Destruction très superficielle de couverts végétaux avec des outils animés 1

Destruction très superficielle de couverts végétaux avec des outils animés

Retour sur les expérimentations de 2020 en Ariège

Accompagnés par la Chambre d’Agriculture de l’Ariège, ces essais sont menés chez des polyculteurs ariégeois qui se rencontrent régulièrement depuis 2017. La pratique des couverts végétaux en Agriculture Biologique est le fil conducteur de ces rencontres qui mobilisent une dizaine d’agriculteurs. Après la participation aux Rencontres de l’Agriculture Biologique de Conservation (ABC) à Rambouillet en janvier 2020 et l’utilisation répandue des outils animés pour la destruction des couverts végétaux, plusieurs parcelles ont été conduites de la sorte ce printemps.

Essais avec une herse rotative customisée

Des fers plats de 10 cm ont été ajoutés sur toutes les dents d’une herse rotative pour obtenir un effet de scalpage. Précédé d’un broyage dans les 2 jours précédents, cette herse améliorée a réalisé de scalpage très performant dans des couverts végétaux très développés, à 4-5 cm de profondeur. Ce mulch, composé d’autant de résidus végétaux que de terre, a été laissé en surface pendant 3 semaines. La décomposition a été très rapide et l’activité biologique importante. Malgré une surface de scalpage relativement lissée, la présence importante de résidus végétaux, de racines et l’activité biologique ont compensé cette structure compactée en surface.

Les biomasses broyées et restituées sont estimées à respectivement 5 tMS/ha et 8 tMS/ha dans ces couverts végétaux.

Pour détruire les quelques graminées qui avaient repiqué 3 semaines après le premier scalpage, 1 passage de déchaumeur à ailettes a été réalisé, puis un passage de herse plate pour aplanir le terrain. Le semis de soja a été réalisé dans la foulée, au semoir monograine. Les levées ont été assez hétérogènes du fait des 50 mm tombés juste après le semis, mais les résultats ont étés comparables a une préparation classique (labour, herse rotative, semis) : environ 300 00 pieds levés sur 550 000 semés.

Un essai de destruction à la herse rotative customisée a également été réalisé sur prairie permanente, mais le chevelu racinaire reste trop important et la décomposition des plateaux de tallage des graminées est trop lente pour une implantation dans le mois qui suit.

Retours à chaud sur l’utilisation, par Olivier Portefaix chez qui ont été réalisés les essais : « Le scalpage réalisé par la herse rotative customisée est celui que je recherche, avec des résultats très satisfaisant sur des couverts denses et développés. D’un point de vue mécanique, la herse a beaucoup souffert et je me dirige plutôt vers une fraise rotative pour réaliser le même travail. Vraiment dommage que je me sois fait avoir par la pluie, sinon le pense que les levées auraient magnifiques ! Par la suite, le climat n’a pas été en notre faveur et je faire des rendements catastrophiques en conduite ABC comme en conduite classique ».

Au jour de la rédaction de l’article, le soja n’était toujours pas récolté et les rendements seront assurément décevants à cause de la météo. Il n’y a pas eu de pluviométrie significative entre le 15 juin et le 28 août, facteur très compromettant pour la réussite du soja en sec.

Cependant, il n’y a pas eu de différence significative entre les biomasses des sojas conduits en ABC et les sojas implantés classiquement sur l’exploitation (charrue déchaumeuse – herse rotative – semis).

En parallèle, un essai de destruction de couvert végétaux a été réalisé en conventionnel au Gaec de Crabot, début avril. Plusieurs outils ont été testés :
✓ Déchaumeur à disques indépendants,
✓ Déchaumeur à dent équipé d’ailettes,
✓ Fraise rotative,
✓ Herse rotative (classique),
✓ GlyphoMulch.

