Des outils et méthodes alternatives au cuivre dans la lutte contre le mildiou de la vigne
Réduire les doses de cuivre apparait primordial, du fait de son impact négatif sur la vie du sol mais aussi en vue de sa potentielle substitution.
En 2016, 97 % des viticulteurs bio et 84 % des viticulteurs conventionnels utilisaient du cuivre (Anses, 2022).
Le cuivre est couramment employé contre le mildiou au vignoble. Son utilisation ne cesse de croître en France, du fait de l’essor de l’agriculture biologique (AB) et de l’interdiction d’autres fongicides, amenant des viticulteurs conventionnels à l’employer davantage.
Le projet AlteRCuivre (2021-2023) vise à capitaliser les ressources existantes pour renforcer la gestion du mildiou tout en réduisant les doses de cuivre. Une première étape a recensé les pratiques des vignerons. Le bassin viticole du sud-ouest est le 4ème en termes d’utilisation de cuivre (Figure 1 ci-dessous), avec en moyenne 2,15 kg/ha/an tandis que la moyenne nationale est de 1,95 kg/ha/an. Il reste donc des marges de progrès. 3 pistes ont été explorées en Occitanie dans le projet BIOCUVITIOENO :
1. modéliser les risques pour ne traiter que si nécessaire.
2. moduler les doses de cuivre.
3. intégrer des alternatives tels que des produits de biocontrôle.

LE RECOURS AUX OUTILS D’AIDE À LA DÉCISION (OAD)
Le projet DEFIBIO a été initié dans ce contexte. Un échange a été établi entre des chercheurs de quatre laboratoires d’INRAE (UMR Innovation, UMR Agir, UE Maraichage et Des expérimentations participatives dans le projet Opticuivre Viti Bio portaient sur l’utilisation de l’OAD DeciTrait® pour le déclenchement des traitements et de son module cuivre pour les préconisations de doses de cuivre métal (Davy et al. 2020). En région Occitanie cette stratégie est validée sur mildiou (projet BIOCUTIVIOENO) et aboutit à une réduction de 20 % de la dose de cuivre quand le risque modélisé est faible ou moyen.
INTÉGRATION DES PRODUITS DE BIOCONTRÔLE DANS LA LUTTE CONTRE LE MILDIOU
Sur les vignobles d’Occitanie, lorsque le risque modélisé est moyen, des produits de biocontrôle viennent en complément de la réduction de 20 % de la dose en cuivre tel que le COS-OGA et l’huile essentielle (HE) d’orange douce. Cette stratégie a permis de baisser le nombre de passages anti mildiou et de réduire l’application de cuivre d’1,1 kg/ha/an en moyenne.
Alt’Fongi Biocontrôle en Nouvelle-Aquitaine s’appuie aussi sur ce principe de complémentarité entre OAD et produits de biocontrôle (Dupin S. et al. 2021). Parmi les résultats, l’HE d’orange douce, complémentée de doses réduites de cuivre (1,5 kg de cuivre sur l’ensemble de la saison) pour lutter contre le mildiou a permis d’obtenir une protection équivalente à l’application de 3,5 kg de cuivre seul.
D’après l’état des lieux des pratiques réalisé dans AlteRCuivre, l’huile essentielle d’orange douce est le produit de biocontrôle le plus fréquemment utilisé en AB et en conventionnel (14 %).
Dans cette étude, la majorité des utilisateurs de biocontrôle emploie moins de cuivre que les non-utilisateurs de biocontrôle de leur groupe (médiane < 0) mais les résultats ne sont pas significatifs. A la différence du projet Alt’Fongi couplant deux alternatives et reposant sur un OAD, il semblerait qu’un levier utilisé isolément pour réduire le cuivre ne soit pas suffisant. Selon les conclusions d’AlterCuivre, l’importance de la qualité de la pulvérisation, le positionnement des produits, le fractionnement de doses, et la gestion de la fertilisation (régulation de la vigueur) sont les facteurs à prioriser dans la réduction du cuivre contre le mildiou.
DES RÉFÉRENCES À VALORISER
Il est nécessaire de renforcer la diffusion sur les voies de réductions du cuivre : prophylaxie, qualité de pulvérisation, PNPP, biocontrôle, variétés résistantes, méthodes physiques (ex : viti-tunnel, UV-C)….
AlteRCuivre et le Centre de Ressources Cuivre ont permis de rendre disponible pour les viticulteurs le bilan d’un grand nombre d’essais sur les produits alternatifs à ajouter à la bouillie de traitement. Le bilan montre qu’aucun produit ne peut permettre de se passer totalement de cuivre. Il ressort certains bons candidats pour réduire les doses, mais d’autres comme les stimulateurs de défenses des plantes, mode d’action complexe qu’il reste à maîtriser au champ, montrent peu d’efficacité.

