LA FILIÈRE EN FRANCE
Les surfaces et le nombre d’exploitations fruitières françaises bio ne font qu’augmenter depuis plus de 10 ans. La part des vergers bio en France presque triplé sur cette période : de 5,6 % en 2011, elle est passée à 16,2 % en 2021. Les vergers bio se situent majoritairement dans le quart sud-ouest de la France. Les principaux départements producteurs sont la Dordogne (4 280 ha et 612 exploitations), le Lot et Garonne (3 556 ha et 409 exploitations) et les Bouches du Rhône (3 910 ha et 540 exploitations).
EN OCCITANIE
A l’image de la dynamique nationale, la culture des fruits bio en Occitanie n’a cessé de se développer au cours de la dernière décennie. La part en bio dans les vergers régionaux est passée de 5,4 % en 2011 à 17 % en 2021. Sur les 3 137 exploitations régionales bio produisant des fruits, 1 196 (38 %) sont spécialisées dans l’arboriculture. Pour les autres, la production principale est la viticulture (708 exploitations), les légumes (pour 520) et l’oléiculture, les grandes cultures, la viande et les PPAM pour le reste.
La répartition des surfaces par catégorie de fruits est sensiblement la même qu’au niveau national : 60 % des surfaces sont cultivées en fruits à pépins et à noyau. Cette proportion est conservée pour le nombre d’exploitations. Comme pour le national, la seconde place va aux fruits à coque pour les surfaces et le nombre d’exploitations (3 723 ha et 723 exploitations). La hiérarchie des productions détaillées en région est la même qu’en France. On trouve en tête de classement les pommes de table (1 692 ha pour 425 exploitations), puis les noix (1 530 ha et 267 exploitations) et en troisième position les châtaignes (1 342 ha et 291 exploitations).
INSTALLATIONS
La filière arboriculture est une filière qui recrute. Bien qu’une légère baisse du nombre de nouveaux arboriculteurs spécialisés soit constatée en 2021 par rapport aux trois années précédentes, il reste important. Les fruits sont la 5ème spécialisation choisie en 2021 par les nouveaux agriculteurs bio d’Occitanie, derrière la viticulture, les grandes cultures, les légumes et les fourrages.
La région Occitanie est la 4ème région de France en élevage de chèvres bio. Forte de ses 18 125 têtes et de ses 274 exploitations productrices en 2021, la région bénéficie d’une belle dynamique de développement. Le nombre d’exploitations certifiées bio ou en conversion a augmenté de 6 % par rapport à 2020 et le nombre de chèvres de 9 %. Les conversions marquent le pas avec une baisse de 30 % en un an mais restent significatives avec 1 053 chèvres dans le processus en 2021. 14 % du cheptel caprin régional est en bio.
Si la majorité des producteurs transforment le lait sur l’exploitation et commercialisent leurs produits en circuit court, d’autres se diversifient ou se spécialisent dans la vente de lait en circuit long. La dynamique de conversion de ces dernières années a en effet été portée par la demande de certains opérateurs de l’aval comme la Lémance.
FICHES-TÉMOIGNAGES D’EXPLOITATIONS CAPRINES
Suite à cette forte dynamique, le réseau Interbio (Bio 46, l’APABA, les Bios du Gers, les chambres d’agriculture de la Lozère, de l’Aveyron et Interbio Occitanie) a souhaité réaliser des fiches détaillant différents modèles d’exploitations, basées sur des témoignages d’éleveurs de la région. Destinées aux conseillers et aux porteurs de projets, ces fiches ont pour objectif de valoriser l’expérience de ces éleveurs sur la création de nouveaux ateliers caprins laitiers et fromagers bio et la conduite d’élevage. Des données technico-économiques sont également présentées afin de faciliter l’accompagnement de nouveaux candidats à la production caprine.
