Le guide avicole fait peau neuve !
Depuis sa première version en 2013, ce guide a pour but d’accompagner les porteurs de projet et les agriculteurs dans la création d’un atelier de volailles de chair et/ou de poules pondeuses en agriculture biologique. Cette nouvelle édition 2021 a été revue et augmentée avec les nouveautés au niveau réglementaire, les parcours, la biosécurité et le centre agréé d’emballage d’oeufs. Des supports informatiques pour composer vos rations et les rotations de bâtiments, sont fournis.
Si vous souhaitez avoir accès à ce guide, il suffit de nous le demander par mail à l’adresse : corinne.amblard@bio-occitanie.org
Le format papier est possible, sur demande, avec une participation de 15€.
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Le crédit d'impôts Bio va augmenter à 4 500 €
Le 12 novembre, l’Assemblée Nationale a adopté deux amendement déposés sur le projet de loi de finances 2022 prévoyant de prolonger le crédit d’impôt bio jusqu’à 2025 et de l’augmenter à 4.500 € par bénéficiaire et par an, à compter du 1er janvier 2023. Ces deux amendements, déposés par les députés socialistes et LReM, visent à « compenser partiellement la suppression totale des aides au maintien en agriculture biologique qui intervient alors même que tous les marchés de produits agricoles biologiques ne sont pas matures et connaissent des difficultés de débouchés ».
Ces amendements ont reçu le soutien de plusieurs groupes parlementaires et un soutien de « sagesse » du gouvernement. Cette décision, confirmée par le Sénat, est un signal positif envoyé par le gouvernement aux agriculteurs et agricultrices biologique après des arbitrages PAC compliqués et perçus comme défavorables à l’agriculture bio par de nombreux agriculteurs et organisations bios.
Les conditions pour bénéficier de ce crédit d’impôt sont les mêmes : 40% au moins des recettes proviennent d’activités bio, il bénéficie à tous les associés d’un GAEC dans la limite de 4, il rentre dans le calcul du de minimis.
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Le n°20 du Mag' de la Bio est enfin disponible !
Vous avez peut-être remarqué que le dernier numéro (n°19) avait évolué dans sa forme. Un nouveau nom : Le Mag de la Bio – Techniques et filières en Occitanie, Un nouveau logo, Une nouvelle maquette. Mais aussi un nouveau site internet : www.magdelabio.com.
L’objectif est d’apporter aux producteurs bio de la région Occitanie et à tous ceux qui s’intéressent à ce mode de production tout notre savoir-faire : des techniques de production aux expérimentations menées dans la région, mais aussi des projets de structuration de filière, des références technico économiques et des données de marché.
Il apporte une information la plus complète pour permettre aux producteurs bio de la région d’être performants, compétents et d’utiliser des méthodes de productions adaptées aux terroirs d’Occitanie.
A partir du prochain numéro (n°21), un système d’abonnement nous permettra d’assurer la continuité de production du Mag et vous permettra de choisir votre mode de lecture : en ligne sur le site ou de recevoir un exemplaire papier chez vous. En fonction de vos centres d’intérêts, vous recevrez un message dès qu’un article sera mis en ligne sur ces sujets. Vous y trouverez également les anciens numéros en accès libre.
Nous espérons que ces évolutions permettront au plus grand nombre de rejoindre le Mag de la bio et de contribuer ainsi au développement de la bio en Occitanie : une bio pour tous. Il reflète la diversité des filières et des méthodes de production bio de la région.
Julien FRANCLET – Président d’Interbio Occitanie
Pour accéder aux différents dossiers, cliquez sur les titres ci-dessous :
POINT SUR LE STATUT DES SEMENCES
Les semis d’automne approchent. Pour rappel, plusieurs espèces sont passées « hors dérogation » en 2021.
AFFICHAGE ENVIRONNEMENTAL : UN DÉFI POUR LES PRODUITS ALIMENTAIRES !
Première démarche de labellisation bio des collectivités territoriales en France, le label Territoire Bio Engagé permet de valoriser les acteurs des territoires qui oeuvrent pour le développement de la bio. Il est remis aux collectivités dans 6 régions en France et est géré par les Interprofessions bio régionales. Avec 290 communes et établissements labellisés en France dont 41 en Occitanie, une nouvelle dynamique est lancée par Interbio Occitanie pour le développer.
