2ème portrait vidéo d'acteur engagé en bio !
2e portrait d’acteur engagé en bio sur notre belle et grande région qu’est l’Occitanie !
Le but de ces vidéos est de vous faire découvrir ce qui a pu motiver les acteurs de la bio à s’engager dans la bio régionale !
🎬Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir Séverine LASCOMBE, productrice de fruits, légumes et plantes aromatiques et médicinales bio en Ariège, qui répond à 5 questions :
1/ Pourquoi es-tu devenue productrice Bio ?
2/ Préserver la biodiversité : des exemples ?
3/ Un exemple de contrôle annuel ?
4/ Quel plaisir dans ton travail ?
5/ Un mot pour la fin ?
Bon visionnage 😊
N’hésitez pas à consulter le portrait de Philippe KINDTS, apiculteur bio dans le Gers ici !
Le miel Bio, qu'est-ce que ça change ?
Le miel est fabriqué par les abeilles mellifères à partir du nectar et du miellat qu’elles collectent sur les fleurs et les arbres.
La diversité de paysages et de climats d’Occitanie permet aux abeilles de produire de nombreux miels avec une palette aromatique riche.
Produire du miel bio impose de suivre des règles de production contraignantes garantissant que tout est mis en oeuvre pour assurer au consommateur un produit sain.
D’où viennent les abeilles bio ?
En apiculture biologique, il faut favoriser les écotypes locaux d’abeilles afin d’avoir des animaux adaptés à leur environnement.
Lors de la conversion, l’apiculteur·rice suit toutes les règles de l’apiculture bio pendant 1 an avant de pouvoir vendre le miel sous label bio.
Si des colonies d’abeilles ou des reines sont achetées, celles-ci doivent venir d’exploitations apicoles bio.
Une tolérance de 20% de cheptel non bio est appliquée sous certaines conditions (changement des cires ou période de conversion).
Matériaux et entretien des ruches bio
Les ruches, hausses et cadres utilisés doivent être en matériaux naturels, généralement en bois. Certains éléments en plastique sont autorisés, mais ils restent minoritaires et ne sont jamais en contact avec le miel.
La cire utilisée doit être bio ou faire preuve de l’absence de résidus de pesticides, cela permet de réduire au maximum l’exposition des abeilles et du miel aux contaminants.
Les pratiques de nettoyage et de désinfection sont également règlementées afin de ne contaminer ni le miel, ni l’environnement.
Les soins portés aux abeilles : priorité à la prévention !
En limitant l’exposition aux pesticides et autres contaminants, en veillant à ce que les abeilles disposent de ressources alimentaires suffisantes et en utilisant des écotypes locaux adaptés au terroir, l’apiculteur·rice réduit le risque d’apparition de maladies.
La présence d’un parasite, le varroa, impose une gestion rigoureuse : les médicaments issus de la chimie de synthèse sont prohibés et seuls des acides organiques et des huiles essentielles peuvent-être utilisés.
L’alimentation des colonies
Des réserves de miel et de pollen en quantité suffisante sont laissées aux abeilles. Le nourrissement des abeilles avec du sucre bio, du miel bio ou du pollen bio est autorisé pour le développement des jeunes colonies d’abeilles et lorsque la survie des colonies est menacée.
Qu’est ce que les abeilles bio butinent ?
Dans un rayon de 3 km autour des ruchers, les sources de pollen et de nectar doivent provenir essentiellement de cultures bio, de flore spontanée ou de cultures ayant une faible incidence sur l’environnement telles que les
prairies, les couverts végétaux ou les jachères.
Les ruchers bio sont éloignés des activités pouvant contaminer le miel ou nuire à la santé des abeilles. En effet, pendant la période de butinage, les ruchers ne peuvent pas être placés à proximité de zones urbaines et
industrielles, d’incinérateurs, de fonderies et de métallurgies.
Le miel bio, un miel plus cher ?
Produire du miel en bio peut coûter plus cher pour diverses raisons :
– des intrants plus chers ;
– une technicité plus grande pour maintenir les ruches dans un bon état sanitaire ;
– des critères d’emplacements conformes au cahier des charges fortement contraignants.
Avis aux apiculteurs : un flyer est à votre disposition si vous souhaitez le diffuser auprès du grand public. Pour cela, n’hésitez pas à contacter annecharlottemetz@adaoccitanie.org
La Bio en restauration collective ça n'apporte rien de plus ? Réponses en images ->
Afin de prouver que manger bio et régional dans les restaurants collectifs, c’est possible, Interbio Occitanie a réalisé une série de 3 capsules vidéos répondant, via des témoignages divers, aux principaux freins :
1/La bio ça n’apporte rien de plus
2/ La bio, c’est trop cher
3/ Les produits bio d’Occitanie, on n’en trouve pas
Voici la première capsule, la Bio en restauration collective ça n’apporte rien de plus !
