Bio&Pro - Colloque de la Restauration collective Bio & Régionale 2

Bio&Pro - Colloque de la Restauration collective Bio & Régionale

Interbio Occitanie, Bio Occitanie et la Chambre régionale d’Occitanie ont le plaisir de vous informer que le prochain Colloque de la Restauration Collective Bio & Régionale se déroulera le 30 novembre de 9h30 à 17h à Cazouls lès Béziers.

PROGRAMME

9h00 – Accueil des participants

9h30 – 10h00 – Introduction de la journée

10h00 – 12h00 – Témoignages : « L’implication de tous les acteurs : la clé pour une démarche bio locale engagée et pérenne »

  • Ville de Montpellier : un projet pédagogique alimentaire global en lien avec la cuisine centrale
  • EHPAD Résidence Couserans Pyrénées (09) et la SCIC Nourrir l’Avenir : la formation de l’ensemble des équipes, élément central pour une démarche portée par tous (cuisine et accompagnants)
  • Cuisine Centrale de Millau : la communication auprès des parents et des enfants
  • Eleveurs bio de l’Aude et cuisiniers de collège : une formation découpe /une idée pour développer ses achats en viande bio
  • «Halte aux préjugés sur la bio en resto co» : vidéo-témoignage proposée par Interbio Occitanie

12h00 –  13h30 – Déjeuner bio > sur inscription

13h30 – 17h00 – Ateliers sur inscription : 2 sessions d’1h30 pour chaque atelier : à 13h30 et à 15h30 (30 mn pour changer d’atelier) > ATTENTION ! Choisir seulement 2 ateliers sur les 3 proposés

  • Atelier cuisine : « du bio et de la diversification protéique » – Cuisinier du collectif les Pieds dans l’PLat – SCIC Nourrir l’Avenir
  • Atelier marché Public : « les astuces pour adapter vos procédures à vos objectifs bio locaux » – Valérie Tessier, conseillère juridique à Haute Garonne Ingénierie
  • Atelier régie agricole: « visite et discussion autour de la régie agricole de Cazouls-les-Béziers, une piste pour compléter l’offre en bio local».

17h00 – Clôture de la journée

Pour toutes demandes d’informations complémentaires, n’hésitez pas à nous contacter sur contact@interbio-occitanie.com

Vous pouvez dès maintenant vous inscrire en cliquant sur le bouton ci-dessous :


Fiches témoignages producteurs de lait de chèvres bio 3

Fiches témoignages producteurs de lait de chèvres bio

Les réseaux Bio 46, l’APABA, les Bios du Gers, les chambres d’agriculture de la Lozère, de l’Aveyron et Interbio Occitanie ont travaillé ensemble sur la réalisation de fiches témoignages afin de susciter le développement de la filière laitière caprine bio et de stimuler les réflexions pour un développement de la collecte de lait de chèvre biologique.

Pour cela, 11 fiches ont été réalisées sur la région Occitanie (3 dans le Gers, 3 en Aveyron, 3 dans le Lot, 2 en Lozère). Différents modes de commercialisation (circuit long, transformation – vente directe, mixte), plusieurs systèmes fourragers et différentes conduites d’élevages ont été mis en avant.

Ces fiches sont construites selon les items suivants :

  • système d’exploitation (sol, troupeau, débouché, équipements, travail, etc.),
  • motivations des producteurs vis-à-vis de l’engagement dans la filière lait de chèvre bio,
  • débouché(s) (choix, motivations, stratégies recherchées, etc.),
  • investissements,
  • gestion du travail (organisation, travail d’astreinte et de saison, répartition annuelle, pénibilité, etc.),
  • trajectoire de réalisation du projet, de l’origine à aujourd’hui,
  • indicateurs de fonctionnement (techniques, technico-économiques, économiques, résilience, etc.),
  • complémentarités et/ou synergies sur l’exploitation (travail, productions, débouchés, etc.) ,
  • conseils des éleveurs en place aux porteurs de projets pour réussir.


3ème portrait vidéo d'acteur engagé en bio ! 5

3ème portrait vidéo d'acteur engagé en bio !

3e portrait d’acteur engagé en bio sur notre belle et grande région qu’est l’Occitanie !

