Témoignage d'Aurélie Genolher, Maire de Marsillargues-Atuech (30) 1

Témoignage d'Aurélie Genolher, Maire de Marsillargues-Atuech (30)

Témoignage d’Aurélie Genolher, Maire de Marsillargues-Atuech (30)

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“Conseillère Régionale d’Occitanie déléguée à l’Agriculture Biologique sur la précédente mandature régionale, j’ai défendu la création du Label Territoire Bio Engagé et j’ai été ravie de sa mise en place. Quel honneur d’être la première commune gardoise a avoir obtenu ce label ! Cela a eu de belles répercussions sur la dynamique de mon équipe municipale (fonctionnaires et élu.es).

Depuis des années, la commune travaille sur ses valeurs et la mise en place de partenariat avec les agriculteurs en conversion bio. Je me suis toujours dit qu’à plusieurs, nous étions plus forts !

Territoire Bio Engagé, 3 beaux termes de valorisation pour la commune et la population de Massillargues-Atuech !”


Bio&Pro - Forum des Investisseurs : Investir pour s'adapter et rebondir en 2023 ! 2

Bio&Pro - Forum des Investisseurs : Investir pour s'adapter et rebondir en 2023 !

Le Forum des Investisseurs revient le mardi 18 avril à Auzeville-Tolosane.

Cet évènement s’adresse aux entreprises, coopératives ou groupes d’agriculteurs d’Occitanie souhaitant développer ou consolider un projet ou une gamme de produits bio. Il permet de rencontrer en peu de temps de nombreux partenaires financiers potentiels, qu’ils soient du secteur privé ou public.


Résultats des couverts végétaux d'automne/hiver en maraîchage diversifié 3

Résultats des couverts végétaux d'automne/hiver en maraîchage diversifié

Le groupe de maraîchers qui travaille sur les couverts végétaux souhaite élargir la gamme de choix des espèces à cultiver en automne/hiver. Dans cet objectif, neuf fermes et le CFPPA de Pamiers ont mis en place les mélanges phacélie/moutarde brune et phacélie/fèverole Scuro en comparaison au mélange déjà validé phacélie/radis asiatique Daïkon CS. Les difficultés liées à la réussite d’un couvert végétal ont fait que les résultats n’ont été exploitables que sur quatre sites. Les semenciers Antoine BEDEL de Lidea (fusion de Caussade Semences et d’Euralis Semences) et Amaury JACQUIER de Barenbrug ont accompagné ces essais. Les relevés au champ sont effectués grâce à l’application Amiculteurs.

PROTOCOLE
Pour créer des références locales, les maraîchers s’entendent sur un protocole commun. Le but qui les unit est la recherche d’un couvert végétal qui protège le sol en hiver, libère les parcelles tôt au printemps pour implanter les légumes primeurs en plein champ et qui soit facile à détruire. La date de semis des couverts testés doit être comprise entre mi-août et mi-septembre. Les densités sont : phacélie Lilla 10 Kg/ha, radis Daïkon CS 4 Kg/ha, moutarde brune Etamine 8 Kg/ha et fèverole Scuro 40 Kg/ha.

A l’aide de la méthode MERCI (Méthode d’Estimation des Restitutions par les Cultures Intermédiaires), développée en 2010 par la Chambre Régionale d’Agriculture Nouvelle-Aquitaine, nous avons comparé différentes caractéristiques des couverts cultivés sur les quatre fermes. Quelques-unes sont présentées ci-dessous. En fonction de ses objectifs de production, des besoins des cultures suivantes et de ses autres questionnements, chaque maraîcher va regarder en détails les indicateurs qui y répondent.

GRAPHIQUE 1 : COMPARAISON DES TAUX DE MATIÈRES SÈCHES ET DU RAPPORT C/N DES DIFFÉRENTS MÉLANGES

Matières sèches aériennes et racinaires (T/Ha) et rapport C/N

C/N est le rapport entre le carbone organique et l’azote total. C’est un indicateur du potentiel humigène du produit, qui permet de juger du degré d’évolution de la matière organique, c’est-à-dire de son aptitude à se décomposer plus ou moins rapidement dans le sol.Il est couramment admis que, plus le rapport C/N d’un produit est élevé, plus il se dégrade lentement dans le sol et fournit de l’humus stable. Il est également souvent cité comme indicateur de la maturité des composts : un C/N compris entre 15-20 serait l’indicateur d’un compost mûr. Attention, les références évoluent et se complètent? Actuellement de nombreuses études démontrent les limites d’utilisation de ce paramètre par la mise en évidence de vitesses de décomposition rapides pour des produits à C/N élevé ou une décomposition lente pour des produits ayant un C/N faible (< 15).

RÉSULTATS
Bien que les couverts ne se soient pas développés de la même manière sur les différentes fermes, des grandes tendances apparaissent :

  • Dans le mélange phacélie/moutarde brune, la moutarde a étouffé la phacélie et le rapport C/N est élevé, donc la décomposition est plus longue. La forte production de biomasse de la moutarde brune et sa capacité plus importante à couvrir le sol et à étouffer les plantes présentes par rapport au radis asiatique Daïkon CS en font tout de même un couvert végétal intéressant. Cf Photo 2
  • Le mélange phacélie/fèverole a besoin d’être testé une seconde année, en augmentant peut-être un peu la densité de la fèverole afin qu’elle tuteure un peu mieux la phacélie et qu’elle assure la couverture du sol lorsque la phacélie gèle. Cf Photos 3 et 4

GRAPHIQUE 3 : COMPARAISON DES DEUX DENSITÉS DE RADIS DAÏKON CS EN ASSOCIATION AVEC LA PHACÉLIE
En parallèle à ces essais communs, Alban REVEILLE a testé une modalité phacélie/radis asiatique en doublant la densité du radis. Il cherchait à diminuer le calibre des racines de radis afin d’accélérer leur décomposition.

