversion), la Loire Atlantique (86 163 ha) et l’Aveyron (76 118 ha).
EN OCCITANIE
Pour une année supplémentaire, l’Occitanie garde sa couronne de première région bio de France, avec ses 13 265 exploitations, ses 608 285 ha et ses presque 20 % des surfaces en bio. Les surfaces et les structures suivent les augmentations nationales, continuant ainsi sur une belle dynamique de croissance. Les principales filières régionales sont les surfaces et cultures fourragères (335 725 ha et 7 649 exploitations), les grandes cultures (162 165 ha et 4 796 exploitations), la viticulture (57 042 ha et 3 329 exploitations), les fruits (12 085 ha et 3 137 exploitations), les légumes frais (5 218 ha et 2 677 exploitations) et les PPAM (2 609 ha cultivés et 818 exploitations).
INSTALLATIONS ET CONVERSIONS
L’agriculture biologique continue de recruter de nouveaux producteurs en Occitanie. Certaines filières connaissent en 2021 une légère baisse du nombre de nouvelles notifications à titre principal comme la viticulture ou les grandes cultures. Le nombre total de producteurs spécialisés dans cette filière continue néanmoins de croître.
Le nombre total de nouveaux notifiés (installations et conversions) de 2021 est supérieur à celui de 2020. Les 1 629 nouveaux notifiés en bio en 2021 sont présents dans tous les départements régionaux, même ceux dans lesquels la bio est moins développée. Les principaux départements bio se retrouvent dans ceux qui recrutent le plus : le Gers, le Gard et la Haute Garonne par exemple. 57 % de ces nouvelles notifications sont des conversions, 42 % sont des installations et le statut des dernières n’est pas connu.
Concernant le nombre d’arrêts de notification, le nombre absolu est en augmentation sur les trois dernières années. Cette augmentation est toutefois à nuancer avec l’augmentation en parallèle du nombre d’agriculteurs bio régionaux : comme ils sont plus nombreux au total, il est logique que le nombre d’arrêts augmente également. Le pourcentage d’arrêts dans le total est lui resté stable autour de 4 %. Les raisons de ces arrêts ne sont pas précisément connues. Les dernières études tendent à montrer qu’il s’agit en majorité d’arrêts de l’activité agricole (départ à la retraite, reconversion,…).
MARCHÉ BIO ET ENSEIGNES DE L’AVAL
En 2021, le marché bio marque un palier, qui fait suite à plusieurs années de croissance à 2 chiffres. L’inflation et enfin le conflit en Ukraine ont fortement perturbé les marchés. Le bio n’échappe pas à cette tendance générale. Un recul de 1,34 % de la consommation des ménages est enregistré en février 2022. Le repli des ventes de bio au sein de la grande distribution (Source GSA) est de -3 % de chiffre d’affaires sur un an (vs 2020), mais le mouvement économique à deux ans reste toujours favorable (+9,9 % vs 2019) d’après l’IRI. Pour rappel, la GMS représente 55 % des ventes de produits bio. Les filières laitières, fruits et légumes, et les oeufs / volailles sont les plus impactées aujourd’hui par cette baisse de la consommation.
En Occitanie, en 2021, avec 3 475 opérateurs aval et 23 % d’augmentation en un an, le secteur aval se porte bien et contribue à tirer la croissance de l’ensemble du secteur. Parmi ces entreprises, on dénombre 1 104 préparateurs, 2 244 distributeurs et 23 importateurs. Fin 2021, 1 315 commerces de détail proposaient des produits bio. Parmi eux, on dénombre 243 magasins spécialisés et 628 grandes et moyennes surfaces.
En 2021, le nombre de magasins ayant une notification bio (donc proposant du vrac, un terminal de cuisson de pain et/ou de boucherie-fromagerie bio) en Occitanie a fortement augmenté en GMS par rapport à l’année précédente. Cette dynamique est due principalement à une enseigne qui a développé une gamme de produits de boulangerie bio en magasins.
En GMS, les principales enseignes de la région sont Carrefour suivi d’Intermarché et de Lidl. En magasins spécialisés, Biocoop reste leader, suivi de Sobio/Bio c Bon, La vie Claire et une multitude de magasins indépendants.
Les départements où l’on retrouve le plus de magasins bio sont ceux avec de grandes métropoles: autour de Toulouse en Haute-Garonne et de Montpellier dans l’Hérault. Suivent les zones touristiques méditerranéennes avec le Gard et les Pyrénées-Orientales.
La 4e édition du Colloque de la Restauration Collective Bio et Régionale s’est déroulée le 30 novembre dernier à Cazouls-Lès-Béziers (34).
Avec plus de 100 personnes présentes, l’événement fut très apprécié !
Retrouvez ci-dessous les différentes présentations des interventions de la Table-ronde « L’implication de tous les acteurs : une démarche engagée et pérenne », de l’atelier Marché Public, de la cuisine centrale de Millau, de la ville de Cazouls-Lès-Béziers ainsi que les capsules vidéos réalisées par Interbio Occitanie sur “La Bio en restauration collective, halte aux préjugés”.