11 fiches, une par exploitation, ont donc été réalisées dans cet objectif, en essayant de représenter la plus grande diversité possible des exploitations (destination du lait, altitude, système fourragers, …) pour représenter le maximum de modèles de la région, depuis les vallées jusqu’aux montagnes. Le panel d’exploitation représente donc :
7 systèmes 100% fromagers
2 systèmes 100% laitiers
2 systèmes mixtes cumulant la collecte en circuit long mais aussi la transformation à la ferme
Les fiches « Portrait de ferme » se composent comme suit :
le système d’exploitation (sol, troupeau, débouché, équipements, travail, etc.)
les motivations des producteurs vis-à-vis de l’engagement dans la filière lait de chèvre bio
la gestion du travail (organisation, travail d’astreinte et de saison, répartition annuelle, pénibilité, etc.)
la trajectoire de réalisation du projet, de l’origine à aujourd’hui
les indicateurs de fonctionnement (techniques, technico-économiques, économiques, résilience, etc.)
les complémentarités et/ou synergies sur l’exploitation (travail, productions, débouchés, etc…
les conseils des éleveurs en place aux porteurs de projets pour réussir
Ces fiches sont valorisées par des actions de diffusion et de sensibilisation auprès des agriculteurs et des acteurs de la filière lait de chèvre bio (exemples : journée amont / aval, journées portes ouvertes en laiteries ou fromageries, en fermes, etc.).
Les principaux collecteurs de lait de vache bio français ont récemment mis en place des démarches de démarcation propres à chacun. Ces initiatives vont au-delà du cahier des charges AB européen et reposent essentiellement sur des critères à la production. L’objectif affiché est de créer de la valeur ajoutée pour la filière. Cependant, ces cahiers des charges occasionnent des surcoûts plus ou moins importants selon les systèmes de production. Ils constituent alors, pour une partie des éleveurs, une charge supplémentaire qui n’est pas la bienvenue dans le contexte économique actuel. De l’analyse des démarches « Bio+ » : opportunités ou menaces, cette étude présente le point de vue des éleveurs d’Occitanie.
CONTEXTE DE L’ÉTUDE
En 2021, la commission Filières Laits bio d’Interbio Occitanie a demandé la réalisation d’une étude pour évaluer les conséquences de la mise en place des démarches privées des collecteurs présents en Occitanie sur les élevages. Mathilde Genes, élève ingénieur de l’ENSAT co-encadrée par Ludivine Cureau – IBO et Stéphane Doumayzel – Chambre d’agriculture de l’Aveyron a réalisé son stage de fin d’études sur le sujet. Ce travail permet de donner quelques pistes de réflexions aux professionnels de la région.
UN MARCHE DU LAIT DE VACHE BIOLOGIQUE TENDU
Dans un contexte de marché déséquilibré, la collecte de lait biologique en France a enregistré, en 2021 une hausse de 11 % par rapport à 2020, avec un volume de 1,27 millions de tonnes. Selon les données publiées par le CNIEL et France AgriMer, le lait biologique a représenté 5,2 % de la collecte nationale en 2021. Sur la base des sept premiers mois de 2022, la France est devenue le premier producteur de lait de vache biologique en Europe devant l’Allemagne, le Danemark et l’Autriche. En Occitanie, la collecte sur 12 mois glissants enregistre une baisse à partir de juillet 2022 de 2,5 %. Le prix du lait bio ramené au standard sur 12 mois glissants en juillet 2022 en France est de 456,1 € / 1 000 litres. Pour la même période, il s’établit à 519,1 €/1 000 l en Allemagne, 499,70 €/1 000 l en Autriche.
Les fabrications de produits laitiers biologiques sur les sept premiers mois de 2022 sont en baisse en tonnage par rapport à 2021 : laits liquides conditionnés -6,3 %, produits laitiers frais -13,2 %, crème conditionnée -31,2 %, beurre -21,8 %, poudres de lait -28,6 %, fromages -5,6 %. En revanche, les prix de vente aux consommateurs des produits laitiers biologiques sont globalement en hausse : lait biologique de +1,2 % à +4,7 % par trimestre sur les trois premiers de 2022, beurre -0,2 % à +7,2 % par trimestre sur les trois premiers de 2022, ultras frais -0,8 % à +2,9 % par trimestre sur les trois premiers de 2022, fromages de +1,7 % à +3,9 % par trimestre sur les trois premiers de 2022.