BIBLIOGRAPHIE:
-> Andrivon, D., Bardin, M., Bertrand, C., Brun, L., Daire, X., Decognet, V., … & Tamm, L. (2018). Peut-on se passer du cuivre en protection des cultures biologiques ? Rapport d’expertise scientifique collective.
-> Cartographie des utilisations des produits phytopharmaceutiques à base de cuivre en France en considérant leur application en agriculture biologique et conventionnelle. (saisine 2021- AUTO-0060). Maisons-Alfort : Anses, 133 p. (2022)
-> Decitrait®: un OAD pour la protection de la vigne, Davy, A., Raynal, M., Vergnes, M., Debord, C., Codis, S., Naud, O., … & Perot, S. (2020). Innovations Agronomiques, 79, 89-99.
-> Optimisation des doses de cuivre et intégration de biocontrôle, Dupin, S. Guégniard, S., Aveline, N. et al. (2021). ProBilBio N°12, 15-16.


POUR ALLER PLUS LOIN
la page d’AlteRCuivre sur le site de la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire :
-> https://bit.ly/43IbpIU
Par :
Cédric Portal, Chambre régionale d’agriculture Occitanie
Lola Serée, Chambre d’agriculture Pays de la Loire
Emma Carrot, Chambre d’agriculture de l’Hérault
Crédit photo : Shutterstock

Lancement du Concours National de la création Agroalimentaire Bio : le concours qui booste les jeunes entreprises agroalimentaires des territoires
Depuis plus de 10 ans, le Concours National de la création Agroalimentaire Bio (CNAB) récompense les jeunes pousses de la création agroalimentaire bio. Il offre à chaque candidat l’opportunité de faire grandir son projet en le défendant devant un jury d’experts reconnus.
Véritable tremplin, le CNAB offre une visibilité accrue auprès de nombreux distributeurs et clients en quête de nouveautés.
La 11ième édition de ce concours pour lequel 3 prix sont décernés lors du prochain Salon International de l’Agriculture est officiellement ouverte depuis ce jour.
Les inscriptions se font directement sur le site www.concours-bio.fr, les candidats ont jusqu’au 31 octobre pour déposer leurs dossiers de candidature.
Un projet de recherche en partenariat - DEFIBIO : pour faire face aux défis du changement d'échelle
Conçu dans un contexte de croissance forte de la bio régionale, le projet DEFIBIO associe une vingtaine de chercheurs en sciences sociales et en sciences agronomiques. Ils vont travailler pendant les quatre prochaines années sur les façons d’accompagner cette croissance et de défendre un modèle ambitieux d’agriculture biologique.