Afin de comparer 2 outils animés en simulant des conditions printanières, une démonstration de fraises rotatives (ou rotavators) s’est déroulé fin septembre dans un couvert de sorgho fourrager. Les outils de marque CELLI et Horsch étaient présents et avec un travail à 5 cm de profondeur le scalpage a été de 100% de la surface.
En présence d’un couvert végétal en cours de lignification comme le sorgho, la fraise seule ne fait pas un travail satisfaisant, en laissant des morceaux de végétation grossiers qui seront difficiles à gérer par la suite. En ajoutant un rouleau qui plaque la végétation au sol, le travail était correct. Pour des couverts vraiment ligneux, un broyeur frontal semble nécessaire. Toutefois, les couverts qui seront présents au printemps et détruits au plus tard début mai seront peu ligneux et devraient bien se hacher avec un rouleau « plaqueur » et une fraise rotative. À suivre !
Afin de développer ces techniques et amplifier la pratique des couverts végétaux en Agriculture Biologique, le groupe de 12 agriculteurs s’est constitué en groupe 30 000 dans le cadre du programme ECOPHYTO. Situés principalement dans la vallée de la Lèze, le groupe portera le nom « Agriculture Biologique de Conservation : Lèze et Coteaux ». En plus de chercher à améliorer la fertilité biologique des sols, la lutte contre l’érosion sera un des objectifs principaux dans le secteur de la Lèze, particulièrement touchée lors des printemps orageux.


Prolifération de la cuscute, un problème agronomique en Bio 2

Prolifération de la cuscute, un problème agronomique en Bio

Une forte progression de la cuscute est observée en Occitanie, principalement sur le Languedoc-Roussillon. Cette plante parasite s’attaque notamment aux légumineuses cultivées et contamine les sols avec ses graines pour de nombreuses années.

En agriculture bio, cela pose un vrai problème, car une parcelle fortement contaminée devient inutilisable pour des légumineuses pendant dix ans.

La cuscute a une graine très petite qui ne peut être éliminée dans la semence qu’à l’aide d’un trieur particulier. Les échanges de semences fermières sont des vecteurs importants de la graine de cuscute.

La présence de la cuscute avait été contenue ces dernières décennies, mais le grand retour des légumineuses dans nos prairies, les échanges de semences fermières et la mise en commun croissante des outils provoquent aujourd’hui sa réapparition de manière inquiétante dans les zones d’élevage. La cuscute impacte le rendement et elle est toxique pour les animaux si le fourrage est contaminé à plus de 50 %. Que faire pour éviter le développement de ce vampire des champs et comment la gérer lorsqu’elle est présente ?

BIOLOGIE DE LA CUSCUTE
Description
La cuscute est une herbe parasite lianescente, sans chlorophylle, qui s’enroule autour des tiges de sa plante hôte et se fixe régulièrement par des rangées de petits suçoirs. La tige est grêle, filiforme, de teinte jaunâtre à orangée. Les feuilles sont réduites à de petites écailles à l’extrémité des tiges. Les fleurs sont assemblées en groupes compacts, petites et blanchâtres. Le fruit est brun clair. Le développement rapide de la cuscute peut conduire à l’épuisement des plantes hôtes dont elle prélève la sève directement dans les vaisseaux conducteurs, grâce aux suçoirs qui pénètrent dans les tiges. La pénétration des suçoirs favorise aussi la transmission d’agents pathogènes et l’installation de maladies sur certaines plantes.

Multiplication et parasitisme
La cuscute se multiplie principalement par ses graines produites à la fin de l’été, mais des fragments de tige pourvus de suçoirs peuvent être disséminés par les outils. Les graines sont très petites (1 mm) et produites en très grand nombre (2 000 à 3 000 graines par tige), elles peuvent rester viables dans le sol pendant au moins 10 ans et germent jusqu’à une profondeur de 1,5 cm. La plantule doit se fixer à une plante hôte dans les 5 jours qui suivent sa germination, l’extrémité de la jeune tige s’allonge et, par des mouvements circulaires, cherche à atteindre une tige de plante hôte, elle l’entoure de 2 ou 3 spires et envoie plusieurs suçoirs dans les tissus conducteurs tandis que la partie inférieure de la plantule se dessèche. L’extrémité de la tige s’allonge alors jusqu’à entrer en contact avec une autre tige hôte autour de laquelle elle s’enroule. Sur cette portion de tige libre se développent des rameaux latéraux, eux aussi à la recherche de tiges hôtes. Un seul individu peut couvrir ainsi plusieurs mètres carrés.