LES LAITERIES D’OCCITANIE SE DEMARQUENT
La collecte de lait de vache bio en Occitanie se fait majoritairement par trois laiteries : la coopérative Sodiaal Union, Biolait et Lactalis. Ces trois principaux opérateurs ont dernièrement mis en place leurs propres marques bio, avec des référentiels possédant des exigences allant au-delà du cahier des charges européen. Sont ainsi apparus la “Démarche Qualité Biolait” en 2017, la démarche “Bio et engagé” de Lactalis en 2019 et le référentiel “Bio pré de vous” de la coopérative Sodiaal Union en 2020. Dans tous les cas, ces démarches ont été mises en place à la suite d’une phase de discussion avec les éleveurs. Elles permettent notamment de revaloriser les atouts du lait bio en mettant en avant des pratiques respectueuses de l’environnement, du bien-être animal et de la santé.
Le schéma ci-après reprend l’ensemble des critères cumulés des trois cahiers des charges mis en place par les laiteries présentes en Occitanie.
UN IMPACT ÉCONOMIQUE TRÈS VARIABLE SELON LES EXPLOITATIONS
Afin d’évaluer l’impact économique de ces cahiers des charges sur les exploitations laitières d’Occitanie, une étude a été réalisée sur trois cas types construits par le dispositif Bioréférence (Pôle bio Massif central). Il s’agit d’exploitations types du Massif Central optimisées. Elles représentent donc des exploitations du Nord Est de la région, soit la majorité des exploitations de vaches laitières bio d’Occitanie.
Les surcoûts s’étalent de + 0,5 à 5,4 €/1 000 L selon les cahiers des charges et les systèmes d’exploitation. De tous les critères, l’aliment d’origine France est l’exigence ayant le surcoût le plus élevé, en particulier la part et l’origine du soja. Comme cette étude s’appuie sur des cas types optimisés, sur le terrain, certaines fermes bio peuvent avoir des achats d’aliment plus importants et enregistrer des surcoûts, par conséquent, plus élevés. De plus, une exploitation ayant besoin de modifications de fond comme pour les normes de bâtiment, de pâturage ou de qualité du lait aura plus de difficultés à entrer dans les cahiers des charges Bio+. Malgré tout, à ce jour, au-delà des surcoûts évoqués précédemment, la majorité des exploitations se sont adaptées aux nouvelles normes proposées.
Des entretiens qualitatifs individuels ont été menés chez 12 éleveurs d’Occitanie aux exploitations très différentes. Leur point de vue quant aux nouveaux cahiers des charges propres aux laiteries sont résumés dans la matrice SWOT ci-après.
DES ÉLEVEURS AU POINT DE VUE VARIABLE
Afin de connaître le point de vue des éleveurs sur les nouveaux cahiers des charges des laiteries, une enquête a été menée en ligne du 21 avril au 30 juin 2022. Elle a permis de mettre en lumière les typologies d’exploitations en fonction de leur positionnement par rapport aux cahiers des charges « Bio + ».
Ainsi, ceux qui sont plutôt favorables au développement des nouveaux cahiers des charges des laiteries sont des exploitations dont la conversion est antérieure à la dernière vague de conversion de 2015 – 2017, avec une part importante de pâtures dans la ration. L’hypothèse peut être faite que les premières exploitations qui se sont tournées vers la production bio étaient des exploitations dont le système était plus extensif, très proche du cahier des charges bio. Les conversions en bio de ces exploitations ont été progressives et n’ont pas généré de forts bouleversements.
Elles s’inscrivent assez facilement dans les cahiers des charges proposés par les laiteries. En grande tendance, ces exploitations sont aussi plutôt autonomes en aliment et ont plus de deux temps pleins en main d’œuvre. Elles se caractérisent aussi par une optimisation du pâturage, avec des périodes de pâture exclusive, qui permettent de maitriser les surcoûts, en particulier en complémentaire azoté. Au contraire, les exploitations qui se positionnent plutôt contre le développement de ces nouvelles demandes sont celles qui se sont converties plus récemment. Ces dernières ont sans doute plus de changements à opérer, en plus des changements récents de leur passage en bio.
