Webinaire - Le cuivre, on en parle ? 1

Webinaire - Le cuivre, on en parle ?

Le 3 novembre 2020 a eu lieu la conférence régionale viticulture bio “Le cuivre, on en parle?”, organisée par la Chambre régionale d’agriculture Occitanie et animée par Emma Carrot de la Chambre d’agriculture de l’Hérault.

Les présentations sont disponibles ci-dessous :

Actualités réglementaires sur le cuivre
Nicolas CONSTANT, SudVinBio

Evaluation des risques pour le travailleur, le consommateur, les espèces aquatiques et terrestres
Matthias WEIDENAUER, European Union Copper Task Force

Stratégies phytosanitaires globales d’utilisation du cuivre contre le mildiou
Virginie VIGUES, Chambre d’agriculture du Tarn
Éric LE HO, Chambre d’agriculture de l’Aude

Réduction des doses de cuivre : impact sur les raisins et les vins
Audrey PETIT et Philippe COTTEREAU, IFV

Alternatives au cuivre : biocontrôles et extraits de plante
Audrey PETIT, IFV

Présentation du projet BasIC (Bas Intrant Cuivre) 2020-2023
Anaïs BERNEAU, BioCivam11

 

Plus de 270 participants ont assisté à cette conférence. Rendez-vous en 2021 pour le prochain rendez-vous !


Visioconférence et présentations du 2e Forum des investisseurs enfin disponibles 2

Visioconférence et présentations du 2e Forum des investisseurs enfin disponibles

La 2e édition du Forum des investisseurs qui devait se tenir à Montpellier le 1er octobre 2020, s’est finalement tenue en visioconférence. Vous trouverez ci-dessous l’enregistrement complet de cette dernière qui vous présentera les différentes solutions de financements proposées par les intervenants suivants :

– Intervention du Conseil Régional, notamment sur les plans de relance et derniers outils disponibles en région et de la DRAAF

– Présentation du fonds Avenir Bio par l’Agence Bio

Crédit Agricole sur le fonds INAF et le fonds bio

Miimosa, – plateforme de financement participatif

IRDI Soridec – acteur du Capital-investissement régional


Participez aux 3e Rencontres Appro Bio Régional en Occitanie 4

Participez aux 3e Rencontres Appro Bio Régional en Occitanie

Logo Bio & Pro - Rencontres Appro bio régional 3

Interbio Occitanie organise la 3ème édition des Rencontres Appro Bio Régional en Occitanie, le lundi 16 novembre au Marché d’intérêt National Toulouse Occitanie.

Cette journée a pour objectif d’améliorer le référencement des produits locaux et régionaux dans :
– les magasins bio – indépendants et réseaux
– les primeurs et épiceries fines de la région Occitanie

Dans un format de mini-expo, réservée aux professionnels, magasins bio, primeurs et épiceries fines, venez rencontrer les producteurs et transformateurs bio de la région Occitanie et goûter leurs produits !

Vous découvrirez ainsi l’offre bio régionale, sa qualité et toute la diversité de sa gamme : fruits et légumes, pain, miel, biscuits, céréales et légumineuses, fromages,
yaourts, charcuteries, viandes, boissons (hors vins), conserves, confi tures, tartinables, huiles, vinaigre, produits innovants, plats préparés, snacking …

Pour vous inscrire en tant qu'exposantPour vous inscrire en tant que visiteur

Pour plus d’informations, contactez-nous au 04 67 06 23 48 ou à arielle.bourgeon@interbio-occitanie.com


20 Octobre 2020 : convention d’affaires Plantes et Ingrédients naturels ! 5

20 Octobre 2020 : convention d’affaires Plantes et Ingrédients naturels !

Le 21 Octobre 2020, Interbio Occitanie et AD’OCC organisent des rencontres B to B pour les professionnels du secteur des plantes et ingrédients naturels. Cet évènement rassemblera les industriels à la recherche de Plantes à Parfums, Aromatiques et Médicinales (PPAM) et les fournisseurs, dans le but de développer le sourcing en région et ainsi de consolider des filières durables d’approvisionnement.

Plus de 250 rendez-vous seront organisés !

Ils rassembleront des producteurs d’Occitanie (agriculteurs, cueilleurs et/ou coopératives), des experts et prestataires de service (pépiniéristes, séchage, extraction, analyses, conseils, réglementations… ) et enfin des entreprises et industriels des secteurs de la cosmétique, du bien-être, de la Nutraceutique et de l’Agro-alimentaire.

Les rendez-vous seront planifiés en amont et le nombre de places est limitez, n’oubliez pas de vous pré-inscrire dès maintenant sans engagement, en cliquant ci-dessous :


Le 2e Forum des Investisseurs en Occitanie se tiendra en visio ! 6

Le 2e Forum des Investisseurs en Occitanie se tiendra en visio !

CHANGEMENT DE FORMAT !

Pour des raisons sanitaires, l’événement se déroulera bien le jeudi 1er octobre mais en VISIO ! Pour en savoir +, n’hésitez pas à nous contacter au 06 12 05 35 57 ou à ludivine.cureau@interbio-occitanie.com

La 2ème édition du Forum des investisseurs se déroulera le jeudi 1er octobre en visio !