Variétés et plantes hôtes
Il existe plus de 150 espèces de cuscutes que l’on retrouve dans toutes les régions tempérées à tropicales. En France la cuscute s’attaque principalement à la luzerne et au trèfle, mais on la retrouve sur d’autres dicotylédones cultivées comme la vesce, le sainfoin, le lin, la pomme de terre, la betterave, la carotte, l’aubergine, la tomate et la vigne ; ou sauvages, comme le lierre ou l’ortie et l’ambroisie. Elle parasite aussi certains arbres comme l’acacia ou l’olivier.

La cuscute figure sur la liste des organismes nuisibles aux végétaux (arrêté du 31 juillet 2000), sa lutte n’est pas obligatoire sur tout le territoire et de façon permanente, mais elle peut être rendue obligatoire par arrêté préfectoral.

MOYENS DE LUTTE CONTRE LA CUSCUTE
Pour prévenir le problème
Les graines de cuscute sont très petites et velues, elles s’accrochent aux tiges, aux feuilles, aux semences, aux outils, aux vêtements, aux animaux (y compris les animaux sauvages), aux oiseaux, etc, ce qui rend leur dissémination redoutable. La semence certifiée, le suivi rigoureux des parcelles portegraines et le développement du tri magnétique ont permis de contenir son expansion ces dernières décennies.

Semence certifiée
La principale recommandation est d’utiliser de la semence certifiée ; elle doit être indemne de cuscute (Arrêté du 2 décembre 2013 portant homologation du règlement technique annexe des semences certifiées de plantes fourragères).

Semence fermière
Attention à ne pas échanger de la semence fermière pour la luzerne ou le trèfle. Sinon privilégier sa propre semence, récoltée avec sa propre moissonneuse si on est sûr que le champ est indemne de cuscute. Observer régulièrement ses parcelles, de petits ronds de cuscute peuvent ne pas être très visibles.

Propreté des machines
Redoubler d’attention quand on utilise des outils de récolte de fourrage en commun, en CUMA ou si la récolte est faite en prestation. Tous ces outils peuvent transporter des graines ou des morceaux de tiges de cuscute. Veiller à la propreté des machines.

Pour gérer au mieux la cuscute présente
▶ Repérer et détruire tôt les zones envahies par brûlage thermique avant fructification de la cuscute. Élargir la destruction sur une zone tampon de 1 mètre minimum autour de la zone contaminée pour s’assurer de la destruction de tous les filaments (si besoin d’autorisation pour un brûlage thermique, se renseigner auprès de la mairie ou de la DDT).
▶ Ne pas récolter ni faire pâturer les zones contaminées pour ne pas disperser les graines sur toute l’exploitation et en dehors (par les outils, le fumier, les animaux, etc.)
▶ Les faux semis permettent de réduire le stock de graines dans le sol. La cuscute germe facilement, le travail du sol permet donc de faire sortir la cuscute qui pourra être détruite par la suite. Il faut être vigilent à ne pas laisser la cuscute monter en graine
▶ Enfouir les graines par un labour plus profond que le labour habituel aux endroits contaminés, pour ne pas les remonter lors d’un prochain labour. Les graines ont une durée de vie dans le sol de plus de 10 ans, la recommandation est donc d’éviter de réimplanter de la luzerne, du trèfle, de la vesce ou autres plantes hôtes sensibles pendant au moins 10 ans. Attention, elle peut se maintenir dans une parcelle en parasitant des plantes sauvages.
▶ La cuscute peut également être présente aux abords des champs, des chemins et des routes, il faut la détruire aussi sur ces zones pour éviter la dispersion des graines.

La présence de cuscute repérée dans les zones d’élevage du Gard, de la Lozère, du Lot, incite à une vigilance accrue des agriculteurs bio pour limiter la prolifération de cette indésirable qui parasite les cultures de légumineuses, pourtant essentielles dans les rotations bio.

