Les RDV Professionnels - légumes Bio d'Occitanie
Les rendez-vous professionnels Producteurs / Metteurs en marchés de légumes bio – 25 novembre 2021 au MIN de Toulouse
Cet évènement professionnel a pour objectif de faire se rencontrer les producteurs et les metteurs en marchés de légumes bio :
- Pour les producteurs, ces rencontres seront l’occasion de mieux connaître la filière, de rencontrer les différents opérateurs régionaux qui recherchent des fournisseurs en légumes bio : grossistes, metteurs en marchés, coopératives … et de trouver ainsi des partenaires pour la commercialisation de leur production ou future production.
- Pour les metteurs en marché, ces rencontres seront l’occasion de rencontrer de nouveaux producteurs de légumes bio en région Occitanie et donc de renforcer leur sourcing local !
Notre objectif est au final d’encourager le développement de la production et la commercialisation des légumes bio locaux et de consolider les filières bio en Occitanie. Cette journée est dédiée aux légumes bio destinés au marché du frais ainsi qu’à l’ail.
14 entreprises seront présentes, ce qui rendra possible une centaine de RDV avec des producteurs. (RDV individuels entre les entreprises et les producteurs)
Pour consulter les fiches de présentation des entreprises présentes et ainsi demander vos RDV, consultez le catalogue en cliquant sur le bouton ci-dessous.
Info pratiques :
Jeudi 25 Novembre 2021 de 9 h à 13 h, suivi d’un buffet bio.
Marché aux fleurs , au MIN de Toulouse 200 avenue des Etats Unis, 31200 Toulouse (nous vous enverrons un QR Code pour avoir accès gratuitement au parking du MIN).
Frais d’inscription – à régler en ligne lors de votre inscription sur la plateforme.
– Coopératives / Metteurs en marchés : 80 € HT
– Producteurs : 30 € HT
1 repas compris et 22 € HT par repas supp.
Contacts organisateurs :
Marie Largeaud – CRAO – 06 31 43 74 09 – marie.largeaud@occitanie.chambagri.fr
Dany La Noë – Civam Bio 66 – 07 83 63 01 15 – dany.lanoe@bio66.com
Amélie Berger – OCEBIO – 06 49 77 25 77 – amelie.berger@ocebio.fr
Laurence Espagnacq – CDA 31 – 06 74 05 27 49 – laurence.espagnacq@haute-garonne.chambagri.fr
Nouvelle édition du guide des opérateurs bio d'Occitanie enfin disponible !
Le « Guide des Opérateurs Bio d’Occitanie » recense les acteurs de la filière bio en Occitanie : entreprises agricoles et agroalimentaires bio régionales de la transformation à la mise en marché, grossistes, coopératives, et négociants viticoles. Un panorama de la bio régionale y est présenté.
C’est un outil professionnel de promotion, destiné aux magasins bio en France (dont 250 magasins bio en Occitanie), et aussi aux entreprises (3 000 bio en Occitanie) afin de favoriser l’interconnaissance entre les opérateurs des filières bio régionales. De par sa diffusion papier et web, il permet de faire connaitre les entreprises et les produits bio en région ainsi qu’au niveau national afin de booster leurs réseaux et indirectement leurs partenaires commerciaux.
Le guide papier sera tiré à 6 000 exemplaires, dont 4 000 qui seront « routés » avec le magazine Bio Linéaires qui s’adresse aux magasins bio spécialisés en France et autres destinataires professionnels. 2 000 seront distribués à nos membres pour diffusion, sur les salons professionnels tels que Natexpo, Millésime bio, Biofach, Showroom RHD …etc., et lors des événements « BIO & PRO » organisés par Interbio Occitanie.
Interbio Occitanie est le point d’information de la bio en Occitanie. Etre dans ce guide, nous permet de plus facilement recommander les entreprises bio régionales auprès de clients potentiels.
L’édition papier du « Guide des Opérateurs Bio d’Occitanie » 2021-2022 sera disponible début octobre 2021.
Conférence régionale viticulture bio 2021 - 18/11/2021 en Visio

L’objectif de ce webinaire intitulé “Le travail du sol, on en parle ?” est de proposer des interventions d’experts reconnus en région et nationalement, et illustrées par des témoignages de viticulteurs bio.