Afin de faire face aux surcoûts occasionnés par la mise en place des cahiers des charges, mais également par l’augmentation du prix des matières premières, des solutions sont envisagées par les éleveurs. Elles vont de la diversification des activités de l’exploitation, aux réflexions sur l’autonomie alimentaire, la place du maïs, etc. Pour certains, l’arrêt de la production bio se pose soit en repassant au conventionnel, soit en arrêtant définitivement la production laitière. De nombreux éleveurs se sont déjà posés cette question.
Réunion de présentation des évolutions règlementaires européennes pour les éleveurs de vaches laitières biologiques organisée par la Chambre d’agriculture de l’Aveyron. Au-delà des démarches de démarcation proposées par les laiteries, le cahier des charges AB européen apporte aussi de nouvelles exigences pour les éleveurs bio (bien-être animal, achat d’animaux reproducteurs, etc.).
UN CONTEXTE ECONOMIQUE PLUS IMPACTANT QUE LES CAHIERS DES CHARGES
Aujourd’hui, plus que les cahiers des charges, c’est tout un contexte économique qui pousse les éleveurs à optimiser leur production. En effet, les éleveurs interrogés ont majoritairement eu un discours penchant vers l’acceptation des démarches privées dans un contexte plus favorable, avec un prix compensant les surcoûts occasionnés. Cependant, la filière laitière bio subit actuellement un déséquilibre avec une production supérieure à la demande, occasionnant un fort déséquilibre entre le prix du lait biologique et l’accroissement des coûts de production (augmentation du prix des intrants, changement climatique, etc.).
A l’inverse, la filière conventionnelle voit le prix du lait en forte hausse, avec un déficit de lait sur le marché mondial. Le prix du lait conventionnel a dépassé le prix du lait bio au printemps 2022. Cette situation est très difficile à accepter pour les éleveurs bio, qui, comme l’essentiel des agriculteurs engagés dans des démarches sous SIQO, ont des coûts de production supérieurs aux fermes en agriculture conventionnelle. Une question posée aux éleveurs lors de l’enquête relève un état d’esprit mitigé avec 35 % des éleveurs qui se sentent en danger et 31 % pessimistes.
Ainsi, même si l’utilité des cahiers des charges de démarcation des laiteries est comprise par beaucoup, leur mise en place n’a fait qu’accroître le malaise déjà existant dans les élevages dû au contexte actuel difficile.
LE CHOIX DES EMPLACEMENTS DE RUCHER UN FACTEUR CLÉ DE LA RÉUSSITE EN APICULTURE !
L’activité apicole nécessite un travail approfondi de recherche d’emplacements sur lesquels positionner les ruches. Un bon réseau d’emplacements de ruchers permet une optimisation des déplacements et de la production ainsi qu’une meilleure adaptation aux conditions météorologiques de l’année. De nombreux critères doivent être pris en compte : accessibilité en véhicule, distance au siège d’exploitation, non visibilité depuis la route afin de ne se prémunir contre les vols, voisinage, présence d’un point d’eau à proximité, etc. D’autres critères dépendent de la période à laquelle l’emplacement sera utilisé et de la conduite du rucher, on peut citer les conditions pédo-climatiques, le parcellaire agricole et les espaces naturels environnants ou encore la présence d’autres ruches dans l’aire de butinage.
Pour étudier un territoire sur lequel on recherche un emplacement, rien ne remplace d’aller sur place en prospection et de prendre contact avec les acteurs du territoire, parmi lesquels les agriculteurs, employés municipaux, gardes forestiers, etc. Néanmoins, vue le nombre important de critères à prendre en considération, il peut être pertinent d’utiliser les outils cartographiques afin de pré-identifier des secteurs d’intérêt. Cela est d’autant plus vrai pour les ruchers conduits en apiculture biologique car le cahier des charges définit des critères supplémentaires de conformité des emplacements pendant la période de production des colonies.
Ci-dessous sont listés une sélection d’outils cartographiques gratuits, librement accessibles en ligne et facilement manipulables qui ont été identifiés comme intéressant dans la recherche et la caractérisation des emplacements de ruchers.