LE TRI MAGNÉTIQUE DES SEMENCES : GARANTIR UNE SEMENCE INDEMNE DE CUSCUTE
Les graines de cuscute sont très petites et très difficiles à trier, les semenciers utilisent des trieurs magnétiques. Ce procédé est assez onéreux mais très fiable pour garantir une semence certifiée indemne de cuscute.

La semence à trier est mélangée avec de la limaille de fer fine qui s’accroche aux graines velues de la cuscute et forme un enrobage. Les graines de luzerne ou de trèfle étant lisses, la limaille ne s’y accroche pas. La semence passe ensuite au contact d’un électro-aimant qui extrait les graines de cuscute enrobées de limaille de fer et laisse passer les graines lisses de luzerne ou de trèfle.

Par Fabien Bouchet-Lannat, chargé de mission développement et innovation, Chambre d’agriculture du Lot

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Témoignage - Mireille Mann 3

Témoignage - Mireille Mann

Mireille et Pierre Mann dans leur vignoble

Mireille Mann
MAS DES CAPRICES

Mas des Caprices 11370 LEUCATE Cave particulière

2 exploitants, 1 salarié temps plein, des saisonniers

16 hectares AOP Fitou, Muscat de Rivesaltes, Corbières, Rivesaltes, Rivesaltes Grenat

Certification Bio et Biodyvin depuis 2009

Site internet: www.mas-des-caprices.com

 

Mireille, comment la biodynamie a-t-elle été mise en place sur le domaine ?

En premier lieu, nous avons restructuré le vignoble en réa­lisant des échanges et rachats de parcelles, de manière à pouvoir constituer des îlots plus facilement gérables en bio et bio-dynamie. Comme nous étions novices, nous avons sollicité l’aide d’un consultant en biodynamie pendant 3 ans afin de s’assurer de la réussite de notre projet.

Le passage à la biodynamie s’est fait progressivement, en com­mençant par un îlot test. La moitié de l’îlot était géré en bio et l’autre en biodynamie. Nous réalisions des observations sur le sol, la végétation, des tests bèche pour voir s’il y avait des différences. Satisfaits des résultats obtenus, nous avons ensuite étendu cette pratique à l’ensemble du parcellaire.

Nous tenons aussi compte de la lune. Les plantations sont réalisées à lune descendante et en cave les dégusta­tions et assemblages en jour fruit.

Quels changements ont pu être observés au niveau du sol, du végétal, des vins ?

Nous avons pu observer un changement de la couleur du sol devenue plus foncée, de sa texture et l’apparition d’une faune de vers de terre variée.

60% de notre parcellaire était constitué de vieilles vignes plan­tées au carré (1,75m x 1,75m) qui avaient été désherbées en plein pendant des années. Il a bien fallu 6-7 ans pour vraiment voir les sols revivre.

Au niveau du végétal, le port est plus érigé, nous avons moins besoin d’écimer, la vigne est plus équilibrée.

D’années en années, les vins gagnent en pureté, en finesse avec plus d’acidité sur les jus en cave.

Et sur le plan phytosanitaire ?

Sur le vignoble, il n’y a pas beaucoup de problème de mildiou sauf année exceptionnelle comme en 2018 et 2020. Par contre, notre attente de départ visait plutôt à limiter les doses de soufre. Alors même si le soufre reste indispensable dans la lutte contre l’oïdium, nous travaillons avec des décoctions de prêle et des tisanes d’ortie en complément.

Comment t’organises-tu pour les préparations biodynamiques ?

Nous achetons le compost de bouse Maria Thun appliqué en automne ainsi que la bouse et silice de corne appliquées au prin­temps et à l’automne. L’eau de pluie suffit pour effectuer toutes nos préparations. Nous apportons des amendements organiques car nous ne sommes pas équipés pour l’épandage de fumier.

Quel conseil donnerais-tu aux viticulteurs qui souhaitent se lancer dans la biodynamie :

Si on veut se lancer, il ne faut pas hésiter à investir dans du maté­riel dès le départ. De notre côté, nous avons acheté un dynamiseur en cuivre, 3 pompes à dos en cuivre et une caisse de stockage.