Cet événement s’adresse aux viticulteurs bio et en conversion ainsi qu’aux viticulteurs intéressés par la Bio. et sera animé par Emma Carrot (Chambre d’agriculture de l’Hérault) et Marie Largeaud (Chambre régionale d’agriculture Occitanie).
Convention d'Affaires Plantes et Ingrédients naturels – Se sourcer en Occitanie
La 2e Convention d’Affaires – Plantes et Ingrédients naturels – Se sourcer en Occitanie aura lieu le 27 octobre 2021 au Lycée agricole de Rivesaltes (66).
L’objectif de cette journée de rencontres des acteurs de la filière « Plantes à Parfums, Aromatiques et Médicinales » est de mettre en relation les professionnels de l’amont à l’aval et répondre aux besoins industriels de sourcing.
Pourquoi cette Journée Professionnelle ?
• Pour mettre en relation des producteurs et des acheteurs via des rendez-vous qualifiés,
• Faciliter un sourcing local des matières premières,
• Trouver des compétences pour vos projets de mise en production ou de développement,
• Rencontrer des fabricants de machines,
• Partager des retours d’expériences et des données sur les tendances marchés,
1 rencontre professionnelle avec :
• des rendez-vous d’affaires pré-programmés,
• des conférences,
• un salon technique des professionnels de la filière
Pour :
• les producteurs d’Occitanie : agriculteurs, cueilleurs et/ou coopératives
• les experts ou prestataires de services de la filière : pépiniéristes, séchage, extraction, analyses, conseils, réglementations…
• les industriels de la cosmétique, du bien-être, de la santé humaine et animale, de la nutraceutique et de l’agro-alimentaire.
En 2020, la 1ère édition a rassemblé une centaine de participants et permis + de 250 RDV d’affaires qualifiés.
Accès gratuit pour le salon technique et les conférences avec possibilité de s’inscrire en ligne ou sur place.
Accès payant et inscription obligatoire pour les RDV d’affaires (vous recevrez un mail de confirmation de votre inscription après validation de votre profil complet sur la plateforme et règlement en ligne).
Remise collective du label Territoire Bio Engagé dans le 82
Le 8 septembre dernier a eu lieu la remise collective du label Territoire Bio Engagé pour les communes de Sainte-Juliette, Montaigu-de-Quercy, Lauzerte, Touffailles, Sauveterre et Lacour-de-Visa !

Ces 6 communes rejoignent les 40 collectivités et établissements labellisés avec :
- Lacour-de-Visa : 15,86 % de SAU en Bio
- Lauzerte : 16 % de SAU en Bio
- Montaigu-de-Quercy : 18,41 % de SAU en Bio
- Sainte-Juliette : 23,25 % de SAU en Bio – Niveau 1
- Sauveterre : 30,16 % de produits BIO servis dans son restaurant collectif
- Touffailles : 22 % de SAU en Bio – Niveau 1
Plusieurs discours et témoignages ont été prononcés :
- Claude et Jean-Baptiste GIBERT, agriculteurs Bio à Sainte Juliette
- Agnès PALMIE, Maire de Ste Juliette
- Hélène ROCHE, agricultrice bio à Ste Juliette
- Claude VERIL, président de la communauté de communes du Pays de Serres en Quercy
- Julien FRANCLET, président d’Interbio Occitanie
- Alain ICHES, président de chambre d’agriculture du 82
- Les co-présidente et président de l’ADEAR du 82
- Sophie DELBREIL, conseillère départementale du 82
- Vincent LABARTHE, vice-président de la région Occitanie à l’agriculture et à l’enseignement agricole
- Florent GUHL, directeur de la DRAAF
- Chantal MAUCHET, préfète du 82
Un GRAND merci à Claude, Monique et Jean-Baptiste GIBERT pour leur accueil !
Pour rappel, le label Territoire Bio Engagé est la 1ère démarche de labellisation bio des collectivités territoriales de France proposée par six régions en France. Ce label garantit le niveau de réussite d’une collectivité territoriale et de ses acteurs dans son engagement pour développer ce mode de production.