Loi EGALIM : une solution pour agir avec la Bio !
Une web-conférence interactive, en partenariat avec l’Agence BIO et les InterBio régionales, pour accompagner et renseigner les collectivités et établissements sur les enjeux et les valeurs de la bio et donner la parole à des acteurs de la restauration collective.
Vous pourrez notamment visionner la première vidéo réalisée par Interbio Occitanie sur ce qu’apporte la Bio. 1ère capsule sur une série de 3 qui ont pour objectif de lever les freins sur la Bio : qu’est-ce que ça apporte ? ça coûte cher ? on ne trouve pas les produits ?
20 % minimum de bio dans l’assiette EGalim : pourquoi et comment ?
Dans le cadre de la loi dite « EGalim », la restauration collective doit introduire au minimum 20 % de produits biologiques dans ses achats alimentaires.
Ce webinaire en plusieurs temps aborde :
1. Les enjeux derrière le bio dans EGalim :
Face aux défis environnementaux, sociétaux et économiques à relever sur et par les territoires, quelles sont les réponses apportées par la Bio ?
Présenter les grandes lignes de ce mode de production agricole et agroalimentaires : respect des cycles naturels, lien au sol, qualité de l’eau, préservation de la biodiversité, limitation des facteurs de risque pour la santé, création d’emplois…
2. Comment la règlementation européenne fixe aujourd’hui les règles de production des signes officiels de qualité et d’origine (SIQO) dont le bio
Quel rôle joue l’Inao ? Qu’est-ce que le cahier des charges bio ? Comment et à quelle fréquence les producteurs sont contrôlés ? Par qui ? Quel coût ?
3. Comment les collectivités se positionnent sur le bio ?
Enfin, au-delà de l’atteinte de l’objectif fixé par EGalim, quelles sont les motivations qui amènent aujourd’hui une collectivité à s’intéresser à l’introduction de produits bio dans sa restauration ? Pourquoi ont-elles fait ce choix et comment sont-elles amenées à dépasser l’objectif fixé par la loi ?
1er portrait vidéo d'acteur engagé en bio !
1er portrait vidéo d’acteur engagé en bio sur notre belle et grande région qu’est l’Occitanie ! L’idée, via ces vidéos, est de vous faire découvrir ce qui a pu motiver les acteurs de la bio à s’engager dans la bio régionale !
🎬Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir Laurent GIRBAU, vigneron bio dans les PO, qui répond à 5 questions :
1/ Pourquoi être passé en Bio ?
2/ Préserver la biodiversité : un exemple ?
3/ Un exemple de contrôle annuel ?
4/ Quel plaisir dans ton travail ?
5/ Un mot pour la fin ?
Bon visionnage 😊
Rendez-vous Tech'N Bio le 22 juin prochain à Montauban !

Les Chambres d’agriculture d’Occitanie et leurs partenaires vous donnent rendez-vous le 22 juin 2022 à Montauban dans le Tarn-et-Garonne lors d’une journée consacrée aux productions fruitières.
Cette manifestation au coeur des vergers sera un lieu d’échange et de rencontre qui permettra aux agriculteurs conventionnels et bio, de découvrir, d’innover ou encore de se perfectionner aux techniques bio et alternatives en arboriculture et en raisin de table.
N'hésitez plus et abonnez-vous au Mag de la Bio !
Le Mag’ de la Bio – Techniques et filières en Occitanie, est un magazine d’information destiné aux agriculteurs bio mais aussi à tous ceux qui s’intéressent à ce mode de production. Vous y trouverez toute l’information sur les productions bio de la région : compte rendu d’expérimentation, actualité réglementaire, données de marchés, témoignages d’acteurs des filières bio et toutes les données chiffrées sur ces productions si dynamiques en Occitanie
Le Mag’ de la Bio a pris la suite du Magazine de la Conversion bio qui existait depuis 2016.
Tout le contenu des anciens numéros est disponible gratuitement sur ce site, des numéros 10 à 20.
A partir du numéro 21, une nouvelle formule vous est proposée : en effet, pour accéder aux différents articles, un abonnement est nécessaire. Vous pouvez vous abonner afin de consulter les articles sur le site et/ou en version papier en les recevant directement chez vous.

Campagne de communication régionale - Appel à candidature
Présentation IBO
L’association interprofessionnelle Interbio Occitanie regroupe les 5 réseaux professionnels actifs dans le développement de la filière bio régionale depuis les producteurs jusqu’aux distributeurs : Bio Occitanie, la Chambre Régionale d’Agriculture d’Occitanie, La Coopération agricole Occitanie, SudVinBio et OCEBIO – Occitanie Entreprises Bio.