Le but de ces vidéos est de vous faire découvrir ce qui a pu motiver les acteurs de la bio à s’engager dans la bio régionale !

🎬Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir Christian SOLER, arboriculteur bio dans les Pyrénées-Orientales (66) qui répond à 5 questions :
1/ Pourquoi es-tu devenu producteur Bio ?
2/ Préserver la biodiversité : un exemple ?
3/ Un exemple de contrôle annuel ?
4/ Quel plaisir dans ton travail ?
5/ Un mot pour la fin ?

Bon visionnage 😊

N’hésitez pas à consulter l’ensemble de nos portraits ici !


J-12 : BIO&Pro - Rencontres Appro Bio 2022 - Montpellier le 14/11/2022 7

J-12 : BIO&Pro - Rencontres Appro Bio 2022 - Montpellier le 14/11/2022

Les produits Bio d’Occitanie sont de retour à Montpellier !

le lundi 14 novembre au Mercadis – Marché d’intérêt National de Montpellier de 9 h à 14 h.

Objectif affiché : favoriser le référencement des produits bio régionaux dans les commerces de proximité !

– les magasins bio – indépendants et réseaux

– les primeurs et épiceries fines de la région Occitanie

Cette année, l’événement se déroule à Montpellier. Il reviendra en alternance à Toulouse en 2023.

ÉVÉNEMENT RÉSERVÉ AUX PROFESSIONNELS SUR INSCRIPTION.

Conditions d’inscriptions :
Les exposants sont des entreprises ou agriculteurs ayant une activité bio, basés en Occitanie, hors vin.
Limite des inscriptions des exposants au 14 octobre.

Le même jour, à 10 mn en voiture, retrouvez le salon des vins bio de l’Hérault, organisé par le Civam Bio 34. Il se déroulera toute la journée au Mas de Saporta, à Lattes.


Bio&Pro - Colloque de la Restauration collective Bio & Régionale 9

Bio&Pro - Colloque de la Restauration collective Bio & Régionale

Interbio Occitanie, Bio Occitanie et la Chambre régionale d’Occitanie ont le plaisir de vous informer que le prochain Colloque de la Restauration Collective Bio & Régionale se déroulera le 30 novembre de 9h30 à 17h à Cazouls lès Béziers.

PROGRAMME

9h00 – Accueil des participants

9h30 – 10h00 – Introduction de la journée

10h00 – 12h00 – Témoignages : « L’implication de tous les acteurs : la clé pour une démarche bio locale engagée et pérenne »

  • Ville de Montpellier : un projet pédagogique alimentaire global en lien avec la cuisine centrale
  • EHPAD Résidence Couserans Pyrénées (09) et la SCIC Nourrir l’Avenir : la formation de l’ensemble des équipes, élément central pour une démarche portée par tous (cuisine et accompagnants)
  • Cuisine Centrale de Millau : la communication auprès des parents et des enfants
  • Eleveurs bio de l’Aude et cuisiniers de collège : une formation découpe /une idée pour développer ses achats en viande bio
  • «Halte aux préjugés sur la bio en resto co» : vidéo-témoignage proposée par Interbio Occitanie

12h00 –  13h30 – Déjeuner bio > sur inscription

13h30 – 17h00 – Ateliers sur inscription : 2 sessions d’1h30 pour chaque atelier : à 13h30 et à 15h30 (30 mn pour changer d’atelier) > ATTENTION ! Choisir seulement 2 ateliers sur les 3 proposés

  • Atelier cuisine : « du bio et de la diversification protéique » – Cuisinier du collectif les Pieds dans l’PLat – SCIC Nourrir l’Avenir
  • Atelier marché Public : « les astuces pour adapter vos procédures à vos objectifs bio locaux » – Valérie Tessier, conseillère juridique à Haute Garonne Ingénierie
  • Atelier régie agricole: « visite et discussion autour de la régie agricole de Cazouls-les-Béziers, une piste pour compléter l’offre en bio local».