Organisé par Interbio Occitanie, ce forum a pour objectif de :
– Permettre une optimisation des financements des projets BIO régionaux
– Donner aux porteurs de projet la possibilité de rencontrer, sur une journée différents investisseurs pour mettre en place leurs projets

QUELS PORTEURS DE PROJET ?
Cette journée s’adresse aux entreprises en création, en développement ou en reprise.
Elles peuvent être de toutes tailles : TPE, PME ou ETI. Les investisseurs présents peuvent intervenir sur tous les types de projets.

QUELS FINANCEURS ?
Les financeurs présents peuvent vous accompagner quelle que soit la taille de votre projet : de petits investissements ou besoin en trésorerie de quelques milliers d’euros jusqu’à de très grands besoins en investissements, développement ou encore innovation.

Pour vous inscrire, cliquez ci-dessous :

Pour s'inscrire, cliquez ici !

Pour en savoir +, cliquez ci-dessous :

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Si pour des raisons sanitaires l’événement ne pouvait se dérouler de manière physique, il sera tout même maintenu via un outil numérique.


Conférence de presse - Développement du label Territoire Bio Engagé au niveau national 8

Conférence de presse - Développement du label Territoire Bio Engagé au niveau national

Pour visionner la conférence de presse qui s’est déroulée le jeudi 3 septembre au Mas de Saporta à Lattes (34), cliquez ci-dessous :

Intervenants :
– Philippe LASSALLE SAINT-JEAN – Président d’Interbio Nouvelle-Aquitaine
– Emmanuel EICHNER – Président d’Interbio Occitanie
– Stéphane BRICHET – Vice-président d’A PRO BIO
– Fanny LEMAIRE – Présidente d’Interbio Pays de la Loire
– Jean-François VINCENT – Président de Bio Centre
– Béatrice ROZÉ – Administratrice d’Initiative Bio Bretagne et co-référente Restauration Collective
– Philippe HENRY – Président de l’Agence Bio
– Philippe LEYMAT – Élu de la commune de Branceilles (19)

Pour consulter le communiqué et le dossier de presse, cliquez ci-dessous :

Pour en savoir plus sur le label Territoire Bio Engagé, cliquez ci-dessous !


Interbio Occitanie recrute un(e) chargé(e) de mission filières Bio 9

Interbio Occitanie recrute un(e) chargé(e) de mission filières Bio

Dans le cadre d’un remplacement pour congés maternité, l’interprofession bio régionale, Interbio Occitanie, recrute un CDD.

Sous la responsabilité du directeur et du président du conseil d’administration, le/la chargé(e) de mission sera amené à gérer plusieurs dossiers de structuration de filières :
– Gestion du projet Tendre d’Oc, marque collective de valorisation des jeunes bovins bio d’Occitanie
– Organisation de l’évènement Bio&Pro Rencontres appro. bio régionales
– Suivi du dossier contractualisation et commerce équitable
– Suivi de plusieurs projets de structuration de filières bio régionales
– Participation aux différents évènements organisés par Interbio Occitanie


Conférence de presse : lancement du label Territoire Bio Engagé au niveau national ! 10

Conférence de presse : lancement du label Territoire Bio Engagé au niveau national !

Le jeudi 3 septembre 2020, INTERBIO Nouvelle-Aquitaine et INTERBIO Occitanie vous convient au lancement officiel du label Territoire BIO Engagé dans les régions Bretagne, Centre Val de Loire, Hauts-de-France et Pays de la Loire !

INTERBIO Nouvelle-Aquitaine, créateur du label Territoire BIO Engagé en 2012 et INTERBIO Occitanie, première région licenciée du label, se sont associées aux associations interprofessionnelles A PRO BIO (Hauts de France), Bio Centre (Centre Val de Loire), Initiative Bio Bretagne, et INTERBIO Pays de la Loire pour déployer le label Territoire BIO Engagé sur leur territoire.

Le lancement officiel aura lieu le jeudi 3 septembre à 12h00, au Mas de Saporta à Lattes (en région Occitanie – près de Montpellier) en présence du Président de l’Agence Bio, Philippe Henry.

Pour consulter le communiqué de presse, cliquez ci-dessous :

Communiqué de presse

Le 16e numéro du Magazine de la Conversion est enfin disponible ! 11

Le 16e numéro du Magazine de la Conversion est enfin disponible !

La sortie de ce nouveau Magazine de la Conversion bio est l’occasion de faire un point complet sur la crise sanitaire que nous venons de traverser et ses conséquences pour les filières bio de la région. Il s’agit de rassembler dans un dossier des partages d’expérience, le retour des enquêtes réalisées auprès des acteurs début juin et de recenser l'ensemble les dispositifs d’aides. Les conséquences et les difficultés rencontrées sont très diverses et si la première phase de trouble est passée, nous devrons être vigilant pour continuer à accompagner tous ceux qui en ont besoin et contribuer à la mise en oeuvre de la résilience.

Mais au-delà de la crise, vous trouverez aussi les dossiers techniques habituels avec l’élevage et la gestion du parasitisme, le maraîchage avec deux retours d’essais sur le travail du sol et les couverts végétaux mais aussi un article sur la production de pommes de terre bio. Un article sur le marché des grandes cultures bio met en lumière les débouchés potentiels pour les producteurs. Enfin, les actualités réglementaires complètent ce numéro riche d’enseignements.