BEEGIS : LE CHAMPION DE L’ANALYSE SPÉCIALEMENT PENSÉ POUR L’APICULTURE
BeeGIS a été développé par l’Institut Technique et Scientifique de l’Abeille et de la Pollinisation (ITSAP – Institut de l’Abeille). Une fois un emplacement précis identifié, l’utilisateur place sur une carte son ou ses emplacements, détermine le rayon de butinage (entre 50m et 3km), choisit les couches qui l’intéressent (milieu agricole, forestier, haies, occupation des sols, etc.) puis charge les données. Il est ensuite possible de visualiser les couches sélectionnées pour l’aire de butinage déterminée, de visualiser des graphiques représentant la composition de l’aire de butinage en ha ou en pourcentage, de voir l’évolution du parcellaire agricole sur les années antérieures et pour chacune des cultures de voir la surface et la part de conventionnel et de bio. Les données sont aussi exportables sous forme de tableur. Toutes ces données ne suffisent pas systématiquement à elles seules à déterminer si un emplacement est conforme au cahier des charges bio puisque la conformité peut dépendre de la période de l’année en fonction des floraisons de cultures en cours et d’autres éléments non pris en compte par l’outil. Néanmoins, dans de nombreux cas, BeeGIS est suffisant pour se faire une idée assez précise qui sera à confirmer avec son organisme certificateur. De plus, l’outil peut aider à préciser les recherches d’emplacements en fonction du type de cultures habituellement présentes ou de l’importance des surfaces en bio.
CARTOBIO : UN PETIT NOUVEAU POUR VISUALISER LES PARCELLES BIO ET NON-BIO
Pour descendre à l’échelle de la parcelle et identifier des îlots de cultures bio, l’Agence Bio met à disposition la plateforme CartoBio depuis le site de agencebio.org dans le menu « vos outils ».
La vocation de CartoBio est « d’accompagner la définition et la mise en oeuvre des politiques territoriales de développement durable et plus particulièrement celle de la transition agroécologique » (source : Agence Bio). Il y a fort à parier que les apiculteur ·rices sauront s’en emparer pour les aider dans l’identification de secteur agricoles à faible risque d’intoxication et dans la recherche d’emplacements de ruchers conformes au cahier des charges bio !
La plateforme permet une visualisation simultanée du parcellaire agricole et de la localisation des parcelles bio notifiées auprès de l’Agence Bio sur l’ensemble du territoire. Afin de faciliter la lecture et de cibler les cultures d’intérêt apicoles ou des périodes de floraison, il est possible de ne sélectionner que certaines cultures.
Cet outil développé par l’IGN permet la visualisation de très nombreuses couches cartographiques permettant de collecter des informations sur les caractéristiques d’un territoire. Ainsi, parmi les couches d’intérêt pour la recherche ou la caractérisation d’un emplacement de rucher, on peut citer les photos aériennes, carte des sols, reliefs et pentes, carte des forêts, parcs naturels et zones Natura 2000, registre parcellaire graphique (assolements culturaux des années précédentes) et les cartes d’occupation des sols (Corine Land Cover). Lorsqu’un emplacement précis est identifié comme intéressant, l’utilisation de la carte cadastrale permet de retrouver le numéro de parcelle cadastre pour solliciter la mairie afin de trouver le propriétaire.
CARTE ADONIS : FEU ROUGE SUR LES TRAITEMENTS ET FEU VERT SUR LES PARCELLES BIO
La carte Adonis permet d’avoir une vue d’ensemble à l’échelle de la commune sur l’ampleur de l’usage de pesticides (IFT) et la part de l’agriculture biologique. En cliquant sur la carte on accède au détail de l’IFT, aux cultures majoritaires et aux cultures les plus traitées sur la commune. Cet outil permet donc d’identifier des communes pour lesquels l’environnement de butinage sera a priori moins à risque en termes d’exposition aux produits de traitement phytosanitaires.
LES LIMITES DES SYSTÈMES D’INFORMATION GÉOGRAPHIQUES
L’une des principales limites des outils cartographiques porte sur les délais d’actualisation du parcellaire agricole. En effet, l’assolement est transmis par les cultivateurs à l’administration dans le cadre des déclarations PAC en mai mais les données ne sont disponibles qu’un an et demi plus tard. Ce calendrier ne permet donc pas d’adapter son circuit de transhumance en fonction de la réalité de l’année mais uniquement en fonction de l’antériorité sur un territoire.