Projet d’actions de communication d’Interbio Occitanie :
Les enjeux sont forts pour la bio en 2022 et les prochaines années. Les administrateurs d’Interbio Occitanie réunit lors d’un séminaire dédié aux enjeux de communication ont défini 3 objectifs pour la cible “consommateur / citoyen” :
• Faire émerger le lien entre Bio et Occitanie : bio et local c’est la consommation gagnante
• Valoriser et promouvoir les atouts de la bio : rappeler les garanties de la bio sur l’environnement, l’économie et le social
• Rassurer et rétablir la confiance : concrètement, c’est quoi la Bio ?
Interbio Occitanie a choisi de travailler sur une campagne de communication générique à destination des consommateurs régionaux.
Contact : Laureline Terris – laureline.terris@interbio-occitanie.com – 07 68 17 76 55
Les couverts végétaux d'été en maraîchage diversifié
Pour élargir la gamme de choix des couverts végétaux d’été à introduire dans leur rotation, le collectif de maraîchers a mis en culture cet été 2021 du sarrasin, du millet et du sorgho piper/ lablab sous abris et en plein champ, en comparaison avec la référence sorgho piper. Pour choisir quel couvert cultiver, les maraîchers ont défini trois critères principaux : la période de disponibilité de la parcelle, les objectifs agronomiques, techniques et sociaux recherchés et la culture suivante implantée. Onze fermes et le CFPPA de Pamiers ont donc mis en place des parcelles d’essais en fonction de ces critères, ce qui conduit aux différentes modalités présentées.
Remarque : cet article fait suite à celui dans le numéro précédent MAGn°20 « flash sur les essais de sorgho sous serre ».
LE PROTOCOLE COMMUN DÉCIDÉ ENSEMBLE
Les maraîchers décident ensemble d’un protocole commun afin que les résultats obtenus sur leur ferme soient comparables. Ils font leur maximum pour l’appliquer, mais la réalité de leur métier (conditions climatiques et impératif de production notamment) peut les amener à adapter les interventions en cours de saison. Il était prévu de semer les couverts végétaux avant le 1er juillet et de semer simultanément et à un même endroit (Plein Champ PC ou Sous Abris SA) la référence sorgho Piper et les couverts mis en comparaison.
Tous les maraîchers ont semé leurs couverts à la volée et ont noté qu’ils étaient faciles à implanter et à détruire.


Le tableau (ci-dessous) présente les résultats obtenus par les six maraîchers qui se sont engagés à suivre précisément les couverts, dans le cadre de l’expérimentation régionale.

L’augmentation du nombre de fermes impliquées dans les suivis des couverts végétaux a nécessité la recherche d’un outil d’aide performant et facilement utilisable par les maraîchers. Le critère de choix a été la possibilité d’utiliser le logiciel directement au champ sur smartphone. Thomas FRUITET, apprenti à Bio Ariège Garonne en 2020 a découvert l’application Amiculteurs et après trois mois d’essai gratuit, le groupe de maraîchers a majoritairement validé son achat pour une année.

EN SHORT OU AVEC UN BONNET, LES MARAICHERS SONT TOUJOURS INTERESSES POUR VISITER LES PARCELLES D’ESSAIS :
Une journée Portes Ouvertes sur deux fermes a été organisée le 17 août.
Cette rencontre a été l’occasion de faire des démonstrations de relevés de terrain et d’impliquer les participants.
Ensuite une tournée de 3 fermes, organisée le 8 novembre a permis de voir les cultures qui ont suivis les couverts végétaux d’été.
Couverts végétaux d’automne qui ont suivis les couverts végétaux d’été sur la ferme du GAEC du Matet à Martres-Tolosane (31).
Trèfle incarnat dans les poireaux sur la ferme de Théo LE DANTEC à Terrebasse (31).
LES INDICATEURS DE SUIVIS DES COUVERTS
Afin d’acquérir des références locales, plusieurs indicateurs sont étudiés et permettent d’échanger sur la réussite ou pas d’un couvert.
Les tests bêches sont réalisés avant la mise en place du couvert et au moment de sa destruction. Ils permettent au maraîcher de voir l’effet des racines du couvert sur la structure du sol. Par exemple ci-dessous, on voit sur la photo de gauche que les dix premiers centimètres de terre sont de couleur plus foncée. Sur la photo de droite, l’exploration racinaire a favorisé la circulation dans le sol et le couvert augmente le taux de matière organique vers la profondeur.
Les références du logiciel MERCI, qui permettent de connaître le taux de matière sèche des couverts végétaux et leur restitution potentielle en N, P et K pour la culture suivante, ne sont valables que pour les relevés du 1er octobre au 30 avril. Alors, pour pouvoir tout de même comparer les cou-
verts entre eux, Anna ROCHWERGER, stagiaire en 2ème année à l’ENSAT a créé des graphiques rendant visibles l’évolution de l’azote dans le sol et les différentes hauteurs et poids relevés lors des prélèvements de trois fois un mètre carré par culture.