UNE PÉRIODE DE CROISSANCE ET D’INTERROGATIONS
Le projet DEFIBIO est né dans une période enthousiasmante et inquiétante pour le secteur bio régional. Enthousiasmante parce la région Occitanie a connu depuis 2015 un doublement du nombre d’agriculteurs certifiés comme du nombre des opérateurs de la transformation et de la distribution engagés en bio. Aussi bien en amont qu’en aval, la croissance est forte, faisant de l’Occitanie un laboratoire du changement d’échelle de la bio. Période inquiétante néanmoins parce que cette transformation rapide génère de nouvelles incertitudes, accentuées par les effets manifestes du changement climatique sur les activités agricoles. Ces incertitudes sont de nature agronomique/zootechnique (ex : quelles disponibilités en matières organiques et en alimentation animale ?), socioéconomique (ex : quels équilibres entre offres et demandes ?) et politique (ex : quelles relations dans les filières et les territoires entre bio et non-bio ?). Les derniers mois, marqués par un tassement de la consommation au niveau national et un ralentissement des conversions au niveau régional, ont renforcé ce sentiment que la pérennité du développement du secteur bio n’est pas assurée et qu’il faut réfléchir et agir pour la maintenir.
UN PROJET DE RECHERCHE PARTENARIAL ET PLURIDISCIPLINAIRE
Le projet DEFIBIO a été initié dans ce contexte. Un échange a été établi entre des chercheurs de quatre laboratoires d’INRAE (UMR Innovation, UMR Agir, UE Maraichage et Observatoire du développement rural) et des agents de développement du secteur bio régional (Interbio Occitanie, Bio Occitanie, Chambre régionale d’agriculture, Coopération agricole, Océbio et DRAFF). Ensemble, ils ont convenu d’un programme de recherches à mener entre 2023 et 2026.
Cofinancé par INRAE et la Région Occitanie dans le cadre du dispositif Tetrae, le projet DEFIBIO ambitionne d’identifier les modalités d’organisation des exploitations, des filières et des territoires qui permettent de combiner la croissance du secteur bio et un maintien de sa durabilité environnementale, sociale et économique. Le projet associe une dizaine de chercheurs en économie, sociologie ou géographie et une dizaine
de chercheurs en agronomie et zootechnie. Cette pluridisciplinarité est pensée comme indispensable. Par exemple, si les coopérations entre éleveurs et céréaliculteurs ou viticulteurs renvoient à des objectifs de rétablissement des cycles biologiques à l’échelle d’un territoire, elles échouent ou réussissent également pour des raisons socio-économiques (organisation du travail, règles d’usage du foncier, choix logistiques, etc).