17h00 – Clôture de la journée

Pour toutes demandes d’informations complémentaires, n’hésitez pas à nous contacter sur contact@interbio-occitanie.com

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Colloque de l'Agriculture Biologique de Conservation 2022 11

Colloque de l'Agriculture Biologique de Conservation 2022

Pour la 12ème année consécutive, les Bios du Gers, en collaboration avec le GAB65, vous invitent au Colloque de l’Agriculture Biologique de Conservation ! Une journée d’ouverture, d’échanges et de témoignages pour phosphorer ensemble sur les systèmes innovants, résilients et autonomes qui construisent l’agriculture de demain.

En 20 ans, le Sud-Ouest est passé d’un maillage de fermes en polyculture-élevage à une dynamique de spécialisation rapide, entraînant augmentation de la taille des exploitations et baisse de la biodiversité au passage. D’autre part, l’inflation du prix des intrants, les biosécurités, les filières favorisant les effets de seuil, etc, contribuent à la déprise des élevages extensifs à taille humaine. Le niveau de dégradation des sols et la raréfaction des engrais organiques inquiètent le monde de la bio qui ne reste pas les bras croisés. Depuis de nombreuses années, nous travaillons avec nos adhérents sur le maintien de la fertilité des sols grâce au végétal en mobilisant les piliers de l’ABC (couverture maximale des sols, moindre perturbation mécanique, biodiversité dans et hors des champs). L’animal a toute sa place dans cette démarche dans sa capacité à réintroduire de la diversité et à venir boucler ces cycles. L’enjeu de la polyculture-élevage réside dans la dé-spécialisation des agroécosystèmes et la désindustrialisation des filières. Mais où sont passées vaches et brebis ?


Bio&Pro - Colloque de la Restauration collective Bio & Régionale 13

Bio&Pro - Colloque de la Restauration collective Bio & Régionale

Interbio Occitanie, Bio Occitanie et la Chambre régionale d’Occitanie ont le plaisir de vous informer que le prochain Colloque de la Restauration Collective Bio & Régionale se déroulera le 30 novembre de 9h30 à 17h à Cazouls lès Béziers.

PROGRAMME

9h00 – Accueil des participants

9h30 – 10h00 – Introduction de la journée

10h00 – 12h00 – Témoignages : « L’implication de tous les acteurs : la clé pour une démarche bio locale engagée et pérenne »

  • Ville de Montpellier : un projet pédagogique alimentaire global en lien avec la cuisine centrale
  • EHPAD Résidence Couserans Pyrénées (09) et la SCIC Nourrir l’Avenir : la formation de l’ensemble des équipes, élément central pour une démarche portée par tous (cuisine et accompagnants)
  • Cuisine Centrale de Millau : la communication auprès des parents et des enfants
  • Eleveurs bio de l’Aude et cuisiniers de collège : une formation découpe /une idée pour développer ses achats en viande bio
  • «Halte aux préjugés sur la bio en resto co» : vidéo-témoignage proposée par Interbio Occitanie

12h00 –  13h30 – Déjeuner bio > sur inscription

13h30 – 17h00 – Ateliers sur inscription : 2 sessions d’1h30 pour chaque atelier : à 13h30 et à 15h30 (30 mn pour changer d’atelier) > ATTENTION ! Choisir seulement 2 ateliers sur les 3 proposés

  • Atelier cuisine : « du bio et de la diversification protéique » – Cuisinier du collectif les Pieds dans l’PLat – SCIC Nourrir l’Avenir
  • Atelier marché Public : « les astuces pour adapter vos procédures à vos objectifs bio locaux » – Valérie Tessier, conseillère juridique à Haute Garonne Ingénierie
  • Atelier régie agricole: « visite et discussion autour de la régie agricole de Cazouls-les-Béziers, une piste pour compléter l’offre en bio local».