INTERPRÉTATIONS
A la lecture des graphiques 1 et 3, on observe que l’objectif est atteint. En effet, la production de Matières Sèches aérienne et souterraine est équivalente dans les deux modalités, de même que le rapport C/N. La différence réside dans le nombre de racines qui est bien deux fois plus important et leur poids qui est plus de trois fois plus faible dans la modalité doublée. Les racines, plus nombreuses et plus petites sont ainsi plus rapidement décomposées. Cela a été observé lors de la préparation des planches pour la culture suivante. Pour la modalité doublée un rapide passage au râteau a suffi à pousser dans les allées les quelques restes pas encore dégradés. Cf Photos 5 et 6. Pour cet automne Alban renouvellera la culture de cette modalité doublée.

Pour conclure ces essais, nous notons que la forte production de biomasse et le côté plus couvrant et plus étouffant de la moutarde brune par rapport au radis asiatique Daikon CS, en font un couvert végétal intéressant. Cependant son rapport C/N plus élevé qui induit une décomposition plus longue fait que la moutarde brune n’est pas adaptée aux fermes peu mécanisées et sans travail du sol, comme culture précédent les primeurs. En revanche, dans le cadre de fermes mécanisées et avec un travail de sol important et soigné, la moutarde peut être intéressante avant primeur… à condition d’avoir le créneau météo pour la détruire tôt en sortie d’hiver.

Pour les fermes peu mécanisées sans travail du sol, la moutarde brune pourrait aussi être implantée sur une parcelle disponible tôt à l’automne, en précédent de culture estivale.

Une autre possibilité intéressante derrière les cultures de pommes de terre, oignons et courges précoces, avec pour objectif de couvrir la parcelle et de produire de la matière organique sur le créneau de septembre à mai, pourrait être d’enchainer de la moutarde brune semée au 15 août, puis détruite au rolofaca fin octobre pour ensuite semer un couvert végétal graminée/légumineuse, laissé en place jusqu’à mai. Pour faire avancer l’expérimentation paysanne, Alban REVEILLE tentera peut-être de valider cet itinéraire sur 100 m² cet l’automne.

D’autre part, en semences pures, le radis asiatique Daikon pourrait être comparé, de manière plus poussée à la moutarde brune. En effet, la moutarde brune est plus couvrante, elle produit plus de biomasse globalement dont beaucoup de biomasse aérienne et elle monte plus rapidement à graine donc son semis pourrait être décalé de 15 jours, soit fin août. L’avantage est que la semence est plus facile à se procurer.

Le radis asiatique Daikon CS est plus bas, il produit plus de biomasse racinaire, cela est intéressant pour une gestion manuelle de cette biomasse et pour laisser le sol moins couvert donc moins isolé au printemps.

Concernant la comparaison des deux densités de radis Daïkon CS, pour une production de biomasse équivalente et une meilleure facilité de destruction, Alban REVEILLE valide la densité doublée de radis Daïkon CS.

A propos de l’essai avec la fèverole à petit PMG (Poids de Mille Grains), les Jardins du Buréou souhaitent augmenter la densité de la fèverole afin qu’elle soutienne mieux la phacélie.

À SUIVRE…
Pour poursuite et affiner ces recherches sur le terrain, une commande groupée des couverts d’automne est organisée et pour aider à obtenir des références locales, ces essais seront accompagnés par une apprentie en licence professionnelle qui viendra renforcer l’équipe dès septembre

Par Delphine DA COSTA, relecture Alban REVEILLE, Bio Ariège Garonne

Crédit photo : Shutterstock


L’arboriculture fruitière à l'honneur du 1er RDV Tech&Bio en Occitanie 4

L’arboriculture fruitière à l'honneur du 1er RDV Tech&Bio en Occitanie

Le 22 juin 2022, l’Occitanie accueillait son premier Rendez-vous Tech&Bio consacré à l’arboriculture à Montauban. Le Rendez-vous Tech&Bio est une déclinaison régionale du Salon international Tech&Bio, à l’initiative des Chambres d’agriculture qui se tient dans la Drôme depuis 2007.

Ces manifestations professionnelles se déroulent à tour de rôle d’une année sur l’autre et suivant les régions. Elles souhaitent favoriser la transition des systèmes vers la multi-performance et répondre aux enjeux de développement de l’agriculture biologique.

TECHN&BIO ARBORICULTURE EN TARN ET GARONNE
L’objectif pour l’Occitanie d’atteindre les 30% des surfaces en AB en 2050 représente pour certaines filières un vrai challenge, c’est le cas pour l’arboriculture. Aussi, la Chambre régionale d’agriculture a décidé de mettre en avant cette filière. Le Tarn-et-Garonne, département leader en production fruitière, était tout désigné pour accueillir ce premier Rendez-Vous Tech&Bio dans un site remarquable, au coeur des vergers expérimentaux du CEFEL et du Lycée agricole du Tarn-et-Garonne.

Les Rendez-Vous Tech&Bio visent à diffuser et partager les connaissances, les savoir-faire et les dernières nouveautés en matière de pratiques bio et alternatives, pour encourager la transition vers des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Pour cela, le salon professionnel Tech&- Bio fait une large place aux démonstrations, aux ateliers d’échanges techniques et aux conférences, en plus d’un village exposants permettant de présenter les dernières nouveautés.