QUATRE AXES DE RECHERCHE
Le projet priorise quatre axes de recherche. Le premier porte sur le travail de structuration de filières territorialisées et partenariales. Derrière cet axe, il y a la conviction que le secteur bio peut être caractérisé par un développement de relations innovantes entre opérateurs des filières, marquées par la coopération, la définition collective des règles du jeu et un partage équitable de la valeur ajoutée. Le second axe s’intéresse à la soutenabilité des productions agricoles dans une dynamique de croissance et dans des contextes climatiques dégradés. Cet axe étudie les changements techniques et de mise en marché menés par les agriculteurs, et en analyse les effets sur la durabilité et résilience des systèmes agricoles. Il inclut des objectifs de caractérisation des systèmes actuellement observables et de scénarisation de leur évolution. Le troisième axe traite des enjeux de la coexistence et de la confrontation dans les territoires entre bio et non-bio, mais aussi entre différentes formes de bio. Le rapport entre AB et HVE, mêlant concurrence et complémentarité, est assez exemplaire des questions posées à cet égard. Enfin, le projet DEFIBIO travaillera aussi sur les leviers et impacts de l’action publique. Ce dernier axe sera transversal. Il regardera spécifiquement ce que l’action publique produit sur les dynamiques des trois premiers axes.
LES PREMIÈRES ENQUÊTES LANCÉES AU PRINTEMPS
Les recherches menées dans le projet, lancé fin 2022, vont durer 4 ans, mais l’objectif est de commencer à avoir des résultats dès cette année 2023. Trois illustrations des travaux engagés peuvent être mises en avant. Un premier travail va porter sur l’identification de filières partenariales déjà existantes en Occitanie, que ces filières aient été impulsées par des organisations de producteurs, des distributeurs, des collectivités locales, des entreprises de l’agroalimentaire… A partir de cette identification, il sera possible d’élaborer un schéma décrivant les différents « chemins d’impact »
liant les actions impulsées, les dispositifs mobilisés, les résultats atteints et les bénéfices obtenus. Ce schéma pourra alors aider les professionnels à positionner leurs propres initiatives, à discuter de leurs avancées et de leurs difficultés. Un second travail, plus précis, vise à identifier des initiatives d’approvisionnement de la restauration scolaire en produits issus d’élevages bovins laitiers et allaitants biologiques et « locaux ». A partir d’entretiens auprès d’acteurs impliqués directement ou indirectement dans ces initiatives (agents des restaurants scolaires, organisations de producteurs, éleveurs, organismes de conseil…), il s’agira de caractériser les formes d’organisation mises en oeuvre et les questions que cela pose pour chaque type d’acteurs. Un troisième travail, au coeur d’une thèse de doctorat, vise à construire des ressources mobilisables par les producteurs et les conseillers pour faciliter la conception de successions et d’assolements diversifiés et résilients en maraîchage qui tienne compte des spécifications des acheteurs des filières (ex : volume, gamme et calendrier de produits attendus). Le défi sera alors de coupler le raisonnement agronomique et économique, de concilier les contraintes agricoles et commerciales.
CONTACT
Ronan Le Velly, ronan.Le-Velly@supagro.fr
Nancy Fauré, nancy.faure@interbio-occitanie.com
POUR ALLER PLUS LOIN
la page du projet DEFIBIO sur le site d’Interbio Occitanie :
-> https://www.interbio-occitanie.com/projet-defibio/
le site du programme national TETRAE, qui finance le projet DEFIBIO :
-> https://www.tetrae.fr/Qu-est-ce-que-TETRAE
Par :
Ronan Le Velly, enseignant-chercheur en sociologie, Institut Agro Montpellier, UMR Innovation
Claire Lesur-Dumoulin, chercheuse en agronomie, INRAE, UE Maraichage
Marie-Angélina Magne, enseignante-chercheuse en zootechnie, Institut Agro Montpellier, ENSFEA, UMR AGIR
Festival du Bien Manger - 1ère édition à Toulouse
Du 7 au 9 juillet 2023, la place du Capitole accueille la 1ère édition du Festival du Bien Manger !
Toute l’équipe de Ma Vie en Bio by Occitanie y sera présente. Nous vous accueillerons avec plaisir sur notre stand d’animation et vous proposerons de jouer à notre quizz sur l’agriculture biologique et de gagner de nombreux cadeaux.
Au programme du festival :
- Restauration fermière : découvrez les produits de plus de 50 producteurs fermiers de la région , notamment en Bio
- Animations pédagogiques : elles mettront à l’honneur les initiatives locales en faveur du Bien-Manger. A travers des quizz, jeux et animations ludiques devenez un expert de la cuisine anti-gaspi, éveillez vos sens avec des dégustations culinaires, apprenez à entretenir votre santé dès l’assiette ou découvrez la lactofermentation…
- Ateliers culinaires : des ateliers culinaires seront proposés tous les midis entre 11h et 13h pour réussir des plats simples, de saison et authentiques !
- Ambiance musicale : un cocktail de bonne humeur dimanche entre 11h et 14h grâce à la Fanfare des « Open Bardes », entre funk, pop et variétés internationales : ambiance garantie !
Interbio Occitanie marque l'essai avec une campagne de communication inédite : en Occitanie faisons passer le Bio Réflexe