QUELLES PISTES POUR MIEUX VALORISER ET DIFFÉRENCIER LA VIANDE BIO DE L’EST- PYRÉNÉEN ?
Synthèse du diagnostic territorial réalisé en 2021 sur les filières bovines et ovines de l’Est-pyrénéen par BioOccitanie, le Biocivam de l’Aude, Bio Ariège-Garonne et le GAB des Hautes-Pyrénées, en partenariat avec l’INRAe, le CIVAM 66, BLE et le CIVAM Bio Béarn. Etude financée par le Commissariat de Massif.
LE TRAVAIL DU SOL EN VITICULTURE BIOLOGIQUE EN OCCITANIE
Le travail du sol est une pratique indispensable à maîtriser pour les viticulteurs s’engageant en Agriculture Biologique puisque le règlement bio européen interdit notamment l’utilisation des herbicides, en cohérence avec les attentes sociétales actuelles. Qu’il soit réalisé sous le rang ou sur la totalité de la parcelle, le travail du sol reste une étape délicate associant performance technique et enjeu économique.
PEUT-ON SE PASSER DU CUIVRE EN PRODUCTION DE RAISIN DE TABLE BIOLOGIQUE ?
En 2016, un groupe de onze arboriculteurs d’Agribio82 du Tarn-et-Garonne ont débuté un projet au sein du Réseau DEPHY Ferme. Il s’insère dans le plan ECOPHYTO, visant à diminuer l’ Indice de Fréquence de Traitements (IFT) de 50% en 2025 par rapport à 2018. L’objectif principal du groupe DEPHY Ferme est de diminuer l’usage de produits phytopharmaceutiques (PPP), notamment le cuivre pour le raisin.
L’utilisation de fongicides et insecticides doit être fortement réduite tout en limitant les pertes de récolte. Afin de répondre à cela, plusieurs essais ont été réalisés sur les parcelles de raisin de table, pour substituer et/ou réduire les doses de cuivre grâce à l’usage de produits alternatifs, de minidoses de cuivre, ainsi que le développement d’autres pratiques culturales.
GESTION DU RUMEX EN AGRICULTURE BIOLOGIQUE
Les rumex sont des adventices problématiques en systèmes prairiaux, mais aussi en systèmes de grandes cultures biologiques. Les méthodes de gestion se focalisent sur la réduction du stock semencier très persistant des rumex, et sur l’extraction de leurs racines.
MATIÈRE ORGANIQUE : QUEL TAUX VISER POUR PRÉSERVER MES SOLS ?
Les sols peuvent être caractérisés de nombreuses façons. La première clé d’entrée est souvent la texture du sol, définie par les teneurs en argiles, limons et sables, composantes stables dans le temps. Puis vient la structure, en d’autres termes l’agencement de ces éléments les uns par rapport aux autres, valable à l’instant T et évolutif en fonction d’éléments extérieurs (météo, pratiques agricoles, etc.). En agronomie, d’autres éléments sont également regardés comme le pH ou la matière organique. Cette dernière est très instructive sur un sol car elle retranscrit son niveau de fertilité et d’activité biologique.
L’AIL BIO : SITUATION DE LA PRODUCTION EN OCCITANIE ET DÉBOUCHÉS COMMERCIAUX
En 2018, la région Occitanie présentait plus de 1 750 ha d’ail, soit 65% des surfaces nationales. Cette culture est principalement présente sur quatre départements : le Tarn est leader avec 820 ha, suivi du Gers avec 541 ha, du Tarn-et-Garonne avec 305 ha et de la Haute-Garonne avec 77 ha. La production s’est distinguée avec les Signes Officiels de Qualité (Ail rose de Lautrec Label Rouge, Ail violet de Cadours AOP, Ail blanc de Lomagne IGP) pour garantir une plus-value aux producteurs et résister aux produits importés. La production en Agriculture Biologique n’est pas en reste puisqu’elle représente près de 10% des surfaces implantées (150 ha certifiés et 21 ha en conversion, soit 171 ha au total).