L’innovation technique et le numérique étaient au coeur de cette édition pour répondre aux enjeux actuels rencontrés par les arboriculteurs et proposer des réponses, que ce soit le changement climatique, la gestion de l’enherbement, des maladies et ravageurs des vergers, la pénibilité du travail et donc la problématique de main d’oeuvre, la robotique, etc.

LE VILLAGE DES EXPOSANTS
Ce sont plus de 80 entreprises qui ont présenté leurs matériels, produits, services dans le village des exposants, réparti par pôle d’activité : un Pôle Services (Certifications, Commerce de gros, Institutionnels, Organisations de Producteurs, Expéditeurs Fruits et Légumes), un Pôle Protection et Nutrition du verger (sociétés et distributeurs de produits phytos, d’engrais utilisables en AB), un Pôle Infrastructures du verger (Photovoltaïque, filets, irrigation), un Pôle Mécanisation du verger (Fournisseurs de matériel de pulvérisation, entretien du sol, récolte), un Pôle Conservation et Qualité (matériels de conservation) un Pôle Plants et Semences (Pépiniéristes et semenciers) et un Pôle Innovation (robotique et numérique).

Environ 750 visiteurs ont participé à ce Rendez-Vous Tech&Bio Arboriculture, avec une majorité d’agriculteurs (plus de 60%), de conseillers agricoles et d’étudiants.

En complément des démonstrations et pour faciliter les échanges et transmissions de connaissances, la manifestation a proposé 4 conférences et 11 ateliers. Traitant de sujets techniques au coeur des préoccupations des agriculteurs, ces temps forts étaient animés par des experts venus de toute la France. Des témoignages d’agriculteurs et d’entreprises régionales ont ancré les propos pour faciliter les discussions et les débats. Ces temps de rencontres privilégiés ont été particulièrement appréciés par le visitorat.

Les thèmes des conférences concernaient la lutte contre les maladies de conservation et maîtrise des modes de stockage pour les fruits conduits en AB, les méthodes de gestion des pucerons en verger biologique, le marché des fruits biologiques : point sur la situation actuelle et les perspectives, l’adaptation des vergers au changement climatique et à la gestion de l’eau.

Les thèmes des ateliers balayaient un large champ pour permettre la diffusion des avancées régionales selon les sujets. Ils ont concerné alternativement la conversion et la réglementation bio, les stratégies de gestion de l’enherbement des vergers, l’évolution des systèmes arboricoles grâce aux innovations autour du numérique avec Occitanum, le raisin de table en bio : présentation de la forme de conduite « mini gable », la méthode alternative de lutte contre la mouche de l’olive, la noix bio de demain : Optimiser la santé des noyers par la nutrition, réussir la production de noisette biologique, lever les verrous à la culture de l’amandier en agriculture biologique (CasDAR LEVEAB), le grenadier en culture biologique, le Kaki en culture biologique, le pistachier en culture biologique.

L’ensemble des conférences et des ateliers sont disponibles en vidéo et podcast sur le site :
=> https://bit.ly/3hLdzWc

RETROUVEZ LES POSTERS DES ATELIERS :
=> https://bit.ly/3HBvXLA

VIDÉOS DES CONFÉRENCES ET ATELIERS :
=> https://bit.ly/3hLdzWc

LES DÉMONSTRATIONS, LES CONFÉRENCES ET LES ATELIERS TECHNIQUES
Véritable ADN de la marque Tech&Bio, la manifestation a proposé des démonstrations tout au long de la journée sur quatre zones dédiées dans les vergers. Elles sont un moyen pratique pour les visiteurs de pouvoir vérifier « en direct » l’efficacité de certains outils et techniques. Sous la coordination des partenaires de la Fédération régionale des CUMA, elles se répartissaient en 5 rubriques :
1. Outils intercep
2. Exosquelettes pour réduire la pénibilité du travail, animés par la MSA Midi-Pyrénées Nord
3. Travail du sol
4. Gestion de l’enherbement
5. Protection des vergers et pulvérisation

LES PARTENAIRES
Initié par la Chambre régionale d’agriculture, de nombreux partenaires se sont mobilisés pour contribuer à la réussite de ce premier Rendez-Vous tech&Bio

  • ses partenaires techniques : les Chambres d’agriculture du Tarnet- Garonne et des Pyrénées Orientales, le CEFEL, la FRCUMA, le Lycée Agricole Campus Terre et Vie
  • ses partenaires financiers : Europe, Région Occitanie, Agence de l’Eau Adour-Garonne, Etat
  • ses sponsors : MSA MPN, Crédit Agricole NMP, Banque Populaire Occitane, Ville de Montauban, Grand Montauban, Blue Whale, Vergers Cancel, Etablissements Boyer, Qualisol

À SUIVRE…
Malgré toutes les tensions de ces dernières années, le monde agricole s’adapte constamment pour répondre aux enjeux environnementaux, de production, sociétaux, climatiques. Les agriculteurs répondent toujours présent.

Fort du succès de cette première édition riche d’enseignements, d’autres filières importantes dans notre région qui ont aussi besoin d’un moment dédié à leurs problématiques et solutions pourraient dans deux ans se lancer dans l’aventure d’un Rendez-Vous Tech&Bio.