CONTEXTE
C’est un fait, la consommation de produits bio connait un recul depuis plusieurs mois. Il s’explique notamment par une certaine défiance, souvent liée à la méconnaissance des garanties du cahier des charges, à l’émergence de nombreux labels qui apportent de la confusion au moment de l’acte d’achat et une préférence pour les produits locaux, régionaux, sans y associer la bio. Dans ce contexte, les acteurs de la bio d’Occitanie, accompagnés par la Région Occitanie, se mobilisent pour faire valoir leurs savoir-faire.
Forte de son positionnement en tant que 1ère région française en bio, l’Occitanie comptabilise 13 300 producteurs, soit 20 % des surfaces cultivées, et plus de 3 500 entreprises engagées.
La bio représente une véritable dynamique de territoire, qui s’inscrit dans une démarche de relocalisation de la consommation. Levier pour l’emploi, maintien de la biodiversité, protection de l’environnement, respect du bien-être animal, préservation de la qualité de l’eau, la bio en Occitanie porte de nombreux engagements au service des hommes, des femmes, des animaux et de la planète.
Si la consommation de produits régionaux est fortement plébiscitée depuis quelques années, il est temps d’aller plus loin en y associant un engagement plus fort : consommer bio ET régional.
C’est dans cet état d’esprit qu’Interbio Occitanie, accompagnée par la Région Occitanie, a souhaité contribuer activement en créant une campagne de communication régionale grand public, s’inscrivant dans le prolongement de la campagne nationale, « Pour nous, pour la planète, #BioRéflexe ». Plusieurs objectifs avec cette campagne :
– ré-assurer le consommateur
– ré-affirmer les valeurs et les engagements dans un mode de production respectueux de notre planète, des hommes et des femmes (cahier des charges)
– assoir son ancrage au territoire en lien avec le « consommer local » et la facilité de trouver des produits bio d’Occitanie
– dynamiser l’image de la bio d’Occitanie.
DES RESSORTS CRÉATIFS AUDACIEUX
Pour cette campagne inédite, Interbio Occitanie a choisi de faire un clin d’oeil à la fois au rugby, sport collectif lié à notre identité régionale, et à la campagne nationale.
En mettant au centre du discours la notion de passe de rugby, cette campagne fait le lien entre la campagne nationale et l’idée que les produits bio sont dans les assiettes de nos concitoyens grâce à un collectif d’acteurs : producteurs, chefs d’entreprises, salariés : En Occitanie, faisons passer le Bio Réflexe.
Pour incarner ce collectif et créer de l’empathie mais aussi pour augmenter l’identification et la viralité de la campagne, un ambassadeur
issu du monde du rugby a rejoint l’équipe du bio, c’est Anthony Jelonch.
Cette équipe est représentée dans les outils de la campagne par des ambassadeurs incarnant la diversité des territoires et des filières de la région avec une saga de visuels les mettant en scène.
DES AMBASSADEURS ENGAGÉS
Cette campagne n’aurait pas pu voir le jour sans la participation des producteurs et entreprises bio du territoire. Pour cela, ils sont plusieurs à avoir joué le match aux côtés d’Anthony Jelonch, rugbyman toulousain, fils de producteur bio engagé dans cette démarche.
On retrouve Sabine, maraîchère dans le Gard, Julien, producteur de vin dans le Gers, Coline, animatrice d’une coopérative fromagère dans l’Aveyron, Jean-Pierre, meunier en Lozère, Alban, éleveur de poules pondeuses dans le Lot et Daphné, éleveuse de viande bovine dans l’Aude.
Tous ont souhaité s’engager pour valoriser leur métier, leurs savoir-faire ainsi que les valeurs qui les animent au quotidien.

UN PLAN MÉDIA ET DES OUTILS DE COMMUNICATION ADAPTÉS
Cette campagne, tournée vers le grand public, se déroule du 1er mars au 30 juin 2023 et est visible en magasins spécialisés, à la radio et sur les réseaux sociaux, avec notamment l’organisation d’un jeu concours qui permet de remporter, toutes les semaines, un panier de produits bio d’Occitanie d’une valeur de 70€ et tous les mois, un ballon de rugby signé par Anthony Jelonch.
Afin d’optimiser la promotion de la campagne de communication au niveau régional, différents outils ont été mis en place.
1/ FILM
Un film de 50 secondes a été réalisé afin de mettre en scène nos ambassadeurs Nos ambassadeurs mettent dans un panier les différents produits bio de la région, représentant les principales filières de la Bio en Occitanie, et se les passent, les uns après les autres, jusqu’à ce que l’essai soit marqué par Anthony Jelonch. L’image de l’ensemble des produits montre la diversité de la production bio d’Occitanie.
Une adaptation de ce film a été réalisée en film de 30 secondes et en films par filières (aviculture, viticulture, maraîchage, élevage bovin, grandes cultures et produits laitiers) pour les réseaux sociaux.
2/ KIT COMMUNICATION POUR LES RÉSEAUX MEMBRES
Un kit de communication a été transmis aux réseaux membres départementaux d’Interbio Occitanie afin qu’ils communiquent sur la campagne au travers de leurs différents canaux de communication. L’impact de la campagne sera d’autant plus fort grâce au relais des réseaux membres.

3/ KIT DE COMMUNICATION OUTILS MAGASINS SPÉCIALISÉS BIO ET PRODUCTEURS
Différents outils de communication ont été réalisés à destination des magasins bio et des magasins de producteurs de la région Occitanie. Ils ont été distribués et mis en place par les réseaux membres d’Interbio Occitanie : les Groupements des Agriculteurs Bio (Gab et Civam Bio) et les Chambres d’agriculture d’Occitanie.