FLASH SUR LES ESSAIS DE SORGHOS SOUS SERRES ÉTÉ 2020
Satisfaits par les résultats des sorghos cultivés en plein champ, le collectif de maraîchers qui travaille sur les couverts végétaux, a voulu élargir les essais à la culture sous serre.
L’objectif commun aux maraîchers des cinq fermes de Haute-Garonne et d’Ariège* qui ont cultivé les variétés Piper et/ou Lurabo F1, était la forte production de biomasse sur un court laps de temps estival, en vue d’augmenter le taux de matière organique du sol et de concurrencer les adventices.
Retours sur le 3e Colloque de la restauration collective Bio et Régionale du 8 décembre dernier
La 3e édition du Colloque de la Restauration Collective Bio et Régionale s’est déroulée le 8 décembre dernier au Collège Françoise Héritier à l’Isle-Jourdain dans le Gers.
Avec plus de 80 personnes présentes, l’événement fut très apprécié !
Retrouvez ci-dessous les présentations des interventions de la Table-ronde ” 20% de bio et local en restauration collective (et même plus!), c’est possible – focus sur les fruits et légumes bio “
> Commune de Cazouls les Béziers (34)
Du bio et du local via la transition entre une gestion concédée et une gestion directe
> Chantier d’insertion Casta (09)
Une gestion concédée sociale et biologique, actrice d’un développement territorial en zone rurale
> Collège Françoise Héritier et Écocert
100 % de bio labellisés !
Nous vous donnons donc rendez-vous en 2022 pour une 4e édition !
Distributeurs et transformateurs : vous souhaitez passer en bio ? Ces informations sont pour vous !
Vous souhaitez créer votre activité de transformation ou de distribution bio ?
Vous souhaitez développer une nouvelle gamme en bio ?
L’association régionale OCEBIO a mis en ligne des fiches ayant pour objectif de vous apporter toutes les réponses à vos questions (rappel de la réglementation, avec mise à jour avec nouvelle réglementation 2022 + étapes-clés …).
Ocebio et AREA Occitanie vous propose également une formation pour bien se préparer à l’audit de certification Bio, le 23 Mai 2022, en visio.
Pour s’inscrire , merci de contacter directement : Céline GOURRÉ – Chargée de formation / 04.67.04.30.18 /06.65.17.79.40 / celine.gourre@areaoccitanie.com
Webinaire pour les restaurants collectifs administratifs - 1er février
Dans le cadre de l’actualité législative s’appliquant à la restauration collective, le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, en collaboration avec l’équipe des Défis et Controverses, vous annoncent une série de 6 webinaires à partir de février 2022.
En effet, depuis les Etats Généraux de l’Alimentation et l’installation du Conseil National de la Restauration collective (CNRC), les services du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation se sont engagés à accompagner l’ensemble des restaurations collectives en développant une plateforme d’information et de coopération, ma cantine, à destination de tous les acteurs
Interbio Occitanie vous souhaite une belle année et vous invite à découvrir le nouveau site du Mag' de la Bio !
Le Président Julien Franclet, son Conseil d’Administration et toute l’équipe d’Interbio Occitanie vous souhaitent une belle et heureuse année 2022 !
Nous profitons de ces vœux pour vous inviter à venir découvrir le tout nouveau site du Mag’ de le Bio, magazine d’information destiné aux agriculteurs bio mais aussi à tous ceux qui s’intéressent à ce mode de production.
Vous y trouverez toute l’information sur les productions bio de la région : compte rendu d’expérimentation, actualité réglementaire, données de marchés, témoignages d’acteurs des filières bio et toutes les données chiffrées sur ces productions si dynamiques en Occitanie.
Bonne lecture !
J-30 avant la clôture des candidatures pour le concours BIOrigine Gers !
Il ne vous reste plus que 𝟯𝟬 𝗷𝗼𝘂𝗿𝘀 pour candidater au seul concours qui s’adresse aux entreprises agricoles et agroalimentaires valorisant des matières premières biologiques d’origine gersoise ! Le concours BIOrigine Gers a pour objectif d’encourager le développement de la filière agroalimentaire biologique gersoise et de promouvoir le Gers comme territoire pilote en matière de production et transformation de produits biologiques !