Par Jean-Michel THEVIER et Anne GLANDIERES, Chambre Régionale d’Agriculture d’Occitanie

Crédits photos : Shutterstock


Les fruits bio en région en 2021 5

Les fruits bio en région en 2021

LA FILIÈRE EN FRANCE
Les surfaces et le nombre d’exploitations fruitières françaises bio ne font qu’augmenter depuis plus de 10 ans. La part des vergers bio en France presque triplé sur cette période : de 5,6 % en 2011, elle est passée à 16,2 % en 2021. Les vergers bio se situent majoritairement dans le quart sud-ouest de la France. Les principaux départements producteurs sont la Dordogne (4 280 ha et 612 exploitations), le Lot et Garonne (3 556 ha et 409 exploitations) et les Bouches du Rhône (3 910 ha et 540 exploitations).

EN OCCITANIE
A l’image de la dynamique nationale, la culture des fruits bio en Occitanie n’a cessé de se développer au cours de la dernière décennie. La part en bio dans les vergers régionaux est passée de 5,4 % en 2011 à 17 % en 2021. Sur les 3 137 exploitations régionales bio produisant des fruits, 1 196 (38 %) sont spécialisées dans l’arboriculture. Pour les autres, la production principale est la viticulture (708 exploitations), les légumes (pour 520) et l’oléiculture, les grandes cultures, la viande et les PPAM pour le reste.

La répartition des surfaces par catégorie de fruits est sensiblement la même qu’au niveau national : 60 % des surfaces sont cultivées en fruits à pépins et à noyau. Cette proportion est conservée pour le nombre d’exploitations. Comme pour le national, la seconde place va aux fruits à coque pour les surfaces et le nombre d’exploitations (3 723 ha et 723 exploitations). La hiérarchie des productions détaillées en région est la même qu’en France. On trouve en tête de classement les pommes de table (1 692 ha pour 425 exploitations), puis les noix (1 530 ha et 267 exploitations) et en troisième position les châtaignes (1 342 ha et 291 exploitations).

INSTALLATIONS
La filière arboriculture est une filière qui recrute. Bien qu’une légère baisse du nombre de nouveaux arboriculteurs spécialisés soit constatée en 2021 par rapport aux trois années précédentes, il reste important. Les fruits sont la 5ème spécialisation choisie en 2021 par les nouveaux agriculteurs bio d’Occitanie, derrière la viticulture, les grandes cultures, les légumes et les fourrages.

EN SAVOIR +
retrouvez la fiche filière dans son intégralité ici :
=> https://bit.ly/3FXWbGX

Par Lucie Poline, Interbio Occitanie

Crédit photo : Shutterstock


Des fiches pour partager l'expérience d'éleveurs Occitans de chèvres en bio 6

Des fiches pour partager l'expérience d'éleveurs Occitans de chèvres en bio

La région Occitanie est la 4ème région de France en élevage de chèvres bio. Forte de ses 18 125 têtes et de ses 274 exploitations productrices en 2021, la région bénéficie d’une belle dynamique de développement. Le nombre d’exploitations certifiées bio ou en conversion a augmenté de 6 % par rapport à 2020 et le nombre de chèvres de 9 %. Les conversions marquent le pas avec une baisse de 30 % en un an mais restent significatives avec 1 053 chèvres dans le processus en 2021. 14 % du cheptel caprin régional est en bio.

Si la majorité des producteurs transforment le lait sur l’exploitation et commercialisent leurs produits en circuit court, d’autres se diversifient ou se spécialisent dans la vente de lait en circuit long. La dynamique de conversion de ces dernières années a en effet été portée par la demande de certains opérateurs de l’aval comme la Lémance.

 

FICHES-TÉMOIGNAGES D’EXPLOITATIONS CAPRINES
Suite à cette forte dynamique, le réseau Interbio (Bio 46, l’APABA, les Bios du Gers, les chambres d’agriculture de la Lozère, de l’Aveyron et Interbio Occitanie) a souhaité réaliser des fiches détaillant différents modèles d’exploitations, basées sur des témoignages d’éleveurs de la région. Destinées aux conseillers et aux porteurs de projets, ces fiches ont pour objectif de valoriser l’expérience de ces éleveurs sur la création de nouveaux ateliers caprins laitiers et fromagers bio et la conduite d’élevage. Des données technico-économiques sont également présentées afin de faciliter l’accompagnement de nouveaux candidats à la production caprine.

11 fiches, une par exploitation, ont donc été réalisées dans cet objectif, en essayant de représenter la plus grande diversité possible des exploitations (destination du lait, altitude, système fourragers, …) pour représenter le maximum de modèles de la région, depuis les vallées jusqu’aux montagnes. Le panel d’exploitation représente donc :

  •  7 systèmes 100% fromagers
  •  2 systèmes 100% laitiers
  • 2 systèmes mixtes cumulant la collecte en circuit long mais aussi la transformation à la ferme

Les fiches « Portrait de ferme » se composent comme suit :

  • le système d’exploitation (sol, troupeau, débouché, équipements, travail, etc.)
  • les motivations des producteurs vis-à-vis de l’engagement dans la filière lait de chèvre bio
  •  le(s) débouché(s) (choix, motivations, stratégies recherchées, etc.)
  • les investissements,
  • la gestion du travail (organisation, travail d’astreinte et de saison, répartition annuelle, pénibilité, etc.)
  • la trajectoire de réalisation du projet, de l’origine à aujourd’hui
  • les indicateurs de fonctionnement (techniques, technico-économiques, économiques, résilience, etc.)
  • les complémentarités et/ou synergies sur l’exploitation (travail, productions, débouchés, etc…
  • les conseils des éleveurs en place aux porteurs de projets pour réussir

Ces fiches sont valorisées par des actions de diffusion et de sensibilisation auprès des agriculteurs et des acteurs de la filière lait de chèvre bio (exemples : journée amont / aval, journées portes ouvertes en laiteries ou fromageries, en fermes, etc.).