17h00 – Clôture de la journée

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Retour sur les remises du label Territoire Bio Engagé 20

Retour sur les remises du label Territoire Bio Engagé

5 nouvelles communes ont reçu le label Territoire Bio Engagé sur ce second semestre 2022 :

  • GAILLAC (81) : 18,96 % de sa surface agricole utile est en bio
  • GIGEAN (34) : 45,16 % des produits servis au sein de ses restaurants collectifs sont bio
  • LEZAT SUR LEZE (09) : 15,58 % de sa surface agricole utile est en bio
  • PASSA (66) : 28,24 % de sa surface agricole utile est en bio
  • SAINT-BLANCARD (32) : 31,32 % de sa surface agricole utile est en bio

RETOUR EN IMAGES

Pour en savoir plus sur le label, n’hésitez pas à cliquez ci-dessous :


Ce qu'il faut savoir pour piloter la fertilisation en viticulture biologique 21

Ce qu'il faut savoir pour piloter la fertilisation en viticulture biologique

En viticulture biologique, maintenir et augmenter la fertilité et l’activité biologique des sols nécessite une bonne gestion des apports en matières organiques. Leur rôle est majeur dans la stabilité de la structure du sol et dans sa capacité à retenir l’eau et les éléments minéraux.

Cet article reprend une partie des éléments rédigés dans le guide “Quels produits organiques utiliser en viticulture biologique en Occitanie?” réalisé en 2021 par la Chambre régionale d’agriculture Occitanie, la Chambre d’agriculture du Gard, Sudvinbio et le CivamBio66 et financé par le Conseil régional Occitanie et l’ADEME.
Pour en savoir plus sur les matières fertilisantes organiques disponibles en Occitanie et autorisées en Agriculture Biologique, contacter ces structures ou consulter le document en ligne sur :
=> https://bit.ly/3Rxrfk2

La fertilisation en Agriculture Biologique repose sur le principe de nourrir le sol pour nourrir la plante, et non pas nourrir la plante directement au travers d’engrais solubles. Ce mode de production vise à favoriser au maximum l’activité biologique des sols par des apports de matières organiques, la culture d’engrais verts et la mise en place de rotations de cultures.

COMPRENDRE LA MINÉRALISATION
Les matières organiques fraîches (débris végétaux, animaux, fongiques et microbiens) se décomposent du fait de l’activité biologique et du climat par les phénomènes de minéralisation et d’humification.

Sous climat méditerranéen, un pic de minéralisation a généralement lieu à l‘automne et en hiver, et les blocages de minéralisation sont fréquents au printemps et en été sous l’effet du manque d’eau pour les micro-organismes du sol. La matière organique est presque continuellement minéralisée, notamment à cause de températures de sol relativement douces qui ne permettent pas la formation d’humus stable.

Dans le sud-ouest, les printemps sont souvent humides ce qui entraîne une minéralisation plus importante à cette période.

RÉPONDRE AUX BESOINS EN MATIÈRES ORGANIQUES D’UN SOL VITICOLE
De manière générale en Occitanie, les sols viticoles présentent des teneurs en matières organiques entre 1 à 2,5 %. Cet indicateur est très dépendant de la texture du sol et il doit être mis en relation avec le taux d’argile pour être interprété. Des fortes teneurs en matière organique ne sont pas pour autant un objectif à atteindre pour un sol viticole.

Chaque année, 1 à 2 % de l’humus du sol est dégradé du fait de la minéralisation des matières organiques du sol, ce qui représente des pertes allant de 340 à 1640 kg de matière organique. Ces chiffres peuvent varier en fonction du type de sol et du stock initial de matières organiques.

Pour compenser ces pertes, plusieurs pratiques sont possibles.
=> Des apports de matières organiques sont nécessaires (amendements).
=> La conservation d’un couvert spontané hivernal de l’automne au début du printemps permet dans de nombreux cas de compenser cette perte voire de faire des apports excédentaires (dans le cas de formation de lignine dans les tissus du couvert herbacé). La décomposition des parties aériennes et des racines du couvert enherbé fournit au sol entre 2 et 10 t/ha de matières fraîches. La proportion de matière végétale fraîche se transformant en humus est très variable, en fonction de l’espèce végétale, du stade auquel elle est détruite….
=> Le broyage des sarments restitue annuellement 0,75 à 2 T de matière sèche, ce qui représente environ 250 à 500 kg/ha d’humus stable.