TABLE-RONDE
> Présentations des interventions de la Table-ronde « L’implication de tous les acteurs : une démarche engagée et pérenne »
Ville de Montpellier : un projet pédagogique alimentaire global en lien avec la cuisine centrale
EHPAD Résidence Couserans Pyrénées (09) et la SCIC Nourrir l’Avenir : la formation de l’ensemble des équipes, élément central pour une démarche portée par tous (cuisine et accompagnants)
Cuisine Centrale de Millau : la communication auprès des parents et enfants
Association des éleveurs bio de l’Aude et chefs audois (collèges et lycées) : une formation découpe /une idée pour développer ses achats en viande bio
RDV à partir de 9h15 pour l’accueil café à la salle des fêtes de Pessan
(Chemin de Lalanne 32550 Pessan)
Pour la 12ème année consécutive, les Bios du Gers, en collaboration avec le GAB65, vous invitent au Colloque de l’Agriculture Biologique de Conservation ! Une journée d’ouverture, d’échanges et de témoignages pour phosphorer ensemble sur les systèmes innovants, résilients et autonomes qui construisent l’agriculture de demain.
En 20 ans, le Sud-Ouest est passé d’un maillage de fermes en polyculture-élevage à une dynamique de spécialisation rapide, entraînant augmentation de la taille des exploitations et baisse de la biodiversité au passage. D’autre part, l’inflation du prix des intrants, les biosécurités, les filières favorisant les effets de seuil, etc, contribuent à la déprise des élevages extensifs à taille humaine. Le niveau de dégradation des sols et la raréfaction des engrais organiques inquiètent le monde de la bio qui ne reste pas les bras croisés. Depuis de nombreuses années, nous travaillons avec nos adhérents sur le maintien de la fertilité des sols grâce au végétal en mobilisant les piliers de l’ABC (couverture maximale des sols, moindre perturbation mécanique, biodiversité dans et hors des champs). L’animal a toute sa place dans cette démarche dans sa capacité à réintroduire de la diversité et à venir boucler ces cycles. L’enjeu de la polyculture-élevage réside dans la dé-spécialisation des agroécosystèmes et la désindustrialisation des filières. Mais où sont passées vaches et brebis ?
Interbio Occitanie, Bio Occitanie et la Chambre régionale d’Occitanie ont le plaisir de vous informer que le prochain Colloque de la Restauration Collective Bio & Régionale se déroulera le 30 novembre de 9h30 à 17h à Cazouls lès Béziers.
PROGRAMME
9h00 – Accueil des participants
9h30 – 10h00 – Introduction de la journée
10h00 – 12h00 – Témoignages : « L’implication de tous les acteurs : la clé pour une démarche bio locale engagée et pérenne »
Ville de Montpellier : un projet pédagogique alimentaire global en lien avec la cuisine centrale
EHPAD Résidence Couserans Pyrénées (09) et la SCIC Nourrir l’Avenir : la formation de l’ensemble des équipes, élément central pour une démarche portée par tous (cuisine et accompagnants)
Cuisine Centrale de Millau : la communication auprès des parents et des enfants
Eleveurs bio de l’Aude et cuisiniers de collège : une formation découpe /une idée pour développer ses achats en viande bio
«Halte aux préjugés sur la bio en resto co» : vidéo-témoignage proposée par Interbio Occitanie
12h00 – 13h30 – Déjeuner bio > sur inscription
13h30 – 17h00 – Ateliers sur inscription : 2 sessions d’1h30 pour chaque atelier : à 13h30 et à 15h30 (30 mn pour changer d’atelier) > ATTENTION ! Choisir seulement 2 ateliers sur les 3 proposés
Atelier cuisine : « du bio et de la diversification protéique » – Cuisinier du collectif les Pieds dans l’PLat – SCIC Nourrir l’Avenir
Atelier marché Public : « les astuces pour adapter vos procédures à vos objectifs bio locaux » – Valérie Tessier, conseillère juridique à Haute Garonne Ingénierie
Atelier régie agricole: « visite et discussion autour de la régie agricole de Cazouls-les-Béziers, une piste pour compléter l’offre en bio local».
Les réseaux Bio 46, l’APABA, les Bios du Gers, les chambres d’agriculture de la Lozère, de l’Aveyron et Interbio Occitanie ont travaillé ensemble sur la réalisation de fiches témoignages afin de susciter le développement de la filière laitière caprine bio et de stimuler les réflexions pour un développement de la collecte de lait de chèvre biologique.
Pour cela, 11 fiches ont été réalisées sur la région Occitanie (3 dans le Gers, 3 en Aveyron, 3 dans le Lot, 2 en Lozère). Différents modes de commercialisation (circuit long, transformation – vente directe, mixte), plusieurs systèmes fourragers et différentes conduites d’élevages ont été mis en avant.