Elles sont à retrouver sur le site internet d’IBO : https://bit.ly/3WoDNwg

Par Lucie Poline, Interbio Occitanie

Crédit photo : Shutterstock


Filière bovin lait : les démarches "Bio+" dans un contexte économique national perturbé 7

Filière bovin lait : les démarches "Bio+" dans un contexte économique national perturbé

Les principaux collecteurs de lait de vache bio français ont récemment mis en place des démarches de démarcation propres à chacun. Ces initiatives vont au-delà du cahier des charges AB européen et reposent essentiellement sur des critères à la production. L’objectif affiché est de créer de la valeur ajoutée pour la filière. Cependant, ces cahiers des charges occasionnent des surcoûts plus ou moins importants selon les systèmes de production. Ils constituent alors, pour une partie des éleveurs, une charge supplémentaire qui n’est pas la bienvenue dans le contexte économique actuel. De l’analyse des démarches « Bio+ » : opportunités ou menaces, cette étude présente le point de vue des éleveurs d’Occitanie.

CONTEXTE DE L’ÉTUDE

En 2021, la commission Filières Laits bio d’Interbio Occitanie a demandé la réalisation d’une étude pour évaluer les conséquences de la mise en place des démarches privées des collecteurs présents en Occitanie sur les élevages. Mathilde Genes, élève ingénieur de l’ENSAT co-encadrée par Ludivine Cureau – IBO et Stéphane Doumayzel – Chambre d’agriculture de l’Aveyron a réalisé son stage de fin d’études sur le sujet. Ce travail permet de donner quelques pistes de réflexions aux professionnels de la région.

UN MARCHE DU LAIT DE VACHE BIOLOGIQUE TENDU

Dans un contexte de marché déséquilibré, la collecte de lait biologique en France a enregistré, en 2021 une hausse de 11 % par rapport à 2020, avec un volume de 1,27 millions de tonnes. Selon les données publiées par le CNIEL et France AgriMer, le lait biologique a représenté 5,2 % de la collecte nationale en 2021. Sur la base des sept premiers mois de 2022, la France est devenue le premier producteur de lait de vache biologique en Europe devant l’Allemagne, le Danemark et l’Autriche. En Occitanie, la collecte sur 12 mois glissants enregistre une baisse à partir de juillet 2022 de 2,5 %. Le prix du lait bio ramené au standard sur 12 mois glissants en juillet 2022 en France est de 456,1 € / 1 000 litres. Pour la même période, il s’établit à 519,1 €/1 000 l en Allemagne, 499,70 €/1 000 l en Autriche.

Les fabrications de produits laitiers biologiques sur les sept premiers mois de 2022 sont en baisse en tonnage par rapport à 2021 : laits liquides conditionnés -6,3 %, produits laitiers frais -13,2 %, crème conditionnée -31,2 %, beurre -21,8 %, poudres de lait -28,6 %, fromages -5,6 %. En revanche, les prix de vente aux consommateurs des produits laitiers biologiques sont globalement en hausse : lait biologique de +1,2 % à +4,7 % par trimestre sur les trois premiers de 2022, beurre -0,2 % à +7,2 % par trimestre sur les trois premiers de 2022, ultras frais -0,8 % à +2,9 % par trimestre sur les trois premiers de 2022, fromages de +1,7 % à +3,9 % par trimestre sur les trois premiers de 2022.

 

LES LAITERIES D’OCCITANIE SE DEMARQUENT

La collecte de lait de vache bio en Occitanie se fait majoritairement par trois laiteries : la coopérative Sodiaal Union, Biolait et Lactalis. Ces trois principaux opérateurs ont dernièrement mis en place leurs propres marques bio, avec des référentiels possédant des exigences allant au-delà du cahier des charges européen. Sont ainsi apparus la “Démarche Qualité Biolait” en 2017, la démarche “Bio et engagé” de Lactalis en 2019 et le référentiel “Bio pré de vous” de la coopérative Sodiaal Union en 2020. Dans tous les cas, ces démarches ont été mises en place à la suite d’une phase de discussion avec les éleveurs. Elles permettent notamment de revaloriser les atouts du lait bio en mettant en avant des pratiques respectueuses de l’environnement, du bien-être animal et de la santé.

Le schéma ci-après reprend l’ensemble des critères cumulés des trois cahiers des charges mis en place par les laiteries présentes en Occitanie.

UN IMPACT ÉCONOMIQUE TRÈS VARIABLE SELON LES EXPLOITATIONS

Afin d’évaluer l’impact économique de ces cahiers des charges sur les exploitations laitières d’Occitanie, une étude a été réalisée sur trois cas types construits par le dispositif Bioréférence (Pôle bio Massif central). Il s’agit d’exploitations types du Massif Central optimisées. Elles représentent donc des exploitations du Nord Est de la région, soit la majorité des exploitations de vaches laitières bio d’Occitanie.