Emmanuel Eichner – Président d’Interbio Occitanie

 

Pour accéder au magazine dans son intégralité, veuillez cliquez ici.

 

Pour accéder aux différents dossiers, cliquez sur les titres ci-dessous :

Dossier COVID-19 : les filières Bio d'Occitanie à l'épreuve

Lorsque le gouvernement a annoncé le confinement de la population le 16 mars 2020, personne n’était préparé et ce fut pour tous les acteurs économiques comme pour les citoyens un saut dans l’inconnu. Dès les premiers jours, tout le monde a dû s’adapter et faire preuve d’agilité. Alors que la plupart des français se retrouvaient chez eux en famille, les agriculteurs, les entreprises de l’agro-alimentaire et les distributeurs mettaient en place des dispositifs permettant de continuer à nourrir la population.

Dossier grandes cultures : quelle demande du marché et quelles opportunités ?

Le 10 janvier 2020 a eu lieu au Lycée agricole de Lavaur une rencontre sur le thème du Marché des Grandes Cultures biologiques. Cette demi-journée, co-organisée par la Chambre d’Agriculture du Tarn et Coop de France Occitanie, avait pour objectif de donner aux agriculteurs bio, en conversion ou ayant un projet de conversion, une vision globale du marché des grandes cultures bio, et des principaux organismes collecteurs sur leur département.

Dossier élevages : comment limiter le parasitisme des ruminants ?

Tous les élevages sont confrontés à des épisodes de parasitisme qui amputent la lactation,  ralentissent la croissance, voire causent de la mortalité.  Se débarrasser des parasites par l’allopathie pose d’autres problèmes :   Certains vermifuges perdent en efficacité du fait de chimiorésistances ; -  leurs arrières-effets sur les espèces non-cibles (diptères, coléoptères, crustacés…) sont désormais notoires,  sans oublier les collègues apiculteurs durement impactés par l’effondrement  des colonies d’abeilles...

Un groupe  de 14  éleveurs ariégeois, accompagné par le CIVAM Bio 09, s’est constitué en Groupement d’intérêt économique et environnemental (GIEE). Une envie commune : trouver des alternatives à l’allopathie dans le traitement du poly-parasitisme.

Dossier maraîchage - Répondre aux besoins de la profession : essais techniques et pratiques innovantes

Les maraîchers biologiques doivent posséder de nombreuses compétences pour gérer la complexité de leur ferme. Afin d’orienter au mieux leurs actions d’accompagnement, les animateurs et techniciens de la FRAB et des Chambres d’Agriculture d’Occitanie ont travaillé à la création d’une typologie des fermes maraîchères, dont les résultats constituent une partie dans ce dossier. Parmi les demandes qu’ont exprimé les maraîchers, certaines sont déjà en cours d’études dont voici quelques réponses : essai de la gestion d’une culture de laitue sous abris en non travail du sol, l’intégration de couverts végétaux en association dans des légumes ou encore l’allongement des périodes de production pour présenter une gamme de légumes conséquente sur l’année.

 


Dossier Maraîchage - Essais techniques - Répondre aux besoins de la profession et pratiques innovantes 17

Dossier Maraîchage - Essais techniques - Répondre aux besoins de la profession et pratiques innovantes

Les maraîchers biologiques doivent posséder de nombreuses compétences pour gérer la complexité de leur ferme. Afin d’orienter au mieux leurs actions d’accompagnement, les animateurs et techniciens de la FRAB et des Chambres d’Agriculture d’Occitanie ont travaillé à la création d’une typologie des fermes maraîchères, dont les résultats constituent une partie dans ce dossier. Parmi les demandes qu’ont exprimées les maraîchers, certaines sont déjà en cours d’études dont voici quelques réponses : essai de la gestion d’une culture de laitue sous abris en non travail du sol, l’intégration de couverts végétaux en association dans des légumes ou encore l’allongement des périodes de production pour présenter une gamme de légumes conséquente sur l’année.

L’Occitanie comptait en 2019, environ 1200 producteurs de légumes bio. Leurs profils (ancienneté, surface en production, débouchés…) étant très variés, ils n’ont pas tous les mêmes besoins en terme de formation, accompagnement… Les réseaux des Chambres d’Agriculture et des GAB d’Occitanie ont donc lancé une enquête pour mieux connaître le profil des maraîchers bio afin de mettre en œuvre des formations, des démonstrations, des clubs de progrès répondant précisément à leurs demandes. Par Élodie Bernard, CIVAM BIO 34 et Philippe Caillol, Chambre d’agriculture du Gard Nous avons dans un premier temps élaboré un questionnaire en ligne que nous avons diffusé par mail à tous les maraîchers référencés par l’observatoire bio régional. Notre objectif était d’obtenir au minimum 10% de réponses pour l’en- semble des agriculteurs bio ayant comme activité principale la production de légumes : celui-ci a été atteint et même dépassé puis que nous avons reçu 191 réponses, soit 16%. À partir de ces réponses, nous avons construit une typologie des maraîchers de la région, sur le même principe que celle élaborée par Bio de Provence en 2012, en nous basant sur les éléments constitutifs d’une exploitation agricole (fig.1 ci-dessous). En voici les premiers enseignements.