Critères de labellisation :
• 15 % de surface agricole cultivée en production biologique
• Et/ou 20 % de l’approvisionnement des restaurants collectifs en produits bio (22 % à partir du 1er janvier 2022 et 25 % à partir du 1er janvier 2025)
Un webinaire sur le label sera organisé le 19/10 prochain en visio. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à nous contacter à laureline.terris@interbio-occitanie.com
3ème édition de BtoField - Inscriptions ouvertes
L’Agence Ad’Occ et Agri Sud-Ouest Innovation organisent les 3e BtoField, Rencontres Professionnelles de l’Innovation Digitale pour une Agriculture Durable et Compétitive. Cet événement se déroulera le 15 octobre en visio.
Vous êtes un professionnel du monde agricole et vous souhaitez :
– piloter l’exploitation et automatiser la production ?
– limiter les impacts environnementaux ?
– mutualiser des ressources et partager de l’information entre pairs ?
– diversifier les circuits de commercialisation ?
Vous êtes une entreprise ou un spécialiste dans les domaines suivants :
– logiciels, applis mobile ou web, OAD, algorithmes, IHM, Big Data, IA, capteurs, guidage, imagerie spatiale et aérienne, automatisme, robotique, drone, agriculture verticale…
Cet événement est fait pour vous !
Témoignage - Gilles de Baudus
RÉFÉRENT BIODYNAMIE
Société Gérard Bertrand
Siège social Château l’Hospitalet Fermes Déphy Ecophyto du Narbonnais
15 domaines en Biodynamie sur le Languedoc Roussillon 850 hectares
Certification Demeter débutée en 2002
Site internet : www.gerard-bertrand.com
Gilles, selon toi en quoi consiste la biodynamie ?
Il s’agit de pratiquer une agriculture qui respecte les processus de la nature. Le monde vivant est géré par un processus énergétique qu’il convient d’accompagner, d’amplifier. Pour commencer, il est important de booster l’énergie qui vient de la terre, de réintroduire de la vitalité dans un environnement qui a pu être dégradé par des pratiques antérieures. La conduite en viticulture biologique constitue une base avec le retour aux fondements de l’agronomie et la biodynamie est l’accompagnement énergétique qui permet à tout cela de bien fonctionner.
Comment la biodynamie a-t-elle été mise en place sur les domaines ?
Entre 2002 et 2008, nous avons commencé la conversion en biodynamie sur une petite partie 5 ha du château Cigalus (Corbières) puis nous l’avons étendu aux 80 ha. Pour cela, dès le départ nous avons choisi d’être accompagné par un consultant. Ensuite, en nous basant sur le retour d’expérience de Cigalus nous avons étendu la pratique de la biodynamie à l’ensemble de nos vignobles. La biodynamie est un processus qui s’opère sur le long cours, tant sur l’aspect technique qu’organisationnel. L’ensemble des collaborateurs a été formé et continu à être sensibilisé et accompagné au quotidien.
As-tu constaté des changements visibles apportés par la biodynamie sur le végétal, le sol, le vin ?
La pousse de la vigne est devenue plus régulière, le port plus dressé. La texture du sol, l’enracinement des plants, l’équilibre de la plante se sont trouvés améliorés. La flore spontanée a aussi changé. Au niveau des vins, les fermentations sont plus étalées, moins brutales. Les vins plus équilibrés : gain d’acidité sur les blancs, plus de de finesse, un bouquet aromatique plus expressif…
Comment gère-t-on les préparations biodynamiques pour 15 domaines ?
Celles-ci sont réalisées par nos soins. Pour faciliter la tâche, nous avons dédié le Château Cigalus aux préparations : bouse de corne (500), silice de corne (501), le compost de bouse Maria Thun (CBMT) répartis ensuite entre les domaines. Pour la mise en pratique, une cinquantaine de dynamiseurs, une trentaine de canons et des tisanières sont répartis sur les domaines. Pour la fumure nous utilisons du fumier de bovins d’Ariège.
Nous avons un laboratoire équipé pour réaliser de la cristallisation sensible et nous analysons la qualité de l’eau utilisée, des composts et des vins.