Ces fiches sont construites selon les items suivants :
système d’exploitation (sol, troupeau, débouché, équipements, travail, etc.),
motivations des producteurs vis-à-vis de l’engagement dans la filière lait de chèvre bio,
3e portrait d’acteur engagé en bio sur notre belle et grande région qu’est l’Occitanie !
Le but de ces vidéos est de vous faire découvrir ce qui a pu motiver les acteurs de la bio à s’engager dans la bio régionale !
🎬Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir Christian SOLER, arboriculteur bio dans les Pyrénées-Orientales (66) qui répond à 5 questions :
1/ Pourquoi es-tu devenu producteur Bio ?
2/ Préserver la biodiversité : un exemple ?
3/ Un exemple de contrôle annuel ?
4/ Quel plaisir dans ton travail ?
5/ Un mot pour la fin ?
Les produits Bio d’Occitanie sont de retour à Montpellier !
le lundi 14 novembre au Mercadis – Marché d’intérêt National de Montpellier de 9 h à 14 h.
Objectif affiché : favoriser le référencement des produits bio régionaux dans les commerces de proximité !
– les magasins bio – indépendants et réseaux
– les primeurs et épiceries fines de la région Occitanie
Cette année, l’événement se déroule à Montpellier. Il reviendra en alternance à Toulouse en 2023.
ÉVÉNEMENT RÉSERVÉ AUX PROFESSIONNELS SUR INSCRIPTION.
Conditions d’inscriptions :
Les exposants sont des entreprises ou agriculteurs ayant une activité bio, basés en Occitanie, hors vin. Limite des inscriptions des exposants au 14 octobre.
Le même jour, à 10 mn en voiture, retrouvez le salon des vins bio de l’Hérault, organisé par le Civam Bio 34. Il se déroulera toute la journée au Mas de Saporta, à Lattes.
Interbio Occitanie, Bio Occitanie et la Chambre régionale d’Occitanie ont le plaisir de vous informer que le prochain Colloque de la Restauration Collective Bio & Régionale se déroulera le 30 novembre de 9h30 à 17h à Cazouls lès Béziers.
PROGRAMME
9h00 – Accueil des participants
9h30 – 10h00 – Introduction de la journée
10h00 – 12h00 – Témoignages : « L’implication de tous les acteurs : la clé pour une démarche bio locale engagée et pérenne »
Ville de Montpellier : un projet pédagogique alimentaire global en lien avec la cuisine centrale
EHPAD Résidence Couserans Pyrénées (09) et la SCIC Nourrir l’Avenir : la formation de l’ensemble des équipes, élément central pour une démarche portée par tous (cuisine et accompagnants)
Cuisine Centrale de Millau : la communication auprès des parents et des enfants
Eleveurs bio de l’Aude et cuisiniers de collège : une formation découpe /une idée pour développer ses achats en viande bio
«Halte aux préjugés sur la bio en resto co» : vidéo-témoignage proposée par Interbio Occitanie
12h00 – 13h30 – Déjeuner bio > sur inscription
13h30 – 17h00 – Ateliers sur inscription : 2 sessions d’1h30 pour chaque atelier : à 13h30 et à 15h30 (30 mn pour changer d’atelier) > ATTENTION ! Choisir seulement 2 ateliers sur les 3 proposés
Atelier cuisine : « du bio et de la diversification protéique » – Cuisinier du collectif les Pieds dans l’PLat – SCIC Nourrir l’Avenir
Atelier marché Public : « les astuces pour adapter vos procédures à vos objectifs bio locaux » – Valérie Tessier, conseillère juridique à Haute Garonne Ingénierie
Atelier régie agricole: « visite et discussion autour de la régie agricole de Cazouls-les-Béziers, une piste pour compléter l’offre en bio local».
Pour la 12ème année consécutive, les Bios du Gers, en collaboration avec le GAB65, vous invitent au Colloque de l’Agriculture Biologique de Conservation ! Une journée d’ouverture, d’échanges et de témoignages pour phosphorer ensemble sur les systèmes innovants, résilients et autonomes qui construisent l’agriculture de demain.
En 20 ans, le Sud-Ouest est passé d’un maillage de fermes en polyculture-élevage à une dynamique de spécialisation rapide, entraînant augmentation de la taille des exploitations et baisse de la biodiversité au passage. D’autre part, l’inflation du prix des intrants, les biosécurités, les filières favorisant les effets de seuil, etc, contribuent à la déprise des élevages extensifs à taille humaine. Le niveau de dégradation des sols et la raréfaction des engrais organiques inquiètent le monde de la bio qui ne reste pas les bras croisés. Depuis de nombreuses années, nous travaillons avec nos adhérents sur le maintien de la fertilité des sols grâce au végétal en mobilisant les piliers de l’ABC (couverture maximale des sols, moindre perturbation mécanique, biodiversité dans et hors des champs). L’animal a toute sa place dans cette démarche dans sa capacité à réintroduire de la diversité et à venir boucler ces cycles. L’enjeu de la polyculture-élevage réside dans la dé-spécialisation des agroécosystèmes et la désindustrialisation des filières. Mais où sont passées vaches et brebis ?