PROFIL DES RÉPONDANTS

Un tiers des répondants est installé depuis moins de 3 ans et 1 sur 5 seulement depuis plus de 15 ans (fig.2). Les nouveaux installés ont quasiment tous commencé directement en bio, tandis que les plus anciens se sont convertis au bio pour près des trois-quarts. La SAU médiane en légumes est de 1,14 ha (fig.3). Trois-quarts des répondants cultivent plus de 10 légumes, et la moitié, plus de 25. La production est diversifiée aussi bien sur 0,5 ha que sur 5 ha (fig.4).

TYPOLOGIE DES EXPLOITATIONS

La grande majorité des maraichers bio enquêtés sont orientés exclusivement vers les circuits courts, et moins d’un tiers commercialise tout ou parte de sa production en circuits longs. De ces données, on peut construire la typologie suivante (fig.6). Lors de cette enquête, nous avons aussi interrogé les participants sur leur niveau estimé de maitrise technique mais aussi sur leur maitrise des aspects environnementaux.

MAÎTRISE TECHNIQUE

Concernant la maitrise technique (fig.7), on constate des marges de progrès au niveau de la production de semences (faire ses semences, c’est un métier), de la lutte contre les maladies et ravageurs, de la mécanique et de la gestion des inter-cultures (ce qui conforte l’intérêt des essais sur les engrais verts du Civam Bio 09, Gab 65, APABA…).La planification des cultures, les rotations, la gestion du sol… semble a contrario plutôt bien maitrisées.

MAÎTRISE ENVIRONNEMENTALE

Concernant la maitrise environnementale (fig. 8 et 9), on constate un important manque de connaissances en fertilisation, ce qui peut de- venir problématique avec l’augmentation des zones vulnérables nitrates. On relève aussi 30% de producteurs qui indiquent ne pas maitriser la gestion de l’eau, compétence qui va devenir primordiale dans le contexte du réchauffement climatique.

Ces aspects de maitrise technique et environnementale ont été analysés au regard de la typologie des maraichers : il apparait que ce sont les producteurs en circuits longs qui estiment posséder la meilleure maitrise technique et environnementale.

DES MARGES D’AMÉLIORATION

Ces problèmes de maitrise technique et de maitrise environnementale font apparaitre un besoin en formation et en accompagnement. Pourtant, 62% des répondants, quel que soit leur profil, ne suivent pas de formation par manque de temps… alors que cet investissement, plutôt minime en temps, peut faire gagner en efficacité et améliorer la performance de l’exploitation.

Les maraichers interrogés ont cependant conscience qu’ils peuvent encore progresser: ils sont en effet deux tiers à vouloir bénéficier d’un accompagnement, qu’ils souhaiteraient majoritairement gratuit.

Cette typologie a été a finalisée fin 2019 et a permis de mettre en évidence la grande diversité des types d’exploitation mais également les stratégies développées en orientant un type de circuits de distribution, voire plusieurs, en lien avec les systèmes de production.

En 2020, nous prévoyons d’analyser et de détailler davantage les résultats obtenus en 2019, notamment au niveau départemental. Un plan d’actions identifiant les besoins spécifiques en terme de formation, appui technique, mise en lien auprès des circuits de commercialisation et de distribution au niveau local et régional, sera réalisé.

ESSAI

COUVERTS VÉGÉTAUX SOLS VIVANTS MEDITERRANÉENS (SOVIMED) ÉTUDE DU NON TRAVAIL DU SOL EN MARAÎCHAGE

ÉTUDE COMPARATIVE DU TRAVAIL ET NON TRAVAIL DU SOL EN MARAÎCHAGE BIOLOGIQUE SOUS ABRIS : PREMIERS RÉSULTATS SUR LAITUE TYPE BATAVIA EN HIVER.

Le projet Sols Vivants Méditerranéen (SOVIMED) est un programme d’expérimentation sur 4 ans (2019-2023) en partenariat avec la SICA CENTREX (66) – chef de file, le CIVAM BIO 66 et SUDEXPE (34). Ce programme a pour objectif d’évaluer l’effet du non travail du sol et des engrais verts sur la biodiversité, le rendement et la fertilité du sol par rapport à un itinéraire classique de travail du sol en maraîchage.

Le CIVAM BIO 66 assure le développement de l’agriculture biologique sur les Pyrénées-Orientales depuis 1985 mais aussi et surtout l’expérimentation et le suivi technique des producteurs en agriculture biologique. Il est membre de l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique (ITAB). Depuis 1993, le CIVAM BIO 66 possède une station expérimentale de 2000 m2 de maraîchage sous tunnel froid appelée Biophyto et constitue une référence nationale au niveau des expérimentations biologiques. Des essais variétaux ou encore de gestion de ravageurs, de fertilisation et de biodiversité fonctionnelle ont été réalisés depuis plus de 20 ans.

OBJECTIF DE L’ESSAI

Dans le cadre des premiers essais de SOVIMED, le CIVAM BIO 66 a pour objectif de comparer un tunnel de laitue type batavia en non travail du sol avec plusieurs modalités de destruction de la couverture végétale précédente (sorgho) avec un tunnel de laitue en travail du sol.

DISPOSITIF D’EXPÉRIMENTATION

L’essai est réalisé dans deux tunnels à tendance limono-sableuse. Les modalités de plantation sont les mêmes dans les 2 tunnels: les cultures sont plantées à plat avec paillage plastique microperforé et irrigation à l’aspersion. La conduite des aérations a été identique dans les 2 tunnels.