CONNAÎTRE LES BESOINS DE LA VIGNE
Pour assurer leur croissance et leurs fonctions vitales, les plantes prélèvent des éléments dans l’environnement : le carbone à partir du CO2 atmosphérique, l’oxygène et l’hydrogène à partir de l’air et de l’eau, et les autres éléments à partir du sol. Pour la vigne, les éléments majeurs prélevés dans le sol sont le potassium, l’azote, le phosphore et le magnésium.

Les oligo-éléments
Dans la plupart des cas, les oligo-éléments ont une action à des doses très faibles.

Un emploi excessif peut vite engendrer des intoxications du végétal à des doses faibles. Sur certains sols acides (secteur des Pyrénées- Orientales ou Tavel), des intoxications dues à des excès de manganèse ou de cuivre ont pu être observées. Elles sont probablement liées à des épandages de produits phytosanitaires contenant ces éléments.

Le manque d’oligo-éléments peut également entraîner des effets préjudiciables sur la vigne ou la récolte. Sur les vignobles midi-pyrénéens, les cas de carences en potasse sont nombreux. On trouve aussi des carences en magnésium et en fer. Cette dernière est la plus commune sur le pourtour méditerranéen. Elle est due dans la grande majorité des cas à une erreur de porte-greffe (carence induite). On peut observer dans de rares situations des carences vraies notamment dans le secteur de Corconne (Pic Saint Loup).

APPRÉHENDER LES DIFFÉRENCES ET COMPLÉMENTARITÉS DES ENGRAIS ET AMENDEMENTS
Engrais organiques : tous les produits dont l’emploi est destiné principalement à assurer ou à améliorer la nutrition des végétaux. “Nourrir la plante”

Amendements organiques : matières fertilisantes composées principalement de combinaisons carbonées d’origine végétale, ou animale et végétale en mélange, destinées à l’entretien ou à la reconstitution du stock de matière organique du sol et à l’amélioration de ses propriétés physiques, biologiques et chimiques. Réglementairement, les amendements sont définis comme faiblement concentrés en éléments fertilisants : moins de 3 % de N, de P et de K.

Les engrais et amendements sont complémentaires. Le maintien de la teneur en matières organiques par des apports d’amendement permet d’améliorer la capacité de stockage des éléments minéraux fournis par les engrais, ainsi que d’en améliorer la minéralisation avec une structure du sol permettant aux micro-organismes d’accéder aisément à l’eau et à l’oxygène.

Toutefois, certaines matières fertilisantes agissent à la fois comme amendement organique et comme engrais. On peut citer comme exemple de produit mixte le compost de distillerie (effet fertilisant notable pour la potasse et le phosphore) et les effluents d’élevage.

CHOISIR LES PRODUITS ORGANIQUES ADAPTÉS À SON OBJECTIF DE FERTILISATION
Réalisé à dires d’experts, ce tableau classe les familles de produits en fonction de plusieurs objectifs de fertilisation. en conversion que si le produit ne contient qu’un seul ingrédient agricole.

Par Claire Gaffier, Chambre d’agriculture du Gard et Marie Largeaud, Chambre régionale d’agriculture Occitanie

Crédits photos : Shutterstock


Fabricants d'aliments bio pour bétail : quels enjeux en Occitanie ? 22

Fabricants d'aliments bio pour bétail : quels enjeux en Occitanie ?

Les fabricants d’aliments pour bétail sont des acteurs structurants à la croisée de nos filières grandes cultures et élevage.
Ces acteurs sont doublement importants, d’une part car ils valorisent de nombreuses cultures de la rotation : céréales (blé, triticale, orge, maïs, avoine), protéagineux (pois, féveroles) et oléagineux (soja, colza et tournesol en tourteau) et d’autre part car ils fournissent en aliments de nombreux élevages bio régionaux. Nous avons souhaité faire le point avec ces acteurs afin de mieux connaitre leur fonctionnement et identifier avec eux les enjeux actuels de leur activité.

LES ACTEURS EN OCCITANIE

Nous avons identifié en région Occitanie :
=> 5 usines de fabricants d’aliments, dont 2 entreprises privées et 3 filiales de groupe coopératifs.
=> 2 usines de trituration de soja et autres oléagineux qui produisent des tourteaux, toutes deux sont liées à des groupes coopératifs.