4/ SPOT RADIO
Un spot radio a été enregistré afin de mettre en avant le jeu concours.
Un commentateur sportif encourage la consommation des produits bio en Occitanie et cite Anthony Jelonch. Une deuxième voix intervient afin d’annoncer le jeu concours et les lots à gagner. Clap de fin avec le retour du commentateur qui clôture le spot radio en concluant « Ensemble, faisons passer le Bio Réflexe !»
Par Laureline Terris et Nancy Fauré, Interbio Occitanie

La bio en Occitanie : faire front face à la crise
Pour une nouvelle année consécutive, l’Occitanie conserve sa place de première région bio de France avec 13 658 producteurs et ses 648 324 ha bio et en conversion.
Si la croissance des surfaces et du nombre d’exploitations bio ralentit, elle reste positive avec 4 % d’augmentation et 114 802 ha en conversion. 1298 exploitations ont démarré une activité bio en 2022 et sont exclusivement en bio pour 2/3 d’entre elles. Les filières les plus attractives chez les nouveaux notifiés sont les légumes, les grandes cultures et la viticulture. La part des arrêts de certification bio dans la cohorte des exploitations bio régionales est stable, aux alentours de 2 %.
Du côté de l’aval des filières bio, 208 entreprises ont démarré une activité bio en 2022. Leur nombre est toutefois en baisse : elles sont 2 % de moins qu’en 2021. L’inflation et la baisse de consommation des produits bio sont à l’origine de ce phénomène.
Comme dans le reste de la France, la situation des marchés bio et de la consommation bio est délicate. Les grandes et moyennes surfaces retirent les produits bio des rayonnages et l’inflation freine les achats alimentaires. Néanmoins, les produits bio sont moins assujettis que les autres à l’inflation et l’écart de prix avec les produits conventionnels se réduit, allant parfois jusqu’à s’inverser.
Pour appuyer la relance de la consommation de produits bio, Interbio Occitanie, ses membres, les magasins bio spécialisés partenaires et Anthony Jelonch, notre ambassadeur champion de rugby, ont lancé une campagne de communication. L’objectif est de sensibiliser le consommateur, réaffirmer les plus-values et bienfaits des produits bio et faire gagner toutes les semaines pendant deux mois un panier garni de produits bio régionaux.
Sur la route des Territoires Bio Engagé - 1er arrêt à Saint Blancard
« Sur la route des Territoires Bio Engagés » débutera sa tournée le samedi 10 juin à Saint-Blancard, dans le Gers (32). Organisé en collaboration par Interbio Occitanie, la commune de Saint-Blancard et les Bios du Gers – GABB 32, cet événement destiné au grand public d’Occitanie a un double objectif : valoriser le label Territoire Bio Engagé et informer sur l’agriculture biologique régionale.
Labellisé Territoire Bio Engagé en avril 2022 pour avoir plus de 30 % de sa surface agricole utile en Bio, le village de Saint-Blancard est le 1er arrêt de cette tournée régionale des Territoires Bio Engagé. Cet événement, destiné aux petits et grands, se déroulera le samedi 10 juin, durant le Printemps Bio, organisé par l’Agence Bio, du 22 mai au 21 juin 2023. Ce rendez-vous national représente l’occasion de mettre à l’honneur les produits bio français avec des centaines de manifestations sur toute la France.
Au programme :
• 11h : Ouverture par Madame la Maire et discours des élus
• Tout au long de la journée, activités pédagogiques tous publics : ludothèque,
grainothèque, quizz sur la bio, jeu de graines, animations autour de la ruche, miniferme
pédagogique, exposition des travaux réalisé sur le thème de l’agriculture
biologique par les enfants de l’école de Saint-Blancard…
• 12h30/14h30 : repas/Food trucks
• 15h : témoignages d’agriculteurs locaux et échanges avec le public sur ce mode
d’agriculture
• 17h : animation musicale
• 17h : marché de producteurs bio
• 20h30 : spectacle humoristique « La Ferme du Bois Fleury » par Frédéric Dubonnet
• 21h30 : concert avec le groupe gersois « Les Oizos de Passage »

Les agriculteurs qui arrêtent le bio, qui sont-ils ?
Une étude de 6 mois est en cours chez Interbio Occitanie pour tenter de connaitre ces profils, mesurer l’importance du phénomène et apporter des pistes d’amélioration.