ITINÉRAIRE TECHNIQUE TUNNEL DE NON TRAVAIL DU SOL AVANT PLANTATION (T4)

Le dernier travail du sol a été réalisé en décembre 2018. Un désherbage a été réalisé à la main avant un semis de sorgho fourrager Piper à la volée à 90kg/ha le 27 mai 2019.

Un premier broyage du sorgho a été réalisé le 18 juillet à 1,7 m environ. 2 modalités de destruction du couvert a été mis en place pour la 2ème destruction fin août :

▪ Face Est : couvert couché

▪ Face Ouest : couvert broyé

Un arrosage important (2 heures) a été réalisé puis 4 modalités de fertilisation ont été mises en place (figure 4) :

▪ Modalité 1 : Apport de 100 unités d’azote avant occultation puis 140 unités (besoin de la laitue) après débâchage et avant plantation des laitues

▪ Modalité 2 : Apport de 100 unités d’azote avant occultation puis aucune fertilisation après.

▪ Modalité 3 : Aucun apport de fertilisation avant occultation puis 140 unités d’azote avant plantation

▪ Modalité 4 : Aucun apport d’azote (figure 2) Une bâche d’occultation a été posée fin août pendant un mois et demi pour la gestion des adventices.

Schéma du tunnel en non travail du sol (T4) : 4 modalités de fertilisation sont mises en place de 96m2 chacune.

RESULTATS

Rendements corrects et pas de différence de précocité. Il n’y a pas de réelles différences de poids entre les salades du tunnel travaillé et celles qui ont été fertilisées dans le tunnel non travaillé (poids situés entre 330 et 380 g selon les modalités). Cependant les salades non fertilisées présentes un poids moyen de 100 g de moins que les autres.

Augmentation du temps d’irrigation et du temps de travail en tunnel non travaillé : Le tunnel en non travail du sol a été arrosé 2.5 heures de plus que le tunnel non travail du sol. Ces irrigations supplémentaires ont surtout été réalisées en début de culture (première semaine de plantation). Un suivi phytosanitaire a été réalisé tous les 15 jours, des pertes de salades d’environ 5% au niveau du collet ont été recensées dans le tunnel en non travail du sol (fourmis, champignons telluriques…). 150 salades environ ont été supprimées ce qui correspond à 5% des salades plantées. De plus, un traitement supplémentaire contre les noctuelles a été réalisé.

Malgré l’occultation avec la bâche d’ensilage, le liseron et le chiendent n’ont pas été impacté et ont dû être désherbé avant plantation. Le pourpier a rapidement germé après le retrait de la bâche. La plantation du tunnel en non travail du sol a été deux fois plus longue que la plantation du tunnel travaillé : ceci s’explique par le fait que le sorgho sous le paillage doit être poussé pour pouvoir poser les mottes.

BIBLIOGRAPHIE

Compte rendu technique disponible sur demande
Sites internet partenaires :
Sud et Bio https://www.sud-et-bio.com/fruits-legumes/amont/ressources-techniques
Centrex 66 http://www.centrex66.com/articles.asp
Sudexpé https://www.sudexpe.net/
Réseau Maraîchage sur Sols Vivants : https://normandie.maraichagesolvivant.fr/

CONCLUSION SUR LES RÉSULTATS RELATIFS AU TUNNEL NON TRAVAILLÉ

Les poids des salades sont corrects, mais avec un temps de travail doublé. L’azote présent dans le sol est plus vite consommé par les bactéries pour la dégradation d’un sorgho broyé plutôt que couché. Il faudra prendre en compte ce résultat et fertiliser un peu plus en azote pour ne pas pénaliser la culture de salade (information valable pour la première année de non travail du sol !). L’apport d’engrais après débâchage juste avant plantation semble plus intéressant au niveau du rendement en salade qu’un seul apport avant de bâcher.

CONTACT

Célia DAYRAUD ingénieur maraîchage expérimentation et conseil, CIVAM BIO 66 celia.dayraud@bio66.com 06 12 93 50 02

ESSAI

COUVERTS VÉGÉTAUX EN MARAÎCHAGE BIOLOGIQUE DIVERSIFIÉ : TRÈFLES ASSOCIÉS AUX CULTURES D’AUTOMNE/HIVER

Dans le but de concurrencer les adventices d’automne puis de couvrir le sol en hiver, le groupe de maraîchers, constitué en GIEE en piémont pyrénéen, a mis en place des essais de trèfles Incarnat et d’Alexandrie dans les cultures de poireaux, choux et courges. Depuis sa création en 2017, ce groupe de travail a suivi plusieurs essais de couverts végétaux d’été, d’automne et d’hiver mis en intercultures de légumes. En 2019, les maraîchers ont décidé de tester des couverts végétaux en association avec des légumes. En effet, les cultures de légumes longues, plantées à la fin du printemps et récoltées en automne et hiver sont sujettes à l’enherbement et la reprise des parcelles peut être difficile. Ainsi, plusieurs essais ont été mis en place et suivis sur plusieurs fermes pour tester et comparer différentes modalités. Afin d’être validés, reproductibles et diffusables, ils seront menés pendant plusieurs années consécutives. Lors du travail de groupe, nous avons noté l’importance de partir des objectifs visés par les maraîchers afin de déterminer les itinéraires techniques culturaux et les choix qui en découlent.