Intérêt du triage à la ferme en Agriculture Biologique
POURQUOI TRIER LES GRAINS ?
Le triage a un double intérêt économique et sanitaire. Le tri se fait pour préparer des semences fermières, nettoyer des lots après récolte ou séparer des cultures associées ou méteils. Il se pratique grâce à différents types de matériel : nettoyeur-séparateur, trieur alvéolaire ou table densimétrique. C’est une étape essentielle avant livraison de récolte ou stockage et avant semis, sans adventices !
A l’occasion d’une rencontre « le mardi pour produire » organisée par la Chambre d’agriculture du Tarn-et-Garonne sur le triage à la ferme, Mrs. Gastou et Laplace, deux céréaliers bio, ont fait la démonstration de leur trieur.
Cette machine permet de faire le tri de graines d’au moins 3 caractéristiques différentes :
– les particules trop grandes pour rentrer dans les alvéoles
– celles qui s’insèrent dans les alvéoles mais qui ne les traversent pas
– celles assez petites pour les traverser et sortir du cylindre
Ce trieur est présent sur l’exploitation de Mr. Gastou,. Cet appareil est composé d’un cylindre horizontal tapissé d’alvéoles, d’un auget et d’une vis à répartition à l’intérieur, qui évite la stratification des graines au fond de la cuve. Le principe est que, lorsque le cylindre tourne, les particules à éliminer s’incrustent dans les alvéoles et y restent grâce à la force centrifuge. La démonstration a porté sur le triage d’un mélange blé-lentille à 20 tours par minute. Plusieurs passages sont nécessaires pour trier le mélange. Pour l’alimentation humaine, la lentille passera ensuite au trieur optique de la coopérative.
Les impuretés s’accumulent jusqu’à ce qu’elles soient trop lourdes et retombent soit au fond du cylindre, soit dans l’auget d’évacuation. Les réglages de cet appareil se font au niveau de la position de l’auget, la vitesse et l’inclinaison du cylindre. La forme des alvéoles doit être adaptée au type de particules à trier.
TRIEUR SÉPARATEUR À GRILLES OU PRÉ-NETTOYEUR
Le trieur a été prêté à M. Gastou pour la démonstration. Ce modèle possède un caisson avec 3 grilles de calibrage. La grille supérieure retire les gros déchets (émottage). La grille inférieure retire les petits déchets (criblage). Ce matériel n’est pas adapté au triage de mélange comme le blé-lentille car ça se colmate dans les grilles.
TRIEUR SÉPARATEUR AÉRODYNAMIQUE
Le séparateur de grain ISM – 5 a été présenté par M. Francis Laplace, qui a mis son matériel à disposition. Sur le principe d’une soufflerie qui traverse un rideau de grains, le séparateur aérodynamique est capable de trier les graines en sept fractions et d’isoler les semences à plus forte capacité de germination.
Les pierres et les gros débris chutent dans le premier plateau, dans les deuxième et troisième plateaux ce sont les grains les plus lourds (avec une germination garantie jusqu’à 98%, étant donné que ces grains contiennent le pourcentage le plus élevé de substances biologiquement utiles), les quatrième et cinquième plateaux retiennent les grains des produits de base (grains ne convenant pas pour l’ensemencement, fragiles ou cassés). Ces derniers lots sont destinés au fourrage. Ce trieur convient à tout type de cultures. Il facilite un nettoyage et un calibrage efficace des semences.
EN CONCLUSION
Le choix se fait en fonction des caractéristiques des grains à trier :
Les graines, selon les espèces et les variétés, ont des caractéristiques différentes de longueur, de largeur, d’épaisseur, de volume, de poids et de densité, de forme et de couleur.
A chacune de ces caractéristiques du grain sont associés une technologie de triage et un type d’appareil que l’opérateur utilisera pour séparer les graines selon cette caractéristique.
– Un nettoyeur-séparateur va permettre de trier uniquement sur la largeur, l’épaisseur et selon le comportement du flux de graines dans un courant d’air en aspirant les déchets légers.
– Les trieurs alvéolaires séparent les grains selon leur longueur.