Comment s’organise l’approvisionnement en plantes pour les extraits végétaux ?
Nous utilisons différentes plantes, achillée millefeuille, ortie, écorce de chêne, valériane, consoude…
Dans une moindre mesure le pissenlit, camomille, fougère aigle… Nous nous fournissons chez des herboristes de gros certifiés Bio et nous demandons à ce que les lots achetés soient certifiés sans résidus. Nous sommes en train de finaliser la conception d’un séchoir sur un de nos domaines, pour faire sécher les plantes que nous trouverons sur nos terres.
L’influence de la lune est-elle prise en compte ?
Nous tenons compte de la lune, des équinoxes ainsi que du soleil. Dans la mesure du possible les dates d’écimage, travail du sol, plantation des complants, de dégustations d’assemblage sont choisies en fonction du calendrier lunaire et le positionnement de la silice de corne et de la bouse de corne est fonction des forces d’expiration (matin) et d’inspiration de la terre (soir).
Quel conseil, donnerais-tu aux vignerons qui souhaitent pratiquer la biodynamie ?
Je leur conseillerais de suivre des formations et de faire partie d’un réseau de vignerons en biodynamie comme une antenne locale/régionale de biodynamie si elle existe afin d’échanger sur leur expérience.
Planet Score, un affichage environnemental à soutenir !
16 ONG et acteurs de la Bio soutiennent le Planet-Score !

La loi Climat prévoit un affichage environnemental principalement basé sur l’Analyse du cycle de vie (ACV), méthode qui prend en compte les différentes étapes de la vie d’un produit et leurs effets sur l’environnement. En revanche, elle mesure actuellement mal certains impacts négatifs, notamment ceux liés à l’usage des pesticides sur la santé humaine et n’intègre pas les atteintes à la biodiversité.
C’est pourquoi l’Institut de l’Agriculture et de l’Alimentation biologiques (ITAB), SAYARI et VGF (Very Good Futur) proposent le Planet-score qui permettra de corriger les manquements de l’ACV.
Plantes et ingrédients naturels : se sourcer en Occitanie
Le lycée agricole de Carcassonne a accueilli le 21 octobre 2020 une convention d’affaires pour répondre aux besoins de sourcing en Plantes à Parfums, Aromatiques et Médicinales et consolider des filières durables d’approvisionnement. Cette convention a été organisée par l’association interprofessionnelle INTERBIO OCCITANIE et AD’OCC, L’Agence Régionale de Développement Economique, en partenariat avec COSMED et OCEBIO, et le soutien d’Agri Sud-Ouest Innovation, d’Innov’Alliance et de l’AREA Occitanie.
L’objectif de cette journée était d’apporter des données sur la filière PPAM et les tendances des marchés, puis de mettre en relation les acteurs de la filière, dans le but de construire des projets d’innovation et d’approvisionnement (nouveaux produits, nouvelles filières, nouveaux procédés).
Lors de l’assemblée plénière du matin, la filière PPAM Bio d’Occitanie a été présentée et des entreprises ont témoigné de leur expérience de sourcing local. Ensuite se sont tenus de nombreux rendez-vous entre des producteurs-porteurs de projets et/ou des experts-prestataires et/ou des entreprises et industriels de la Cosmétique, du bien-être, de la santé humaine ou animale et de l’agro-alimentaire.
Une centaine de personnes étaient présentes à cette convention dont : 48 producteurs-porteurs de projets, 20 entreprises utilisatrices et 18 experts-prestataires. Ce sont 250 rendez-vous qui ont pu être réalisés dans la journée afin de faire se rencontrer de futurs partenaires et de booster leur activité !
LA RÉGION OCCITANIE, 1ÈRE RÉGION DE FRANCE EN SURFACES PPAM CULTIVÉES EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE.
La filière PPAM Bio occitane dispose de nombreux atouts pour répondre aux besoins des industriels en matière de volumes et de qualité, avec une large diversité de terroirs.
629 producteurs pour 1300 ha (2018) – 0,2% terres agricoles – dont 559 en agriculture Biologique font de l’Occitanie LA région des PPAM Bio !