Photo 1 : Trèfle Incarnat dans choux à Martres-Tolosane 6 novembre 2019 – Crédit photo Delphine DA COSTA

ESSAI #1 TRÈFLE INCARNAT DANS LES CULTURES DE POIREAUX

Cet essai a été mis en place sur trois fermes (GAEC de Champ Boule à Barjac [09], Alban Réveillé à Cazères [31] et Frédéric Scelles à La Bastide de Besplas [09]), sur des parcelles allant de 50 à 200 m2, avec une partie témoin non couverte. Les objectifs précis des maraîchers étaient d’éviter le salissement de la parcelle durant l’automne, d’avoir une couverture de sol pendant l’hiver après la récolte de poireaux et de bénéficier de l’intérêt engrais vert apporté par cette légumineuse.

Cultures de poireaux : dates et densités de plantation La première série de poireaux a été plantée durant la première quinzaine de juin
sur les trois fermes. Les rangs étaient espacés de 70 cm au GAEC de Champ Boule et de 25 cm sur les fermes d’Alban et de Frédéric. Une seconde série a été plantée durant la deuxième quinzaine de juillet par Alban et Frédéric avec le même espacement de 25 cm entre rangs.

Le semis du couvert : méthodes, densités et dates Les précisions de semis pour chacun des trois maraîchers. sont présentées en tab.1.

Méthode de destruction du couvert Les trois méthodes de destruction utilisées sont présentées en tab.2.

Évaluation du couvert et conclusion Les maraîchers notent un semis facile car les graines sont petites et qu’il est possible de l’implanter manuellement entre les rangs. La levée est très bonne et rapide, le trèfle couvre bien le sol.

Globalement pour ce premier essai, les trois maraîchers sont relativement satisfaits des résultats obtenus. Ils notent un potentiel à explorer et vont donc renouveler l’expérience cette année et l’élargir aux céleris raves.

On note que le trèfle supporte mal l’arrachage des poireaux, il est détérioré sur les parcelles de poireaux plantés à 25 cm entre rangs et dans les allées de ceux plantés à 70 cm. Par contre, il est bien reparti dans les rangs moins bouleversés et a recouvert le sol.

Au GAEC de Champ Boule, les poireaux associés au trèfle ont été récoltés en janvier. Il sera intéressant de voir comment le trèfle se comporte aux endroits où les poireaux seront récoltés en octobre 2020.

Pour les deux séries de poireaux plantées dé- but juin à 25 cm d’entre rangs, les maraîchers notent une couverture du sol moins importante que sur les poireaux plantés à 70 cm, alors que la densité de semis était plus importante. Par contre sur leur seconde série de poireaux, plantée deuxième quinzaine de juillet, avec un semis du trèfle plus tardif (début août et début septembre), ils sont satisfaits des résultats.

Nous pouvons alors dire que le semis du trèfle est pertinent à partir du début août et lorsqu’il est laissé le plus longtemps possible. Karim RIMAN souligne, lors du comité de pilotage du GIEE, que l’association d’une légumineuse avec une culture de légumes est dans tous les cas profitable pour la culture suivante.

ESSAI #2 TREFLE INCARNAT DANS LES CULTURES DE COURGES

Frédéric Scelles (La Bastide de Besplas [09]) en a fait l’essai, cependant après ramassage des courges, il ne restait quasiment rien du trèfle qui s’est fait étouffer par celles-ci. Il note que finalement, il semble que l’occultation et deux binages suffisent à maintenir la culture de courges très propres. Cet essai est donc invalidé.

Photo 2 : Trèfle Incarnat dans poireaux à Barjac 6 novembre 2019 – Crédit photo Delphine DA COSTA

ESSAI #3 TREFLE D’ALEXANDRIE DANS LES CULTURES DE POIREAUX

Frédéric Scelles (La Bastide de Besplas [09]) en a fait la comparaison, avec une même densité de 60 Kg/ha sur la seconde série de poireaux plantée mi-juillet. Bien que le semis du trèfle d’Alexandrie soit également facile et sa levée très bonne, il note qu’il est moins couvrant que le trèfle Incarnat et donc moins concurrentiel face aux adventices.

Il est ensuite monté à fleur mi-septembre, mais n’a pas empêché la croissance des poireaux. En effet, aucune différence n’a été notée avec le témoin sol nu. Il a ensuite gelé durant l’hiver et a laissé place aux adventices, contrairement au trèfle Incarnat.

Ces divers points font que Frédéric ne valide pas cet essai et sèmera uniquement du trèfle Incarnat dans ses poireaux en 2020.

Photo 3 : Trèfle Incarnat dans poireaux à Cazères 30 octobre 2019 – Crédit photo Alban RÉVEILLÉ

ESSAI #4 TREFLE INCARNAT DANS LES CULTURES DE CHOUX

Ces essais ont été menés sur les fermes du GAEC du Matet (Martres-Tolosane [31]) et de Frédéric Scelles (La Bastide de Besplas [09]) dans l’objectif de couvrir le sol en hiver. Les maraîchers notent une facilité d’implantation et une très bonne levée du couvert. Sur la Ferme du GAEC du Matet, il a cependant été rapidement concurrencé par les feuilles des choux à fort développement : choux fleurs et de milan, par contre, il a formé un beau couvert avec les choux à moindre déploiement : choux rouges et lisses.