Je pense aussi qu’il est important de fonctionner en réseau. Pour ma part, après m’être formée, j’ai adhéré à des groupes de vigne­rons en bio/biodynamie afin d’échanger sur le plan technique et commercial. Chaque année, je participe à l’AG, à la dégusta­tion professionnelle et à la conférence technique organisée par Biodyvin.


Les chiffres clés de la production et de la distribution Bio en 2019 4

Les chiffres clés de la production et de la distribution Bio en 2019

En France
L’agriculture bio française a poursuivi sa belle croissance en 2019, avec 260 000 hectares (ha) supplémentaires. La Surface Agricole Utile (SAU) en bio a augmenté de 8,5 % par rapport à 2018 et franchi le cap symbolique des 2 millions d’hectares cultives en bio. En cinq ans, elle a plus que doublé, passant de 1,1 million d’hectares en 2014 à 2,2 millions d’ha en 2019.

Les surfaces en conversion ont augmenté de 11 %, représentant au total 565 574 ha. Entre 2018 et 2019, plus de 5 500 exploitations se sont engagées en bio en France, permettant d’arriver au total de 47 196 exploitations avec tout ou partie de leur activité en bio.

Les surfaces en bio se situent majoritairement dans le Sud de la France. Les trois premières régions productrices sont l’Occitanie avec 10 663 exploitations et 503 026 ha, la Nouvelle Aquitaine avec 6 996 exploitations et 289 468 ha et Auvergne – Rhône-Alpes avec 6 581 exploitations et 274 094 exploitations.

En Occitanie
L’année 2019 est une belle illustration de la croissance de la bio en région avec la certification du 10 000ème producteur bio. En 10 ans, les surfaces bio d’Occitanie ont été multipliées par plus de trois, passant de 139 000 ha et 3 404 exploitations en 2009 à 503 000 ha et 10 663 exploitations en 2019. La croissance est régulière depuis 4 ans, oscillant autour de 10 % par an. Entre 2018 et 2019, les surfaces en bio ont augmenté de 13 %. La bio d’Occitanie représente 23 % des exploitations bio de France et 16 % de la SAU régionale. Les surfaces en conversion ont augmenté de 10 % pour atteindre 119 249 ha, dont 45 % en première année.

L’élevage d’Occitanie continue son développement, même si la croissance des cheptels s’est un peu ralentie. L’Aveyron, l’Ariège, le Gers et la Lozère sont les départements accueillant le plus d’exploitations, rassemblant à eux 4 plus de la moitié du total régional des troupeaux.

En 2019, 1 662 producteurs se sont engagés en bio. Les principaux départements d’accueil sont le Gers, l’Hérault, l’Aude et le Gard. Les filières les plus attractives sont la viticulture (448 nouveaux bio), les grandes cultures (+ 342), les surfaces fourragères (+ 196), les légumes frais (+ 178) et les fruits (+ 152). La filière qui attire le plus en productions animales est l’élevage bovin (+ 51, dont 38 nouveaux élevages allaitants bio et 13 laitiers).

L’aval
Le secteur aval en région

Le secteur aval en France se composait en 2019 de 19 311 transformateurs (+ 16 % par rapport à 2018) et 8 813 distributeurs (+ 24 % par rapport à 2018). En Occitanie, avec 2 811 operateurs aval et 11 % d’augmentation en un an, le secteur aval est lui aussi en pleine augmentation et contribue à tirer la croissance de l’ensemble du secteur. Parmi ces entreprises, on dénombre 1 882 préparateurs, 889 distributeurs et 40 importateurs. Ces derniers sont la seule catégorie dont le nombre a stagne, les autres ayant connu une augmentation de respectivement 10 et 14 %.