– La table densimétrique sépare les grains selon leur densité grâce à une vibration sur un coussin d’air. Les grains denses restent davantage en contact avec la table et se séparent des plus légers.
– Le trieur optique, outil technologique de précision, sépare les grains et les impuretés selon la couleur et la forme des grains.
L’utilisation de semence fermière, la présence de graines d’adventices dans les récoltes ou la multiplication de cultures de méteils rend l’étape de triage très importante pour tous les agriculteurs bio. Il convient de choisir l’outil le plus adapté à ses besoins.
Par Ingrid Barrier, Conseillère GC bio et conventionnel, Ingénieur Régional DEPHY, Chambre d’agriculture du Tarn-et-Garonne
Créer un atelier meunerie dans une ferme en agriculture biologique
Dans un contexte de demande croissante des consommateurs pour des produits transformés « naturels » et locaux d’une part et face au soutien des pouvoirs publics pour des investissements de transformation à la ferme et pour les Projets Alimentaires Territoriaux dans les territoires d’autre part, la transformation des céréales et leur valorisation en circuits courts représente une opportunité majeure pour les agriculteurs et les artisans.
Ce dossier a pour but de montrer les principaux points à prendre en compte pour la mise en oeuvre d’un atelier de mouture dans une ferme pratiquant l’agriculture biologique.
ÉTAPE 1
LA RÉCOLTE DES CÉRÉALES
Attention au bon taux d’humidité en 12 et 15 %
ÉTAPE 2
UN PREMIER TRI GROSSIER
avec un pré-nettoyeur, peut-être nécessaire si beaucoup d’adventices ont été récoltés avec la céréale.
ÉTAPE 3
LE STOCKAGE.
En agriculture biologique l’unique manière de lutter contre la prolifération des ravageurs et des champignons au stockage est de prévenir les variations de température et de refroidir par ventilation.
ÉTAPE 4
LE DÉPLACEMENT DES GRAINS
La règle première est de prévoir le plus possible le déplacement des céréales par gravité. Cela réduira par la suite considérablement les efforts de manutention. Ensuite, vous pouvez envisager un transport vertical des grains (par élévateur à godets ou vis élévatrice pour une pente jusqu’à 45%; ou un transport horizontal des grains (par vis en auge -pente jusqu’à 15%- ou sous tube -pente jusqu’à 45%-) et par tapis roulant. Grossièrement, on estime qu’une vis de 100 mm de diamètre peut débiter 100 quintaux/h de céréales ; une de 200mm, 200 qt/h… Si vous raccordez, vos différentes machines, il faudra s’assurer de la concordance des débits des machines et des vis.
ÉTAPE 5
LE TRI AVANT MOUTURE
Nettoyeur-séparateur
Ce trieur aussi appelé « séparateur plan », il permet de séparer les grains en fonction de leur taille et de leur poids (granulométrie). Il est muni de grilles plates de différentes tailles de perforation. Certains modèles possèdent aussi des systèmes d’aspiration (à l’entrée et à la sortie) qui permettent d’enlever les particules légères.
Il existe aussi des nettoyeurs séparateurs rotatifs à grilles à inclinaison et vitesse de rotation adaptables (p.ex. nettoyeurs séparateurs rotatifs Marot). Sous réserve de disposer d’une multitude de grilles à perforations de diamètre et de formes variables, ces nettoyeurs séparateurs rotatifs sont remarquablement polyvalents d’utilisation sur tout type de grains, à des débits plus élevés que les appareils à grilles plates. , mais ils prennent plus de place et sont moins faciles à manipuler pour récupérer le produit de triage et les déchets.
Trieur alvéolaire
Le trieur alvéolaire équipé d’une succession de tambours à alvéoles de taille et de formes variables permet de faire un tri plus sélectif que les trieurs à grilles plates ou rotatifs.
Les alvéoles du 1er tambour ne retiennent pas les grains de blé (ou autre céréale) qui restent au fond du tambour et avancent grâce à la rotation et à l’inclinaison dans le tambour suivant. Le 2e tambour est équipé avec des alvéoles qui retiennent les grains de blé et les remontent jusqu’à ce qu’ils tombent par gravité dans le caniveau situé au centre qui les évacue vers l’extérieur de l’appareil.