Ces outils sont assez bien repartis sur notre territoire régional : Lozère / Aveyron / Tarn / Aude /Gers / Hautes – Pyrénées. Ils sont situés soit dans les bassins de productions de grandes cultures bio soit au plus près des zones d’élevages où se trouvent leurs clients.

Un seul opérateur est 100 % bio, les autres sont de plus grosses entreprises avec une activité bio qui représente 5 à 10 % de leur activité. Les gammes proposées sont larges, variées et concernent tous les types d’élevages (ruminants et monogastriques). Certains acteurs sont plutôt spécialisés dans la production d’aliments pour les vaches laitières/chèvres/brebis laitières bio ; alors que d’autres sont plus spécialisés en aliments pour volailles et porcs bio.

UN APPROVISIONNEMENT MAJORITAIREMENT FRANÇAIS ET RÉGIONAL

Les fabricants d’aliments bio d’Occitanie n’ont pas de difficultés à trouver des approvisionnements français et régionaux. Ils ont des partenariats durables avec les coopératives régionales de Grandes Cultures bio. Leurs approvisionnements sont majoritairement « origine France », même s’ils ont aussi recours à de l’import, notamment pour l’orge, la féverole ou le soja. Ces imports proviennent principalement d’Espagne et d’Italie.

Les FAB interrogés ont tous développé une gamme d’aliments bio 100 % origine France, pour répondre à la demande de plusieurs filières laitières (vache et brebis). En effet certains collecteurs/ laiteries ont renforcé leurs exigences sur l’origine de l’aliment bio, et imposent dans leur cahier des charges un aliment bio 100 % origine France. A ce jour, les FAB n’ont pas vraiment de difficultés à trouver ce sourcing français ou régional, mais ils alertent tout de même sur l’impossibilité de passer l’ensemble de leur gamme en origine France. On manquerait alors de certains produits et les coûts finaux seraient plus élevés.

LES ENJEUX DE LA FILIÈRE ALIMENT POUR BÉTAIL BIO/LES DÉFIS À RELEVER

=> La réglementation limitant à 25 % l’incorporation de C2 dans les aliments n’est pas considérée comme problématique. Cela a peu d’impact sur la composition et le coût des aliments. De plus, cette limitation intervient à un moment où l’offre régionale en C2 diminue, cela ne pose donc pas de problème pour les coopératives.

=> En revanche la fin de la dérogation qui autorisait 5 % d’aliments non bio riches en protéines dans les aliments des monogastriques oblige les FAB à revoir leurs formulations. Le gluten de maïs (non bio) qui était utilisé devra être remplacé par des tourteaux bio ce qui aura un double impact : l’aliment sera plus cher et il sera vraisemblablement moins performant.

=> Enfin la principale inquiétude actuelle des FAB est l’envolée des prix de certaines matières premières. Fin 2021, le constat était déjà préoccupant :
– Les céréales bio avaient augmenté de 20 à 30 € / Tonne.
– Le soja Bio avait fortement augmenté aussi pour atteindre des niveaux record à 900 – 1000 € / Tonne, avec en cascade une forte hausse du prix des tourteaux…
– Les prix des pois et des féveroles était en augmentation aussi et le marché est tendu sur ces protéagineux

L’enjeu de l’approvisionnement en protéines est donc le principal enjeu pour les FAB bio d’Occitanie. Le développement de matières premières riches en protéines (tourteaux de soja et tournesol, pois et féveroles) en France et en Occitanie serait donc une solution pour stabiliser les prix et sécuriser les volumes disponibles. Certains FAB réfléchissent aussi à diversifier leur source de protéines (avec d’autres tourteaux, des co-produits …).

Les FAB bio d’Occitanie sont tous préoccupés par l’augmentation des prix des matières premières bio qui impacte de fait le prix de l’aliment bio et donc les élevages bio. Ils s’accordent aussi pour dire qu’une solution serait de développer en Occitanie les surfaces de cultures riches en protéines et destinées à l’alimentation animale. Ce travail serait donc à construire avec les producteurs et les coopératives bio d’Occitanie. Malheureusement depuis début 2022, avec le conflit en Ukraine et l’extension de la grippe aviaire dans le Sud-Ouest, le contexte s’est encore complexifié… Nos filières bio régionales sont impactées par les bouleversements des filières conventionnelles.