Le marché bio en France
En 2019, 6,1 % des achats alimentaires des français étaient bio, représentant 11,3 milliards d’euros TTC. Ces achats bio ont été réalisés pour plus de la moitie dans la grande distribution (en volumes et en valeur). La croissance annuelle du marché a été de 13,5 %, soit une augmentation de 1,3 milliards d’euros. La valeur des achats alimentaires des français est estimée pour 2019 à 11,3 milliards d’euros. En moyenne, un français a consommé 178 euros de produits bio en 2019, soit deux fois plus qu’en 2015 (Agence Bio, 2019).

Tous les chiffres présentés dans cet article viennent de l’Agence Bio et des Organismes Certificateurs, 2020

Par Lucie Poline, Interbio Occitanie

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Dernières évolutions réglementaires en AB 5

Dernières évolutions réglementaires en AB

Décision INAO sur la mise en conformité des bâtiments d’élevages porcins en bio

Le 23 octobre 2020, l’INAO a statué sur les critères de mise en conformité des bâtiments porcins en bio. Cela concerne notamment un minimum de 5% de découverture des aires d’exercice extérieures, qui peut prendre la forme de cheminées ou ouvertures dans le toit.

Le modèle ≪ type ≫ pour un bâtiment porcin en AB conforme au règlement, prévoit un bâtiment ouvert sur 3 côtés, 5% minimum de découverture de l’aire d’exercice extérieure.

De plus, un calendrier de mise en conformité selon le type de bâtiment a été décidé :

Durant ces périodes, un Plan de Progrès Individuel entre les producteurs et les OC permettra un suivi au cas par cas de la mise aux normes.

Jusqu’à l’échéance, les OC notifieront uniquement des manquements à la règlementation. Si la mise aux normes n’est pas effective à l’échéance, des sanctions avec déclassement de lot pourront s’appliquer.

Parution du cahier des charges Français “Cailles de chair en AB”

Un arrêté du 20 aout 2020 propose un avenant n°5 au cahier des charges concernant le mode de production biologique d’animaux d’élevage. Il complète ainsi les dispositions des règlements européens de l’AB (CE) n°834/2007 et (CE) n°889/2008. Il définit la production de cailles de chair en bio sur le territoire national.

En effet, cette production n’est pas couverte par le règlement européen et des éleveurs ont sollicité les autorités françaises pour pouvoir disposer d’un cahier des charges officiel et d’une homologation de leurs produits en AB. La Commission Européenne a validé sa rédaction.

Dans le même sens, les cahiers des charges cailles pondeuses et lamas-alpagas en AB sont proposés par la France à la validation de la Commission Européenne.

 

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Porc bio d’Occitanie : une petite filière aux besoins importants 6

Porc bio d’Occitanie : une petite filière aux besoins importants

Le 14 septembre s’est tenue la journée de restitution d’une étude dédiée à la filière porcine bio dans la région Occitanie. Les entretiens des producteurs ont principalement relevé un manque important en accompagnement technique. Côté entreprises, les difficultés rencontrées touchent l’équilibre carcasse et la valorisation des animaux en circuits longs.

Le 14 septembre, les acteurs de la filière d’Occitanie présents ont identifié trois actions prioritaires à travailler par les organisations régionales.

1. L’accès aux connaissances techniques de production
Les producteurs de porc bio ont tous rencontré des problèmes techniques, quel que soit leur système (plein air ou bâtiment). Cependant, les structures d’accompagnement amont proposent régulièrement des formations. Celles-ci sont peu visibles des éleveurs, ou alors difficiles d’accès car les élevages sont très dispersés sur le territoire.

Afin d’améliorer l’accès à l’accompagnement technique, des fiches techniques pourront être mutualisées et diffusées. De plus, mieux connaître et identifier les experts au national comme au niveau régional faciliterait également l’accès à la connaissance pour les éleveurs.

2. Valoriser l’ensemble de la carcasse en circuits longs
La valorisation de la carcasse correspond au principal frein au développement de la filière en circuit-long. Une des pistes de travail peut être d’identifier différents transformateurs aux besoins en morceaux complémentaires. Les questions de logistique sur cette solution restent un frein important. A l’inverse, une piste correspond à celle engagée par les producteurs en circuits courts : les entreprises peuvent valoriser elles-mêmes l’ensemble des morceaux en élargissant leur gamme de produits.