De plus, on ne dispose pas de l’indication si la parcelle est irrigable et encore moins si elle est effectivement irriguée. Or, cet élément peut impacter fortement la phénologie des plantes et leur production de nectar. Il n’y a pas non plus de données sur les variétés et cultivars présents et sur les itinéraires techniques des cultures alors que ces éléments peuvent avoir un impact conséquent sur le potentiel nectarifère d’une parcelle (culture, couverts et flore spontanée).
Enfin, si on s’éloigne de l’aspect ressource pour s’intéressé aux risques liés aux traitements phytosanitaires, l’information à la commune permet de connaitre l’IFT mais sans détail sur les périodes de traitement, les modes d’application et la dangerosité de la molécule pour les organismes non-cibles telle que l’abeille. Un travail plus fin de connaissance des périodes à risque en fonction des cultures et un dialogue direct avec les agriculteurs et apiculteurs déjà présents sur la zone peut alors s’avérer nécessaire.
LEXIQUE
Un rucher correspond à un lot de ruches. Par extension, le terme rucher est parfois utilisé pour désigner l’emplacement du rucher, c’est-à-dire l’endroit où le rucher est placé. Un rucher peut être sédentaire (les ruches sont présentes sur le même emplacement toute l’année) ou transhumant (les ruches sont déplacées au cours de l’année, généralement pour suivre les miellées).
Un emplacement peut être utilisé pour la production de produits de la ruche (miel, pollen, gelée royale, etc.), pour la production de reines et d’essaims ou encore comme emplacement hivernal.
VOUS SOUHAITEZ PROPOSER DES EMPLACEMENTS DE RUCHERS ?
Rendez-vous sur le site de l’ADA Occitanie et complétez le formulaire en ligne, vos propositions seront transmises aux apiculteurs et apicultrices en recherche d’emplacements pour leurs ruches : => https://bit.ly/3PvXlwe
Chaque début d’année, Bio Linéaire publie le bilan de la distribution bio spécialisée.
Ce vendredi 27 janvier à 10h, vous pourrez découvrir et échanger sur :
Évolution du CA en MSB (magasins spécialisés bio) et GMS (grandes et moyennes surfaces)
Estimation bilan MSB par familles en 2022
Le bilan des ouvertures et des fermetures
Le bilan des principales enseignes régionales et nationales.
Tendances et évolutions 2023
Intervenants : Antoine Lemaire, co-fondateur de Bio Linéaire Philippe DELRAN Co-fondateur de Bio Linéaires
Modalités
Webinar gratuit pour les adhérents du Cluster Bio, d’IBB Bretagne, de Bio Centre, d’Aprobio, d’Interbio Occitanie, d’Interbio Nouvelle-Aquitaine et d’Interbio Pays de la Loire.
Non adhérent à l’une de ces structures : 100€ HT
” L’accès au marché régional de la Grande Distribution pour les entreprises agroalimentaires BIO d’Occitanie “
Quelles opportunités régionales pour la Bio d’Occitanie en GMS ? Comment fonctionnent les enseignes ? Comment se différencier en tant que TPE-PME Bio régionale ?
Webinaire réservé aux entreprises agroalimentaires bio n’ayant jamais commercialisé en GMS, ou relativement novices sur le circuit.
>> RDV JEUDI 26 JANVIER 2023 de 15h à 16h30 >>
Webinaire co-organisé par AD’OCC et Interbio Occitanie.
En cette période économiquement complexe, il est indispensable pour les entreprises agricoles et agroalimentaires de diversifier leurs circuits de distribution, pour plus de résilience et moins de dépendance à un seul type de débouché.
C’est pourquoi AD’OCC et Interbio Occitanie vous proposent ce webinaire, exclusivement réservé aux producteurs et entreprises Bio d’Occitanie.
Objectifs
Vous apporter :
Les clés de compréhension du circuit de la GMS (ou Grande Distribution Généraliste) qui réalise plus de 50% des ventes de Bio en France,
Des conseils pour vous différencier et saisir les opportunités sur ce circuit très concurrentiel.