Frédéric note que ce couvert de trèfle dans les choux fleurs et brocolis à très bien fonctionné, ces derniers l’ayant laissé se développer correctement.

Cet essai sera vérifié sur trois autres fermes cette année.

POUR EN SAVOIR PLUS

▶Les résultats des essais menés depuis 2017 sont disponibles sur les sites Internet d’ERABLES 31 et du CIVAM Bio 09 : http://www.erables31.org/forum/viewforum.php?f=115

CONTACT
▶Delphine DA COSTA
delphine.da-costa@bio-occitanie.org 06.49.23.24.44

FOCUS DEBOUCHES

PROPOSER TOUTE L’ANNÉE DE LA POMME DE TERRE BIO

La pomme de terre est un aliment de base très demandé toute l’année. Traditionnellement cultivée dans notre région sur le créneau précoce et de saison, elle est souvent importée d’autres régions pour la consommation d’arrière-saison. La mise en place de productions tardives, si les conditions pédoclimatiques sont favorables, permettent d’approvisionner le créneau de janvier à avril. Comment s’y prendre pour proposer de la pomme de terre toute l’année? Le calendrier de production ci-dessous permet de proposer de la pomme de terre tous les mois de l’année. Cependant, la conduite culturale diffère selon le créneau que l’on souhaite occuper.

▶ PRÉFÉRENCES CULTURALES

La culture de pomme de terre est préférable sur un sol sableux légèrement acide, sans cailloux. Cependant, si les variétés utilisées en primeur apprécient davantage les sols légers, la pomme de terre de conservation supporte des sols plus argileux à condition de faire des plantations dans des sols déjà réchauffés (pour diminuer les risques de rhizoctone). On évitera les précédents augmentant le risque de présence des taupins comme les friches et les prairies. Pour limiter les problèmes phytosanitaires, on privilégiera une rotation d’au moins cinq années et on évitera d’intercaler entre deux cultures de pomme de terre, des légumes de même famille (solanacées). En grandes cultures, la pomme de terre peut se positionner entre deux céréales.

▶ IRRIGATION

L’irrigation se pratique par aspersion, à raison de 400 mm répartie sur la durée de culture. La première irrigation se fait en fin de levée et doit cesser 20 jours avant récolte. On cesse donc mi-avril pour la pomme de terre primeur, vers la mi-juillet pour celle de saison et enfin début octobre pour la tardive, voire plus tôt suivant les conditions météorologiques.

▶ CHOIX VARIÉTAL

Depuis le 1er janvier 2020, le règlement bio impose l’utilisation de semences biologiques, les dérogations pour semences non traitées ne sont donc plus possibles. Les différentes variétés existantes et disponibles en bio permettent de répartir la production sur l’année. Celles utilisées en primeur sont par exemple Ostara, Emeraude, Rubis, Amandine, Sirtema. En saison on pourra employer Charlotte, Allians, Mona Lisa, Ditta, et les plus tardives Nicola, Désirée, Eden. Mais pour la pomme de terre de conservation plantée tardivement, la variété de référence est Agria.

Pour la saison tardive, il est nécessaire de prévoir avec son fournisseur des plants qui ont été récoltés le plus tard possible. Ils doivent être gardés à 8°C puis mis progressivement à température pour lever la dormance.

Il est également possible de replanter des tubercules récoltés sur ses propres parcelles précoces pour les variétés du domaine public (semence fermière). Attention toutefois aux problèmes sanitaires notamment aux viroses. Un stockage au froid sera nécessaire pour lever la dominance apicale et obtenir un nombre suffisant de germes.

▶ PRÉ-GERMINATION

Les pommes de terres seront pré-germées en caissette à la lumière avant plantation. En primeur, la technique de pré-germination est incontournable pour obtenir des germes courts, trapus et vigoureux pour un démarrage rapide de la culture. Les plants doivent être étalés sur des clayettes dans un local aéré, à l’abri du gel et avec une bonne lumière avec une température de 12-15 °C. Pour des plantations plus tardives, le stade « point blanc » est préconisé pour la plantation. Les plants sont sortis du frigo plusieurs jours avant de sorte que le plant soit à une température de 12 °C (éviter la plantation < 10°C et humide).

▶ PLANTATION

La plantation pour une production de saison se fait traditionnellement entre mars et mai. Pour la production précoce, elle doit être avancée à février/mars au plus tard, et il faudra prévoir une protection (P17 ou abri froid). Pour une récolte tardive, la plantation doit avoir lieu fin juillet-début août. Elle n’est donc possible que dans les zones à climat doux (plaines et zones méditerranéennes). Ce calendrier permet de réaliser une solarisation courte mise en place à partir du 10 juin (cf. encart). Le coût de la solarisation sera compensé par la réduction très nette des adventices dans la culture, la disponibilité en éléments fertilisants et l’amélioration de la reprise de la culture par l’humidité du sol après solarisation.

▶ DENSITÉ

La densité de plantation dépend du calibre choisi ainsi que du nombre de germes obtenus par plant. De manière générale, le calibre utilisé est de 35-45 mm et des distanciations de 25 cm sur le rang avec un inter-rang de 75 cm. Plus le calibre de la pomme de terre est petit, plus les tubercules seront gros à la récolte mais en moins grande quantité. Cependant on gagne en précocité mais également en sensibilité aux conditions climatiques. On plantera les tubercules à une profondeur de 4-5 cm, légèrement moins pour les pommes de terre primeurs. Environ 200kg de semences sont nécessaires pour planter 1000m2.