3. Favoriser la contractualisation amont/aval
En lien avec la solution précédente, la création de micro-filières régionales permettrait de créer des approvisionnements contractualisés, garantissant une régularité de production en quantité comme en qualité à un prix stable pour les transformateurs comme les producteurs. Là encore, de nombreux freins sont à lever. D’un côté, les producteurs préfèrent souvent commercialiser en circuits courts. D’un autre côté, les transformateurs sont habitués à acheter seulement les morceaux dont ils ont besoin. Ce schéma leur demanderait une modification de fond de leurs pratiques d’approvisionnement.

Ces pistes de travail ne correspondent qu’à un petit échantillon des difficultés soulevées par les entretiens. Nombre d’entre elles sont communes à toutes les filières porcines de la région, comme le nécessaire maintien des outils d’abattage de proximité. L’ensemble des chiffres de la filière porcine bio ainsi que les résultats des entretiens seront détaillés dans la fiche filière porcine bio à paraître prochainement.

Méthodologie de travail

  • 40 enquêtes réalisées :
    • 20 producteurs : tous systèmes et départements confondus
    • 20 opérateurs de l’aval : abattoirs, coopératives, fabricants d’aliment, négociants en viande, ateliers de découpe et transformateurs
  • 2 comités de pilotage avec les partenaires régionaux
  • 1 réunion de restitution participative
  • 1 plan précisant les actions prioritaires à mener


Les RDV Professionnels - légumes Bio d'Occitanie 8

Les RDV Professionnels - légumes Bio d'Occitanie

Les rendez-vous professionnels Producteurs / Metteurs en marchés de légumes bio – 25 novembre 2021 au MIN de Toulouse

Cet évènement professionnel a pour objectif de faire se rencontrer les producteurs et les metteurs en marchés de légumes bio :

  • Pour les producteurs, ces rencontres seront l’occasion de mieux connaître la filière, de rencontrer les différents opérateurs régionaux qui recherchent des fournisseurs en légumes bio : grossistes, metteurs en marchés, coopératives … et de trouver ainsi des partenaires pour la commercialisation de leur production ou future production.
  • Pour les metteurs en marché, ces rencontres seront l’occasion de rencontrer de nouveaux producteurs de légumes bio en région Occitanie et donc de renforcer leur sourcing local !

Notre objectif est au final d’encourager le développement de la production et la commercialisation des légumes bio locaux et de consolider les filières bio en Occitanie. Cette journée est dédiée aux légumes bio destinés au marché du frais ainsi qu’à l’ail.

14 entreprises seront présentes, ce qui rendra possible une centaine de RDV avec des producteurs. (RDV individuels entre les entreprises et les producteurs)

Pour consulter les fiches de présentation des entreprises présentes et ainsi demander vos RDV, consultez le catalogue en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Info pratiques :
Jeudi 25 Novembre 2021 de 9 h à 13 h, suivi d’un buffet bio.
Marché aux fleurs , au MIN de Toulouse 200 avenue des Etats Unis, 31200 Toulouse (nous vous enverrons un QR Code pour avoir accès gratuitement au parking du MIN).

 

Frais d’inscription – à régler en ligne lors de votre inscription sur la plateforme.
– Coopératives / Metteurs en marchés : 80 € HT
– Producteurs : 30 € HT

1 repas compris et 22 € HT par repas supp.

 

Contacts organisateurs :
Marie Largeaud – CRAO – 06 31 43 74 09 – marie.largeaud@occitanie.chambagri.fr
Dany La Noë – Civam Bio 66 – 07 83 63 01 15 – dany.lanoe@bio66.com
Amélie Berger – OCEBIO – 06 49 77 25 77 – amelie.berger@ocebio.fr
Laurence Espagnacq – CDA 31 – 06 74 05 27 49 – laurence.espagnacq@haute-garonne.chambagri.fr


Nouvelle édition du guide des opérateurs bio d'Occitanie enfin disponible ! 10

Nouvelle édition du guide des opérateurs bio d'Occitanie enfin disponible !