Contenu du webinaire(1h30)
Marché de la Bio en GMS et contexte actuel.
Comment se lancer en GMS ?
Fonctionnement de la Grande Distribution Généraliste,
Attentes du circuit et opportunités pour les TPE-PME régionales,
La production agricole bio continue sa croissance en France en 2021. Dépassant la part symbolique des 10 % de la SAU, les surfaces bio ont augmenté de 9 % depuis 2020. Les surfaces en conversion se maintiennent malgré une légère baisse de 1 %. Les presque 2,8 millions d’hectares cultivés en bio et les 57 139 exploitations génèrent 200 000 Equivalents Temps Pleins, avec 2,4 ETP par structure en moyenne.
Les premières régions productives sont l’Occitanie, la Nouvelle Aquitaine et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Les premiers départements sont le Gers (116 561 ha bio et en conversion), la Loire Atlantique (86 163 ha) et l’Aveyron (76 118 ha).
EN OCCITANIE
Pour une année supplémentaire, l’Occitanie garde sa couronne de première région bio de France, avec ses 13 265 exploitations, ses 608 285 ha et ses presque 20 % des surfaces en bio. Les surfaces et les structures suivent les augmentations nationales, continuant ainsi sur une belle dynamique de croissance. Les principales filières régionales sont les surfaces et cultures fourragères (335 725 ha et 7 649 exploitations), les grandes cultures (162 165 ha et 4 796 exploitations), la viticulture (57 042 ha et 3 329 exploitations), les fruits (12 085 ha et 3 137 exploitations), les légumes frais (5 218 ha et 2 677 exploitations) et les PPAM (2 609 ha cultivés et 818 exploitations).
INSTALLATIONS ET CONVERSIONS
L’agriculture biologique continue de recruter de nouveaux producteurs en Occitanie. Certaines filières connaissent en 2021 une légère baisse du nombre de nouvelles notifications à titre principal comme la viticulture ou les grandes cultures. Le nombre total de producteurs spécialisés dans cette filière continue néanmoins de croître.
Le nombre total de nouveaux notifiés (installations et conversions) de 2021 est supérieur à celui de 2020. Les 1 629 nouveaux notifiés en bio en 2021 sont présents dans tous les départements régionaux, même ceux dans lesquels la bio est moins développée. Les principaux départements bio se retrouvent dans ceux qui recrutent le plus : le Gers, le Gard et la Haute Garonne par exemple. 57 % de ces nouvelles notifications sont des conversions, 42 % sont des installations et le statut des dernières n’est pas connu.
Concernant le nombre d’arrêts de notification, le nombre absolu est en augmentation sur les trois dernières années. Cette augmentation est toutefois à nuancer avec l’augmentation en parallèle du nombre d’agriculteurs bio régionaux : comme ils sont plus nombreux au total, il est logique que le nombre d’arrêts augmente également. Le pourcentage d’arrêts dans le total est lui resté stable autour de 4 %. Les raisons de ces arrêts ne sont pas précisément connues. Les dernières études tendent à montrer qu’il s’agit en majorité d’arrêts de l’activité agricole (départ à la retraite, reconversion,…).
MARCHÉ BIO ET ENSEIGNES DE L’AVAL
En 2021, le marché bio marque un palier, qui fait suite à plusieurs années de croissance à 2 chiffres. L’inflation et enfin le conflit en Ukraine ont fortement perturbé les marchés. Le bio n’échappe pas à cette tendance générale. Un recul de 1,34 % de la consommation des ménages est enregistré en février 2022. Le repli des ventes de bio au sein de la grande distribution (Source GSA) est de -3 % de chiffre d’affaires sur un an (vs 2020), mais le mouvement économique à deux ans reste toujours favorable (+9,9 % vs 2019) d’après l’IRI. Pour rappel, la GMS représente 55 % des ventes de produits bio. Les filières laitières, fruits et légumes, et les oeufs / volailles sont les plus impactées aujourd’hui par cette baisse de la consommation.