Test bêche initial et final de la culture de sorgho sous serre au bureau de Poucharramet (31)
Réalisation des tests azote avant le semis du couvert, en fin de culture et un mois après : avant la mise en place de la culture suivante.
Ces relevés permettent de voir la dynamique de l’azote dans le sol et de décider d’en apporter un complément ou pas pour la culture de légumes suivantes.



Première coupe :
On peut noter qu’au moment de la première coupe, le mélange sorgho / lablab était en moyenne de la même hauteur le sorgho seul et avait le même poids en biomasse fraîche. Le millet était un peu plus petit mais plus lourd.
La culture la plus propre était le sorgho seul, suivi du millet. Le mélange sorgho / lablab était plus sale, ce qui était du à la plus faible densité de sorgho et au fait que le lablab n’a pas bien couvert le sol.
Destruction :
Les résultats du sarrasin sont notés dans la partie destruction puisqu’il ne repousse pas après avoir été broyé.
Le lablab repousse à partir des bourgeons situés en dessous de l’endroit où il a été broyé.
Hauteur :
Lors de la destruction du sorgho, les parcelles étaient très propres. La coupe a permis de broyer les adventices et le sorgho a ensuite pris le dessus.
Le salissement de la culture était équivalent pour les trois autres essais comparatifs.
Le sarrasin était aussi haut que le sorgho, le mélange sorgho/ lablab était un peu plus petit et le millet reste le bas.
Poids :
Le sarrasin était trois fois plus lourd que la repousse des trois autres couverts.
Bien que des adventices soient encore présentes dans le mélange sorgho / lablab, leur poids est négligeable. La coupe du couvert a donc bien permis de concurrencer les adventices, qui étaient présentes au départ.
CERTAINS INDICATEURS A REVOIR
L’augmentation du nombre de fermes maraîchères qui intègrent le groupe de travail ne permet plus aux animateurs de recueillir les nombreux indicateurs initialement prévus.
D’autre part, les relevés de certains indicateurs, par exemple la qualification des mottes du bloc des tests bêches, s’avère trop précise pour les fermes maraîchères étudiées qui portent une attention particulière au sol et dont les résultats à ce test sont en général très corrects.
Les maraîchers se sont bien approprié ce test d’observation et d’aide à la décision et pourront y recourir au besoin lors de questionnements sur le tassement du sol par exemple ou le niveau d’incorporation de la matière organique.
LA SUITE A DONNER
De manière générale, les maraîchers qui ont testé les différentes modalités cet été n’en écartent aucune. Ils souhaitent affiner les résultats obtenus par une nouvelle saison d’essais avec ces mêmes couverts.
Par Delphine DA COSTA, chargée de mission maraîchage chez Bio Ariège-Garonne (BAG)
Crédit photo : Shutterstock et Interbio Occitanie
Un premier forum régional semence bio réussi
Le 1er Forum régional Semences Biologiques s’est tenu à la Jalabertie près de Revel, le 30 novembre 2021. Il était organisé par les Chambres d’agriculture de l’Aude, du Tarn, du Tarn-et-Garonne et la Chambre régionale d’agriculture d’Occitanie, SEMAE, La Coopération Agricole Occitanie, la FNAMS et le SAMS 81 sous la bannière d’Interbio Occitanie.
Les 80 participants venus de 9 départements de la région ont pu profiter des échanges d’informations sur les différents aspects de la production de semences bio, qui ont émaillé la matinée, à travers 5 ateliers tournants animés par un agriculteur témoin et un conseiller.
Cela concernait notamment les aspects réglementaires de la semence biologique et des contrats de semence; les atouts et contraintes de la multiplication de semences de grandes cultures en AB, de semences potagères, de semences fourragères, et la gestion du désherbage des cultures de semences bio.
En extérieur, trois concessionnaires de Revel ont présenté plusieurs outils pour maîtriser les adventices dans les parcelles bio : herse étrille, houe rotative, bineuses autoguidées, outils de destruction des couverts, mais aussi un semoir autonome capable de géolocaliser chaque graine pour un désherbage de précision et une gestion tout au long de la culture.
Sous la forme de speed-meeting, l’après-midi s’est focalisée sur les rencontres en B to B entre les agriculteurs et les établissements semenciers présents (LIDEA, Arterris, Cerience, Graines Girerd, Vikima France, Alliance Seeds, Bosc et Izarn, Semences Martinez, Semences Vivantes).
La satisfaction des participants s’est exprimée surtout sur ce format inédit de journée, avec de vrais échanges professionnels. Le succès de cette première édition a conduit les départements partenaires à renouveler l’initiative. Des forums sur des échelles plus locales (entre 2 ou 3 départements) seront organisés dans le courant de l’année 2022.