L’activité de cueillette tient une place particulière et importante dans la filière avec 1/3 des producteurs. Plus de la moitié de ces producteurs de PPAM se sont spécialisés et vivent de cette production principale. Une spécialisation qui progresse (diversification et installations) avec une surface moyenne cultivée de 2,10 ha/producteur. 46% des producteurs déclarent avoir besoin de matériel. Un pack d’aides existe en Occitanie dont le PASS Agri plantation, qui accompagne la plantation des parcelles de PPAM bio.
Avec une dynamique de progression de plus 16 % en 2019, soit 80 producteurs de PPAM bio supplémentaires, le seuil de 1000 producteurs pourrait être franchi sous 5 ans ! *
La structuration de la filière régionale est progressive et « en construction ». Elle bénéficie d’une stratégie de développement adossée à des territoires et/ou à des partenariats économiques.
(*) Chiffres de l’Agence Bio 2018 & 2019
TÉMOIGNAGES D’ENTREPRISES PARTENAIRES :
Les différents témoignages ont montré une forte volonté des entreprises de transformation et des industriels de relocaliser leur approvisionnement en proposant aux producteurs des contrats pluriannuels. Les entreprises de l’aval souhaitent mettre en place des partenariats solides et constructifs qui favoriseront la structuration de la filière PPAM d’Occitanie. Il a aussi été vivement recommandé aux producteurs de ne pas s’installer en PPAM sans avoir au préalable bien étudié les débouchés possibles. Si la demande augmente, la filière PPAM bio reste très exigeante qualitativement. Le développement de la filière est progressif et la concurrence étrangère importante.
ARCADIE
Les 800 tonnes annuelles de matière première traitées permettent l’élaboration de 250 produits 100 % bio : Gamme Cook, pour les épices, Herbiers de France, pour les tisanes et du vrac : pour les ingrédients des artisans et IAA bio.
Depuis 10 ans Arcadie améliore la reloca-lisation de ses matières premières et met en oeuvre une démarche de commerce équitable via le label « Bio partenaire » qui allie le mode de production biologique et des engagements de commerce équitable.
La production locale fait partie intégrante de leur démarche. Bien qu’une majorité de leurs épices ne poussent pas en France, Arcadie s’emploie néanmoins à réduire les distances de transport. Et pour les plantes de nos climats, leur volonté est de relocaliser leurs approvisionnements, avec l’espoir d’un 100% local !
Le souhait de construire des partenariats forts avec les producteurs a engendré la création d’une association « Bio Garrigue Méditerranée » pour le thym, le romarin, l’origan, et la sarriette. 20 tonnes ont ainsi pu être livrées en 2019 avec 80 hectares engagés.
Arcadie s’engage par contrat cadre pluri-annuel (5 ans) avec cette association, sur des prix, définis suite à un travail sur les couts de production réalisé avec les producteurs. Cette organisation collective favorise aussi les échanges avec les producteurs sur les engagements qui structurent le partenariat et les bilans de campagne.
LABORATOIRE PHYT’S
Depuis l’origine, Phyt’s utilise uniquement des ingrédients bio pour fabriquer ses produits : huiles végétales, huiles essentielles, teintures mères, hydrolats, et plantes fraîches.
Depuis quelques années, leur objectif a été de développer un sourcing local ainsi que leurs propres cultures, avec la volonté stratégique de maitriser l’origine et la qualité de leurs matières premières. Pour cela, ils ont recherché des producteurs locaux, en s’appuyant sur des relais tels que les chambres d’agriculture et les associations bio locales. Ils ont aussi créé des outils en interne pour gérer ses nouveaux partenariats (contrats, cahiers des charges…).
Afin d’établir de solides partenariats avec les producteurs, ils réalisent des visites d’exploitation (personnel, matériel, parcelles), puis des tests sur la qualité de la matière première afin de valider la qualité, enfin ils travaillent sur la négociation sur les contrats (mise en place de contrats de culture).