▶ PRÉPARATION DU SOL

En pré-levée de la pomme de terre, un passage de herse étrille peut être réalisé. Le buttage se fait lorsque les tiges commencent juste à sortir sur un sol bien ressuyé, a une fréquence de 2-3 passages. Le buttage permet de lutter contre les adventices et il est d’autant plus efficace que les adventices sont jeunes. Il peut être accompagné de hersages), afin de maîtriser l’enherbement sur la butte avant la fermeture des rangs de pommes de terre.

▶ FERTILISATION

De manière générale, les besoins de la pomme de terre en azote, phosphore et potassium sont respectivement de 120-160 kg/ha, 50- 100 kg/ha et 180-300 kg/ha. L’analyse de sol est indispensable pour ajuster au mieux les besoins pour la culture et de limiter les dommages au sol. Le test nitrate permet de limiter la fertilisation azotée pour les cultures tardives (fin juillet), surtout en cas de solarisation. Dans le cas où un complément azoté serait apporté, il est nécessaire de proscrire tout apport après le stade tubérisation. L’apport de Patenkali permet de combler les besoins en phosphate à hauteur de 0,5t/ha. L’apport de tourteau de ricin (5-3-1.5) à hauteur de 2t/ha permet de couvrir l’ensemble des besoins en azote et phosphore de la culture. En plus de cela, il aurait un effet sur les éclosions des taupins et ralentirait le développement larvaire. La mise en place d’un engrais vert en précédent (mélange seigle-vesce) peut aussi être profitable.

▶ RÉCOLTE

La récolte de saison a lieu habituellement de juin à septembre. L’appellation « pomme de terre primeur » s’applique aux tubercules récoltés avant le 15 août. La récolte du créneau tardif est réalisée d’octobre à novembre. Il est préconisé de ne pas arracher lorsque les températures sont élevées et de ne pas exposer les tubercules longtemps au soleil, notamment pour les cultures de saison récoltées en période estivale. S’il s’agit de pommes de terre de conservation, il est nécessaire de prévoir un temps de séchage. La conservation est optimale en frigo à une température située entre 5 à 8°C, avec une bonne ventilation. L’amidon se transforme partiellement en sucre en dessous de 6°C, phénomène irréversible en dessous de 4°C donnant un goût déprécié à la pomme de terre. Le rendement moyen de la pomme de terre en bio est de 20-25 t/ha.

POINT TECHNIQUE : LA TECHNIQUE DE LA SOLARISATION

La solarisation est une technique visant à couvrir durant 60 jours un sol d’une bâche de manière à détruire adventices et maladies causées par les pathogènes comme Sclérotinia, Rhizoctonia, Corky Root… grâce à la chaleur (40°C à 25 cm). L’augmentation de la quantité d’éléments en solution dans le sol permet une augmentation des rendements. Toutefois cette technique est à réserver aux sols problématiques ou devant accueillir une culture difficile à désherber car elle induit une perturbation de la faune du sol.

La mise en place s’étale du 10 juin au 12 juillet en plein champ et du 10 juin au 31 juillet sous abri et doit être suivie de 3 jours ensoleillés pour éviter la levée sous paillage.

COMMENT PROCÉDER ?
01. Préparation du sol comme pour une mise en culture.
02. Arrosage abondant (l’eau transmet la chaleur au sol).
03. Pose du paillage avec film spécial solarisation.
04. Débâchage avant la culture suivante.

BIBLIOGRAPHIE

▪ Série légumes d’hiver : les pommes de terre
de conservation (4/4), 2013, Sud & Bio, A. Arrufat (CIVAM Bio 66), E. Bernard (CIVAM Bio 34), J. Perrin (CIVAM Bio 30) https://www.sud-et-bio.com/sites/default/files/Fiche_Cultures_Pomme%

▪ Fiche technico-économique Pommes de terre bio en plein champ en Occitanie Ouest en cultures légumières, Janvier 2019, L. Espagnacq (Chambre d’agriculture de Haute-Garonne), C. Lacz (Chambre d’agriculture du Tarn), T. Massias (Chambre d’agriculture des Hautes-Pyrénnées) https://occitanie.chambre-agriculture.fr/fileadmin/user_upload/National/FAL_commun/publications/Occitanie/Productions_techniques/fiche-pomme-de-terre-ca31-2019.pdf

Effets de 2 techniques de désherbage (Solarisation et désherbage à la vapeur) sur la biodiversité des sols en contexte de maraichage en Agriculture Biologique, Août 2018, Y. CAPOWIEZ (INRA Avignon), D. Da Costa (Erables 31) http://www.erables31.org/forum/viewtopic.php?f=62&t=362

La solarisation, Juin 2010, A. ARRUFAT (CIVAM Bio 66) https://www.sud-et-bio.com/sites/default/files/Fiche_Technique_Solarisation_2010.pdf

Par Élodie BERNARD et Andréa DEHULLESSEN du CIVAM BIO 34, Célia DAYRAUD du CIVAMBIO66, Delphine DA COSTA du Civam Bio 09 – ERABLES 31 et Philippe CAILLOL de la Chambre d’agriculture du Gard

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