En Occitanie, en 2021, avec 3 475 opérateurs aval et 23 % d’augmentation en un an, le secteur aval se porte bien et contribue à tirer la croissance de l’ensemble du secteur. Parmi ces entreprises, on dénombre 1 104 préparateurs, 2 244 distributeurs et 23 importateurs. Fin 2021, 1 315 commerces de détail proposaient des produits bio. Parmi eux, on dénombre 243 magasins spécialisés et 628 grandes et moyennes surfaces.
En 2021, le nombre de magasins ayant une notification bio (donc proposant du vrac, un terminal de cuisson de pain et/ou de boucherie-fromagerie bio) en Occitanie a fortement augmenté en GMS par rapport à l’année précédente. Cette dynamique est due principalement à une enseigne qui a développé une gamme de produits de boulangerie bio en magasins.
En GMS, les principales enseignes de la région sont Carrefour suivi d’Intermarché et de Lidl. En magasins spécialisés, Biocoop reste leader, suivi de Sobio/Bio c Bon, La vie Claire et une multitude de magasins indépendants.
Les départements où l’on retrouve le plus de magasins bio sont ceux avec de grandes métropoles: autour de Toulouse en Haute-Garonne et de Montpellier dans l’Hérault. Suivent les zones touristiques méditerranéennes avec le Gard et les Pyrénées-Orientales.
La 4e édition du Colloque de la Restauration Collective Bio et Régionale s’est déroulée le 30 novembre dernier à Cazouls-Lès-Béziers (34).
Avec plus de 100 personnes présentes, l’événement fut très apprécié !
Retrouvez ci-dessous les différentes présentations des interventions de la Table-ronde « L’implication de tous les acteurs : une démarche engagée et pérenne », de l’atelier Marché Public, de la cuisine centrale de Millau, de la ville de Cazouls-Lès-Béziers ainsi que les capsules vidéos réalisées par Interbio Occitanie sur “La Bio en restauration collective, halte aux préjugés”.
TABLE-RONDE
> Présentations des interventions de la Table-ronde « L’implication de tous les acteurs : une démarche engagée et pérenne »
Ville de Montpellier : un projet pédagogique alimentaire global en lien avec la cuisine centrale
EHPAD Résidence Couserans Pyrénées (09) et la SCIC Nourrir l’Avenir : la formation de l’ensemble des équipes, élément central pour une démarche portée par tous (cuisine et accompagnants)
Cuisine Centrale de Millau : la communication auprès des parents et enfants
Association des éleveurs bio de l’Aude et chefs audois (collèges et lycées) : une formation découpe /une idée pour développer ses achats en viande bio
RDV à partir de 9h15 pour l’accueil café à la salle des fêtes de Pessan
(Chemin de Lalanne 32550 Pessan)
Pour la 12ème année consécutive, les Bios du Gers, en collaboration avec le GAB65, vous invitent au Colloque de l’Agriculture Biologique de Conservation ! Une journée d’ouverture, d’échanges et de témoignages pour phosphorer ensemble sur les systèmes innovants, résilients et autonomes qui construisent l’agriculture de demain.
En 20 ans, le Sud-Ouest est passé d’un maillage de fermes en polyculture-élevage à une dynamique de spécialisation rapide, entraînant augmentation de la taille des exploitations et baisse de la biodiversité au passage. D’autre part, l’inflation du prix des intrants, les biosécurités, les filières favorisant les effets de seuil, etc, contribuent à la déprise des élevages extensifs à taille humaine. Le niveau de dégradation des sols et la raréfaction des engrais organiques inquiètent le monde de la bio qui ne reste pas les bras croisés. Depuis de nombreuses années, nous travaillons avec nos adhérents sur le maintien de la fertilité des sols grâce au végétal en mobilisant les piliers de l’ABC (couverture maximale des sols, moindre perturbation mécanique, biodiversité dans et hors des champs). L’animal a toute sa place dans cette démarche dans sa capacité à réintroduire de la diversité et à venir boucler ces cycles. L’enjeu de la polyculture-élevage réside dans la dé-spécialisation des agroécosystèmes et la désindustrialisation des filières. Mais où sont passées vaches et brebis ?