Les surcoûts s’étalent de + 0,5 à 5,4 €/1 000 L selon les cahiers des charges et les systèmes d’exploitation. De tous les critères, l’aliment d’origine France est l’exigence ayant le surcoût le plus élevé, en particulier la part et l’origine du soja. Comme cette étude s’appuie sur des cas types optimisés, sur le terrain, certaines fermes bio peuvent avoir des achats d’aliment plus importants et enregistrer des surcoûts, par conséquent, plus élevés. De plus, une exploitation ayant besoin de modifications de fond comme pour les normes de bâtiment, de pâturage ou de qualité du lait aura plus de difficultés à entrer dans les cahiers des charges Bio+. Malgré tout, à ce jour, au-delà des surcoûts évoqués précédemment, la majorité des exploitations se sont adaptées aux nouvelles normes proposées.

Des entretiens qualitatifs individuels ont été menés chez 12 éleveurs d’Occitanie aux exploitations très différentes. Leur point de vue quant aux nouveaux cahiers des charges propres aux laiteries sont résumés dans la matrice SWOT ci-après.

DES ÉLEVEURS AU POINT DE VUE VARIABLE

Afin de connaître le point de vue des éleveurs sur les nouveaux cahiers des charges des laiteries, une enquête a été menée en ligne du 21 avril au 30 juin 2022. Elle a permis de mettre en lumière les typologies d’exploitations en fonction de leur positionnement par rapport aux cahiers des charges « Bio + ».

Ainsi, ceux qui sont plutôt favorables au développement des nouveaux cahiers des charges des laiteries sont des exploitations dont la conversion est antérieure à la dernière vague de conversion de 2015 – 2017, avec une part importante de pâtures dans la ration. L’hypothèse peut être faite que les premières exploitations qui se sont tournées vers la production bio étaient des exploitations dont le système était plus extensif, très proche du cahier des charges bio. Les conversions en bio de ces exploitations ont été progressives et n’ont pas généré de forts bouleversements.
Elles s’inscrivent assez facilement dans les cahiers des charges proposés par les laiteries. En grande tendance, ces exploitations sont aussi plutôt autonomes en aliment et ont plus de deux temps pleins en main d’œuvre. Elles se caractérisent aussi par une optimisation du pâturage, avec des périodes de pâture exclusive, qui permettent de maitriser les surcoûts, en particulier en complémentaire azoté. Au contraire, les exploitations qui se positionnent plutôt contre le développement de ces nouvelles demandes sont celles qui se sont converties plus récemment. Ces dernières ont sans doute plus de changements à opérer, en plus des changements récents de leur passage en bio.

Afin de faire face aux surcoûts occasionnés par la mise en place des cahiers des charges, mais également par l’augmentation du prix des matières premières, des solutions sont envisagées par les éleveurs. Elles vont de la diversification des activités de l’exploitation, aux réflexions sur l’autonomie alimentaire, la place du maïs, etc. Pour certains, l’arrêt de la production bio se pose soit en repassant au conventionnel, soit en arrêtant définitivement la production laitière. De nombreux éleveurs se sont déjà posés cette question.

Réunion de présentation des évolutions règlementaires européennes pour les éleveurs de vaches laitières biologiques organisée par la Chambre d’agriculture de l’Aveyron. Au-delà des démarches de démarcation proposées par les laiteries, le cahier des charges AB européen apporte aussi de nouvelles exigences pour les éleveurs bio (bien-être animal, achat d’animaux reproducteurs, etc.).

UN CONTEXTE ECONOMIQUE PLUS IMPACTANT QUE LES CAHIERS DES CHARGES

Aujourd’hui, plus que les cahiers des charges, c’est tout un contexte économique qui pousse les éleveurs à optimiser leur production. En effet, les éleveurs interrogés ont majoritairement eu un discours penchant vers l’acceptation des démarches privées dans un contexte plus favorable, avec un prix compensant les surcoûts occasionnés. Cependant, la filière laitière bio subit actuellement un déséquilibre avec une production supérieure à la demande, occasionnant un fort déséquilibre entre le prix du lait biologique et l’accroissement des coûts de production (augmentation du prix des intrants, changement climatique, etc.).

A l’inverse, la filière conventionnelle voit le prix du lait en forte hausse, avec un déficit de lait sur le marché mondial. Le prix du lait conventionnel a dépassé le prix du lait bio au printemps 2022. Cette situation est très difficile à accepter pour les éleveurs bio, qui, comme l’essentiel des agriculteurs engagés dans des démarches sous SIQO, ont des coûts de production supérieurs aux fermes en agriculture conventionnelle. Une question posée aux éleveurs lors de l’enquête relève un état d’esprit mitigé avec 35 % des éleveurs qui se sentent en danger et 31 % pessimistes.

Ainsi, même si l’utilité des cahiers des charges de démarcation des laiteries est comprise par beaucoup, leur mise en place n’a fait qu’accroître le malaise déjà existant dans les élevages dû au contexte actuel difficile.

Par Stéphane Doumayzel, conseiller en AB, Chambre d’agriculture de l’Aveyron et Ludivine Cureau, chargée de mission, Interbio Occitanie

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Étudier l'aire de butinage des abeilles à l'aide d'outils cartographiques 8

Étudier l'aire de butinage des abeilles à l'aide d'outils cartographiques

LE CHOIX DES EMPLACEMENTS DE RUCHER UN FACTEUR CLÉ DE LA RÉUSSITE EN APICULTURE !

L’activité apicole nécessite un travail approfondi de recherche d’emplacements sur lesquels positionner les ruches. Un bon réseau d’emplacements de ruchers permet une optimisation des déplacements et de la production ainsi qu’une meilleure adaptation aux conditions météorologiques de l’année. De nombreux critères doivent être pris en compte : accessibilité en véhicule, distance au siège d’exploitation, non visibilité depuis la route afin de ne se prémunir contre les vols, voisinage, présence d’un point d’eau à proximité, etc. D’autres critères dépendent de la période à laquelle l’emplacement sera utilisé et de la conduite du rucher, on peut citer les conditions pédo-climatiques, le parcellaire agricole et les espaces naturels environnants ou encore la présence d’autres ruches dans l’aire de butinage.