L’ALIMENTATION ANIMALE BIOLOGIQUE UN SECTEUR SOUS CONTRAINTES

Le secteur de l’alimentation animale biologique a vu son activité tripler sur les 10 dernières années, pour arriver en 2021 à 740 100 tonnes d’aliment bio produites au niveau national. Si l’augmentation de ces volumes a été particulièrement forte depuis 2018, on s’aperçoit que l’année 2021 marque un tassement de cette croissance, qui devrait s’accentuer sur 2022 sous l’effet combiné d’un ralentissement du marché bio et de l’influenza aviaire. Les dynamiques observées en Occitanie suivent celles observées au niveau national, le secteur Sud-Ouest (Occitanie + ex Aquitaine) représentant 9% de la production française d’aliment composé biologique .

A l’inverse des circuits longs, les éleveurs en circuits courts disent pouvoir valoriser entièrement les carcasses grâce à une diversité de produits : La découpe en frais pour un retour financier rapide, la transformation en sec pour des produits à plus forte valeur ajoutée et la fabrication de terrines et plats cuisinés en complément de gamme.

IMPACT DU CONTEXTE MONDIAL SUR LE MARCHÉ BIOLOGIQUE

Le contexte de crise que nous traversons depuis l’invasion de l’Ukraine par les troupes russes est venu renforcer les dynamiques d’inflation observées en France dès 2021.

Concernant les grandes cultures, alors que le secteur conventionnel se trouve directement impacté par d’importantes fluctuations du cours des matières premières (l’Ukraine et la Russie étant de très gros pourvoyeurs de céréales et oléo-protéagineux sur les marchés mondiaux), la production Bio ressent également le contre-coup de ces fluctuations : même si nos marchés bio nationaux restent en théorie décorrélés des cours mondiaux, la France n’étant pas dépendante d’importations directes de grandes cultures bio en provenance d’Ukraine et Russie, force est de constater que les bouleversements de la filière conventionnelle impactent tout de même les filières bio françaises… Le différentiel de prix entre Bio et Conventionnel se réduit, les prix conventionnels dépassent même parfois ceux du bio … Il reste nécessaire de pouvoir proposer aux producteurs Bio des prix incitatifs qui les encouragent à valoriser leur production dans les circuits Bio.

UN PALIER DANS LE DÉVELOPPEMENT DES FILIÈRES ANIMALES BIO

Les filières monogastriques bio, consommatrices de 80% des volumes d’aliment bio produit, se sont fortement développées ces dernières années : depuis 2018 en pondeuses et plus récemment en 2020 pour l’élevage porcin. Ces filières étaient alors portées par un marché demandeur, offrant des écarts de prix importants entre bio et conventionnel. Cependant, ces productions semblent connaître aujourd’hui un palier de développement, la demande nationale étant (comme pour plusieurs autres productions bio) en légère régression depuis 2021.

Face à cette absence de dynamique du marché bio, les opérateurs de la filière oeufs ont stoppé les mises en place de nouveaux poulaillers depuis 2021, alors que des volumes d’oeufs bio ont dû être déclassés sur les circuits conventionnels. De la même manière, les marchés bio de la volaille de chair, du porc et des produits laitiers se trouvent aujourd’hui engorgés, et les opérateurs de ces filières doivent avoir recours à des plans de régulation de l’offre. La demande en aliments pour ces filières ralentit donc aussi.

LES ÉLEVAGES BIO FORTEMENT TOUCHÉS PAR L’INFLUENZA AVIAIRE

En 2022, la filière avicole française est touchée par une violente épizootie d’influenza aviaire. Cette dernière, contrairement aux précédents épisodes, concerne des régions fortement productrices de volailles biologiques, telles que la Vendée qui représente environ 30% de la production de volailles bio nationale. Les répercussions de cet épisode commencent à se faire sentir sur le marché de l’alimentation animale biologique, et devraient être présentes également sur le 2nd semestre 2022.

Par Marianne Sanlaville , La Coopération Agricole Occitanie et Amélie Berger, Ocebio

Crédits photos : Shutterstock