Dans un contexte général marqué par l’inflation et les crises, la filière bio n’est pas épargnée et connaît aujourd’hui un ralentissement de sa croissance. A cela s’ajoute une augmentation des déconversions, c’est-à-dire des agriculteurs qui arrêtent le bio pour continuer leur activité en conventionnel. Face à ces problématiques, Interbio a jugé important de prendre la température des filières bio régionales. Pour cela, une étude a débuté en février dernier s’intéressant aux agriculteurs ayant cessé leur activité bio afin de mieux connaître leurs profils.
La première phase de cette étude a concerné la base de données de l’Agence Bio, qui recense tous les agriculteurs bio ainsi que ceux qui ont arrêté. Dans les chiffres, une augmentation du nombre d’arrêts est visible depuis 2020 mais le nombre de nouveaux est toujours plus élevé. On ne retrouve pas le phénomène de déconversions massives ressenti sur le terrain: le nombre total d’agriculteurs bio en Occitanie continue d’augmenter. L’étude de ces données a aussi permis de repérer les filières qui seront étudiées plus en détail par la suite, en fonction de leur taux de déconversion et de leur importance dans la région (Grandes cultures, Viticulture, Maraîchage, Arboriculture, Élevage bovin).
La deuxième phase est la phase terrain. Le but est d’aller à la rencontre de ces agriculteurs qui ont arrêté le bio pour chercher à connaître les motivations qui les ont poussés à prendre cette décision. En parallèle, avec l’aide de l’Agence Bio, un questionnaire a été diffusé plus largement par mail à tous les agriculteurs d’Occitanie arrêtés depuis 2018. Les résultats de ce questionnaire vont servir de base de travail pour dresser des profils types, conforter les résultats des entretiens et pourquoi pas explorer de nouvelles pistes. Les entretiens, quant à eux, permettront d’obtenir des informations plus détaillées et d’identifier les différents enjeux d’accompagnement qui pourraient venir consolider les filières bio régionales.
Les premiers résultats ne permettent pas de tirer des conclusions mais pour l’instant, la majorité des agriculteurs conservent certaines pratiques du bio après leur déconversion. Il ne s’agit pas d’un changement radical de mode de production. Dans les principales raisons d’arrêts, on retrouve des raisons financières et techniques. La décision d’arrêter le bio est souvent le résultat d’une accumulation de difficultés rencontrées. Il faudra étudier si ces tendances se vérifient avec les entretiens suivants. La fin de l’enquête est programmée pour fin juillet.
Crédit photo : Shutterstock
Le Printemps Bio en Occitanie du 22 mai au 21 juin

Le Printemps BIO, temps fort national est un événement pour informer et sensibiliser le public à l’agriculture biologique.
Une immersion dans cette agriculture de proximité, dont l’objectif est de faire comprendre pourquoi produire et consommer bio, local, de saison et équitable concourt à :
- préserver sa santé,
- protéger l’eau, la biodiversité et l’environnement,
- respecter le bien-être animal,
- valoriser les métiers
- et soutenir les emplois ancrés dans les territoires.
En effet, les agriculteurs et agricultrices bio, sont nos voisins préférés !
Dans toute la France et en Occitanie, du 22 mai au 21 juin 2023, ils se mobiliseront et organiseront des événements pour informer et sensibiliser tous les publics à la Bio.
Baromètre du moral des agris bio
Parce que beaucoup d’encre a coulé ces derniers temps sur la crise du bio, mais que l’on a trop peu entendu les agricultrices et agriculteurs bio, l’Agence BIO s’apprête à lancer le premier baromètre du moral des productrices et producteurs bio.
Objectif : publier les résultats sur le salon Tech & Bio le 21 septembre prochain et mettre le sujet dans les medias.
- Comment les bios vivent-ils leur engagement ?
- Quelle vision ont-ls de la transition agroécologique et de la place que le bio y occupe ?
- Que pensent les 60 000 fermes bio françaises de la situation du bio ?
Ils s’engagent chaque jour pour nous et pour la planète, à nous de leur donner la parole !
Nous avons besoin de vous pour avoir le maximum de réponses au questionnaire (20 minutes grand maximum pour y répondre)