Pour le laboratoire Phyt’s, s’approvisionner localement et en direct auprès des pro-ducteurs est un réel investissement : l’industriel doit vraiment bien définir sa stratégie, car cela génère de nombreux changements en interne et être à l’écoute du monde agricole. De son côté, les agriculteurs doivent aussi être pro-actifs, faire du démarchage commercial, s’améliorer sur la partie réglementaire et être à l’écoute des problématiques de l’industriel. C’est une démarche longue, mais un cercle vertueux pour l’entreprise. Cela a redynamisé l’innovation dans l’entreprise. (RSE, bilan carbone, …) Leur politique évolue désormais vers la RSE et la biodiversité.
L’OCCITANE
L’Occitane diversifie ses matières premières, avec un service dédié au sourcing en France et au Burkina Faso (filière karité. Privilégiant une agriculture familiale pour la traçabilité à la parcelle, la durabilité sur le territoire et la transmission de la terre, l’Occitane a pour objectifs d’ici 2025 que toutes ses filières soient équitables. Ils mettent donc en oeuvre un nouveau programme de Commerce Equitable Nord Nord, ainsi que la sécurisation de tous leurs approvisionnements : quantité, qualité et planification.
L’Occitane mise sur l’équité économique de ses partenariats sur 3 à 7 ans : anticipation des besoins, facilités de trésorerie pour pré-financer des plants, mise en réseau pour achat semences et plants…
JARDINS D’OCCITANIE
Jardin d’Occitane témoigne d’une très forte demande de produits « origine France » de la part des consommateurs, ce qui entraine les entreprises du secteur à chercher des approvisionnements français.
Ils ont choisi de répondre à cette demande en travaillant sur la qualité et en apportant des garanties vérifiables. Leur produit est distribué en pharmacie, ce qui permet un accompagnement optimal du produit et un conseil au moment de la vente.
POINT TENDANCES MARCHÉ
Les consommateurs demandent du « naturel » et de « l’origine France » que ce soit pour la cosmétique, l’aromathérapie, ou les compléments alimentaires, segments en nette progression (+ 30% depuis la Covid-19). La part du bio sur ces différents segments de marché est en croissance.
Plus de la moitié (66%) des PPAM utilisées en France sont importées et la concurrence étrangère s’intensifie : Bulgarie, Balkans, Turquie… La Chine et les Etats Unis se mettent aussi à produire des PPAM ce qui laisse craindre plus d’importations.
Le marché des PPAM est compliqué et très spécifique, aussi est-il recommandé de contractualiser et de travailler avec des groupements de producteurs.
CONCLUSION
Cette journée, qui s’est déroulée dans le strict respect des gestes barrières en raison du Coronavirus, a connu un vif succès. Aussi, une nouvelle convention « plantes et ingrédients naturels » se tiendra en 2021 dans les Pyrénées Orientales !
Par Arielle Bourgeon, Interbio Occitanie et Amélie Berger, OCEBIO
Cultures fruitières et maraîchères bio associées en région Méditerranéenne : Bilan du projet Marforest 2018-2020
Le projet MARFOREST a pour objectif d’étudier la faisabilité de cultures maraîchères en verger d’abricotier de plantation récente et de plus de 3 ans ainsi qu’en verger d’amandier biologique récent. En effet, l’acquisition de foncier étant de plus en plus difficile notamment dans le département des Pyrénées Orientales, les producteurs cherchent à optimiser leurs surfaces tout en diversifiant les cultures et de fait les revenus agricoles.
POURQUOI AVOIR CHOISI DE TRAVAILLER SUR L’ABRICOTIER ET L’AMANDIER ?
L’abricotier est une culture fruitière bien maîtrisé en agriculture biologique dans le Roussillon D’ailleurs, 30% des vergers d’abricotiers sont déjà en agriculture biologique. La demande commerciale pour ce fruit est toujours importante.
L’amandier est une culture rustique qui demande une faible exigence en intrant phytosanitaire. Sa demande commerciale croissante ainsi que sa faible demande en intervention phytosanitaire par rapport aux fruits à noyaux rendent sa production intéressante.
ET QUELLES CULTURES MARAÎCHÈRES ?
Le choix des cultures maraîchères a été fait selon plusieurs objectifs :
- Choix de cultures couvrantes comme la patate douce ou la courge : l’aspect rampant de ces cultures et leurs faibles exigences en produit phytosanitaire les rendent intéressantes à tester notamment pour la gestion de l’enherbement en arboriculture.