Épierreur
Cet outil joue sur le fait que les cailloux sont plus lourds que les grains de blé et seuls les grains de blé sortent du tableau sous l’action des vibrations.
Brosse à grains
En bout de chaîne, le brossage permet d’obtenir un nettoyage idéal du blé avant mouture. Le brossage permet de retirer les poussières de la surface du grain, de réduire la teneur en bactéries et mycotoxines, d’éliminer les blés mangés par divers parasites, de baisser le taux de cendre, d’épointer certaines céréales.
L’Atelier paysan propose des plans en libre accès et des formations pour l’autoconstruction d’outils agricoles dont la brosse à blé et l’épierreur, ainsi que des principes d’installation générale sur le Forum.
ÉTAPE 6
LE DÉCORTICAGE
pour des grains d’engrain, de grand épeautre, de blé amidonnier, de sarrasin qui sont entourés d’une bâle à retirer.
ÉTAPE 7
L’HYDRATATION DU GRAIN
avant mouture si l’on souhaite un meilleur déroulé du son et une farine plus blanche.
ÉTAPE 8
LA MOUTURE
La qualité de la mouture sur meules de pierre. Plusieurs études scientifiques montrent l’importance d’un point de vue nutritionnel d’une mouture qui préserve le germe du grain de céréales et son assise protéique (entre le son et l’albumen). Il semble aussi essentiel que la température du grain moulu ne dépasse pas les 40°C afin de préserver les nutriments. Le déplacement de la farine par aspiration aurait aussi pour effet d’oxyder les anti-oxidants (carotéonides) et donc de limiter leurs effets bénéfiques sur la santé.
La mouture sur meules de pierre a la particularité de «poncer» le grain sans le chauffer et non de l’écraser. La vitesse de rotation est lente, ce qui diminue l’échauffement des pierres et limite ainsi le risque de condensation et d’encrassage. Le grain se fait « éplucher » de ses enveloppes sans être brisé. Cela permet d’ouvrir l’assise protéique qui entoure l’albumen/amande. Cette action permet d’incorporer des particules de sons et de germe dans la farine, ce qui l’enrichit nettement en minéraux et micronutriments.
Toutes les substances libérées sont intimement mélangées, y compris le germe, malgré sa consistance légèrement grasse et tenace. Il en résulte une farine intégrale qu’il faudra tamiser pour devenir une farine +/- blanche/bise.
Les moulins de type « Astrié »
La particularité des moulins dits «de type Astrié» est d’obtenir une séparation du son de l’ensemble germe-amande-assise protéique qui lui sera écrasé et mélangé. Ceci sans échauffement ni oxydation de la farine pouvant altérer ses qualités nutritives. Le son quant à lui sera déroulé au maximum sans être brisé, évitant ainsi qu’il se mélange par la suite à la farine.
Le système inventé par Pierre et André Astrié permet un réglage micrométrique de l’écart entre les meules (grâce à la suspension de la meule courante). C’est ce qui permet la finesse de mouture et un taux d’extraction de 80% en un seul passage.
L’axe est flottant. Mais la meule lourde est calée par le système de ressort.
Les meules doivent être entretenues. Le rhabillage consiste à accentuer les rayons et les stries et remettre en symétrie la meule. Il est à envisager lorsque le rendement de mouture devient mauvais. En fonction de leur usage, il peut être nécessaire de rhabiller les meules entre 50T et 200T de céréales écrasées.
Meule de 50 cm de diamètre / vitesse de rotation : 180-200 trs/min / rendement : 12 à 18 kg/h
Meule de 100 cm de diamètre / vitesse de rotation : 100 – 140 trs/min / rendement: 25 à 45 kg/h
Les moulins de type « Tyrol »
Les moulins du Tyrol originaux sont de fabrication Autrichienne et la meule est constituée de pierres de Naxos (Grèce) très abrasive, constituée de diverses roches dont le corindon particulièrement dur. Ces pierres sont scellées entre elles par des ciments. D’autres fabricants proposent des moulins de type Tyrol avec meules en granit.