Pour étudier un territoire sur lequel on recherche un emplacement, rien ne remplace d’aller sur place en prospection et de prendre contact avec les acteurs du territoire, parmi lesquels les agriculteurs, employés municipaux, gardes forestiers, etc. Néanmoins, vue le nombre important de critères à prendre en considération, il peut être pertinent d’utiliser les outils cartographiques afin de pré-identifier des secteurs d’intérêt. Cela est d’autant plus vrai pour les ruchers conduits en apiculture biologique car le cahier des charges définit des critères supplémentaires de conformité des emplacements pendant la période de production des colonies.

Ci-dessous sont listés une sélection d’outils cartographiques gratuits, librement accessibles en ligne et facilement manipulables qui ont été identifiés comme intéressant dans la recherche et la caractérisation des emplacements de ruchers.

BEEGIS : LE CHAMPION DE L’ANALYSE SPÉCIALEMENT PENSÉ POUR L’APICULTURE

BeeGIS a été développé par l’Institut Technique et Scientifique de l’Abeille et de la Pollinisation (ITSAP – Institut de l’Abeille). Une fois un emplacement précis identifié, l’utilisateur place sur une carte son ou ses emplacements, détermine le rayon de butinage (entre 50m et 3km), choisit les couches qui l’intéressent (milieu agricole, forestier, haies, occupation des sols, etc.) puis charge les données. Il est ensuite possible de visualiser les couches sélectionnées pour l’aire de butinage déterminée, de visualiser des graphiques représentant la composition de l’aire de butinage en ha ou en pourcentage, de voir l’évolution du parcellaire agricole sur les années antérieures et pour chacune des cultures de voir la surface et la part de conventionnel et de bio. Les données sont aussi exportables sous forme de tableur. Toutes ces données ne suffisent pas systématiquement à elles seules à déterminer si un emplacement est conforme au cahier des charges bio puisque la conformité peut dépendre de la période de l’année en fonction des floraisons de cultures en cours et d’autres éléments non pris en compte par l’outil. Néanmoins, dans de nombreux cas, BeeGIS est suffisant pour se faire une idée assez précise qui sera à confirmer avec son organisme certificateur. De plus, l’outil peut aider à préciser les recherches d’emplacements en fonction du type de cultures habituellement présentes ou de l’importance des surfaces en bio.

https://appli.itsap.asso.fr/app/01-beegis

CARTOBIO : UN PETIT NOUVEAU POUR VISUALISER LES PARCELLES BIO ET NON-BIO

Pour descendre à l’échelle de la parcelle et identifier des îlots de cultures bio, l’Agence Bio met à disposition la plateforme CartoBio depuis le site de agencebio.org dans le menu « vos outils ».

La vocation de CartoBio est « d’accompagner la définition et la mise en oeuvre des politiques territoriales de développement durable et plus particulièrement celle de la transition agroécologique » (source : Agence Bio). Il y a fort à parier que les apiculteur ·rices sauront s’en emparer pour les aider dans l’identification de secteur agricoles à faible risque d’intoxication et dans la recherche d’emplacements de ruchers conformes au cahier des charges bio !

La plateforme permet une visualisation simultanée du parcellaire agricole et de la localisation des parcelles bio notifiées auprès de l’Agence Bio sur l’ensemble du territoire. Afin de faciliter la lecture et de cibler les cultures d’intérêt apicoles ou des périodes de floraison, il est possible de ne sélectionner que certaines cultures.

=> https://www.agencebio.org/cartobio

GÉOPORTAIL : LE MULTITÂCHE DE LA VISUALISATION

Cet outil développé par l’IGN permet la visualisation de très nombreuses couches cartographiques permettant de collecter des informations sur les caractéristiques d’un territoire. Ainsi, parmi les couches d’intérêt pour la recherche ou la caractérisation d’un emplacement de rucher, on peut citer les photos aériennes, carte des sols, reliefs et pentes, carte des forêts, parcs naturels et zones Natura 2000, registre parcellaire graphique (assolements culturaux des années précédentes) et les cartes d’occupation des sols (Corine Land Cover). Lorsqu’un emplacement précis est identifié comme intéressant, l’utilisation de la carte cadastrale permet de retrouver le numéro de parcelle cadastre pour solliciter la mairie afin de trouver le propriétaire.

=> https://www.geoportail.gouv.fr/carte

CARTE ADONIS : FEU ROUGE SUR LES TRAITEMENTS ET FEU VERT SUR LES PARCELLES BIO

La carte Adonis permet d’avoir une vue d’ensemble à l’échelle de la commune sur l’ampleur de l’usage de pesticides (IFT) et la part de l’agriculture biologique. En cliquant sur la carte on accède au détail de l’IFT, aux cultures majoritaires et aux cultures les plus traitées sur la commune. Cet outil permet donc d’identifier des communes pour lesquels l’environnement de butinage sera a priori moins à risque en termes d’exposition aux produits de traitement phytosanitaires.