- Choix des cultures à cycle court comme la salade ou la pastèque : le cycle court est privilégié dans ce type de système afin de pouvoir laisser l’espace en temps voulu pour le passage des traitements des arbres.
- Choix de la diversification de cultures d’hiver comme les brocolis, les fenouils, les mini-blettes… : les interventions sur les abricotiers sont quasi inexistantes entre septembre et mi-février ce qui laisse un laps de temps de 4 mois minimum pour la production de cultures maraîchères d’hiver.
PRÉSENTATION DES PARCELLES :
Implantation des vergers
- Les 2 parcelles sont plantées en 6 mètres par 4 mètres (417arbres/ha), implantation habituellement observée dans les Pyrénées- Orientales. Orientation Est-Ouest pour Théza et Nord-Sud pour la Sica Centrex.
- Irrigation au goutte à goutte : les réseaux d’irrigation sont indépendants entre les cultures maraichères et arboricoles.
- 1 à 3 planches sont cultivées par bande.
- Conduite en Agriculture Biologique
LES RÉSULTATS DU PROJET
Au total, 12 cultures maraîchères différentes ont pu être évaluées sur les parcelles expérimentales. Certains comme la courge ou la scarole ont pu être testées plusieurs années d’affilées et sur les 2 sites.
Vigueur des arbres :
Au bout des 3 années, un effet positif du maraîchage sur le développement végétatif des arbres a été constatées via les mesures de diamètre des troncs (amandiers et abricotiers).
Cette vigueur peut s’expliquer par l’apport d’engrais organique et d’irrigation en plus en inter-rang pour les cultures maraîchères.
Gestion de l’enherbement :
Les cultures de patates douces et de courges ont permis de couvrir le sol et ainsi de limiter la levée d’adventices en inter-rang des arbres. Cette couverture a été observée sans concurrence sur les arbres.
Ombrage :
Sur la parcelle de Théza où le verger est implanté Est-Ouest, il a été observé un effet négatif de l’ombrage sur les cultures maraichères d’hiver et aussi d’été avec des différences de rendements de plus de 50%.
Biodiversité :
Des suivis biodiversité ont été réalisées au cours des 2 années et ont montré une plus grande biodiversité qu’en verger classique, avec plus d’espèces et d’individus auxiliaires notamment après le développement foliaire des cultures estivales.
Cependant, une augmentation du nombre global d’insectes dont certains ravageurs (notamment les limaces) a été relevée.
Parmi les auxiliaires, une diversité de carabes a été recensée en 2019 à Théza, ainsi qu’une diversité d’hyménoptères auxiliaires en 2020 à Torreilles (graphique ci-contre).
Traitements phytosanitaires :
Les traitements réalisés doivent être homologués à la fois sur cultures maraîchères et sur les abricotiers biologiques. Les produits utilisés sont essentiellement des produits à base de Bacillus thuringiensis pour lutter contre les larves de lépidoptères ou soufre mouillable (lutte contre oïdium).
Les résultats montrent que, dans le cadre de cet essai, l’IFT moyen du jeune verger associé au maraîchage a été moins important que l’IFT d’un verger pur planté à la même date.
Résultats cultures maraichères estivales :
Les courges ont été testées les 3 années à la fois à la SICA Centrex et au Civam Bio 66 . On observe une baisse de rendement en général qui peut s’expliquer par plusieurs éléments :
- Réduction du nombre de planches par rapport à la vigueur des arbres
- Conditions climatiques difficiles (canicule en 2019, sécheresse en 2020)
- Impact de l’ombrage des arbres sur la culture (Théza)
- Augmentation du temps de travail à la surface importante mais suivi par l’augmentation du chiffre d’affaire.
- Lissage sur l’année du temps de travail sur l’année avec une possibilité d’embauche permanente

CONTACTS
Célia DAYRAUD – Civam Bio 66
celia.dayraud@bio66.com
06 12 93 50 02
Aude Lusetti – SICA Centrex
alusetti.centrex@orange.fr
06 75 25 34 72