Le « Guide des Opérateurs Bio d’Occitanie » recense les acteurs de la filière bio en Occitanie : entreprises agricoles et agroalimentaires bio régionales de la transformation à la mise en marché, grossistes, coopératives, et négociants viticoles. Un panorama de la bio régionale y est présenté.

C’est un outil professionnel de promotion, destiné aux magasins bio en France (dont 250 magasins bio en Occitanie), et aussi aux entreprises (3 000 bio en Occitanie) afin de favoriser l’interconnaissance entre les opérateurs des filières bio régionales. De par sa diffusion papier et web, il permet de faire connaitre les entreprises et les produits bio en région ainsi qu’au niveau national afin de booster leurs réseaux et indirectement leurs partenaires commerciaux.

Le guide papier sera tiré à 6 000 exemplaires, dont 4 000 qui seront « routés » avec le magazine Bio Linéaires qui s’adresse aux magasins bio spécialisés en France et autres destinataires professionnels. 2 000 seront distribués à nos membres pour diffusion, sur les salons professionnels tels que Natexpo, Millésime bio, Biofach, Showroom RHD …etc., et lors des événements « BIO & PRO » organisés par Interbio Occitanie.

Interbio Occitanie est le point d’information de la bio en Occitanie. Etre dans ce guide, nous permet de plus facilement recommander les entreprises bio régionales auprès de clients potentiels.

L’édition papier du « Guide des Opérateurs Bio d’Occitanie » 2021-2022 sera disponible début octobre 2021.


Conférence régionale viticulture bio 2021 - 18/11/2021 en Visio 12

Conférence régionale viticulture bio 2021 - 18/11/2021 en Visio

Affiche_ConfVitiBio2021Occitanie 11

L’objectif de ce webinaire intitulé “Le travail du sol, on en parle ?” est de proposer des interventions d’experts reconnus en région et nationalement, et illustrées par des témoignages de viticulteurs bio.

Cet événement s’adresse aux viticulteurs bio et en conversion ainsi qu’aux viticulteurs intéressés par la Bio. et sera animé par Emma Carrot (Chambre d’agriculture de l’Hérault) et Marie Largeaud (Chambre régionale d’agriculture Occitanie).


Convention d'Affaires Plantes et Ingrédients naturels – Se sourcer en Occitanie 13

Convention d'Affaires Plantes et Ingrédients naturels – Se sourcer en Occitanie

La 2e Convention d’Affaires – Plantes et Ingrédients naturels – Se sourcer en Occitanie aura lieu le 27 octobre 2021 au Lycée agricole de Rivesaltes (66).

L’objectif de cette journée de rencontres des acteurs de la filière « Plantes à Parfums, Aromatiques et Médicinales » est de mettre en relation les professionnels de l’amont à l’aval et répondre aux besoins industriels de sourcing.

Pourquoi cette Journée Professionnelle ?
• Pour mettre en relation des producteurs et des acheteurs via des rendez-vous qualifiés,
• Faciliter un sourcing local des matières premières,
• Trouver des compétences pour vos projets de mise en production ou de développement,
• Rencontrer des fabricants de machines,
• Partager des retours d’expériences et des données sur les tendances marchés,

1 rencontre professionnelle avec :
• des rendez-vous d’affaires pré-programmés,
• des conférences,
• un salon technique des professionnels de la filière

Pour :
• les producteurs d’Occitanie : agriculteurs, cueilleurs et/ou coopératives
• les experts ou prestataires de services de la filière : pépiniéristes, séchage, extraction, analyses, conseils, réglementations…
• les industriels de la cosmétique, du bien-être, de la santé humaine et animale, de la nutraceutique et de l’agro-alimentaire.

En 2020, la 1ère édition a rassemblé une centaine de participants et permis + de 250 RDV d’affaires qualifiés.

Accès gratuit pour le salon technique et les conférences avec possibilité de s’inscrire en ligne ou sur place.
Accès payant et inscription obligatoire pour les RDV d’affaires (vous recevrez un mail de confirmation de votre inscription après validation de votre profil complet sur la plateforme et règlement en ligne).