=> https://bit.ly/3uTQBPp

LES LIMITES DES SYSTÈMES D’INFORMATION GÉOGRAPHIQUES

L’une des principales limites des outils cartographiques porte sur les délais d’actualisation du parcellaire agricole. En effet, l’assolement est transmis par les cultivateurs à l’administration dans le cadre des déclarations PAC en mai mais les données ne sont disponibles qu’un an et demi plus tard. Ce calendrier ne permet donc pas d’adapter son circuit de transhumance en fonction de la réalité de l’année mais uniquement en fonction de l’antériorité sur un territoire.

De plus, on ne dispose pas de l’indication si la parcelle est irrigable et encore moins si elle est effectivement irriguée. Or, cet élément peut impacter fortement la phénologie des plantes et leur production de nectar. Il n’y a pas non plus de données sur les variétés et cultivars présents et sur les itinéraires techniques des cultures alors que ces éléments peuvent avoir un impact conséquent sur le potentiel nectarifère d’une parcelle (culture, couverts et flore spontanée).

Enfin, si on s’éloigne de l’aspect ressource pour s’intéressé aux risques liés aux traitements phytosanitaires, l’information à la commune permet de connaitre l’IFT mais sans détail sur les périodes de traitement, les modes d’application et la dangerosité de la molécule pour les organismes non-cibles telle que l’abeille. Un travail plus fin de connaissance des périodes à risque en fonction des cultures et un dialogue direct avec les agriculteurs et apiculteurs déjà présents sur la zone peut alors s’avérer nécessaire.

 

LEXIQUE
Un rucher correspond à un lot de ruches. Par extension, le terme rucher est parfois utilisé pour désigner l’emplacement du rucher, c’est-à-dire l’endroit où le rucher est placé. Un rucher peut être sédentaire (les ruches sont présentes sur le même emplacement toute l’année) ou transhumant (les ruches sont déplacées au cours de l’année, généralement pour suivre les miellées).

Un emplacement peut être utilisé pour la production de produits de la ruche (miel, pollen, gelée royale, etc.), pour la production de reines et d’essaims ou encore comme emplacement hivernal.

VOUS SOUHAITEZ PROPOSER DES EMPLACEMENTS DE RUCHERS ?

Rendez-vous sur le site de l’ADA Occitanie et complétez le formulaire en ligne, vos propositions seront transmises aux apiculteurs et apicultrices en recherche d’emplacements pour leurs ruches :
=> https://bit.ly/3PvXlwe

Par Anne-charlotte METZ, ADA Occitanie

Crédit photo : Shutterstock


Webinaire : le marché bio début 2023 par Bio Linéaire 9

Webinaire : le marché bio début 2023 par Bio Linéaire

Chaque début d’année, Bio Linéaire publie le bilan de la distribution bio spécialisée.

Ce vendredi 27 janvier à 10h, vous pourrez découvrir et échanger sur :

  • Évolution du CA en MSB (magasins spécialisés bio) et GMS (grandes et moyennes surfaces)
  • Estimation bilan MSB par familles en 2022
  • Le bilan des ouvertures et des fermetures
  • Le bilan des principales enseignes régionales et nationales.
  • Tendances et évolutions 2023

Intervenants :
Antoine Lemaire, co-fondateur de Bio Linéaire
Philippe DELRAN Co-fondateur de Bio Linéaires

Modalités
Webinar gratuit pour les adhérents du Cluster Bio, d’IBB Bretagne, de Bio Centre, d’Aprobio, d’Interbio Occitanie, d’Interbio Nouvelle-Aquitaine et d’Interbio Pays de la Loire.
Non adhérent à l’une de ces structures : 100€ HT


Participez au Webinaire - "L'accès au marché régional de la Grande Distribution pour les entreprises agroalimentaires BIO d'Occitanie " 10

Participez au Webinaire - "L'accès au marché régional de la Grande Distribution pour les entreprises agroalimentaires BIO d'Occitanie "

Webinaire – 26/01/2023

” L’accès au marché régional de la Grande Distribution pour les entreprises agroalimentaires BIO d’Occitanie “

Quelles opportunités régionales pour la Bio d’Occitanie en GMS ? Comment fonctionnent les enseignes ? Comment se différencier en tant que TPE-PME Bio régionale ?

Webinaire réservé aux entreprises agroalimentaires bio n’ayant jamais commercialisé en GMS, ou relativement novices sur le circuit.

>> RDV JEUDI 26 JANVIER 2023 de 15h à 16h30 >>

Webinaire co-organisé par AD’OCC et Interbio Occitanie.

En cette période économiquement complexe, il est indispensable pour les entreprises agricoles et agroalimentaires de diversifier leurs circuits de distribution, pour plus de résilience et moins de dépendance à un seul type de débouché.

C’est pourquoi AD’OCC et Interbio Occitanie vous proposent ce webinaire, exclusivement réservé aux producteurs et entreprises Bio d’Occitanie.

Objectifs

Vous apporter :

  • Les clés de compréhension du circuit de la GMS (ou Grande Distribution Généraliste) qui réalise plus de 50% des ventes de Bio en France,
  • Des conseils pour vous différencier et saisir les opportunités sur ce circuit très concurrentiel.

Contenu du webinaire(1h30)

  • Marché de la Bio en GMS et contexte actuel.
  • Comment se lancer en GMS ?
    • Fonctionnement de la Grande Distribution Généraliste,
    • Attentes du circuit et opportunités pour les TPE-PME régionales,
    • Facteurs clés de succès.
  • Témoignage entreprise et questions/réponses.

Plus d’informations :

Mélodie MERCUI – melodie.mercui@agence-adocc.com

Marion BARTHES – marion.barthes@agence-adocc.com

 

Crédit photo : AdobeStock