Il existe des meules de 30 à 160 cm de diamètre. Toutefois ces types de moulins ont des meules en générale plus petites et plus légères que les Astrié, qui ont tendance à s’écarter, elles sont pour cela fixées à un axe central (arbre non flottant). Elles sont auto-affutantes et ne nécessitent pas d’entretien. Elles sont à changer tous les 30 ans.
Taux d’extraction en un seul passage : de 70 à 80%.
Ses meules peuvent être jugées trop abrasives, elles déchiquettent le germe, l’albumen et le son en même temps. Ce qui donne souvent des farines, même après tamisage, plus riches en cellulose et donc plus grises. Par contre, l’abrasivité des meules donne un très bon résultat avec des grains durs tel que le petit épeautre ou le blé dur. Le risque de chauffe de la farine est plus important. Le système de bluterie est intégré au moulin.
Meule de Ø 50 cm / Vitesse de rotation: 200-400 trs/min / Rendement: 50 à 80 kg/h
Meule de Ø 100 cm / Vitesse de rotation: 200-250 trs/min / Rendement: 140 à 200 kg/h
Autres types de moulins
Il existe quelques autres types de moulins adapté à la transformation à la ferme : Moulin « Samap », meule de pierre, Moulin « Treffler » mouture sur cylindre…
ÉTAPE 9
LE BLUTAGE OU TAMISAGE
Le système de bluterie permet de dissocier, après mouture, la farine des issues (principalement le son). Le choix du tamis détermine le niveau d’extraction et donc la pureté de la farine. Plus la maille du tamis est grande, plus le type de la farine sera élevé. Plus on tamise, plus la proportion d’amidon augmente, plus la proportion de protéines, de lipides et de minéraux diminue.
Un tamis rotatif sépare le son de la farine (vitesse de rotation de 45 trs/min le plus souvent). Une bouche d’aspiration dans le système de bluterie permet :
– d’éviter le colmatage (+ taquets intérieurs)
– de faciliter l’extraction de la farine du tamis
– de limiter l’échauffement des meules et de la farine, de limiter les émanations de farines en dehors du blutoir.
ETAPE 10
LE REMPLISSAGE DES SACS
La rampe de remplissage
Dans le cas des moulins du Tyrol, l’ensachage se fait directement sous les tamis. Pour les moulins de type Astrié, une vis d’archimède se trouve dans le fond du coffrage de bluterie pour mélanger la farine tamisée et l’acheminer soit vers la sortie équipée d’un seul sac soit dans une rampe d’ensachage permettant le remplissage automatique de plusieurs sacs. La vis doit prévoir un système d’arrêt automatique quand les sacs sont pleins.
L’ensachage
Si l’ensachage en sac de 25 Kg peut se faire directement à la sortie du moulin, l’ensachage en petit volume (jusqu’à 5Kg) est une opération manuelle délicate et coûteuse en temps. Quelques entreprises proposent maintenant des modèles pour les petits volumes semi-automatisés.
Les couseuses sont pratiques et permettent une bonne fermeture des sacs mais pèsent lourd : environ 3 Kg. Il est conseillé de les monter sur des systèmes de ressorts et contrepoids.
ETAPE 11
L’ÉTIQUETAGE
L’étiquette est à faire valider par votre organisme certificateurs. La DLUO fréquente est de 6 mois pour la farine bio.
ETAPE 12
LE STOCKAGE DE LA FARINE
Dans un lieu sec, frais et sombre. Attention aux mites : nettoyage régulier, pièges à phéromone, mélanges d’huiles essentielles…
ETAPE 13
LA VENTE
La demande pour les produits céréaliers transformés bio dans les circuits de proximité est en augmentation.
ETAPE 14
LES RÉSEAUX ET LES FILIÈRES DE PROXIMITÉ
… Pour s’entraider, pour élargir la clientèle et essaimer un modèle agro-alimentaire résilient, respectueux des gens et du vivant.
Plus d’information sur le site du Biocivam de l’Aude, entre autre sur la réglementation, les avantages nutritionnels de la mouture sur meules de pierre ou sur les filières de proximité en Occitanie…
Par Kristel Moinet, Animatrice filières grandes cultures transformées au Biocivam de l’Aude
Crédits photos : Ramos et Biocivam 11


















